Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 790028 )De la férie par ami de la Miséricorde (2015-10-27 10:38:02) 



Messe du 23ème Dimanche après la Pentecôte ou messe de la Mémoire
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 790030 )27/10 Vigile des Sts Simon et Jude, apôtres par ami de la Miséricorde (2015-10-27 10:44:43) 
[en réponse à 790028]



Avant 1955 : Vigile des Sts Simon et Jude, apôtres
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 790031 )Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2015-10-27 10:45:56) 
[en réponse à 790030]

CHAPITRE V

III. Notre attitude à l'égard de la tentation


912. A) Veiller, c'est monter la garde autour de son âme pour ne pas se laisser surprendre : car il est si facile de succomber dans un moment de surprise ! Cette vigilance implique deux dispositions principales : la défiance de soi et la confiance en Dieu. a) Il faut donc éviter cette présomption orgueilleuse qui nous jette au milieu des périls, sous prétexte que nous sommes assez forts pour en triompher. Ce fut le péché de S. Pierre, qui, au moment où Jésus prédisait l'abandon des apôtres, s'écria : « Quand vous seriez pour tous une occasion de chute, vous ne le seriez jamais pour moi » (Marc, XIV, 29). Qu'on se rappelle au contraire que celui qui croit être debout doit prendre garde de tomber (I Cor., X, 12) ; car, si l'esprit est prompt, la chair est faible, et la sécurité ne se trouve que dans l'humble défiance de sa faiblesse. b) Mais il faut aussi éviter ces vaines terreurs qui ne font qu'accroître le danger ; il est bien vrai que nous sommes faibles par nous-mêmes, mais invincibles en Celui qui nous fortifie : « Dieu qui est fidèle ne permettra pas que vous soyez tentés au-dessus de vos forces ; mais avec la tentation il ménagera aussi une heureuse issue en vous donnant le pouvoir de la vaincre » (I Cor., X, 13). c) Cette juste défiance de nous-mêmes nous fait éviter les occasions dangereuses, telle compagnie, tel amusement, etc., où notre expérience nous a montré que nous étions exposés à succomber. Elle combat l'oisiveté, qui est l'une des occasions les plus dangereuses, n° 885, comme aussi cette mollesse habituelle qui détend les ressorts de la volonté et la prépare à toutes les capitulations . Elle a horreur de ces vaines rêveries qui peuplent l'âme de fantômes qui ne tardent pas à devenir dangereux. En un mot, elle pratique la mortification sous les différentes formes que nous avons signalées, n° 767-817 et l'application aux devoirs d'état, à la vie intérieure et à l'apostolat. Alors il reste peu de place pour les tentations dans cette vie intense. d) La vigilance doit s'exercer spécialement sur le point faible de l'âme, puisque c'est généralement de ce côté que vient l'attaque. Pour fortifier ce point vulnérable, on se sert de l'examen particulier, qui concentre notre attention pendant un temps notable sur ce défaut, ou mieux encore sur la vertu contraire (n° 468).

913. B) A la vigilance s'ajoute la prière, qui, en mettant Dieu de notre côté, nous rend invincibles. Au fond, Dieu est intéressé à notre victoire : c'est à lui en effet que s'attaque le démon en notre personne, c'est son œuvre qu'il veut détruire en nous ; nous pouvons donc l'invoquer avec une sainte confiance, sûrs qu'il ne demande qu'à nous secourir. Toute prière est bonne contre la tentation, vocale ou mentale, privée ou publique, sous forme d'adoration ou sous forme de demande. On peut tout particulièrement, dans les moments de calme, prier pour le temps de la tentation. Au moment où celle-ci se présente, on n'a plus alors qu'à faire une courte élévation de cœur pour résister avec plus de succès.

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/fleche2.gif  ( 790037 )Apôtres par Jean Ferrand (2015-10-27 12:52:11) 
[en réponse à 790030]

Apôtres et frères du Seigneur. Ils étaient fils de Clopas, frère de saint Joseph, dont la femme, Marie, était la belle-sœur de la sainte Vierge et présente comme elle au pied de la croix. Saint Simon, ou Siméon, fut le deuxième évêque de Jérusalem après saint Jacques dit le mineur (dans le sens de 'second' pour le distinguer du frère de Jean). Saint Siméon, d'après Eusèbe, vécut jusqu'à l'âge de 120 ans, sous le règne de Trajan (cf. H.E. III, 32, 3), quand il mourut martyr. Il fut donc le dernier apôtre survivant. A sa mort se closait la tradition apostolique et survenait aussi l'ère de la gnose et des athées.

Ce Simon (ou Siméon) dit le Zélote, ou le Zélé, par certain évangile (Luc 6, 15) est dit aussi le Cananéen (Mt 10, 4 et Mc 3, 18). En réalité, il était de Cana en Galilée. Il faut savoir que la racine qana, en hébreu, signifie jaloux, d'où la confusion. Il n'appartenait certainement pas à la secte des Zélotes qui n'existait en 30 de notre ère, année du début du ministère public de Jésus. Ce Simon (ou Siméon) de Cana était probablement le marié des noces de Cana. C'est pourquoi Marie et Jésus proches parents ont participé à ces noces. Il était donc marié comme son frère Jude, l'auteur de l'épître, qui vécut aussi à Jérusalem et qui eut une descendance connue. (Cf. H.E. III, 32, 5).
images/icones/hein.gif  ( 790076 )Cana n'est pas "jaloux" dans le sens pécamineux du terme par Glycéra (2015-10-28 11:30:06) 
[en réponse à 790037]



C'est le fort désir d'obtenir, le zèle.

33 fosi employé dans la Bible Qana est toujours le mot qui dit le souhait de servir avec exclusivité d'amour :

Dieu est jaloux de son peuple.

Le zèle pour servir Dieu.



Et donc les mises en garde de nos époques sur la déviation de la jalousie, ou même du zèle qui déborde ses limites ou devient ingérence indiscrète, intempérance de "service" : qui se rend indispensable méprise celui qu'il prétend servir.
Pensons aux "mais c'est pour ton bien", ou aux "j'ai tant fait pour toi" si engluant de mauvais zèle jaloux et pernicieux.


Le sens hébraîque de Qana est positif, une bonne jalousie divine, un zèle adéquat.


Je n'aime donc pas cette traduction de Qana en jaloux. Cela donne mauvaise idée du concept.

D'où viennent vos citations ?

Avec mes bonnes salutations
Glycéra
images/icones/neutre.gif  ( 790080 )Ben non... par Yves Daoudal (2015-10-28 11:49:42) 
[en réponse à 790076]

ce n'est pas

toujours le mot qui dit le souhait de servir avec exclusivité d'amour


Regardez les emplois du mot dans la Genèse, et les premiers emplois dans les Nombres, et dans plusieurs psaumes, et dans les Proverbes: il s'agit de véritable jalousie et envie au mauvais sens des mots. Qana est ambivalent.
Ici.
images/icones/1a.gif  ( 790084 )Exact, et je contrais cet emploi seulement négativement par Glycéra (2015-10-28 11:55:55) 
[en réponse à 790080]

Car il est une bonne jalousie, ce que notre langue déviante a perdu... au point qu'il est nécessaire de redire...


Comme ce détestable "Tout homme est..." qui devient "tout homme et toute femme ..." par perte du mot générique en français.

Le latin l'avait encore, d'autres langues l'ont toujours.
images/icones/fleche2.gif  ( 790099 )Mais le mot par Jean Ferrand (2015-10-28 13:10:06) 
[en réponse à 790076]

Mais le mot 'zélé' ou 'zélote' était pris dans un sens positif, justement, par ses partisans ou même dans l'évangile. Votre remarque ne vaut pas.

'Jaloux' peut être positif : jaloux pour Dieu. Je peux rectifier en disant que la racine hébraïque 'qana' voulait dire 'zélé'.
images/icones/livre.gif  ( 790120 )La parenté de Jésus par Sabaoth (2015-10-28 15:54:09) 
[en réponse à 790037]

En effet, tout ce que vous écrivez est confirmé par les visions d'A-C Emmerich ; elle précise que Simon était appelé le cananéen ou le zélé parce qu'il mettait du zèle dans ses fonctions au tribunal de Tibériade. C'est par son frère Jacques (le mineur, le "petit dernier" de la famille) qu'il entra en contact avec Jésus.
Après la Pentecôte, Jude a rencontré Abgar, roi d'Edesse (Urfa en Turquie actuelle) pour lui remettre une lettre de l'apôtre Thomas, etc. On peut lire tout ceci aussi dans la "Légende dorée" (sachant que "légende" ne veut pas dire "belles histoires pour les grands enfants", mais récits "lus" en publics : on les avait mis par écrit, car ils étaient dignes d'être sauvegardés et transmis).

Marie de Cléophas, épouse d'Alphée, et mère de Simon, Jude Thaddée et Jacques le mineur, avait contracté un premier mariage puis était devenue veuve. De ce premier mariage était né Lévi-Matthieu, fort mal vu dans la famille à cause de son métier de publicain...