Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 792543 )1er décembre Bienheureux Charles de Foucauld par ami de la Miséricorde (2015-12-01 11:07:15) 



Bienheureux Charles de Foucauld

Offrir sa vie... chaque jour et au dernier jour
images/icones/1b.gif  ( 792545 )tsst tss t ... et saint Eloi ? par Anne Charlotte Lundi (2015-12-01 11:13:19) 
[en réponse à 792543]

1er décembre .
Quelques dictons :
- Si, à la Saint-Éloi tu brûles ton bois, tu auras froid pendant trois mois
- Saint-Éloi, de soleil gourmand, nous donne trois jours de beau temps.
- À la Saint-Éloi, la nuit l'emporte sur le jour qui luit
- Quand arrive la Saint-Éloi, laboureur, tu peux rester chez toi.
- À la Saint-Éloi, les jours allongent du cri d'une oie. (dicton du Hurepoix).
- Saint Éloi le gourmand, sa fête arrive deux fois par an. (fête le 1er décembre et le 29 juin).
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 792551 )1er décembre Saint Eloi de Noyon par ami de la Miséricorde (2015-12-01 12:39:05) 
[en réponse à 792545]



Saint Eloi de Noyon
images/icones/ancre2.gif  ( 792558 )Bienheureuse Anuarite par Paterculus (2015-12-01 15:49:57) 
[en réponse à 792543]

Aujourd'hui premier décembre, mémoire de la bienheureuse Marie-Clémentine Anuarite Nengapeta.

La petite Nengapeta naît en 1941 à Wamba, dans l'angle Nord-Est du Congo, à mi-chemin entre Kisangani et les frontières soudanaise et ougandaise. Son nom signifie: "la fécondité fait envie". On y adjoignit le nom de sa soeur aînée, Anuarite, "celle qui se rit de la guerre".

Le pays est en guerre, en effet. Le Congo était alors colonie belge et sa "Force Publique" portait des coups sévères aux Italiens et aux Allemands, en Ethiopie et en Egypte. C'est ainsi que le Père d'Anuarite, Amisi Batiboko, arrive jusqu'en Palestine. De là il écrit à sa femme, Isude, de se faire baptiser. Elle est bientôt chrétienne, avec ses filles. Anuarite s'appelle maintenant Alphonsine.

Mais après son retour, Amisi ne se fera pas baptiser, et même il va quitter sa femme qui élèvera seule ses six filles. Anuarite suit l'école chez les Sœurs et dès le primaire elle veut être elle-même religieuse. A la fin de sa 5e année scolaire, sans rien dire, elle embarque dans le camion qui conduit les aspirantes au couvent, et sa maman accepte cette vocation.

Elle continue ses études, commence à enseigner, se dévoue notamment au sein de la Légion de Marie. En 1958, elle entre au noviciat et le 5 août 1959 elle fait sous le nom de Marie-Clémentine ses vœux temporaires, qu'elle renouvellera régulièrement.

En 1960 le pays est indépendant et l'année suivante la jeune congrégation de la "Jamaa Takatifu" (Sainte Famille) est assez mûre pour que les Sœurs de l'Enfant-Jésus de Nivelles laissent leurs anciennes élèves la diriger. Anuarite s'efforce avec grand succès de surmonter les difficultés de la vie communautaire, dans ses emplois d'enseignante, de cuisinière et de sacristine. Elle a l'estime de ses supérieures.

En 1964, toute l’Afrique se réjouit de la canonisation des martyrs de l’Ouganda par Paul VI, qui fait de leur martyre un exemple pour tous. Anuarite va le suivre. Elle est alors en communauté à Bafwabaka, non loin de Wamba, et c'est là qu'elle est happée par les terribles événements qui ravagent le pays.

Le 29 novembre à midi les rebelles Simba ("lions"), partisans de Lumumba, envahissent la maison et dans l'après-midi emmènent les trente-quatre religieuses dans leur camion. Pendant trois heures elles assistent aux pillages des bandits et entendent leurs chants obscènes d'ivrognes. Elles récitaient le chapelet et arrivèrent sans autre dommage à Ibambi où l'on passa la nuit.

Toute la journée du 30 novembre fut consacrée à aller jusqu'à Isiro, à 70 km d'Ibambi. La pression était de plus en plus forte sur les Sœurs. Le soir, au cours de leur transfert par petits groupes d'une maison à une autre, un colonel, Ngalo, cherche à retenir Anuarite et lui déclare qu'il veut la prendre pour femme. Aidée par sa supérieure générale, celle-ci finit par rejoindre les autres, après qu'elles aient toutes deux été frappées et insultées.

Un autre colonel, Olombe, voulut ensuite ramener Sœur Anuarite chez Ngalo en prenant une autre Sœur pour lui-même; elles refusèrent de rester dans la voiture où il les faisait entrer de force. Il se mit à les frapper avec la crosse d'un fusil. Les deux Sœurs furent bientôt évanouies à terre. Effrayés par la fureur de leur chef, les Simba présents dissimulèrent son fusil. Il donna l'ordre de transpercer Anuarite à coups de baïonnettes, disant de viser le cœur. Puis lui-même tira un coup de pistolet. Apprenant que le forcené voulait les tuer toutes, les Sœurs entonnèrent le Magnificat. Après avoir encore assommé une religieuse, le colonel dit aux Sœurs d'emporter le corps d'Anuarite dans la maison. Elle cessa de respirer le premier décembre vers une heure du matin.

Les autres Sœurs sans connaissance furent emmenées par les Simba à l'hôpital. Le lendemain, impressionnés, ils raccompagnèrent les Sœurs chez elles à Bafwabaka. Quelques jours plus tard les parachutistes belges sautaient sur Kisangani (alors Stanleyville) pour libérer les Européens otages des rebelles, ce qui contribua à mettre fin à la guerre. On retrouva le corps d'Anuarite dans une fosse commune; il fut formellement identifié grâce à une statuette de la Sainte Vierge que la jeune Sœur avait réussi à cacher sur elle.

Jean-Paul II vint lui-même à Kinshasa pour béatifier Sœur Anuarite le 15 août 1985. Entre-temps, Amisi était revenu chez Isude.

Voir aussi Nominis
et Wikipedia

Votre dévoué Paterculus