Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 793596 )Le Père Jean-Philippe, curé des taulards et des prostituées par Jean Kinzler (2015-12-19 17:01:49) 

RELIGION - Le Père Jean-Philippe veille sur une paroisse un peu spéciale. Le jour, il confesse les prisonniers de la maison d’arrêt de Nanterre. La nuit, il offre une oasis de tranquillité et d’écoute aux travestis du Bois de Boulogne

Avec sa mine affable, ses billes noires souriantes et sa bure grise, on dirait un capucin de la fraternité de Sion. On a immédiatement envie de se confesser ou d’aller boire l’apéro ou peut-être les deux en même temps. Un capucin ou éventuellement le curé d’une petite paroisse avec qui l’on bavarde volontiers au détour d’un chemin. Sauf qu’un léger accent parisien vient semer le doute.

S’il reconnaît qu’il est bel et bien curé, le père Jean-Philippe a la particularité de veiller sur une paroisse qui sort de l’ordinaire puisque ses fidèles sont…les parias de la société. Le jour, il confesse les prisonniers de la maison d’arrêt de Nanterre, la nuit, il offre une petite oasis de tranquillité et d’écoute aux travestis du Bois de Boulogne.

«Je suis un père-gris parmi les pervers», résume le religieux issu de la communauté de Saint-Jean. Un religieux qui aurait pu suivre le même chemin que ceux qu’il confesse...
lenouvelliste.ch
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images/icones/neutre.gif  ( 793600 )Estime particulière par Denis Merlin (2015-12-19 17:21:34) 
[en réponse à 793596]

J'a une estime particulière pour ceux qui s'occupent de l'extrême malheur.

On m'a dit que des pratiquants des exercices de saint Ignace selon la méthode du Père Vallet avaient tenté de recruter des retraitants à la sortie des prisons. Ils avaient été victimes de leur succès. Les anciens prisonniers étaient si heureux de trouver des gens qui s'intéressaient à eux, de trouver des gens leur parlaient de Dieu, de l'amour eux qui n'avaient souvent connu que la violence et l'indifférence ! Tant est si bien que nos apôtres ne savaient plus comment satisfaire ces gens qui s'accrochaient à eux comme à des bouées.

Toujours bien réfléchir avant d'agir et savoir si on a les moyens de ses ambitions. Car le Père, lui, a une congrégation derrière lui pour l'aider, le conseiller, le réconforter.

On peut penser que lorsque le journaliste écrit "les travestis du bois de Boulogne", il écrit cela pour donner du relief à son article. Car le Père doit s'occuper de tous et de toutes, évidemment.

Visiter les prisonniers (visiter les prisonnières pour les femmes) fait partie des œuvres de miséricorde. En cette année de la miséricorde, pratiquons les œuvres de miséricorde. Merci au Père de nous donner l'exemple.
images/icones/neutre.gif  ( 793607 )Tant et par Denis Merlin (2015-12-19 17:51:00) 
[en réponse à 793600]

Tant et si bien. Non tant est si bien. Mes lecteurs auront corrigé d'eux-mêmes.
images/icones/livre.gif  ( 793617 )Que celui qui n'a jamais péché... par Anne Charlotte Lundi (2015-12-19 18:49:23) 
[en réponse à 793596]

est le titre de son livre paru aux éditions de l'Oeuvre en 2012.. puis réédité chez Salvator.

Un témoignage exceptionnel, vraiment... commenté sur Riposte catholique :

"« Mon histoire est intéressante parce qu’elle est le signe que rien n’est jamais perdu ».
C’est l’histoire d’un prêtre hors norme, religieux de la communauté Saint-Jean, fondateur de l’association Magdalena qui accompagne les personnes en situation de prostitution, fondateur auparavant de l’association Saint-Jean Espérance pour les toxicomanes, aumônier de la maison d’arrêt de Nanterre et vicaire à Sainte-Cécile de Boulogne. Le portrait est déjà décapant.

Mais, en fait, rien ne prédisposait le père Jean-Philippe à devenir religieux et prêtre. Une enfance amochée, violé à l’âge de 12 ans, ancien chef de gang, paumé notoire et homme à filles, ouvrier chez Renault. Puis la rencontre d’un chrétien et la conversion grâce aux Foyers de Charité, l’Arche de Jean Vanier, rencontre décisive avec Marthe Robin, le père Marie-Dominique Philippe.

Le reste ? Sa formation puis son apostolat. Très divers et toujours auprès des grandes pauvretés de notre monde. Son histoire décoiffe assurément, mais elle mérite justement d’être lue.
Tout simplement « parce qu’elle est le signe que rien n’est jamais perdu » avec le Christ. "

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