
( 791737 )
France, a l’école des chefs ! par Diafoirus (2015-11-19 21:29:22)
La France part à volo ; les valeurs françaises sont bafouées ; le sens de la famille est travesti pour des ambitions occultes ; l’économie s’effondre, la diplomatie française est ridiculisée à la face du monde. La société bouillonne et s’enflamme.
«
Il n'en reste pas moins qu'il y a mieux à faire que de se borner à crier au scandale et à réclamer bruyamment une répression, c'est de se donner la peine de faire son enquête personnelle […], de se mettre la main sur la conscience, d'être sincère avec soi et de se demander quelle part de responsabilité notre indifférence et notre incurie peuvent nous laisser dans une situation trop réelle. Ayons donc une bonne fois le courage de voir la vérité quelle qu'elle soit, et au lieu de nous rendormir, le bruit étouffé, dans un optimisme de convention, mettons-nous à l'œuvre.[1] ».
Puisque nous avons la prétention de nous engager pour la France, plutôt que de risquer de nous plaindre de ne pas avoir accès aux postes de décisions, il faut nous convaincre qu’il s’agit d’être des chefs, des guides pour notre société, et non pas des personnes de pouvoir. A l’instar de l’idéologie progressiste qui a gangrené la société depuis plus d’un demi-siècle, nous devons agir telle une lame de fond pour faire basculer ce modèle social en fin de vie. C'est-à-dire, être des hommes qui s’engagent à leur mesure, pour faire grandir l’idéal français. Des meneurs qui s’exposent pour pousser hors de ses retranchements notre pauvre France infantilisée, assistée à en mourir. Il s’agit de nous engager à tous les niveaux, même et surtout aux plus bas.
A lire:
http://www.cyril-brun.fr/medias/files/qu-est-ce-qu-un-chef-pour-cb.pdf
ICI

( 791751 )
l'eau tiède de Cyril Brun, retour à la politique par baudelairec2000 (2015-11-20 01:17:14)
[en réponse à 791737]
Ce monsieur, il y a quelques années, nous chantait les louanges de la Doctrine sociale de l'Eglise, enseignement qui n'en finit pas d'évoluer, puisque telle est sa nature: le réchauffement climatique a été intégré dans ce corpus élastique grâce à l'encyclique du pape François. Je serais curieux de savoir comment ce spécialiste de la DSE justifie cette nouvelle avancée de l'enseignement social de l'Eglise.
Avec l'autorité, c'est sûr, monsieur Brun risque de marquer définitivement les esprits: ce qui manque à la France ce sont des chefs. Pourquoi pas? Mais, lorsque qu'on se penche sur les références, sur les sources du bonhomme, on peut être inquiet. Baden-Powell, le père Sevin, Serge Dallens, Gaston Courtois: le scoutisme va nous sauver de la ruine et susciter le Prince Eric de demain. Lyautey et Sonis pour faire sérieux. Le mythe du boy-scout...
Et la politique dans tout cela? M. Brun n'a pas l'air d'aimer ce mot. il lui préfère le social: mission sociale, devoir social, malaise social... le social jusqu'à la nausée!
Pourtant, on ne s'en sortira pas sans une révolution politique, sans une vision qui renouvelle de fond en comble la société, l'Etat (la polis des Grecs, la civitas ou la Respublica des Romains). Cela passe par une réhabilitation du politique; investir, réinvestir le champ de la philosophie politique, avec la réaffirmation urgente des principes suivants:
- L'homme est un animal social ou politique.
- L'homme est ordonné à l'Etat ou à la société comme la partie au tout. Je crains, je le sais, d'être contredit par Pie XI, mais sur ce sujet, je veux bien encourir les foudres du fondateur de la funeste Action Catholique...
- Le bien commun, supérieur à la multitude des biens particuliers, a comme caractéristique d'unir ou de réunir les membres d'une même communauté politique; il consiste dans la paix, "la tranquillité de l'ordre", selon st. Augustin.
- Les hommes ont besoin d'être dirigés, gouvernés par un pouvoir (potestas) qui oeuvre en vue du bien commun.
- L'homme ne peut trouver son bonheur en dehors de la société.
- Le rôle de l'Etat est primordial pour rendre les individus vertueux et heureux: la mission de l'Etat chrétien, le rôle des dirigeants chrétiens est de tout mettre en oeuvre pour inciter leurs concitoyens à pratiquer la vertu et les détourner du vice. Mais celui qui entend diriger ses concitoyens ou ses sujets, au besoin en les corrigeant, doit être pour eux un exemple. Ne nous y trompons pas: l'exemple vient d'en haut. D'où deux idées forces que j'emprunte à Jonas d'Orléans, figure de l'épiscopat sous le règne de Louis le Pieux, et lecteur de Grégoire le grand et d'Isidore de Séville:
1/ Quand les rois sont bons, c'est un don de Dieu.
2/ Quand ils sont mauvais, c'est la faute du peuple. la vie des dirigeants dépend du mérite des peuples, témoin Job: "Il fait régner l'hypocrite à cause des péchés du peuple." Car, quand Dieu est en colère, les peuples reçoivent un chef à la mesure de leur péché.
Vouloir changer la société sans faire appel à un pouvoir chrétien, c'est perdre la partie avant de jouer.
Evidemment la réhabilitation du pouvoir, de l'Etat et de la politique doit passer par la subordination du pouvoir politique à l'autorité spirituelle: à celle-ci revient la mission de conduire les hommes vers le bonheur éternel en leur ouvrant les portes du Paradis. Le pouvoir politique chrétien doit (pré)disposer les hommes de l'extérieur, à l'Eglise et à ses ministres de les transformer de l'intérieur par les sacrements. Le salut de la société est à ce prix: il passe par la collaboration de la sphère politique et de l'Eglise, appelées par Dieu à oeuvrer dans le même sens.
En dehors de ce champ, les hommes d'élite, s'il en vient à se manifester, sont comme un feu de paille, étouffés ou emportés par le grand vent du laïcisme. Leurs efforts individuels seront nobles, certes, mais contrecarrés dans la durée par la violence du courant qu'ils auront à remonter.
Ce que je vous dis ce soir, c'est ce qu'on peut retenir de la lecture d'auteurs qui ont marqué la pensée politique pendant des siècles, pendant ces siècles où si les hommes n'étaient pas parfaits, les princes, les dirigeants s'efforçaient de mener une politique conforme à la justice et aux commandements de Dieu. Une époque, bien révolue, car la Réforme grégorienne est passée par là, celle des souverains francs qui convoquaient les conciles et donnaient aux évêques les titres ou articles qu'ils auraient à discuter; le roi, par son autorité, se contentaient de les faire appliquer; Clovis inaugura cette façon de faire; Charlemagne amplifia cette politique dans ses capitulaires et ses différentes admonitions. Oui, le roi et les évêques marchaient ensemble, dans la même direction. Nous ne l'avons que trop oublié. Les bons livres sur le sujet ne manquent pas, ils seront toujours plus profitables que les ouvrages de nos différents penseurs contre-révolutionnaires. La société a été chrétienne, il s'agit non de la réver, ou de la réinventer mais de la retrouver, en l'étudiant: les sources sont multiples.
Les penseurs qui, dès la fin de l"Antiquité, se sont illustrés sur le plan politique ont pour nom:
saint Ambroise (De Officiis), Grégoire le Grand (La Règle pastorale, Les Morales sur Job), Saint Augustin (la cité de Dieu), Isidore de Séville, Alcuin, Samaragde, abbé de Saint-Mihiel (La Via regia),Jonas d'Orléans (L'institution royale), Hincmar de Reims (De la personne du roi et du ministère royal), Hugues de Fleury (début du XIIe siècle), saint Thomas d'Aquin (Somme théologique et le le Regno).
Tout le reste est littérature...

( 791762 )
Merci de votre réponse par Diafoirus (2015-11-20 09:43:06)
[en réponse à 791751]
argumentée. J'apprécie.
En vous proposant ce texte sur la nécessité d'avoir des chefs et comment les former, je ne visais que cet objectif.
L'analyse plus générale que vous faites me va bien, mais je ne comprends pas votre expression :
car la Réforme grégorienne est passée par là, dans la partie ci dessous:
Ce que je vous dis ce soir, c'est ce qu'on peut retenir de la lecture d'auteurs qui ont marqué la pensée politique pendant des siècles, pendant ces siècles où si les hommes n'étaient pas parfaits, les princes, les dirigeants s'efforçaient de mener une politique conforme à la justice et aux commandements de Dieu. Une époque, bien révolue, car la Réforme grégorienne est passée par là, celle des souverains francs qui convoquaient les conciles et donnaient aux évêques les titres ou articles qu'ils auraient à discuter; le roi, par son autorité, se contentaient de les faire appliquer; Clovis inaugura cette façon de faire; Charlemagne amplifia cette politique dans ses capitulaires et ses différentes admonitions. Oui, le roi et les évêques marchaient ensemble, dans la même direction.
La réflexion à poursuivre est importante à faire pour notre temps : spirituel catholique effondré, vie politique au niveau du ruisseau, uniquement un jeu d’intérêts, pas de bien commun en vue.
"Qu’est-ce qui distingue l’État d’une bande de brigands bien menée"
Voilà la question que je me pose?
Y a t il une réponse?

( 791776 )
[réponse] par Castille (2015-11-20 12:35:06)
[en réponse à 791762]
"Qu’est-ce qui distingue l’État d’une bande de brigands bien menée"....Diaforus
Les brigands sont toujours des "sans Dieu". Des égoïstes en fait. C'est connu que nier l'existence de Dieu est une tentative désespérée de libérer sa conscience.=======
Un bon homme d’Etat (un bon Président ou gouvernement) est chrétien (entendre catholique) et œuvre conjointement avec l’Eglise à garder en vie le troupeau (la Nation) par Dieu confiée.
L’Etat est responsable de notre corps indissociable de notre âme dont l’Eglise a la charge. Nous avons besoin des deux pour atteindre la maison du Père, qui nous jugera selon notre vie.
Promouvoir l’avortement /tolérer dans nos frontières des ennemis du genre humain donc de la Nation, relèvent d’une même folie et ne laissent guère le temps a l’Eglise de nous sauver. Cela dit si nous n’avions pas trempé depuis 300 ans dans ce bain d’impiété, de culpabilisation, de reniement, d’apostasie ou nous sommes nous n’aurions pas eu …..le rock métal, car mourir en vociférant des blasphèmes n’est pas souhaitable. Car enfin quand depuis plus d’un siècle les chansons les plus innocentes ânonnent « Je n’aime pas Paris » (ex : Puisque vous partez en voyage) ou la Fnac et son funeste cliché criminel d’antipatriotisme, les larmes nous paraissent aussi tardives qu’égoïstement hypocrites.
Quand vous verrez toutes ces choses arrivées, dites-vous que le moment n’est pas bien loin. Car il faut que le bon Dieu accélère le déclin de la France, c’est un passage obligé pour son redressement.
J’ai lu M. Baudelaire avec plaisir. Nous sommes deux à attendre ce soir.