Le Forum Catholique
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( 789645 )
Le mariage et la parabole biblique! par Miserere (2015-10-20 11:19:02)
ETATS-UNIS - Alors que Quinn Duane attend son mariage avec impatience, son fiancé l’appelle cinq jours avant la cérémonie pour tout annuler. Le coeur brisé et la note du banquet payée, la jeune femme décide d’offrir le dîner à des SDF.
Elle a souhaité agir, de la meilleure façon qui soit. Lundi matin, alors que son mariage approche à grands pas, Quinn Duane, une Américaine de 27 ans, reçoit un appel de son fiancé. Sans réelles explications, il lui annonce qu’il ne se mariera pas avec elle. Meurtrie, Quinn prévient les 120 invités que le mariage est annulé. La salle de luxe, le banquet et les bouquets de fleurs sont déjà payés et non remboursables, pour un montant total de 31.000 euros.
Kari, sa mère, prend alors l’initiative de maintenir le repas, sans les invités prévus. A la place, elle appelle plusieurs centres pour sans-abri, afin de convier des SDF à ce dîner prévu samedi 17 octobre à 17 heures. Le jour venu, Quinn, inconsolable, préfère rester chez elle en compagnie de plusieurs amis. Mais Kari, elle, est sur place, dans l’hôtel 4 étoiles Citizen de Sacramento. "Au bout d’une demi-heure, j’ai vu une dame âgée arriver. A cet instant, je me suis dit que ma décision en valait la peine", confie-t-elle à la chaîne KCRA.
Lune de miel entre mère et fille
Finalement, des familles, des couples, des gens seuls ou âgés remplissent la salle et profitent du festin composé d’un hors-d’œuvre, de saumon, de rôti ou encore de légumes. "Quand vous traversez une période très difficile avec votre famille, et que vous profitez d’un moment pareil, c’est une bénédiction", a confié à la chaîne Rashad Abdullah, venu avec sa femme et leurs cinq enfants. "Perdre quelque chose de si cher à vos yeux, et l’offrir ensuite à d’autres gens, c’est vraiment un geste noble et gentil", a ajouté sa femme.
La lune de miel, payée et comprise dans les 31.000 euros, n’a pas été annulée. Dimanche, Quinn et Kari se sont envolées pour Belize en Amérique centrale, afin de changer d’air et de profiter de ce voyage entre mère et fille.

( 789648 )
[réponse] par Routier (2015-10-20 12:57:59)
[en réponse à 789645]
Le geste est beau, mais un mariage pour 31000 euros???

( 789650 )
Marie-Madeleine et le coût de son parfum.... par Glycéra (2015-10-20 13:07:25)
[en réponse à 789648]
" Nos Seigneurs les pauvres..."
Non ?
Je connais des gens, qui à moindre échelle avaient aussi agi un peu de même....
Je trouve le geste positif...
Pourquoi grogner du prix ? Comme Judas le fit...
Quand on aime, on ne compte pas.
Quand on rate, on apprend.
(La mère a-t-elle ainsi fêté la libération de sa fille d'un mauvais projet, qui le saura ? Dieu seul sait l'intention)
Le prix était payé. C'est une réalité, pas une hypothèse. Alors, on agit à partir de cette réalité.
Glycéra

( 789651 )
[réponse] par Routier (2015-10-20 13:47:38)
[en réponse à 789650]
Oui certes...
Mais je m'interroge tout de même du surinvestissement dans ce jour, de plus en plus démesuré à ce que je constate régulièrement. Il me semble que ça vient du fait que dans l'esprit des gens, ça doit être "le plus beau jour de leur vie"! Ca s'accompagne par ailleurs d'une divortialité croissante!
Alors que normalement, c'est le premier jour d'une étape nouvelle de vie. Peut-être suis-je un peu pingre, mais pour le mien j'avais considéré, que tout en faisant les choses correctement, il était surtout important de lui garder sa juste mesure pour économiser en vue des choses sérieuses : la vie à deux et l'arrivée probable d'enfants!
D'ailleurs mes parents ayant payé mon mariage, j'aurais eu quelques scrupules (et impossibilité aussi) à leur imposer une telle facture!

( 789654 )
Bien d'accord ! par megnace (2015-10-20 14:47:24)
[en réponse à 789651]
On peut, je le sais par expérience, avoir 80 personnes à recevoir, faire plaisir à ses enfants, et dépenser 6 ou 7 fois moins.
Le budget très excessif mentionné m'évoque une propension à idolâtrer l'argent !

( 789673 )
100 % d'accord. par Steve (2015-10-20 20:21:31)
[en réponse à 789651]
On a fait croire qu'il fallait en mettre plein la vue. Au plus, au mieux... L'esprit mondain est un indice clair de déchristianisation.
Cette pression sociale vers la démesure est aussi de nature à détourner du mariage les moins fortunés.
Maintenant la réaction de la maman ne manque ni de générosité ni de panache. Pour ça, chapeau.

( 789676 )
Festivités grandioses : les gros inconvénients spirituels... par Sacerdos simplex (2015-10-20 20:51:37)
[en réponse à 789673]
Outre le fait que ces festivités occupent beaucoup l'esprit des futurs époux et de tout l'entourage, fébriles au dernier degré,
cela peut créer une pression terrible :
pour un mariage, les parents commencent par fixer une date déterminée par le salon de réception, environ un an à l'avance (et on verse un acompte important, voire la totalité) ; puis on cherche une église et un célébrant. Et on envoie des invitations à 100 ou 200 personnes qui souvent n'ont rien à faire de la religion, et qui viendront à l'église avec des robes souvent scandaleuses.
Et si l'un des futurs se rend compte que finalement c'est une erreur d'épouser cette personne-là, il sera pratiquement impossible de tout décommander, compte-tenu du nombre d'invités, et de l'argent dépensé.
D'où des pressions sur les futurs, qui pourront invoquer une nullité pour cela : "J'avais décidé d'y renoncer, mais mes parents ont fait une pression trop forte sur moi pour que je ne renonce pas".
Et le délai d'un an, demandé tant par l'Eglise que par les salles de réception, n'est pas une très bonne chose ; je sais que souvent c'est nécessaire du fait de l'ignorance religieuse, mais la période des fiançailles est dangereuse, les futurs risquent de succomber à la tentation (quand ils ne sont pas déjà en concubinage !).
Le canon 1116 dit :
Can. 1116 – § 1. S’il n’est pas possible d’avoir ou d’aller trouver sans grave inconvénient un assistant compétent selon le droit, les personnes qui veulent contracter un vrai mariage peuvent le contracter validement et licitement devant les seuls témoins : 1 en cas de danger de mort ; 2 en dehors du danger de mort, pourvu qu’avec prudence il soit prévu que cette situation durera un mois.
§ 2. Dans les deux cas, si un autre prêtre ou diacre peut être présent, il doit être appelé et être présent avec les témoins à la célébration du mariage restant sauve la validité du mariage devant les seuls témoins.
En d'autres termes, si on prévoit qu'il n'y aura pas de passage du curé d'ici un mois, cas par exemple d'un village coupé du monde par la neige plusieurs mois par an, ou d'une île, l'Eglise considère qu'elle n'a pas le droit d'imposer aux fiancés une attente supérieure à un mois, jugée trop pénible.
Et il suffit de le "prévoir avec prudence" : si par miracle et contre toute attente le curé débarque le lendemain du mariage, à l'improviste, le mariage est valide.
Bref, je conseille plutôt une préparation
suffisante, mais plutôt courte dans la mesure du possible, et une cérémonie avec peu d'invités.

( 789677 )
En toute hâte... par Davidoff2 (2015-10-20 21:11:14)
[en réponse à 789676]
... Merci pour votre message Sacerdos Simplex, en effet, pour certains, le délai d'un an est absolument scandaleux et hors de propos. En 6 mois j'avais tout liquidé, fiançailles à la paroisse, trois curés pour le mariage (différentes langues), et trois jours de fêtes en Europe de l'est pour une bouchée de pain avec orchestres tzigane et tout le tralala :-)
En ce qui me concerne, je ne sais pas comment font les gens pour attendre l'été pour se marier. Quand on est amoureux et que ça bouge sous le caleçon, il y a urgence... ;-)

( 789684 )
Nouveau cas de nullité de mariage par Cath...o (2015-10-20 23:45:55)
[en réponse à 789677]
"Non mais vous comprenez monsieur l'abbé, je voulais attendre encore un peu, mais mon fiancé était pressé : ça bougeait sous son caleçon ..."
Non mais qu'est-ce qu'il ne faut pas lire ...

( 789680 )
festivités grandioses ? par Lycobates (2015-10-20 22:39:49)
[en réponse à 789676]
Combien d'invités y avait-il, à votre avis, aux Noces de Cana ?
Attention : ils étaient juifs, pas allemands, et ils y ont bu ensemble six hectolitres de vin (hydriae sex capientes singulae metretas binas vel ternas, soit 100 litres environ chacune), et seulement après que le vin prévu leur manquait, et sans doute sans compter l'apéritif.
C'est vrai que, grâce à Notre Dame, les époux n'ont pas dû payer le vin de suppléance, et que la fête, grandiose sans aucun doute, a duré probablement deux ou trois jours.
Vous y objectez ?
Pas moi, et pas l'Église qui demande seulement aux époux ut a nimia pompa abstineant s'ils se marient pendant le Carême ou l'Avent (CIC can. 1108-3).
Ce qui est nimium dépend sans doute du milieu culturel et des moyens de chacun.
31.000 euros ce n'est certes pas rien, et je conçois que ce n'est pas pour tout le monde, mais calculons.
Le voyage de noces pour deux est inclus dans ce prix, mettons de côté 5.000 euros, comptés tentativement, pour 7 ou 10 jours dans un hôtel de luxe, le vol en première classe, les meilleurs soins, un dîner exquis tous les soirs, un chauffeur avec limousine pour les excursions. Ne soyons pas mesquins ni envieux : ce sont des gens aisés.
Restent plus de 25.000 euros, pour le banquet, la salle, le service, pour 120 invités. Cela fait un peu plus que 200 euros par personne.
C'est beaucoup, mais ce n'est pas extravangant. Loin de là.

( 789730 )
Pour les noces de Cana... par Steve (2015-10-21 18:05:57)
[en réponse à 789680]
Bonsoir.
Je vous réponds de mémoire.
Dans la tradition locale, à l'époque de Jésus, une belle noce durait plusieurs jours. En plus, les cousins de mes cousins sont comme les amis de mes amis : ils sont tous bienvenus. (Jésus n'est-Il pas arrivé avec ses premiers disciples ?)
La tradition étant bien connue, les fiançailles duraient le temps nécessaire pour économiser de quoi faire face à la dépense. Mais l'engagement des fiançailles était quasi aussi ferme et définitif que celui du mariage. (Quand Joseph découvre que la situation s'est compliquée, il doit envisager une répudiation discrète de sa "promise".)
Là, nous sommes vraiment dans un autre monde que le nôtre.
De nos jours, la difficulté ne vient pas du fait que des princes fassent un mariage princier. Elle naît du fait que - par 36 moyens de mercantis - on fait croire à monsieur Tout-le-monde que son mariage doit être princier (ou presque), à tout le moins "une noce à chapeaux".
Et dans cette perspective-là, on se crée des difficultés. On en décourage plus d'une et plus d'un. Ainsi, le subsidiaire nuit à l'essentiel et c'est regrettable.

( 789742 )
une belle noce ... par Lycobates (2015-10-21 21:32:24)
[en réponse à 789730]
Je vous remercie de vos précisions, mais je crois que j'avais bien compris les données de la question.
Là, nous sommes vraiment dans un autre monde que le nôtre.
Tout dépend. En Orient que j'ai connu un peu à une époque plus propice, c'est toujours ainsi.
Mais pas seulement en Orient.
Dans certains de nos villages en Allemagne, dans l'arrière-pays bien sûr, un peu reculés, pas dans les villes ou les agglomérations, il est de mise, obligatoirement, d'inviter si pas tout le village, au moins les voisins directs à la fête, à côté de la famille et des amis. Le contraire serait très mal vu.
Une telle fête (souvent en plein air, en été bien entendu, nous avons un beau climat continental par endroits) comporte facilement bien plus que les 120 personnes mentionnées dans cette histoire américaine. Certes ce ne sont pas, sauf exception, des mariages "princiers", même pas baroniaux, mais souvent bien noblement organisés et surtout amplement arrosés, sans miracle bien entendu.
Je le sais bien pour avoir été invité déjà, par des époux de ce type, pour être leur voisin, même si j'y réside seulement quelques fois par an.
Je parie qu'aux États-Unis (le cas qui nous occupe ici) cela peut être pareil.

( 789744 )
Un mariage est une fête publique dans les sociétés traditionnelles par Jean-Paul PARFU (2015-10-21 21:49:21)
[en réponse à 789742]
Cette fête, où tout le monde est invité, plusieurs jours durant, tient lieu de 'bans" en quelque sorte.
Et un mariage est une sorte de "maison du bon Dieu", ouverte à tous dans la joie, c'est le cas de le dire.
Comme on dit, au début du film "La communauté de l'anneau", première partie de la trilogie du "Seigneur des anneaux", à l'occasion de l'anniversaire de Bilbon Sacquet: "La moitié de la Comté est invitée et l'autre viendra quand même !"

( 789746 )
Du coup, ils restent en concubinage 2 ou 3 ans parce qu'un mariage est trop cher ! par Sacerdos simplex (2015-10-21 22:11:03)
[en réponse à 789744]
C'est une chose que j'ai vu plusieurs fois, hélas.
Et pour arriver à leur faire comprendre (que les biens spirituels et l'état de grâce ont infiniment plus de valeur que les festivités), c'est le plus souvent impossible.
Et puis il y a les autres (ou les mêmes éventuellement quand ils ont réuni assez d'argent), ceux qui veulent une super-fête grandiose, et le passage à l'église est indispensable pour le standing de la famille.
Alors on ne croit à rien, et surtout pas à l'indissolubilité du mariage ni à sa nature de sacrement, et on va réponse "oui, oui" au prêtre pour avoir une belle cérémonie avec orgue sous de belles voûtes, sans laquelle la fête serait incomplète.
Si vous saviez ce que c'est pénible (spirituellement) de célébrer ces mariages !...

( 789747 )
Il faut bien voir aussi par Jean-Paul PARFU (2015-10-21 22:29:29)
[en réponse à 789744]
que dans les sociétés traditionnelles, tout le monde se connaît ou/et est plus ou moins apparenté. Il y a une logique dans tout cela !

( 789685 )
Hé bé ! Il ne fait pas bon être riche avec vous ! par Cath...o (2015-10-20 23:50:44)
[en réponse à 789651]
Il faudrait peut-être ramener ce coût au salaire mensuel de cette famille : qui vous dit qu'avec 31 000 euros en moins ils n'ont pas encore largement de quoi "économiser en vue des choses sérieuses" (ce qui est en soi une sage décision) ?

( 789686 )
Eh oui ! par Lycobates (2015-10-21 00:27:26)
[en réponse à 789685]
Je me suis fait la même réflexion.
Rappelons quand même que celui qui a de l'argent honnête a le droit le plus strict de le dépenser pour une cause honnête, comme forcément le mariage d'un enfant, tel et comment il le conçoit, selon les normes et les coutumes qui sont celles de son époque et de sa classe.
Nous lisons quelque part Ne puis-je pas disposer de ce qui est mien comme je le veux ? Ou bien, m'en veux-tu parce que je suis bon ?
Oculus multorum nequam est.
Et pour qu'on ne se méprenne pas : je dis cela en non-concerné, car les deux guerres ont ruiné notre famille, celle de mon père comme celle de ma mère.