Définition de la simonie sur le
site de la conférence des évêques de France.
Désigne toute forme de trafic d’objets sacrés, de biens spirituels ou de charges ecclésiastiques. Un épisode des Actes des Apôtres (8,12-24) fait allusion à la simonie. C’est sous le pontificat du Pape Grégoire VII que s’opère la réforme qui permettra de mettre un terme à la simonie. Aujourd’hui, les diverses contributions versées par les fidèles : messe, denier de l’Eglise… ont pour objet de faire vivre le clergé et n’ont aucune référence à la simonie.
Pour dire qu'il n'y a pas simonie dans cette affaire de traductions liturgiques, il faut affirmer soit que demander des droits d'auteur n'est pas un trafic, soit que la Bible n'est pas un bien spirituel, soit que le trafic cessera dès que les frais de traduction seront couverts. Mais comme ce commerce ne s'est pas interrompu depuis la parution des traductions précédentes on n'a pas de raison de penser qu'il va cesser un jour.
De plus, selon Jean-Claude Didelot, auteur de "Clérocratie dans l'Eglise de France", les droits de traducteur sont cinq fois inférieurs aux droits d'auteur. Pour justifier qu'il demandât des droits d'auteur sur ses traductions, le CNPL a fait valoir qu'il ne s'agissait pas de traductions mais d'adaptations. Or on ne peut pas soutenir à la fois que la nouvelle traduction de la Bible est une adaptation et qu'elle est fidèle aux normes de
Liturgiam authenticam.
Un aspect honteux de cette affaire est que les prêtres d'Afrique Noire qui achètent des livres liturgiques en français sont taxés sans même que leurs conférences épiscopales soient bénéficiaires de ces taxes, réparties entre les conférences des évêques francophones d'Europe, du Canada et du Maghreb.
VdP