Le Forum Catholique

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images/icones/iphone.jpg  ( 790653 )RP Thomas Michelet (OP): "vers un schisme de fait" par Athanase (2015-11-04 10:12:38) 

Une très bonne analyse !
images/icones/hein.gif  ( 790662 )peut-on parler de consensus au Synode ? par jejomau (2015-11-04 10:54:09) 
[en réponse à 790653]

En réalité, il me semble plutôt que ce texte laisse transparaître pour la première fois peut-être de façon aussi marquée, l'existence d'une Eglise coupée en deux. Littéralement. Voilà coment on pourrait voir les choses :

Après Vatican II, on a eu d'abord une Eglise dominante. Dominante sur le plan Liturgique, sur le plan doctrinal et moral.

Puis est venue une première interrogation qui a semblé marginal au départ avec Mgr Lefebvre. Autant sur le plan liturgique que sur le plan des questionnements sur certains points doctrinaux

Ensuite, une fracture naissante est née au sein de l'Eglise issue de Vatican II : l'encyclique Humanae Vitae. Un fracture qui porte sur la Morale et qui concerne cette fois l'ensemble du clergé, bien au-delà du mouvement Tradi.

Avec Benoît XVI, on a une tentatuve de consensus justement avec la position de l'Herméneutique développée sous son pontificat

Aujourd'hui, il me semble qu'on est bien loin de tout consensus mais au contraireau au bord d'un précipice, d'une vraie fracture qui coupe l'Eglise en deux. Ce dont le texte synodal témoigne parfaitement :

Dans une "herméneutique de la continuité", on tiendra que le silence vaut accord, que la citation d’un texte renvoie au texte en son entier, lequel fournit à la citation son vrai contexte. De sorte qu’un tel processus de discernement ne peut conduire à l’Eucharistie que dans la mesure où le fidèle est effectivement parvenu à sortir de cette situation objectivement désordonnée au titre d’un engagement tenu par un ferme propos, qu’il a pu ainsi demander pardon de ses fautes et en recevoir enfin l’absolution. Jusque là, il ne saurait communier.

Dans une "herméneutique de la rupture", on tiendra que le silence vaut désaccord. Si la conclusion de "Familiaris consortio" n’est pas reprise expressément, c’est qu’elle est devenue obsolète ; le contexte familial ayant été complètement modifié depuis, au terme d’un changement dont le document dit qu’il est non seulement culturel mais "anthropologique". Ce qui était la discipline de l’Église du temps de Jean-Paul II ne devrait plus l’être dans l’Église nouvelle que l’on appelle de ses vœux. On conclura probablement que ce processus de discernement peut aboutir à l’Eucharistie, même sans changement de vie, pourvu que l’on ait fait repentance des fautes passées et qu’on ait discerné que l’on pouvait "en conscience" communier


On aurait plutôt une moitié de l'EGlise dont les fidéles (clergé y compris) se sentent liés par une position Traditionnelle sur le plan Magistérielle : Tradis, Intégristes, Charismatiques, fidèles divers n'ayant pas ou peu suivi la tradition dans son ensemble sur le plan Liturgique mais en parfaites adéquation avec eux sur le plan doctrinal et moral.... et une autre moitié de l'Eglise dont les fidèles (dont un clergé également) veulent modifier la Tradition bi-millénaire sur des points doctrinaux et moraux.
images/icones/iphone.jpg  ( 790665 )La distinction forme ordinaire/forme extraordinaire joue pour la morale par Athanase (2015-11-04 11:05:43) 
[en réponse à 790662]

On a déjà une Église à plusieurs vitesses avec plusieurs théologies, plusieurs liturgies... En 2007, le pape entérine malgré tout le fait d'un éclatement liturgique, nonobstant la reconnaissance du rite tridentin. Mais le plus triste est que l'on institutionalise la division.
Rien d'étonnant qu'il en aille de même au plan des moeurs. Désormais, cela joue aussi pour la morale.
La forme extraordinaire, c'est pour ceux qui restent fidèles, qui se confessent avant de communier en cas de péché grave, ceux qui se refusent à toute union illicite.
La forme ordinaire, c'est pour ceux qui n'y artrivent pas, pour ceux qui ne peuvent s'abstenir... "C'est pas bon, mais on vous aime quand même et avec la pastorale on va s'arranger, sans officiellement se renier." Bref, le foutoir.
images/icones/1y2.gif  ( 790682 )Faux parallèle par Johanis (2015-11-04 15:24:56) 
[en réponse à 790665]

cher ami,la diversité liturgique a toujours existé dans l'Eglise, et c'est tout autre chose que la diversité de doctrine ou de morale sur des points essentiels.
Cordialement,
images/icones/iphone.jpg  ( 790685 )La diversité liturgique du MP de 2007 par Athanase (2015-11-04 15:40:53) 
[en réponse à 790682]

ne repose plus sur des contextes culturels et liturgiques différents, mais sur un rapport à la modernité, qui varie selon les deux missels. La pluralité actuel des liturgies au sein du rite romain découle non d'un pluralité culturelle, mais du refus d'une réforme liturgique. Voir les remarques de l'abbé Barthe en ce sens. C'est en cela que la situation actuelle est originale.
Bien sûr, ma comparaison reste relative, mais il est intéressant de constater que le rapport à la modernité aboutit à deux attitudes morales ou liturgiques différentes.
images/icones/iphone.jpg  ( 790706 )Pas d'accord par Nemo (2015-11-04 21:37:41) 
[en réponse à 790682]

On ne peut comparer la diversité liturgique entre, par exemple, le romain et l'ambrosien, voire le gallican ou le mozarabe.
Ces rites sont tous comparables entre eux.
Comparer le rite romain traditionnel et le rite réformé n'est pas la même chose.
Le rite réformé est à l'aise avec l'hérésie et la favorise.
On peut en dire autant du synode.
Les orandi statuam legem credendi.
Ce qui fait qu'autrefois on avait des catholiques non pratiquants, aujourd'hui nous avons quantité de pratiquants non catholiques. Merci Vatican II.
images/icones/fleche3.gif  ( 790688 )Rien de nouveau par Ritter (2015-11-04 16:51:24) 
[en réponse à 790653]

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