Le Forum Catholique
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( 793304 )
Limburg:le diocèse lance les aumoniers pour homosexuels par Jean Kinzler (2015-12-14 18:05:58)
Frankfurter Allgemeine Zeitung:
Nouvelle offre par l'Eglise catholique / Première bénédiction rituelle à venir
L'Eglise catholique à Francfort augmente sa soin des hommes et des femmes homosexuels ainsi que les membres de leur famille: Le jésuite Ansgar Wucherpfennig et Pallottine soeur Helga Weidemann sont maintenant disponibles pour les réunions. Le doyen de Francfort, Johannes zu Eltz, a présenté le nouveau programme, qui a été approuvé par le diocèse de Limburg, hier. En outre, il a annoncé un premier échange sur les services de bénédiction ecclésiastiques pour les homosexuels.
Le comte zu Eltz dit qu'il y avait eu un ministère aux homosexuels pendant un certain temps déjà. Mais avec la nouvelle offre, l'Église serait de se commettre institutionnellement à elle. Il complète le projet "Gay et catholique» qui se trouve dans Gallus à l'église de Maria Hilf et célèbre son 25e anniversaire l'année prochaine. Wucherpfennig rendu hommage au nouveau projet comme un signe "que les homosexuels ont leur place dans l'Eglise, aussi membres critique ». Wucherpfennig, qui est le recteur de Sankt Georgen philosophico-théologique College et Weidemann, le supérieur provincial des Pallottins dans le Limbourg, ont de l'expérience dans les soins de ceux qui vivent un mode de vie de même sexe. Les sujets abordés sont la fidélité et de l'engagement, de la sécurité financière à la vieillesse et les difficultés de parents, quand un membre de la famille apparaît comme homosexuel, dit Weidemann. Il était important de rencontrer les homosexuels d'une manière ouverte et reconnaissants, dit le comte zu Eltz. Beaucoup avaient déjà tourné le dos à l'Eglise.
RC

( 793311 )
il s'agit par jejomau (2015-12-14 18:40:56)
[en réponse à 793304]
d'une "nouvelle offre" intitulée : "Gay et catholique".... Beurk ! ca devient du délire en réalité. L'eglise se sent obligé de faire du marketing. Tiens, le genre de clientèle qu'elle pourrait dès lors aborder, clientèle qui "s'est détourné d'elle" - ainsi qu'il est spécifié - :
lien

( 793334 )
Radotage par Aigle (2015-12-15 06:58:43)
[en réponse à 793311]
Au risque de radoter, je note qu'il n'est pas mauvais en soi de se tourner vers les pêcheurs ou vers les ignorants pour les convertir...mais là un doute me prends . Veut on convertir ces personnes ou les ancrer dans l'idée qu'ils ont choisi un mode de vie qui leur convient et que l'Eglise doit accepter ?
Et à quand une association pour les pedophiles, les mafieux, les pedophiles, les nazis, les antisémites, les maris qui battent leur femme ...bref tous ces genss qui "se sont détournés" de l'Eglise ?
Je préfère cela
http://misericordedivine.fr

( 793374 )
C'est toute l'ambiguïté du "Aimes-moi comme Tu es" par le torrentiel (2015-12-16 02:29:22)
[en réponse à 793334]
Cher Aigle:
Vous ne pouvez manquer de connaître ce texte qu'on peut par exemple lire sous ce lien (si j'arrive à l'insérer):
Pour moi, ce texte, qui a souvent servi d'appât dans le milieu charismatique pour la conversion de pécheurs qui se croyaient très loin de Dieu, contient une injonction paradoxale. Si Dieu dit au pécheur: "Aime-Moi comme tu es", celui-ci est fondé à lui répondre: "Eh bien, commence par m'aimer comme je suis."
La conversion fait peur, car c'est un saut dans l'inconnu. A ceux qui ont peur du vide, l'Eglise propose un sentier plus facile qui commence par l'acceptation de soi pour être en mesure d'adorer Dieu. Mais est-ce un pari chrétien? D'une part, il est difficile d'aimer Dieu ou son prochain si on ne s'aime pas soi-même. Il est difficile d'aimer sans la confiance inaugurale en la vie qui nous a été donnée, ce qu'on appelle aujourd'hui, un peu à tort et à travers, la confiance ou l'estime de soi. Il est difficile d'aimer l'autre sans cette confiance en soi, sinon d'un amour difficile, névrotique, sacrificiel, lourd à porter pour celui qui le reçoit.
Mais d'autre part, si l'amour de soi-même est un commandement de Dieu, doit-on commencer par là? La psychologie le commande, mais psychologie et spiritualité ne font pas que se compléter. Notre société est éminemment psychologiste. Qui n'emploie pas les mots de la psychologie risque de couper la communication.
Mais c'est bien de rassurer les gens, nous avons tous besoin d'être rassurés. Mais la réassurance n'est pas vraiment la porte étroite. Et quand on a une fois goûté au confort de l'amour de soi, il est difficile de se jeter dans l'Amour de Dieu, promesse de délices après la déréliction.
La mère d'un de nos liseurs, J.L. d'André, aimait répéter dans ses chroniques :
"Il ne faut pas chercher les consolations de Dieu, mais le Dieu des consolations." On comprenait que les consolations viendraient quand on serait recru de larmes, comme la promesse au bout de la béatitude des affligés. Mais quand on pleure, on a tellement besoin d'être consolé que la consolation ne peut pas attendre. L'Eglise flatte notre impatience, mais comment peut-elle faire autrement sans rebuter?
Le torrentiel qui sait bien qu'"en philosophie, les questions sont plus essentielles que les réponses" (Karl Jaspers), mais qu'en spiritualité, il ne faut pas faire assaut d'"ambivalence pusillanime" (Scrutator sapientiae), il ne faut pas balancer entre le "oui" et le "non".

( 793378 )
Je vous rappelle votre réponse à votre question. par Scrutator Sapientiæ (2015-12-16 07:45:37)
[en réponse à 793334]
Bonjour Aigle,
1. Au risque d'abonder sur le fond, et d'amender sur la forme, je note moi aussi qu'il n'est pas mauvais en soi de se tourner vers les pécheurs ou vers les ignorants
a) pour les exhorter à la conversion, par l'enseignement et par le témoignage,
et non, me semble-t-il,
b) "pour les convertir"...
2. Mais le doute qui vous prend me prend, moi aussi : en effet, comme vous l'écrivez,
a) veut-on exhorter ces personnes à la conversion, et non, me semble-t-il, "convertir ces personnes",
ou
b) veut-on les ancrer dans l'idée qu'elles ont choisi un mode de vie qui leur convient et que l'Eglise doit accepter ?
3. Et c'est en pensant à la suite de votre message que je vous précise ou vous rappelle que vous avez déjà répondu, avec brio, sur le FC, à votre propre question :
4. En effet, quand vous écrivez : "à quand une association pour les pédophiles, les mafieux, les nazis, les antisémites, les maris qui battent leur femme ...bref tous ces gens qui "se sont détournés" de l'Eglise ?", vous faites allusion à des catégories qui renvoient à des comportements dans le cadre desquels le mal qui est commis ou subi ne l'est pas, pour ainsi dire, ENTRE ADULTES CONSENTANTS, alors que, dans le cas de l'homosexualité, ce qui est vécu est réputé l'être ou supposé l'être ENTRE ADULTES CONSENTANTS.
5. Il me semble vraiment que l'on voit bien ici quelle serait la perversité de toute pastorale qui reposerait sur l'appréciation selon laquelle les atteintes au bien commun, à la loi naturelle, à la personne humaine, les transgressions de la justice et de la vérité, de la dignité et de la liberté, sont d'autant moins graves, ou peuvent d'autant plus donner lieu à une pastorale placée sous le signe de l'accompagnement humanisateur ou inconditionnel, que ces atteintes ou transgressions sont le fait d'adultes consentants qui ne font de mal, s'il est encore estimé qu'ils s'en font, qu'à eux-mêmes.
6. On est chrétien pour vivre avant tout en accord avec Jésus-Christ, et pour exhorter les autres à en faire autant ; on n'est pas chrétien pour vivre avant tout en accord avec soi-même, ni pour exhorter les autres à vivre avant tout en accord avec eux-mêmes, à charge, pour l'Eglise, de "bénir" cet accord, ou ces accords, quelle que soit leur forme.
Il y a une antinomie fondamentale entre le christianisme catholique et la mentalité post-moderne, mais les clercs catholiques, dans leur majorité, ne semblent pas vouloir la voir, et "opposent", ou plutôt "proposent", ce que j'appelle "un catholicisme lévinassien", face à cette mentalité post-moderne, qui a plutôt tendance à présenter le relativisme et le subjectivisme comme à la fois agréables, sur le plan culturel et sur le plan spirituel, et profitables, sur le plan moral et sur le plan social.
Bonne journée.
Scrutator.

( 793393 )
Mais toutes les associations de malfaiteurs par Semetipsum (2015-12-16 11:23:24)
[en réponse à 793378]
se font entre ADULTES CONSENTANTS au détriment de la société en tout ou partie.(Avortement, terrorisme, vol, arnaques etc...)
Les associations "Gay" n'en diffèrent en rien si ce n'est que le mal qui est fait à la société en enfreignant gravement les lois naturelles n'est pas visible immédiatement : baisse des naissances, communautarisme, SIDA et j'en passe..

( 793401 )
Ce ne sont pas des malfaiteurs au premier degré par PEB (2015-12-16 13:46:10)
[en réponse à 793393]
Vous ne pouvez pas équiparer les crimes objectifs avec les actes homosexuels librement consentis. Dans un premier cas, la victime est objectivement connue sinon censément définie: l'enfant à naître, le spectateur du Bataclan, l'arnaqué &c. La transmission du VIH si elle n'est pas recherchée, elle est de l'ordre du risque accru mais non désiré: l'accident de parcours. Quant au reste, on est dans l'ordre de la posture politique. La Société n'est, dans cette optique, qu'une victime subjective au second degré. (Et encore, cela reste à démontrer dans le cadre du débat public!)
Si, au for interne, il faut faire preuve de patience pour obtenir la conversion des cœurs et des mœurs: qu'il est le long le chemin vers la sainteté. En revanche, il ne me paraît pas souhaitable de condamner au for externe des infractions sans victimes objectives, réelles ou plausibles (selon la théorie des délits obstacles).
Chaque catégorie de fidèles mérite donc un accompagnement adapté à sa situation. Notre Seigneur Lui-même parlait différemment aux publicains, aux prostitué(e)s et aux pharisiens: "Ce n'est pas au bien portants &c." De ce fait, chacun dans son état de vie et selon ses inclinations personnels, est un malade qui s'ignore. Le Christ, médecin des corps et des âmes, peut apporter la grâce qui, certes, ne supprime pas la vérité de l'obstacle, mais manifeste la bonté et la miséricorde du Père.

( 793416 )
Une autre idée par Aigle (2015-12-16 19:13:59)
[en réponse à 793401]
Ou un autre exemple
J.ai un vieil oncle nonagénaire incurablement petainiste et antisémite...qui n'a jamais fait de mal à une mouche ni jamais nuit à aucun israélite...tout au plus a t il longtemps animé les réunions de famille en choquant la branche gaulliste pour la plus grande joie de la branche marxiste ( eh oui j'ai toujours cela chez moi !).
Eh bien mon instinct me dit que cet antisémite endurci mais pourtant radicalement inoffensif est exclu de la miséricorde prônée par le Pape François. Me trompe je ? Je l'espère ...

( 793431 )
Rien contre tonton Philippe par PEB (2015-12-16 23:14:24)
[en réponse à 793416]
Si je puis me permettre d'affubler de ce sobriquet votre cher vieil oncle.
Cependant, il faut noter une chose.
Un discours antisémite (même gâteux) maintient les préjugés contre une minorité. Cette incitation à la haine entretient, à basse intensité, une structure de péché qui pourra déboucher des décennies plus tard sur l'horreur la plus abjecte. Selon les critères de la justice, il y a une victime objective à savoir une communauté indûment menacée. Il aura cependant les circonstances atténuantes de l'âge et du vécu.
En revanche, l'acte homosexuel per se n'a pas d'autre objet que le seul plaisir réciproque de ses sujets. Nul n'est tenu d'en apprécier ni le principe ni le spectacle. Mais tant que l'on reste dans le secret des alcôves, au for externe, il n'y a pas infraction car nul n'est lésé dans l'opération.
Toutefois, dès lors qu'une personne mariée s'engage dans un tel geste, il est adultère et on peut désigner une victime réelle à savoir le conjoint bafoué dans sa fidélité.
Après, seul le péché contre l'Esprit ne recevra miséricorde.

( 793439 )
Incurable par Semetipsum (2015-12-17 01:58:37)
[en réponse à 793431]
vous êtes vraiment incurable.
l'acte homosexuel per se n'a pas d'autre objet que le seul plaisir réciproque de ses sujets.
il n'y a pas infraction car nul n'est lésé dans l'opération
on croit rêver! Mais non...

( 793441 )
Hum hum par Aigle (2015-12-17 07:00:19)
[en réponse à 793431]
Cher PEB j'ai le sentiment que vous donnez du pêché une nouvelle définition en introduisant une nouvelle distinction selon que l'acte nuit ou non à des tiers. Ce qui revient à intégrer le pêché dans le cadre du fonctionnement de la société et pour tout dire vous rapproche du droit pénal.
Acte (ou même simple pensée) dangereux pour un tiers : c'est grave.
Acte indifférent aux tiers : miséricorde !
C'est une restriction grave de la portée de la miséricorde chrétienne que vous proposez là cher PEB !
Quant à mon vieil oncle, il n'est pas si dangereux que cela car il est fondamentalement sioniste et considère que les idées du Likoud sont les meilleures (en gros il ne veut tuer personne et croit beaucoup dans l'alya) ....est ce grave docteur ?

( 793443 )
Je parlais du for externe et de la loi positive par PEB (2015-12-17 07:58:05)
[en réponse à 793441]
Je ne parlais pas du péché au for interne mais de la criminalité au for externe. Le péché est une réalité distincte du crime. Une personne peut commettre des actes licites d'un point de vue pénal tout en péchant gravement. Inversement, le délit peut ne pas coïncider avec le péché.
Dans cette optique, une situation peccamineuse peut ne pas être réprimée par la loi sous certaines conditions. Le législateur peut la tolérer suivant la théorie de l'absence d'infraction sans victime objective réelle ou présumée (délit obstacle): Cela s'appelle plus simplement le respect de l'intimité ou le droit à la vie privée. Les libertés publiques et privées passent aussi par l'acceptation d'une certaine zone d'ombre où la police renonce à rentrer dans la chambre à coucher.
La loi ne couvrant pas toute la vie morale, chacun n'en reste pas moins responsable avec sa conscience.

( 793444 )
Certes cher PEB par Aigle (2015-12-17 08:05:20)
[en réponse à 793443]
Mais ces catégories pénales et sociales, tout à fait justifiées du point de vue pénal et social, doivent elles avoir une influence sur la qualification morale d'un acte ?

( 793447 )
La morale à la croisée des deux fors par PEB (2015-12-17 08:58:01)
[en réponse à 793444]
Benoît XVI avait écrit quelque part que la morale était à l'articulation des sphères religieuses et politiques.
L'acte moral, c'est l'acte posé en conscience. Il engage la totalité de la personne. Cela est fort différent de la qualification pénale et sociale. Cette dernière défend un art de vivre ensemble: ni plus, ni moins. Elle ne fait que poser la question de l'intérêt éventuellement lésé du tiers (le "prochain").
Or, l'acte moral est d'abord mu du mouvement intérieur de la personne: "ce qui sort de la bouche de l'homme, voilà ce qui le rend impur." (cf. Mt 15, 11) La loi n'est donc pas le chemin parfait de la justice en soi mais simplement le moyen imparfait d'éviter d'être injuste envers le prochain: un garde-fou.
La responsabilité morale est absolue et permanente. Le for interne meut le sujet mais celui-ci rencontre le prochain au for externe. La responsabilité pénale et sociale est donc relative et intermittente.

( 793480 )
Merci cher PEB par Aigle (2015-12-17 21:56:32)
[en réponse à 793447]
Tout est dans le titre

( 793484 )
Vous êtes hors sujet par Semetipsum (2015-12-17 23:11:14)
[en réponse à 793443]
Il ne s'agit pas des individus mais des ASSOCIATIONS GAY : Associations de malfaiteurs contre la société.
Qui pronnent des pratiques antisociales et un comportement sectaire!

( 793537 )
Et la brebis perdue? par PEB (2015-12-18 17:50:36)
[en réponse à 793484]
Il peut y avoir des chapelles pour ceux que le Seigneur appelle à la conversion mais qui ont un mode de vie ou des inclinations spécifiques. L'art de la pastorale est de savoir retrouver les brebis perdues et de les ramener paisiblement dans le troupeau.
On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre!
Une autre chose sont les activistes qui promeuvent des valeurs inverses de l’Évangile.
Mais le spectre est beaucoup plus diffus qu'on ne le pense de prime abord.

( 793418 )
Merci par Aigle (2015-12-16 19:43:37)
[en réponse à 793378]
Merci cher scrutator
Et bravo pour votre capacité à élever le débat