Le Forum Catholique

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images/icones/1a.gif  ( 791233 )Tradification dans ma paroisse par Leopardi (2015-11-12 00:18:36) 

Ma paroisse parisienne, autrefois à l'avant-garde, est en voie de tradification progressive depuis dix ans.

Je vous livre quelques exemples:
- exclusion des filles servants (création des servantes de l'assemblée qui distribuent les feuilles de MEsse et hélàs, apportent aussi les vases sacrés à l'offertoire (sans entrer au choeur).
- rétablissement du voile de calice
- autel avec une (petite) croix verticale au milieu et des cierges de chaque côté.
- inclinaison profonde à "l'incarnatus est"
- diacre avec tunique
- chasubles gothiques très belles (rose les jours en rose)
- emploi récurrent du Canon 1
- chorale de jeunes polyphonique (dimanche soir)
- et depuis peu (incroyable), les rites d'introduction (inroït, confiteor, kyrie, gloria) se font tournés vers le maître autel où réside le tabernacle.

Côté assemblée, pas mal non plus. On ne compte plus les agenouillements à la consécration et les génuflexions avant de communier. J'ajoute que les gestes comme l'inclinaison à l'incarnatus est sont suivis par toute l'assemblée.

Assemblée très nombreuse et moyenne d'âge 30 ans.

Curé "ouvert" et vicaires tendance tradi (clergyman strict ou approchant)

Voilà quelques détails pour vous dire comment une paroisse peut évoluer du tout au tout sous l'impulsion du clergé.

Les fidèles suivent...à moins que les fidèles ne changent eux aussi au fil du temps. Comme toujours, ce sont les plus jeunes qui sont les plus demandeurs.

Une lueur d'espoir?
images/icones/bravo.gif  ( 791266 )ENCOURAGEZ LES ! par Non nobis (2015-11-12 16:29:38) 
[en réponse à 791233]

Faites leur découvrir les beautés de la messe romaine traditionnelle. Donnez leur, surtout aux jeunes prêtres, les moyens de l'apprendre. Mettez-les en contact avec leurs confrères tradis.

Dans mon expérience, ces jeunes prêtres, qui n'ont pas peur de montrer qui ils sont, ne serait-ce que par le port du col romain, sont ébloui par ce qu'ils découvrent dans la liturgie traditionnelle et l'extraordinaire supplément de spiritualité que cela leur apporte et combien leur ministère même peut en être transformé. C'est parfois bouleversant. Un de ceux-là à qui j'ai appris à dire la messe, pleurait à chaudes larmes pendant son action de grâces et me dit plus tard que vraiment pour le première fois, il avait rencontré le Seigneur.


Evitez simplement de les entrainer dans les grotesques querelles de notre milieu. Pas besoin de leur parler des fous, contentez-vous de leur parler des saints!
images/icones/1f.gif  ( 791272 )La limite par Leopardi (2015-11-12 17:49:20) 
[en réponse à 791266]

Certes, au niveau individuel on peut leur faire découvrir la richesse du VOM.

Par contre, au niveau paroissial, la réponse du curé à une demande de messe VOM est toujours la même: "il n'y a pas de demande des fidèles" et "il y en a d'autres pas loin".

Nous sommes toujours dans le paradoxe: le clergé français a beau se traditionaliser, il préfère poursuivre sur la voie de la réforme du NOM plutôt que de découvrir le VOM intégral.

C'est l'effet "Fraternité St Martin"
images/icones/neutre.gif  ( 791274 )"Effet Fraternité Saint-Martin", oui et non par Ubique Fidelis (2015-11-12 17:55:46) 
[en réponse à 791272]

Autant, il me semble de parler d'un tel effet pour l'ancienne génération de la Communauté Saint-Martin, autant cela ne me semble pas juste pour les plus jeunes ordonnés. J'en veux pour preuve l'exemple d'amis qui célèbrent volontiers l'usus antiquior.
images/icones/heho.gif  ( 791295 )Célébrer volontiers par Nemo (2015-11-13 08:30:19) 
[en réponse à 791274]

Je me demande s'il faut se réjouir de cette situation.

Il y a vingt ans ou plus, la plupart des prêtres voyaient une différence fondamentale entre rite traditionnel et rite réformé. Pour cette raison, des choix étaient faits, les bi-ritualistes étaient très minoritaires et l'étaient souvent par nécessité, et ce dans les deux sens. Certains prêtres découvraient un rite et ça faisait l'effet d'une conversion. Il y avait généralement une préférence marquée au minimum.

Maintenant que l'aspect polémique s'estompe chez les plus jeunes, j'ai déjà rencontré avec stupéfaction des clercs si peu formés à la liturgie (je ne parle pas de l'obéissance aux rubriques) et qui voient si peu de différence entre l'esprit des deux messes qu'ils célèbrent "volontiers" la messe traditionnelle, comme si c'était une corde de plus à leur arc.

Je ne pense pas qu'il faille s'en plaindre mais, après avoir connu la cuisine traditionnelle, retourner au McDo comme nourriture habituelle !

Ma comparaison est même faible car je ne déteste pas un McDo de temps en temps.
images/icones/neutre.gif  ( 791297 )Il y en a par Quaerere Deum (2015-11-13 09:01:32) 
[en réponse à 791295]

qui célèbrent volontiers et qui en viennent à préférer la messe traditionnelle.
Rien que pour cette raison, il ne faut pas regretter qu'il faille en passer par là quelques fois.
images/icones/1a.gif  ( 791300 )Pour Nemo (et autres) par Leopardi (2015-11-13 10:10:55) 
[en réponse à 791297]

Je partage en partie votre avis car aimer les deux rites s'apparente pour moi à de l'individualisme. A ce rythme là, pourquoi pas quatre ou cinq, selon les jours?

C'est un peu comme aimer deux femmes. Au bout d'un moment, il va falloir décider quelle est la régulière et quelle est la maîtresse.

Toutefois, je ne trouve pas cela négatif sur le long terme car l'un des arguments des tradis contre le NOM était "Les Orandi Lex Credendi". Eh bien il peut fonctionner dans les deux sens et peut-être qu'à force de sacraliser le NOM, outre se rapprocher du VOM, on (re)découvrira aussi la saine doctrine dont il est porteur et que ses prières expriment clairement.
images/icones/fleche3.gif  ( 791308 )mais par jejomau (2015-11-13 11:12:31) 
[en réponse à 791300]

il n'y a qu'un rite ! LE rit Latin. Sous deux formes...
images/icones/1h.gif  ( 791310 )Cessez ces âneries par Leopardi (2015-11-13 13:04:30) 
[en réponse à 791308]

A moins que ce ne soit de la provocation et que j'aie marché?
images/icones/1n.gif  ( 791311 )Sauf erreur par Bernard Joustrate (2015-11-13 13:10:36) 
[en réponse à 791310]

le motu proprio SP ne dit rien d'autre que ce qu'écrit jejomau. BJ
images/icones/1d.gif  ( 791316 )Si ce n'est pas une ânerie... par Nemo (2015-11-13 15:16:13) 
[en réponse à 791311]

Si ce n'est pas une ânerie, c'est en tout cas un tour de passe-passe, une supercherie.
Il n'était venue à personne l'idée de dire que le rite célébré en 1474 était une forme du rite de Saint-Pie V etc.
Il n'est pas compliqué de voir qu'il y a plus de différence entre le missel de 1955 et le missel de 1969 qu'entre le missel de 1955 et le missel ambrosien traditionnel.
On est pourtant en présence de deux rites distincts.
Et puis le missel taditionnel est et a été utlisé alors que le nouveau missel ne l'a jamais été, c'est un concept, saut peut-être dans de très rares abbayes et en la très mythique paroisse de Villars les Dombes.
Le pape Benoît VI a utilisé cette boutade pour mieux faire passer son intention. C'est aussi un peu comme la réforme de la réforme, personne n'y a jamais vraiment cru et encore moins a-t-elle été mise en oeuvre.

PS Je n'ai jamais utilisé cette expression de forme extraordinaire
images/icones/1b.gif  ( 791319 )Au contraire par Quaerere Deum (2015-11-13 15:29:36) 
[en réponse à 791316]

Grâce à ce tour de passe-passe, la liturgie traditionnelle peut garder le nom de rit romain, titre qu'elle doit légitimement conserver par justice.

Sans cela, on l'aurait nommée rit tridentin et la liturgie de Paul VI aurait seule été appellée rit romain.
images/icones/1e.gif  ( 791320 )Pour reprendre mon image par Leopardi (2015-11-13 15:57:23) 
[en réponse à 791319]

Pour reprendre l'image de l'épouse, "ce sont les deux formes d'une même épouse".

Je vous laisse le soin de développer...
images/icones/1d.gif  ( 791321 )On peut faire des blagues ? par Nemo (2015-11-13 16:35:04) 
[en réponse à 791320]

La première forme, c'est la femme qu'on a épousée, elle est belle et fidèle.

La deuxième forme, c'est la même après avoir flirté avec Mgr Bugnini : elle est devenue laide et infidèle.
images/icones/1d.gif  ( 791322 )Apparemment par Quaerere Deum (2015-11-13 16:40:26) 
[en réponse à 791321]

Leopardi fréquente la laide et infidèle ! Il pense qu'elle peut redevenir belle et fidèle.