Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 789681 )Pie XII aurait commandité un assassinat par Jean Kinzler (2015-10-20 22:47:15) 

Beaucoup d'erreurs dans cet article, qui semble découvrir des choses connues par ailleurs.
JK


Pie XII, le pape qui aurait tenté de faire assassiner Hitler

Le souverain pontife considéré comme complaisant avec le nazisme aurait secrètement tenté de tuer le chancelier du IIIe Reich.
«Le pape d’Hitler». C’est ainsi qu’est surnommé Pie XII depuis 1945, à cause de son assourdissant silence autour de la barbarie nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Le Vatican est même accusé d’avoir aidé les criminels allemands à fuir vers l’Amérique du Sud, une fois la guerre terminée. Pourtant, d’après Salon.com qui s'appuie sur le livre de Mark Riebling intitulé L’Église des espions: la guerre secrète du Pape contre Hitler, Pie XII était, malgré son mutisme, farouchement opposé au dictateur et à sa politique.
Élu le 12 mars 1939, le nouveau pape est semble-t-il réticent dès sa prise de fonction au personnage d’Hitler. Mais la vraie fracture apparaît le 1er septembre 1939. Les forces allemandes lancent alors la blitzkrieg sur la Pologne qui avait été un rempart catholique entre la Prusse protestante et la Russie orthodoxe. Cependant, le pape choisit de garder la «neutralité» de l’église, selon le magazine en ligne américain: «En guerre, le Vatican a essayé de rester neutre. Parce que le pape représente les catholiques dans toutes les nations, il devait apparaître impartial. Prendre position obligerait certains catholiques à trahir leur pays, et d'autres leur foi.»Soutien à la Résistance allemande
Le pape confiera à l'ambassadeur de France en Pologne lorsque Varsovie tombera: «Vous savez de quel côté se trouvent mes sympathies. Mais je ne peux pas le dire.» En 1942, il apprendra le sort que les nazis réservent aux Juifs. Aucune déclaration ni aucune prise de positions. Pourtant, en secret, Pie XII aurait bien essayé de changer les choses.
Le site conservateur Breibart.com détaille quelques-unes des actions secrètes rapportées par le livre de Mark Riebling. Pie XII aurait servi d'entregent et de soutien logistique auprès d'un groupe clandestin d'Allemands déterminés à renverser Hitler. Mais les nombreuses tentatives de ces derniers pour assassiner le dictateur allemand ont toutes échoué.
Un réseau d'espions
Pie XII pouvait également compter sur un réseau d'espionnage actif qui aurait notamment volé des documents au domicile d'Hitler, fait circuler des papiers secrets appartenant au garde du corps du Führer et récupéré des plans de guerre allemands.
Le Vatican, par l'intermédiaire du pape François, a récemment annoncé qu’il déclasserait tous les documents de cette période pour enfin lever le voile sur cette période trouble pour l’église. slate.fr et breitbart.com et amazon.com et salon.com
images/icones/neutre.gif  ( 789709 )Du n'importe quoi par Lycobates (2015-10-21 13:07:08) 
[en réponse à 789681]

Le pape Pie XII était certes un "atlantiste" (un peu avant la lettre), ce que je déplore (moralement et politiquement), sauveur zélé de Juifs (avec des moyens parfois très douteux) et diplomate agile (sur ce dernier point je me rangerai à l'avis critique du cardinal Gomá de Tolède), mais il n'était pas un fou ni un irresponsable. Il a scrupuleusement respecté la neutralité, pas de l'Église (cette neutralité n'existe pas, même s'il n'y a pas toujours obligation de tout clamer de tous les toits), mais de son État reconstitué et vieux de seulement une bonne dizaine d'années. Ce fut d'ailleurs une question de survie, après l'occupation de la Ville éternelle par les troupes allemandes surtout.

Il y a eu je crois en tout 42 tentatives d'attentat allemandes contre la vie du chancelier du IIIe Reich. Elles ont toutes échouées.
L'attentat le plus connu, perpétré le 20 juillet 1944 par un officier de carrière, pourtant assermenté, un jeune homme bien fait et bien né, père de famille, et d'une très bonne famille, catholique depuis toujours, le comte Stauffenberg, a échoué aussi.
Il paraît que le comte Stauffenberg, avant de prendre, avec sa mallette qui contenait la bombe, ce matin du 20 juillet l'avion de Berlin à Rastenburg, en Prusse orientale, à 690 km, où se trouvait le quartier général, rendit visite à la résidence de l'évêque de Berlin, Mgr. Konrad v. Preysing (comte lui aussi, et prince de l'Église en 1946, avec son cousin le comte Galen, prince-évêque de Munster, tous les deux les évêques allemands les plus courageusement opposés au régime). On ignore si c'est pour se confesser, pour demander l'avis de l'évêque ou pour demander de l'aide ultérieure pour sa femme et ses 5 enfants.
Mais s'il avait manifesté son dessein dans le détail, il serait absolument inconcevable que l'évêque l'eût cautionné, a fortiori le Pape, s'il l'eût pu savoir à l'avance (ce qui est très invraisemblable). Non seulement parce que le tyrannicidium ne se justifie pas, mais surtout parce que le meurtre potentiel d'une vingtaine de personnes supplémentaires, présentes avec le chancelier de malheur dans la baraque de Rastenburg, est une monstruosité morale absolument indéfendable, même si certaines (pas toutes) de ces personnes étaient des criminels de droit commun ou de droit de guerre qu'il fallait juger, et peut-être éliminer, mais au moins juger en justice d'abord.
En effet le comte Stauffenberg, l’explosif amorcé, déposa simplement sa mallette au pied de la table de l'état-major en pleine réunion, avant de quitter lui-même le lieu, mine de rien, et c'est la qualité du bois de nos chênes ancestrales, die deutsche Eiche, au moment de l'explosion, la table s'étant renversée sur lui, qui sauva le dictateur funeste. À déplorer : 4 morts et 9 blessés graves, le dictateur à peine décoiffé.
On ne saurait en conscience approuver un tel attentat, ce n'est pas droit comme procédé, même si je conçois que cet acte, quoique prémédité, peut être jugé comme celui d'un homme désespéré aux meilleures intentions.



images/icones/flagD.gif  ( 789714 )La Providence a manifestement par Jean-Paul PARFU (2015-10-21 15:03:31) 
[en réponse à 789709]

fait échouer les attentats contre Hitler !

Pourquoi me direz-vous ?

Selon moi, parce qu'il fallait que ce régime aille à son terme. Si ce n'avait pas été le cas, certains auraient pu encore dire après la guerre : "Ah, mais si Hitler avait vécu, s'il n'était pas mort dans l'attentat, ça ne se serait pas passé comme ça, etc ...". Là, on a vu !

C'est ainsi que le Pangermanisme et le militarisme allemands sont allés à leur terme et que, contrairement à ce qui s'était passé après la 1ère Guerre mondiale, l'Allemagne s'est définitivement calmée, a mis définitivement fin à son épopée nationale conquérante et est passée à autre chose !

Les douze années du National-Socialisme sont l'aboutissement et l'achèvement du nationalisme conquérant allemand. Ce nationalisme, bien qu'en germes depuis Luther et l'ascension de la Prusse, était le dernier né des nationalismes européens. L'occasion de sa formation et de son ascension furent les guerres de la Révolution et de l'Empire et l'idéologie universaliste de la France révolutionnaire dont il prenait l'exact contre-pied.

Les idéologies nationales française et allemande, l'une fondée sur l'universalisme, l'autre sur le particularisme racial et culturel, sont les deux grandes idéologies européennes continentales. Elles ont toutes les deux été supplantées ou vaincues, si vous voulez, par le pragmatisme et le mercantilisme anglo-saxons !

En réalité, le Pape Pie XII, paraît-il, tentait d'exorciser Hitler à distance. Les auteurs de ces prétendues révélations, ne sachant pas ce que signifie "exorciser", ont peut-être pris une tentative pour l'autre ...
images/icones/1b.gif  ( 789724 )"Die Vorsehung hat mich gerettet" par Lycobates (2015-10-21 16:22:25) 
[en réponse à 789714]

En effet, à l'entendre ainsi (je ne mettrai pas de lien), le principal intéressé fut de votre avis, lui aussi.

Oui, l'Allemagne a dû boire le calice jusqu'à la lie.

Comme l'a rappelé ici il y a quelque temps John Daly dans un contexte semblable, c'est sans doute "pour bien distinguer entre les entités essentiellement sujettes à la mutation et celles qui sont essentiellement immuables. À la différence de la doctrine catholique, en géographie politique rien n'est ex se irreformabile, et je dirais même que la fluidité de la res publica ici-bas où nous n'avons pas de demeure durable (manentem civitatem) n'est pas sans avoir un côté salutaire même quand les évolutions sont l’œuvre de l'ennemi."
Paroles parfaitement justes et exprimées de manière magistrale.

J'ajouterais : matière salutaire pour notre mortification et notre humiliation, ce qui n'exclut pas de mettre le doigt sur l'injustice et le mensonge, pour les dénoncer, où cela est nécessaire.

J'apprécie l'empathie dont vous témoignez ici dans maint message concernant les Allemagnes.
Pour moi, le pluriel n'a rien de choquant, mais vous savez que je me suis volontairement arrêté en 1806.
images/icones/fleche2.gif  ( 789725 )En effet ! par Jean-Paul PARFU (2015-10-21 16:31:29) 
[en réponse à 789724]

La Providence, que Hitler invoquait à tout propos, l'a sauvé, mais, ce me semble, pour mieux faire sombrer le régime et toutes les forces qu'il incarnait ...
images/icones/1w.gif  ( 789727 )L'Allemagne fut volée de sa défaite par PEB (2015-10-21 17:10:33) 
[en réponse à 789724]

La défaite de 1918 fut transformé en coup de poignard dans le dos par le coup d'Etat pré-révolutionnaire fomenté par Hidenbourg le 9 novembre 1918. L'idéologie prussienne ne pouvait concevoir la responsabilité de l'armée et de la nation tout entière dans l'échec militaire.

L'idée a peu à peu germé que la paix de Versailles était une porte de sortie viable et honorable. Les difficultés internes furent justifiés par les obligations extérieures quant à la résolution du conflit ouvert en août 1914. (Si on y réfléchit, les réparations valaient solde de tout compte par rapport aux ravages accomplis dans les campagnes françaises et belges.)

Seule la défaite totale pouvait alors mettre un point final à l'aventurisme d'un peuple en mal de gloire et d'espoir.

La RFA de 1949 servit de lit à une opération "il faut que tout change pour que rien ne change" qui remit sur selle les élites traditionnelles, plus ou moins dénazifiées. Sur le plan méta-politique, le 1968 allemand fut donc le procès radical des fils contre leurs pères moralement disqualifiés. Le cardinal Marx illustre actuellement cette déréliction de l'éthique germanique: "D'où es-tu et qui es-tu pour oser me faire la leçon?"
(Notons que la libéralisation des mœurs (hétérosexuelle seulement à partir de juin 1934!)) et l'écologie institutionnelle (1933) sont un héritage national-socialiste.)

(Grâce à la Résistance et au mythe gaullien, le 1968 français fut plus nuancé. C'était plutôt l'arrivée dans la vie active d'une jeunesse hédoniste et libertaire qui devint le fer de lance de la pensée: "A quoi bon? Tant que ça ne dérange personne... Vive moi!" La génération précédente sombra par contagion alors dans le jeunisme.)
images/icones/flagD.gif  ( 789735 )Vous avez pour habitude par Jean-Paul PARFU (2015-10-21 18:53:04) 
[en réponse à 789727]

de reprendre des discussions pseudo-intellectuelles à la mode PEB.

1) L'Allemagne n'a pas compris, en 1918, qu'elle avait perdu la guerre. De fait, après juillet 1918, elle ne pouvait plus la gagner, mais l'armistice du 11 novembre est peut-être intervenu trop tôt, alors que ses troupes se trouvaient à un peu plus de 100 km de Paris.

Imaginez qu'on ait dit à la France qu'elle avait perdu la guerre, alors que ses troupes se trouvaient encore en territoire allemand, à 100 km de Berlin ...

2) L'Allemagne, au contraire, en 1945, a compris qu'elle avait perdu la guerre. De fait, elle ne pouvait plus la gagner depuis la fin 1942 et le début 1943, qui est le tournant de la Seconde Guerre mondiale, et elle a vu, après cette date, mois après mois, ses troupes reculer jusqu'à la destruction et l'invasion, totales. On ne lui a pas accordé d'armistice, mais on l'a forcée à capituler et à capituler sans condition.

3) La haute fonction publique des débuts de la République fédérale d'Allemagne était bien souvent la même que celle qui avait servi sous le Troisième Reich. Mais qui s'en étonnera et comment peut-on appeler cela, je vous cite : "vol de sa défaite" ? C'était le même personnel qui avait servi la fin de la République de Weimar ... et qui a également servi en RDA ! Et figurez-vous que les Américains et les Soviétiques ont été moins délicats que vous ne l'êtes en débauchant les ingénieurs allemands pour leur programmes spatiaux ou les agents allemands pour leurs coups tordus ?!

En d'autres temps et en d'autres lieux, nous retrouvons ce même phénomène : France de l'Ancien Régime, de la Révolution, de l'Empire, de la Restauration, etc ... Demandez à Monsieur de Talleyrand, par exemple ? Et demandez à Monsieur Poutine où il a fait ses classes ?

4) Les abrutis de 1968 étaient des imposteurs, lorsqu'ils demandaient soi-disant des comptes à la génération de leurs parents. En réalité, comme leurs parents ils étaient déchristianisés, mais être déchristianisé en 1968, c'était être maoïste, tandis qu'être déchristianisé en 1933 signifiait aller dans "la Hitlerjugend" !

Ce qui est plutôt préoccupant, c'est la génération allemande née dans les années 1964, génération née de parents qui n'ont connu dans leur prime jeunesse que le Nazisme, génération qui admire plus que tout les Anglo-Saxons, et qui est persuadé que l'histoire de l'humanité est l'histoire d'une compétition, sur tous les plans, y compris sportif, alpinisme, science, entre les Allemands (ou les Germains du continent) et les Anglo-Saxons : les Allemands admirent et aiment les Anglais, tandis que les Anglais n'aiment pas les Allemands et génération qui méprise ou au mieux ignore totalement la France !
images/icones/neutre.gif  ( 789782 )autre article par Jean Kinzler (2015-10-22 15:11:30) 
[en réponse à 789735]

Un ouvrage tord le cou à l'idée reçue d'un Pie XII complaisant avec le régime nazi. Le pape italien aurait même fomenté de faire assassiner le dictateur allemand.


Dans "Church of Spies: The Pope's Secret War Against Hitler", l'historien américain Mark Riebling révèle que Pie XII a pris part à plusieurs complots initiés par la résistance allemande visant à assassiner le Führer.

Après l'invasion de la Pologne, des conspirateurs allemands - des officiers haut placés de la Wehrmacht et de l'Abwehr, le service de renseignements de l'état-major allemand - cherchaient à rallier les Britanniques dans leur projet de se débarrasser d'Hitler. Et pour ce faire, ils avaient besoin d'un puissant intermédiaire. Pie XII, très respecté outre-Manche, fut alors sollicité.

"L'opposition allemande doit être entendue", répondit Pie XII. Par la suite, plusieurs tentatives d'attentats echouèrent. Malgré, selon le site conservateur Breitbart, un "important soutien moral et logistique" du pape et de ses plus proches conseillers. Le site Slate rapporte notamment des vols de documents au domicile d'Hitler, commis par des espions du Vatican.

Plusieurs livres précédents, dont un écrit par un rabbin conservateur américain, David G. Dalin, ont déjà rétabli le pape Pie XII ces dernières années. Contrairement à l'image souvent véhiculée, celui aurait bel et bien activement lutté pour sauver des Juifs des persécutions nazies. Dans un autre ouvrage de Gordon Thomas, un journaliste d'investigation gallois (et protestant), on apprend que l'Eglise a falsifié des centaines de certificats de baptême pour des Juifs à Gênes. De même, plus de 4000 Juifs furent cachés dans des monastères et des couvents à travers l'Italie.

Le pape François a d'ailleurs récemment annoncé qu'il déclasserait tous les documents de cette période pour rétablir la vérité sur l'attitude de l'Eglise pendant ces années noires.7sur7.be