Face au leader du SPD allemand, Sigmar Gabriel, le président de la commission sociale de la Conférence des évêques allemands, Mgr Franz-Josef Overbeck, évêque d’Essen, avait dit mardi 3 novembre sa crainte que les réfugiés retenus dans des zones de transit ne se sentent « comme dans des camps de concentration ».
Le lendemain soir, il a présenté ses excuses pour sa déclaration controversée, rapporte l’agence Kathpress. « C’était une erreur de faire référence à la période la plus sombre de l’histoire allemande dans le cadre de discussions politiques actuelles », a-t-il reconnu.
« Cette comparaison injuste a choqué de nombreuses personnes », a encore précisé Mgr Overbeck, tout en rappelant sa « grande préoccupation que nous luttions ensemble » pour trouver « des solutions qui protègent la dignité de chaque être humain ».
EXAMEN ACCÉLÉRÉ
Des pourparlers sont en cours en Allemagne entre les partenaires de la coalition gouvernementale (CSU et CDU) pour mettre en place d’éventuelles « zones de transit » directement aux frontières : l’idée serait d’y effectuer un examen accéléré des demandes d’asiles et de renvoyer les migrants n’ayant aucune chance de voir leur requête aboutir.
Les autorités bavaroises, qui voient transiter l’essentiel des demandeurs d’asile à l’issue de leur périple à travers la Turquie, la Grèce, les Balkans et l’Autriche, réclament depuis des semaines qu’Angela Merkel mette fin à sa généreuse politique d’accueil.
Dans un entretien à la radio catholique Domradio, Mgr Overbeck a précisé qu’il n’avait pas voulu mettre sur le même plan les deux réalités. « Je ne dis pas qu’une telle chose existe actuellement. Je voulais souligner que nous ne pouvons nous permettre une telle chose, en tout cas », a-t-il précisé.
lc