Le Forum Catholique
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( 793033 )
Thème du prochain synode : des prêtres mariés ? par Sabaoth (2015-12-09 12:40:56)

( 793046 )
On peut se poser des questions... par Sacerdos simplex (2015-12-09 19:50:19)
[en réponse à 793033]
Thèmes à traiter :
"...le rapport entre la démocratie et les valeurs,
mais aussi entre les lois civiles et la loi morale".
La démocratie absolue, c'est que la majorité vote n'importe quoi en pleine liberté, sans aucune contrainte ni limite ; rien n'échappe au pouvoir du vote : aucune valeur ne s'impose, pas même le respect de la vie humaine, ou de la parole donnée.
Aucun principe fondamental du droit ne peut y résister.
"le rapport entre les lois civiles et la loi morale" :
Comme ceux qui ont fait ces propositions n'ont évidemment ni le pouvoir ni la volonté de changer les lois civiles, même les plus abominables,
la seule explication possible, c'est qu'ils veulent changer les lois morales pour les ajuster sur les lois civiles.
Ce qui est évidemment absurde.
Rappelons que St Thomas explique fort bien qu'une loi humaine doit être conforme à la loi naturelle, et que dans le cas contraire, ce n'est plus une loi, c'est une "corruption de la loi".
Qui n'oblige pas.
Et à laquelle on est même tenu de désobéir, selon la jurisprudence des Tribunaux de Nürenberg, qui a condamné à mort et exécuté des officiers au motif qu'ils avaient obéi à une loi (ou des ordres) contre-nature.

( 793052 )
Sur la désobéissance civile... par Paul Reveriche (2015-12-10 00:18:49)
[en réponse à 793046]
C'est même dans le droit canonique.

( 793147 )
Providentialisme démocratique : par le torrentiel (2015-12-11 16:17:11)
[en réponse à 793046]
Bonjour, cher Père, vous qui vous définissez si belleement comme un simple gardien de nos âmes
De passage sur le forum pour y poster un texte, je tombe sur votre message et vous soumets cette hypothèse, que j'ai déjà soumise ailleurs, qui n'est pas du saint Thomas, mais qui me paraît mériter réflexion:
La dignité de la personne humaine a nécessité sa libre adhésion au plan de Dieu sur elle.
Du baptême du chef de leurs armées, l'Eglise a déduit un "baptême des nations" qui s'imposait au peuple par l'acceptation de son souverain.
La notion de "peuple" comme sujet collectif libre et responsable, souverain et soumis, a émergé depuis la démocratie athénienne, à travers Le contrat social et par l'intermédiaire de la Révolution française.
Dieu n'a-t-Il pas conféré aux peuples le même droit qu'il a conféré aux personnes, à savoir que les peuples expriment par leur loi leur adhésion ou leur rejet du plan de Dieu sur eux et que cela est conforme à leur liberté?
A moins qu'un peuple soit par nature inférieur à une personne parce qu'il ne serait formé qu'en vue de permettre à la personne de s'élever vers Dieu? Mais cela ne me paraît pas conforme, ni à la nature de l'Eglise qui est corps et société, ni à la nature de la Trinité dont l'Eglise vit une analogie et Qui est elle aussi une divine société et une relation interpersonnelle.
La liberté est la condition de la relation, et la liberté d'un peuple est l'expression de son adhésion aux desseins de la Providence. Cette liberté des peuples, exprimée par ce que j'appelle le "providentialisme démocratique", qui n'a pas raison quant à la vérité, mais quant à la liberté du peuple de se déterminer en faveur de la vérité, n'est-ele pas d'une nécessité aussi impérieuse que la liberté des personnes?
Filialement
Le torrentiel

( 793150 )
Antilogie. par Paul Reveriche (2015-12-11 16:58:12)
[en réponse à 793147]
Votre message ne m'est pas adressé semble-t-il.
Je trouve que la démocratie, ici plutôt le suffrage universel, pose nombre de difficultés : pas de légitimité claire ni juste, ceux qui votent le font "contre" leurs voisins (pourquoi pas contre leur conjoint...), accession au pouvoir par l'ambition, jeux d'influence, impasse de la "représentativité", exercice éphémère des responsabilités... Liste non exhaustive :)

( 793153 )
Nous sommes dans une parodie de démocratie. par le torrentiel (2015-12-11 18:10:42)
[en réponse à 793147]
Cher Monsieur,
Tout ce que vous dénoncez vient de ce que nous vivons dans une parodie de démocratie, qui cherche à mettre un kalif élu à la place du roi détrôné. La démocratie représentative n'est qu'une conquête du pouvoir par un jeu d'intrigues et beaucoup d'envie. La démocratie directe est la seule vraie démocratie et, dans ce cadre, il ne me semble pas que votre analyse de notre situation actuelle détruise mon hypothèse, à savoir que telle est la liberté de l'individu ou de la personne, telle doit être la liberté d'un peuple devant Dieu.
Le "providentialisme démocratique" (l'expression est mal choisie, mais elle me plaît bien) ne fait que donner la note de cette liberté par rapport à la Volonté ou à l'Espérance de Dieu pour ce peuple.
Bien cordialement
Le torrentiel

( 793156 )
Que voulez-vous dire ? par Paul Reveriche (2015-12-11 19:22:28)
[en réponse à 793153]
Qui est donc ce roi "détrôné" ?
Il me semble que la liberté se trouve davantage dans le contraire de la démocratie, dans cette reconnaissance de la légitimité d'un pouvoir "durable", et que par conséquent nous sommes plus dans une parodie de l'exercice du pouvoir que dans un régime "idéal nécessairement imparfait".
A force de craindre le mieux, on se complaît du moindre bien.

( 793047 )
pape François: "sans prêtres, il n'y a pas d'eucharistie" par jejomau (2015-12-09 20:05:16)
[en réponse à 793033]
C'est
Paix Liturgique qui rappelle ces propos très forts du Saint-Père sur la beauté du sacerdoce. Propos soulignés aussi par Sandro Magister:
Sandro Magister les a ainsi énumérées :
- le pape a déploré l'absence d'aspect catholique dans les institutions caritatives et dans les écoles allemande,
- il a stigmatisé la chute verticale, depuis les années soixante !, de l’assistance à la messe et la disparition de la pratique de la confession,
- il a invité les évêques, « pères attentionnés », à être des maîtres de la foi, « transmise et vécue dans la communion vivante de l’Église universelle »,
- il a rappelé que « la collaboration précieuse de fidèles laïcs, surtout là où manquent les vocations, ne peut remplacer le ministère sacerdotal »,
- enfin, il a souligné l'importance de l’engagement pour la vie, « un devoir de l’évêque qui n’est jamais assez apprécié » car « l’Église ne doit jamais se lasser d’être l’avocate de la vie » et d'annoncer « que la vie humaine doit être protégée de façon inconditionnelle du moment de sa conception jusqu’à sa mort naturelle ».

( 793050 )
Et après: les prêtres "divorcés remariés"? par Philippilus (2015-12-09 22:22:08)
[en réponse à 793033]
Pourquoi s'arrêter en si bon chemin?
Il y a encore matière à de nombreux et miséricordieux synodes.
Philippilus