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images/icones/carnet.gif  ( 792072 )Un acte pastoral et administratif sous mandat du pape pour autoriser la communion aux divorcés-remariés par Jean Kinzler (2015-11-24 18:44:55) 

Un acte pastoral et administratif sous mandat du pape, sans changements doctrinaux ou canoniques

par Paul Anthony McGavin


En matière de mariage/divorce/remariage, la nouvelle situation qui résulte de la publication du motu proprio "Mitis judex Dominus Jesus" par le pape François et de celle de la "Relatio" du synode de 2015 pourrait aboutir à un désaccord entre la doctrine et la pratique et rendre plus urgente encore la publication par le Saint-Père de lignes directrices post-synodales claires.

La présente note procède à l'examen d’une proposition de "normes" du Saint-Siège pour des actes pastoraux et administratifs ne comportant pas de changements doctrinaux ou canoniques. Cette proposition est complétée à la fin de l’article par un modèle de lettre-rescrit épiscopale.

Le pape François a devancé la "Relatio" du synode extraordinaire de 2014 (cf. n° 48) lorsqu’il a institué, le 14 septembre 2014, une commission chargée d’étudier la simplification des procédures d’annulation ; ensuite il a devancé le synode de 2015 par son motu proprio "Mitis judex Dominus Jesus", publié le 8 septembre 2015 et qui entrera en vigueur le 8 décembre 2015. On peut donner deux exemples dans lequel cette simplification résout des difficultés que l’on rencontrait dans les procédures juridiques qui étaient employées jusqu’à présent.

Premier exemple : les simplifications introduites par ces révisions canoniques permettent de parvenir plus facilement à une "certitude morale" (nouveau canon 1687 § 1) dans l’identification juridique d’un empêchement dirimant, tel que l’instabilité mentale au moment où le mariage a été contracté. Autre exemple : les procédures canoniques simplifiées peuvent diminuer la probabilité que la recherche d’une annulation soit freinée par la crainte d’aggraver des conflits conjugaux antérieurs et des blessures qui pourraient amener de nouveaux conflits de droit civil à propos de questions telles que la garde des enfants et/ou les contacts avec les enfants.

En bref, la législation simplifiée facilite un accès aux tribunaux qui reflète mieux les situations pastorales et de droit civil complexes qui se présentent de nos jours. Le motu proprio "Mitis judex Dominus Jesus" établit une unique phase de procédure (nouveau canon 1671 § 2) et admet qu’il y ait un seul juge (1) dans les procédures qui se déroulent dans le cadre des tribunaux ecclésiastiques (nouveau canon 1673 § 4). De plus il prévoit, dans les cas les plus clairs, une procédure abrégée de détermination judiciaire de l'annulation d’un mariage directement par l’évêque (nouveau canon 1683). En un certain sens, cette dernière solution représente un retour au genre de gouvernement épiscopal qui existait avant que n’apparaisse la pratique des tribunaux ecclésiastiques séparés.

Certaines personnes ont exprimé leur crainte que cette solution ne rende possible le "divorce" présenté comme une '"annulation". Ce point de vue n’est pas corroboré par le motu proprio. Dans ce texte le pape affirme à trois reprises le principe de l’"indissolubilité" du lien sacré du mariage et, en ce qui concerne la procédure juridique épiscopale abrégée, il parle du "très grand soin [que le pasteur prend] de l’unité des catholiques avec Pierre dans la foi et la discipline". De plus le nouveau canon 1683 limite l’utilisation de la procédure juridique épiscopale abrégée aux cas dans lesquels les époux sont d’accord pour demander la nullité et où les témoignages écrits substantiels ne nécessitent pas d’enquêtes plus approfondies.

Certains observateurs ont décrit la “Relatio” du synode de 2015 comme un "chef d’œuvre d’ambigüité". Or le cardinal George Pell a défendu les paragraphes 84-86 de la "Relatio" comme "non ambigus”, même s’ils sont considérés par certaines personnes comme "insuffisants”. Lorsqu’elle parle du mariage, la "Relatio" fait un usage répété du mot "indissolubilité" (aux paragraphes 1, 40, 48, 49, 84) et il est certainement incontestable que l’unité et la stabilité du lien matrimonial ont été accueillies par l’Église, depuis son commencement, comme un enseignement du Seigneur enraciné dans le dessein originel de Dieu, "dès l’origine" (Mc 10, 6 ; Gn 1, 27). De même il est certainement incontestable que la rupture intentionnelle du lien matrimonial constitue un péché grave : “Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre…” (Mc 10, 11). À ce sujet, comme l’a dit le cardinal Pell, il y a eu un "consensus massif".

Et cependant, il est indubitable que, en dehors du synode, un large consensus s’est également manifesté à propos d’une interprétation particulière de la citation de "Familiaris consortio" n° 84 – "Les pasteurs doivent savoir que… ils ont l’obligation de bien discerner les diverses situations" – qui est incorporée dans le paragraphe 85 de la "Relatio".

Avant le synode, les évêques allemands ont déclaré qu’ils avaient le sentiment de ne pas avoir besoin de l'imprimatur de Rome pour émettre des décrets pastoraux en Allemagne. Après le synode, une idée courante est que des décisions pastorales peuvent être prises au niveau local simplement par les prêtres, dans le for interne sacramentel. Mais sans des "normes" émanant du Saint-Siège il serait plus difficile pour les évêques d’endiguer les pratiques du clergé qui affaiblissent la doctrine relative au mariage et qui atténuent le rapport nécessaire entre la doctrine et la discipline.

Des développements indésirables de ce genre se sont multipliés là où il y a une fusion/confusion entre la doctrine et la discipline. La doctrine est universelle ; la discipline, quant à elle, prend en compte les circonstances particulières et les responsabilités morales des personnes, y compris en cas d’échecs. En bref, la doctrine est générale, comme le catéchisme, tandis que la discipline correspond à des situations spécifiques et qu’elle a pour but l'édification des fidèles et la conversion des comportements particuliers, plutôt que le traitement de situations générales.

Mais sans "normes" pour la discipline, le danger du laxisme augmente. Laisser la discipline simplement aux prêtres, c’est ouvrir la porte à des pratiques disparates de la part de confesseurs ayant mal interprété ce qu’a dit le pape lors de la clôture du synode de 2014 à propos de ceux qui manifestent ce '"raidissement hostile" qui est "la tentation des zélés, des scrupuleux, des empressés et de ceux que l’on appelle ‘traditionnalistes’”. Lorsque de tels propos ne sont pas interprétés de manière équilibrée, ils peuvent favoriser la diffusion d’une discipline détachée de la doctrine. Cela souligne la nécessité de "normes", que je vais maintenant argumenter.

Le " consensus massif" manifesté par le synode porte sur l’enseignement de toujours en matière de mariage et sur sa présence cohérente dans le droit canonique. Cependant, ce point étant considéré comme acquis, il existe des “privilèges de foi" (cf. canon 59 § 1) qui, dans la tradition latine sont réservés au Saint-Siège en tant qu’exercice du privilège pétrinien par le législateur. Ce qui est en question ici, c’est la concession d’une faveur qui est en dehors de la loi, mais qui n’abroge pas celle-ci : un acte "administratif”, plutôt qu’un acte "juridique" (2).

De tels actes administratifs peuvent traiter des situations canoniquement irrégulières et effectivement désordonnées, à propos desquelles il est prudent de donner une réponse pastorale modérée. Les mots-clés sont "modérée” et "prudent" ; or exercer un traitement administratif qui soit modéré et prudent exige des "normes". Dans le cas présent, l’évêque serait le "modérateur" et son action serait régie par des "normes" édictées par le Saint-Siège pour régler la concession par le pape de pouvoirs permettant à l’évêque d’effectuer des actes administratifs et pastoraux qui – dans des circonstances déterminées – permettraient à des personnes qui, pour des raisons complexes, ne sont pas en mesure de régulariser leur situation matrimoniale d’accéder à la communion sacramentelle.

Les "normes" proposées (3) émaneraient du Saint-Siège et elles pourraient inclure :

1. la reconnaissance par le requérant (ou par les requérants) du commandement divin de permanence et d’unicité du mariage ;

2. la reconnaissance par le requérant (ou par les requérants) de l’histoire de l’échec de son mariage, avec ses péchés, ses erreurs humaines et ses drames, ainsi que des leçons qu’il en a tirées ;

3. l’indication écrite, par le délégué de l’évêque – qui serait dans ce cas un expert en théologie pastorale et pratique – du régime de pénitence et de réparation suivi par le requérant (ou par les requérants), ainsi que l’opinion de ce délégué selon laquelle ce régime aurait eu une durée appropriée ;

4. l’indication écrite, par l’official diocésain, de l’évaluation canonique qu’il fait du dossier, ainsi que du fait qu’il considère que cette affaire ne pourrait pas être réglée par la voie judiciaire ;

5. l’indication écrite, par le délégué de l’évêque, de l’évaluation de l'impact pastoral qu’aurait la concession d’une telle faveur sur les contextes sociaux et ecclésiaux du requérant (ou des requérants), parmi lesquels les contextes paroissiaux locaux ;

6. la description des circonstances dans lesquelles ces pouvoirs peuvent être utilisés comme moyens d’accueillir dans la pleine communion avec l’Église catholique des personnes qui, étant en situation d’irrégularité matrimoniale, relèveraient du droit canonique latin et ne seraient donc pas en mesure d’être pleinement accueillies dans l’Église ;

7. un compte-rendu de l’usage de ces pouvoirs par l’évêque devra être adressé chaque année au Saint-Siège.

Ce qui conclut maintenant cette note est le modèle d’une lettre-rescrit qu’un évêque pourrait écrire en application des pouvoirs qui ont été décrits et des “normes” qui régissent ces pouvoirs.


MODÈLE DE LETTRE-RESCRIT


Adresse de l’évêché
Date
Prot. n°. ...

Destinataire


Acceptation d’une demande de rescrit


Cher …,

Je suis heureux de vous écrire, suite à votre requête datée du … et de ma précédente lettre datée du …, concernant votre demande d’accès à la communion eucharistique, que je suis en mesure de l’accueillir, selon les normes approuvées par le Saint-Père qui me donnent le pouvoir de gérer cette faveur. J’ai donc le pouvoir d’agir en ce qui concerne la démarche de réconciliation et de pénitence que vous avez entreprise au cours de la période …, sous la direction de votre curé … et avec la collaboration du père …, qui exerce dans ce diocèse les fonctions de responsable de la théologie pastorale et pratique.

Il m’a été confirmé que vous aviez eu recours à tous les moyens pouvant contribuer à la réconciliation des parties concernées, comme le montre le rapport qui m’a été remis par le père …, que votre situation actuelle se présente comme stable et qu’elle comporte des obligations et des engagements qui sont généralement connus dans votre communauté locale et qui ne sont pas en opposition avec les lois et réglementations civiles relatives à ces questions. Les documents écrits ont été réexaminés également par l’official de ce diocèse, et j’ai pris connaissance avec attention de son rapport, afin de parvenir à me faire une opinion à propos du présent acte administratif pastoral.

Les documents de cette procédure de réconciliation comprennent votre déclaration de fidélité à l'enseignement de l’Église catholique, tel qu’elle l’a reçu de Notre Seigneur, en ce qui concerne le caractère unique et contraignant du lien matrimonial entre un homme et une femme. L'établissement de ce rescrit est fondé sur votre adhésion publique à la doctrine qu’enseigne l’Église en matière de mariage et sur les aveux que vous avez faits au for interne à propos des défaillances et/ou des drames qui ont bouleversé votre situation matrimoniale précédente, qui ne peut plus être rétablie.

Je ne vous demande pas de porter sur la place publique un passé douloureux et le processus de réconciliation qui a suivi, mais je vous demande seulement – lorsque la nécessité s’en fera sentir – de témoigner que vous avez entrepris des parcours sous la direction de votre évêque, qui l’ont persuadé d’émettre un rescrit pour votre retour à la communion eucharistique selon les normes indiquées lorsque les pouvoirs épiscopaux m’ont été conférés par le Saint-Siège, ainsi que votre adhésion publique à l'enseignement de l’Église en ce qui concerne le saint mariage.

Je serai présent à la cathédrale le soir du … et je serai heureux de vous conduire au sacrement de pénitence avant la sainte messe que je célébrerai à … heures et au cours de laquelle je serai heureux de vous donner moi-même la sainte communion. Je vous prie de prendre contact avec mon secrétaire particulier ..., pour vous mettre d’accord avec lui. Si tout cela n’est pas possible, vous pourrez présenter cette lettre-rescrit au curé de votre paroisse, afin qu’il puisse lui donner effet de ma part.

Je désire vous féliciter de votre persévérance grâce à laquelle l’Église a pu vous accorder cette faveur et j’unis mes prières aux vôtres, pour que vous progressiez dans la grâce de Dieu. Priez pour moi afin que je puisse faire preuve de sagesse, de prudence et de courage dans ma vie et dans mon ministère d’évêque.

Sincèrement vôtre dans le Christ,

+ ...

Évêque de ...

__________


NOTES

(1) Dans le cas où il y a un juge unique, la présence de deux assesseurs est également requise (nouveau canon 1676 § 3).

(2) Il est bon de savoir qu’il y a des actes "administratifs" qui sont juridiques et régis par le droit canonique, de même que les actes canoniques sont régis par une norme "pastorale" plus générale : le "salus animarum", le salut des âmes (canon 1752). Comme l’indique le titre de cet article, les actes ”administratifs” et "pastoraux" font référence à des actes qui sont extra-juridiques, en ce sens qu’ils accordent une faveur concédée sous l'autorité du législateur.

(3) Les concessions de faveurs régies par des "normes" sont fondées sur ce qui est indiqué dans les nouveaux canons 1675 ("Le juge, avant d’accepter la cause, doit avoir la certitude que le mariage a irréparablement échoué, de sorte qu’il soit impossible de rétablir la vie conjugale commune") et 1691 § 1 (“Dans la sentence, les parties seront avisées des obligations morales et même civiles auxquelles elles peuvent être tenues l’une envers l’autre et envers leurs enfants en ce qui concerne le devoir de subsistance et d’éducation"). L'insertion du point 3 dans ces "normes" impliquerait normalement des processus de ”for interne" et des documents à "accès restreint”, mais il n’inclurait pas le "for interne sacramentel". L'insertion du point 4 vise, pour sa part, à garantir que les requêtes qui peuvent, de manière plus appropriée, être traitées canoniquement soient réorientées vers des traitements judiciaires, surtout lorsque la simplification des procédures d’annulation rend plus facile la découverte d’une solution juridique pour les cas difficiles. Dans l’expression "mariage/divorce/remariage", les mots "divorce" et "remariage" doivent dans ce cas être compris uniquement en référence au droit civil (nouveau canon 1671 § 2), dans la mesure où ces "normes" n’anticipent ni un divorce ("dissolution") ecclésial, ni un mariage ecclésial ultérieur. Dans certains cas particuliers, les "normes" régiraient les procédures pour la concession pastorale de faveurs dans des situations de discordance entre droit civil et droit ecclésiastique, et elles ne doivent pas être perçues comme offrant une solution juridique à l'anomalie de situations confuses.

__________


Le discours adressé par le pape François aux évêques allemands en visite "ad limina" :

> "Cari confratelli…"
chiesa
images/icones/heho.gif  ( 792075 )c'est la négation du sacrement ? par jejomau (2015-11-24 19:52:22) 
[en réponse à 792072]

... et l'idée qui se développe dans l'Eglise que le mariage est un contrat entre deux parties. Comme chez les musulmans.

Ainsi, extrait de la lettre :

Il m’a été confirmé que vous aviez eu recours à tous les moyens pouvant contribuer à la réconciliation des parties concernées, comme le montre le rapport qui m’a été remis par le père …, que votre situation actuelle se présente comme stable et qu’elle comporte des obligations et des engagements qui sont généralement connus dans votre communauté locale et qui ne sont pas en opposition avec les lois et réglementations civiles relatives à ces questions. Les documents écrits ont été réexaminés également par l’official de ce diocèse, et j’ai pris connaissance avec attention de son rapport, afin de parvenir à me faire une opinion à propos du présent acte administratif pastoral.


On fonde l'argumentation sur le fait que la nouvelle liaison soit stable. Quid du sacrement en tant que tel lors du premier et véritable mariage ?

Que veut dire exactement : "votre situation actuelle se présente comme stable" ? Je connais à titre personnel, une personne qui s'est marié une première fois puis qui a divorcé et s'est "re-marié". Ce "re-mariage" a duré 10 ans avec naissance de deux enfants. N'aurait-on pu arguer alors d'une situation stable ? Cette personne a pourtant divorcé une deuxième fois pour partir vivre avec une troisième personne !
images/icones/ancre2.gif  ( 792076 )La doctrine est bien atteinte par Paterculus (2015-11-24 19:54:03) 
[en réponse à 792072]

Ce tissu de sophismes prétend que les cas particuliers ne relèvent pas de la loi générale. A quoi sert donc celle-ci ?
La doctrine de l'Eglise dans sa fidélité au Christ c'est que quelqu'un qui a commis un péché mortel et a l'intention de recommencer ne peut recevoir ni l'absolution ni par conséquent la communion.
On est en train de provoquer un schisme.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/3c.gif  ( 792078 )C'est une justification d'une sexualité hors mariage avec onction canonique par Athanase (2015-11-24 20:03:57) 
[en réponse à 792076]


Les bras m'en tombent, car ce théologien propose une sorte de coït sacré... Désolé pour cette expression, mais voilà à quoi cette mascarade aboutit: à une sacralisation d'une sexualité hors mariage au nom de la miséricorde. Satan révèle son vrai visage et le bon Dieu ne laissera pas ces sacrilèges se commettre.
images/icones/tao.gif  ( 792077 )Le concours Lépine de la solution-miracle... par Athanase (2015-11-24 20:01:39) 
[en réponse à 792072]

Dans cette affaire des divorcés dits remariés, on aura tout vu: une communion annuelle proposée par un observateur orthodoxe, des chemins pénitentiels, et, maintenant, le rescrit de l'évêque autorisant la communion des divorcés dits remariés. En oubliant que certains divorcés remariés n'ont nul besoin de rescrit. Car rescrit, cela fait encore constantinien...

Pour ma part, je propose que le divorcé remarié récite cette formule: "je reconnais que la communion permet de fortifier ma vie spirituelle pour mieux m'unir au Christ. Puisque mes passions affectives et ma sexualité hors cadre légitime constituent de sérieux obstacles à cette union à Dieu, je déclare renoncer aux choses de ce monde, convaincu par Celui a dit que l'on ne pouvait servir deux maîtres. Je renonce à toute vie ambigüe et me donne à Celui à qui tout honneur est dû pour les siècles des siècles. Amen."
images/icones/carnet.gif  ( 792080 )"A license to sin" dixit Ed Peters par La Favillana (2015-11-24 20:49:40) 
[en réponse à 792072]


This proposed rescript is really a license to sin.

More specifically, this rescript would (purport to) grant permission to ignore one sin (adultery) and to commit another (sacrilegious reception of holy Communion). It even manages to suggest a third sin (attempting sacramental Confession without firm purpose of amendment)!



Plus ici
images/icones/1x.gif  ( 792084 )Oui, un vrai permis de coucher... par Athanase (2015-11-24 21:21:14) 
[en réponse à 792080]



... désolé d'être aussi cru, mais voilà à quoi l'on aboutit.
images/icones/fleche3.gif  ( 792086 )non vous avez entièrement raison par jejomau (2015-11-24 22:24:36) 
[en réponse à 792084]

ils peuvent avancer en toute liberté parce qu'ils utilisent de grands mots savants pour enrober leurs cochonneries . Ca trompe les petites gens. Molière avait déjà pointé le procédé en son temps avec "les précieuses ridicules"

images/icones/neutre.gif  ( 792082 )Décidément vous aimez les titres trompeurs ! par Johanis (2015-11-24 21:00:44) 
[en réponse à 792072]

Vous titrez comme s'il s'agissait d'un fait, d'une information alors qu'il s'agit de la présentation d'une hypothèse.
images/icones/1i.gif  ( 792083 )Savez-vous lire ? Connaissez-vous la différence entre un décret et un mémo d'étude ?? par Glycéra (2015-11-24 21:20:34) 
[en réponse à 792072]


Ce n'est pas un document d'application.

C'est une suite d'hypothèses, de remarques, de suppositions et d'avis sur ce qui peut ou non se faire, et comment le faire.

En tout cas, je n'ai pas du tout les mêmes lunettes que vous tous les gens qui crient déjà au loup...


De quoi avez-vous peur ?
Sur un texte d'étude, de brouillon, qui n'est même pas destiné à notre boîte de simples chrétiens.

Peur que Dieu laisse faire ce qui n'est pas de Dieu ? Qu'il manque à sa promesse de ne jamais nous abandonner à errer malgré nous ?

Mais, mon Dieu, dans la tempête, Jésus dormait... et attendait que ce soit le moment...


Glycéra
qui n'aimerais pas être tancée de son "Homme de peu de foi !" asséné à ceux qui l'ont secoué en rouspétant de son calme divin !

images/icones/1d.gif  ( 792088 )Alors quoi de neuf ? par Davidoff2 (2015-11-24 22:49:24) 
[en réponse à 792083]

ça fait trois semaines que je ne suis plus venu sur le forum et que j'ai plus rien lu sur l'Eglise et ses ministres.

Alors le pape est donc toujours aussi hérétique qu'avant à ce que je lis ?

Bref, rien n'a changé à part le fait que maintenant, ... je m'en fiche...

Cordialement ;-)
images/icones/ancre2.gif  ( 792124 )Hypothèses ? par Paterculus (2015-11-25 17:21:10) 
[en réponse à 792083]

Le simple fait que ces possibilités existent est ahurissant.
VdP
images/icones/hein.gif  ( 792176 )Lesquelles y lisez-vous ? par Glycéra (2015-11-26 18:35:22) 
[en réponse à 792124]


Hypothèses ?

Voulez-vous dire : supposer qu'un évêque puisse promulguer une telle "acceptation de demande de rescrit" ?

Pardonnez-moi de ne pas comprendre où c'est choquant. L'évêque est maître devant Dieu des absolutions qu'il donne. L'existence administrative d'un tel document modèle change-t-il son discernement des faits chez le pénitent ?

Ou bien voulez-vous dire qu'il est choquant qu'un homme du métier analyse le texte et voie jusqu'où cela pourra aller en pratique ?

Monsieur l'abbé, je n'ai pas compris ce à quoi vous pensez.
J'espère que vous ne m'en voudrez pas.

Avec mes respectueuses salutations
Glycéra
images/icones/ancre2.gif  ( 792181 )Pourquoi faut-il un nouvelle norme ? par Paterculus (2015-11-26 20:31:57) 
[en réponse à 792176]

La doctrine de l'Eglise, c'est que quiconque a commis un péché mortel ne peut pas communier s'il n'a pas reçu l'absolution ; et qu'on ne peut recevoir l'absolution si on a l'intention de recommencer.

Si des gens ayant commis un péché mortel s'engagent à ne pas recommencer, ils peuvent recevoir l'absolution et communier : il n'y a pas besoin d'une nouvelle loi pour cela.

Tout le baratin contenu dans le message initial de ce fil n'a de sens que si l'on veut aller contre la doctrine de l'Eglise.

VdP
images/icones/neutre.gif  ( 792189 )Donc vous y lisez... par Glycéra (2015-11-26 21:42:48) 
[en réponse à 792181]



que l'évêque qui emploierait cette lettre prémâchée est disposé à passer outre un péché mortel délibéré, et à violer les lois de Dieu ?

Si vraiment des évêques sont ainsi, ce sont au sens propre des Judas, des magouilleurs.

Si c'est la majorité, leur donner des lettres toutes tapées est de la complicité.

Alors, il est prudent de ne jamais étudier d'hypothèses qui leur donnerait des idées, et des facilités de dérapage.



Mais...
N'est-ce pas nier la droiture -fondamentalement native- des ministres de l'Eglise ?
N'est-ce pas nier la veille que Dieu fait sur les décisions qui Lui importent, puisque Dieu devra assumer ce qui sera lié et délié ?
N'est-ce pas penser que des hommes manipulateurs auront beau jeu de bluffer leurs confesseurs, incapables et de voir cela, et d'entendre les avertissements de leurs anges assistants ?


Il me semble stupide, voyeur, de publier sur le Net de tels mémo d'études de cas. Mais c'est notre monde, nous en avons l'habitude, hélas, et savons que celui qui aboie ne démolit pas le mur d'en face. Cette publication change-t-elle la droiture d'un prélat ou d'un évêque ?

Je comprend vos craintes.
Mais ne sont-elles pas basées sur des hypothèses de faiblesse, ou de turpitude de la hiérarchie actuelle ? Prouvée ? Irrémé-diable-ment ?

Merci Monsieur l'abbé de votre réponse.
Glycéra

PS : Est-ce grave de prétendre vouloir proposer un papier tout fait pour outiller l'arsenal administratif ? Qui est ce recteur pour qu'on lui accorde un pouvoir ? Je le sentirai plutôt prétentieux, tant que je n'apprends pas que son travail est officiellement demandé par le siège papal.
images/icones/fleche2.gif  ( 792101 )Un rescrit par Jean Ferrand (2015-11-25 08:39:50) 
[en réponse à 792072]

Un rescrit peut dispenser de la loi ecclésiastique, mais en aucun cas de la loi divine.
images/icones/1n.gif  ( 792126 )Votre titre .... ne reflète pas ce que je lis là.... Quel est le poids de ce "commentateur" ? par Glycéra (2015-11-25 18:00:13) 
[en réponse à 792072]

Je demande...

Quelle est l'autorité de l'auteur dans le processus de décision ?
Pourquoi être monté au créneau sur le commentaire de ce recteur australien ?

Aux fâchés du fil :

Je ne comprend pas, ou pas encore. Pourriez-vous m'expliquer ?
Avez-vous compris dans ce texte autre chose que moi ?

Serait-il porte-parole du Pape ? Serait-il chargé d'étude préparatoire par lui ? Quoi d'autre pour avoir ainsi lancé l'attaque ?

Glycéra




(L'auteur est prêtre catholique, recteur d'université de Canderra (Australie))

J'ai lu qu'il dit :

... les mots mariage/divorce/remariage. (note de ma part : Ce n'est pas catholique, c'est civil hors Eglise. Ces mots sont du monde, pas de la Foi)

Il présente une proposition de norme du Saint Siège.

Les deux actions du Pape juste avant les synodes de 2014 et 2015 visent à simplifier les procédures actuelles. (de déclaration de reconnaissance de nullité). Ce sont :
- arriver plus vite à une certitude, et éviter de remuer inutilement un passé raté.
- mobiliser moins d'appareil de juridiction, redonner un pouvoir à l'évêque directement.

Il n'y a pas de confusion entre divorce et nullité. L'indissolubilité et la doctrine sont rappelées. Dans le cas des époux de même avis, cela simplifiera l'étude du cas.

Si certains observateurs parlent d'ambigüité, c'est contredit par le Cardinal Perl qui affirme un consensus massif des pères du Synode sur l'indissolubilité d'un mariage valide.

Évidemment, en dehors du synode, il y eut un autre consensus : celui lu dans les medias majoritaires.

En Allemagne déjà, les évêques ont ressenti être libres de juger, certains de leurs prêtres encore plus, sans en référer. Des "normes" du Saint Siège feraient bien de juguler ces risques.

Entre doctrine et discipline, une souplesse peut se faire jour.

Devant les dérives qui commencent, les "normes" seraient bienvenues : elles remettraient la discipline à appliquer dans le juste chemin.
Sans toucher à la doctrine il existe des actes, d'exception appelés "administratifs" car ils sont hors du cadre "juridique".

Ces actes pour traiter des situations canoniques irrégulières doivent être cadrés par des "normes", cela aiderait l'évêque qui agit en "modérateur" dans ces cas.

Ces normes pourraient être :
-1
-2
-3
-4
-5 (cf l'original du début de fil)
-6
-7

Suit alors un exemple dit "modèle de lettre" qu'un évêque pourrait employer.

Qui serait une "acceptation de demande de rescrit" adressé au requérant ; cela décrit une possible procédure à remplir par celui qui, concerné, demande à avoir accès à la communion.



Note de ma part : Les références données dans le message sont des articles de oct 2014. Est-ce qu'il n'y a rien eu depuis ?
images/icones/neutre.gif  ( 792150 )Si c'est un ballon d'essai... par Steve (2015-11-26 10:31:01) 
[en réponse à 792126]

Il n'est pas inutile, il est même important, que des réactions s'expriment.

Le bon Dieu a promis d'aider son Eglise mais il ne lui a pas proposé qu'elle se mette la tête dans un sac en attendant Son intervention.
images/icones/fleche2.gif  ( 792179 )On ne peux pas par Jean Ferrand (2015-11-26 19:37:24) 
[en réponse à 792150]

On ne peut pas dispenser par décret de la loi divine. Serait-il signé du pape il n'aurait aucune valeur. C'est une fumisterie, et même un blasphème, de le suggérer.
images/icones/fleche2.gif  ( 792180 )On ne peut pas par Jean Ferrand (2015-11-26 19:40:10) 
[en réponse à 792150]

On ne peut pas... Excuses.
images/icones/1f.gif  ( 792188 )Vous avez raison Glycera... par Rodolphe (2015-11-26 21:40:27) 
[en réponse à 792126]

Paul Anthony McGavin est un auteur qui ne représente que lui même... Aucun mandat. Il n'est pas universitaire ou chercheur à ma connaissance (publications ?). C'est un assistant ecclésiastique. C'est Sandro Magister qui a "boosté" son audience, sans doute de façon inespérée, en parlant régulièrement de ce prêtre théologien sur son blog...