
( 792297 )
je ne comprends pas du tout Mgr Barbarin par jejomau (2015-11-27 19:49:37)
[en réponse à 792277]
Dire que les «
propositions» de l'AMF "masquent mal le désir de viser les musulmans" me surprend.
le vademecum de l'AMF attaque uniquement les chrétiens. Je laisse chacun le lire ci-dessus. On y découvre une attaque en règle des crèches, des interdictions faites aux élus de manifester leur foi lors d'une messe parce que ces mêmes élus contre-viendraient à la neutralité du service public...
En revanche, on y trouve des phrases étonnantes EN FAVEUR des musulmans. Par exemple cet extrait où on demande aux élus de tenir compte des particularités de l'islam où , quand il faut entrer dans une mosquée, l'élu
devra quitter ses chaussures (sous peine d'offenser les musulmans) :
Dans ce cadre, la participation à des cérémonies religieuses, en tant qu’élu, devra se faire dans le strict respect de la neutralité républicaine, c’est-à-dire sans manifestation de sa proprecroyance ou non-croyance. Elle invite les élus à apporter la forme de respect qu’ils souhaitent, lorsqu’ils pénètrent dans un édifice cultuel mais précise que si certaines règles sont strictes (leur non-respect pouvant être vécu comme une offense grave vis-à-vis de cette religion et donc une entorse à la laïcité, par exemple le fait de ne pas se déchausseravant de pénétrer dans le lieu de prière d’une mosquée), d’autres sont de simples usages (exemple : le fait de mettre une kipa pour entrer dans une synagogue).
On demande également aux élus tenir compte de certaines fêtes religieuses. Comme si tout un chacun n'avait pas compris que ce régime privilégié ne s'adressait pas aux musulmans! Mgr Barbarin croit-il que le quidam catholique peut aller voir son supérieur demander une "autorisation de fêter le Tridduum sacré ?" Foutaises ! En revanche TOUT LE MONDE SAIT PARFAITEMENT que les musulmans ont tout le loisir de fêter l'Aïd dans les écoles, les entreprises et .... l'administration publique dite Laïque !
Ainsi:
Autorisations d’absence pour fêtes religieuses
Parallèlement, des autorisations d’absence peuvent être sollicitées par les agents publics pour participer à des cérémonies ou
fêtes religieuses. Ces autorisations sont accordées aux agents dans la mesure où leur absence reste compatible avec le fonctionnement normal du service.
Enfin, je m'étonne de plus en plus de voir des cardinaux et des évêques prendre sans cesse la défense des musulmans dans les médias. Je croyais qu'ils avaient pour cela un organisme avec le CFCM ? Mais où sont ces mêmes évêques pour défendre LEURS ouailles? On ne les entend jamais dans les médias s'exprimer pour en découdre avec les laïcards et exprimer leurs quatre vérités !!! Pourquoi ne défendent-ils pas les crèches des catholiques ? Pourquoi est-ce que sont des laïcs qui le font ?
Il fait bon être musulman de nos jours, non ?

( 792310 )
On passe ainsi de "l'esprit d'Assise" à "l'esprit d'Aziz". par Scrutator Sapientiæ (2015-11-27 21:28:01)
[en réponse à 792297]
Bonsoir jejomau,
Si j'ai bien suivi ce fil, c'est Mgr Vingt-Trois, et non Mgr Barbarin, que vous ne comprenez pas du tout, mais en un sens ce ne sont pas les propos de l'un ou l'autre, en particulier, qui importent le plus, car ce qui importe, en tout cas, à mon sens, c'est ce qui suit, et qui porte sur une tendance profonde à résultats durables.
1. De 1987 à 2014, au moins en France, les clercs, au sens large, dans leur majorité, ont presque tout fait pour, ou n'ont presque rien fait contre, l'imposition, l'instauration, au sein même de l'Eglise catholique,
- de "l'esprit d'Assise", cet esprit de soumission globale du dialogue interreligieux au consensus pseudo-religieux,
en une antichambre, en un préalable,
- à "l'esprit d'Aziz", cet esprit de soumission globale de la confession catholique à la montée en présence, ou en puissance, de la religion musulmane.
2. Les rapports de force actuels, notamment démographico-confessionnels, étant ce qu'ils sont, cette transmutation de "l'esprit d'Assise" en un "esprit d'Aziz" me fait penser de plus en plus aux deux étapes qui se sont produites, dans au moins une partie du christianisme catholique contemporain, au sein duquel on est passé, après 1945, et surtout après 1960,
- de la non condamnation de presque toutes les politiques non chrétiennes, en général, car certains se sont comportés peu ou prou, après 1945, comme si les deux seules politiques totalement incompatibles avec le christianisme : le fascisme et le nazisme, avaient été vaincues,
- à l'alignement pacifiste, ou au ralliement préventif, en direction de l'une d'entre elle, en particulier, car d'aucuns ont vraiment cru, entre 1961 et 1980, que le communisme allait l'emporter, et qu'il convenait donc de se préparer, et de nous préparer, à s'y rallier.
3. Je ne sais pas si le jeu de mots auquel j'ai recouru, en parlant du passage de "l'esprit d'Assise" à "l'esprit d'Aziz", est suffisamment explicite, mais j'ai de plus en plus l'impression que, pour certains, nous sommes en présence d'une "fusée à trois étages", bien entendu "non négociables" : Nostra Aetate, esprit d'Assise, esprit d'Aziz ; une fusée à trois étages, en présence de laquelle les fidèles catholiques ont le choix entre "être publiquement pour" et "ne pas être publiquement contre" ce que le troisième étage implique.
4. Formulé autrement, cela revient à dire que la "dhimmitisation" des catholiques, par le passage de "l'esprit d'Assise" à "l'esprit d'Aziz", ANTICIPE une islamisation de la France qui n'a pas encore eu totalement lieu, le raisonnement semblant être celui-ci : ménageons les musulmans dès aujourd'hui, dans l'espoir que les musulmans, une fois vainqueurs, nous ménagent, demain...
Bonne soirée.
Scrutator.