Le Forum Catholique

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images/icones/1f.gif  ( 792785 )Evoluons-nous vers par AVV-VVK (2015-12-04 20:16:47) 

trois catégories de catholiques : les traditionalistes (toutes tendances confondues), les conciliaires (idem) et... les bergogliens (?) ?
Je me fis cette modeste réflexion en lisant aujourd'hui un très bref plaidoyer pour l'accès des divorcés-remariés à la communion vu l' attitude de miséricorde du pape François.
images/icones/neutre.gif  ( 792788 )Juste remarque par Aigle (2015-12-04 20:30:32) 
[en réponse à 792785]

Cher AVV VK
j'appelle en tout cas à l'union des tradis et des conciliaires ( au moins les ratzingeriens et wuytliens)
images/icones/iphone.jpg  ( 792803 )Bien dit ! par Athanase (2015-12-05 01:27:25) 
[en réponse à 792788]

C'est bien vers cela qu'il faut tendre. Benoit XVI l'avait déjà fait. À nous de continuer cette démarche. Les "bergogliens" ne sont en rien à mettre dans le même camp que les wojtyliens, les ratzingériens, voire dans celui des montiniens.
images/icones/fleche2.gif  ( 792810 )Comment expliquez-vous par Jean Ferrand (2015-12-05 08:51:23) 
[en réponse à 792803]

Comment expliquez-vous alors que Benoît XVI ait voulu et provoqué le pontificat de François par sa démission volontaire et qu'il ne l'ait jamais désavoué, même une seule fois. D'ailleurs il ne peut pas. Il est lié par son serment d'obéissance.
images/icones/fleche3.gif  ( 792813 )justement par jejomau (2015-12-05 09:52:35) 
[en réponse à 792810]

Benoit XVI l'a peut-être voulu pour ... crever l'abcès une bonne fois pour toutes et faire en sorte que le corps étranger au Corps du Christ soit rejeté par les anticorps de manière naturelle, non ?
images/icones/4b.gif  ( 792818 )Des questions orientées et mal posées par Jean-Paul PARFU (2015-12-05 10:26:17) 
[en réponse à 792810]

induisent de mauvaises réponses.

En fait, vous répondez vous-même à votre deuxième question ; quant au fait que Benoît XVI aurait abdiqué pour laisser la place à Bergoglio, c'est votre affirmation gratuite. C'est tout ! Peut-être pensait-il au contraire que Bergoglio n'avait plus aucune chance, ayant laissé passer la sienne en 2005 ...
images/icones/rose.gif  ( 792821 )un scoop ? par Luc Perrin (2015-12-05 10:44:09) 
[en réponse à 792810]

Benoît XVI aurait voulu l'élection de François : ah bon.

Qui donc vous l'a dit ???
Toutes les informations disponibles pointent dans une tout autre direction, celle de l'archevêque de Milan.

Je vous rejoins quant à la totale absence de sens politique de Benoît XVI et dans le fait que ses choix ont largement ouvert la voie au pontificat actuel : rythme lentissime des réformes, pusillanimité constante, nominations aberrantes, affaissement à partir de 2009, capitulation en 2012.

A sa décharge, il n'est pas facile d'être pape contre le libéralisme mondial déchaîné contre vous et devant faire face aux manoeuvres des catholiques néo-libéraux à l'intérieur.

L'élection du 1er pape jésuite est le fruit des échecs de Benoît XVI et de ses insuffisances et de son manque de clairvoyance dans certains cas défiant l'entendement. A-t-il "voulu" échouer ? J'ose croire que non.

Le "bergoglianisme" n'est pas une forme inconnue de catholicisme et s'appuie sur des figures bien en place : le cardinal Kasper n'est pas un jeune théologien, Mgr Forte a été couvé par le Professeur Ratzinger et promu par Benoît XVI, le cardinal Braz de Aviz a été nommé par Benoît XVI, le cardinal Hummes poussé en avant par Jean-Paul Ii puis Benoît XVI etc.
La Société de Jésus a été pauvrement mise en garde par chaque pape pour ses errements constants depuis l'élection du Général Arrupe en 1965 : Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI ont tous morigéné la Compagnie publiquement sans tenter, sauf brièvement Jean-Paul II en 1982-1984, de redresser la trajectoire folle qu'elle a prise.

De 1974 à 2013, Rome a essayé de ramener l'Église dans une herméneutique de réforme en continuité sans aller au bout et en laissant le champ envahi d'ivraie.
Comme les divers lobbies de l'herméneutique de rupture ont conservé des positions fortes à tous les degrés, y compris à la Curie, le Sacré Collège et l'épiscopat, y compris et surtout dans les "brain trusts" du catholicisme (universités catholiques, Facultés canoniques, séminaires), y compris dans les media dits catholiques, le ratage spectaculaire de Benoît XVI a ouvert la voie à cette puissante famille en divisant et en démoralisant la majorité "wojtylienne".

Si égoïstement pour les petits cercles tradis, le pontificat de Benoît XVI a été positif (cf. S.P. etc.), soyons assez juste pour reconnaître que ses échecs massifs l'emportent. Toute la catholicité en paie et en paiera lourdement le prix dans le pontificat qui suivra celui du pape François du fait de la confusion grandissante qui gagne les esprits quotidiennement, confusion démultipliée à l'ère du cyber-monde.
images/icones/neutre.gif  ( 792825 )Parfois, je peux être en accord avec par Ritter (2015-12-05 11:11:40) 
[en réponse à 792821]

vous, je me surprends...

Merci


Rome a essayé de ramener l'Église dans une herméneutique de réforme en continuité sans aller au bout et en laissant le champ envahi d'ivraie.



Notre Saint Père volontairement, ou malgré obligé d'être ce que je qualifiais ici Pape du bon grain et de l'ivraie qui me valut, les palmes chez des amis...

En accord sur à peu prés l'ensemble pour une fois.
Je n'évoquerai pas des échecs cependant, peut-être qu'il s'agissait d'une politique à plus long terme, dont la finalité perçue par certains, les a forcés à la faire cesser immédiatement l'action.



images/icones/1b.gif  ( 792829 )long terme oui mais par Luc Perrin (2015-12-05 11:36:23) 
[en réponse à 792825]

Tant mieux s'il nous arrive d'être d'accord.

Le long terme c'est d'abord 1974-2013 quasiment 40 ans tout de même.
Benoît XVI est strictement resté dans les ambivalences de Jean-Paul II avec un peu moins d'énergie que lui.

Je dis "échecs" mais cela vaut pour les deux pontificats de Jean-Paul II et Benoît XVI : demi-échecs, demi-succès.

Benoît XVI n'a pas cherché à "transformer l'essai" des deux autres papes, c'est en cela que je pense que le mot échec est juste. Il est frappant de noter qu'en 2005, tout le monde l'attendait sur la liturgie ordinaire et que précisément, il a très peu fait en ce domaine.
On pensait qu'il accentuerait le retour à une théologie proprement chrétienne et on n'a vu moins que sous Paul VI et Jean-Paul II.
On escomptait une politique de nominations plus cohérente que celle du pape polonais et elle a été plus déconcertante et erratique.
On pouvait logiquement penser à une avancée nette vis-à-vis de la mouvance traditionaliste au sens large et après de réels progrès, Benoît XVI a capitulé en 2012 dans le dialogue avec la FSSPX.

Il est tout de même stupéfiant de constater que le pape François a fait en un an plus de pas canoniques à l'égard de la FSSPX que Benoît XVI qui s'était borné aux 4 évêques.
La décision du pape régnant pour la juridiction des confesseurs de la FSSPX pour l'année de la Miséricorde est une avancée géante que votre serviteur réclamait depuis des années ... mais Benoît XVI a poursuivi la chimère du cardinal Hoyos de l'accord parfait obtenu au bout de quelques séances de discussion.

Je n'oublie pas que Benoît XVI a accueilli l'I.B.P., élargi le droit à la Forme extraordinaire (2007-2011), apaisé paradoxalement la querelle autour de la liturgie romaine.

Souhaitons et prions et agissons pour que ce qui a été patiemment bâti par les papes entre 1974 et 2013 ne se disloque pas pour le temps présent. En ce sens, l'appel aux bonnes volontés en Formes ordinaire et extraordinaire me semble de pur bon sens.
images/icones/bravo.gif  ( 792859 )Excellente analyse... par Signo (2015-12-05 16:18:38) 
[en réponse à 792829]

... qui par sa sérénité, son ouverture et son intelligence nous change des prises de position caricaturales habituelles. Merci.

François a déclaré qu'il pensait que son pontificat serait bref. Je pense au contraire qu'il va être très long, peut-être quinze ou vingt ans. Il ne faut pas se faire d'illusions: l'hiver ecclésial actuel va se prolonger. Nous boirons ce calice jusqu'à la lie.

Après, peut-être, viendra la lumière...

images/icones/hein.gif  ( 792863 )François 1er : 2013-2033 ? par Sabaoth (2015-12-05 16:49:05) 
[en réponse à 792859]

Le pape entamera sa 80e année le 18 décembre prochain. Je doute qu'il dure aussi longtemps que vous le craignez (il aurait entre 92 et 97 ans !).
Il s'avoue souvent fatigué. A annoncé un règne court.
Il y a quelques jours, on m'a soufflé dans l'oreille le mot leucémie, mais il ne faut pas le répéter.
images/icones/neutre.gif  ( 792864 )Si vous pouviez avoir raison par Ritter (2015-12-05 17:05:46) 
[en réponse à 792859]

Mais tant veulent abattre la chrétienté, que je crains que le Saint Père n'ait raison.
La haine de la chrétienté relayé par certains idiots utiles en livret de laquais, pourrait avoir raison du Saint Père et de Rome...
Les chrétiens du Moyen Orient, évoquent notre Mère la France...
Mais quand ils voient à qui elle est prostituée ils sont désespérés...
images/icones/fleche2.gif  ( 792898 )En tout cas par Jean Ferrand (2015-12-06 08:13:41) 
[en réponse à 792821]

En tout cas le pontificat de François est la conséquence directe de la démission de Benoît XVI et il ne l'a jamais désavoué (ce pontificat).
images/icones/hein.gif  ( 792819 )Juste attitude? par Ritter (2015-12-05 10:28:10) 
[en réponse à 792788]

Quelle hypocrisie, alors que vous allez même chercher vos idées dans les magazines télévisuels pour vous réjouir, pour donner du crédit à votre position....

Condamnation qui vu de là où je suis vous fait passer pour un traître....
Car je n'ai trouvé aucun religieux pour le moment pour désavouer.

Alors meme si votre idée d'union est bonne, elle n'est en rien nouvelle, elle est le fait de la chrétienté, mais chez vous est elle motivée par une volonté saine d'union?
On peut en douter quand pour quelques vérités, vous vous acharnez sur le blessé.