L’Aquinate dit ici que la consuetudo est « du côté de l’âme » et non du côté du corps parce que, contrairement aux processus biologiques, seules les puissances de l’âme peuvent être disposées par la répétition des mêmes actes créant une accoutumance. Il est donc clair que dans ce texte Thomas d’Aquin considère que le plaisir sexuel (contre-nature) goûté comme connaturel par la personne homosexuelle s’enracine dans une consuetudo opposée à la raison, ce qui se nomme une disposition vicieuse.
Il y a confusion ici entre l’amitié véritable et l’attraction affective et sexuelle.
« La personne homosexuelle devra vérifier la sincérité de son inclination homosexuelle et prendre comme règle de vie les principes qui sont communs à toute vie chrétienne ». Nous constatons que la sincérité a remplacé la vérité. Or la vérité morale désigne pour la raison d’un sujet l’adéquation du bien à réaliser par ses actes libres à la nature humaine telle que Dieu l’a créée. Le Père Oliva raisonne en plein subjectivisme puisque la loi naturelle finit selon lui par se proportionner à l’individu dont le principe naturel est dénommé altéré par Saint Thomas. De là, les incroyables contorsions pour neutraliser les textes sans équivoque de Saint Thomas sur la sodomie.