Le Forum Catholique
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( 789109 )
L'archevêque de Ravenne invite la FSSPX à célébrer en paroisse par CMdelaRocca (2015-10-13 12:59:46)
GHIZZONI, le censeur des latinistes qui s'ouvre désormais aux "lefebvriens" (sic).
C'est le titre d'une communication de Messainlatino
ici en italien dont on trouve la source
ici et dont voici la teneur:
RAVENNE – Quand il était à Reggio Emilia comme évêque auxiliaire il avait été le plus acerbe ennemi des groupes de fidèles qui demandaient à célébrer selon la forme extraordinaire, improprement dite messe en latin.
Une opposition qui semblait souvent ne tenir aucun compte du
Motu proprio de Benoit XVI Summorum Pontificum qui dédouanait, les faisant sortir d'un ghetto, les fidèles traditionnellemnt attachés à la dite messe ancienne.
Conversion singulière pour Lorenzo Ghizzoni, Archevêque de Ravenne et Cervia. Il vient à peiine de concéder pour dimanche prochain et pour octobre deux messes en latin à une paroisse de son diocèse,, Santa Maria del Torrione qu'en vue de la création d'un groupe stable de fidèles il invitera à célébrer le révérend don Enrico Doria, un prêtre du prieuré ‘Madonna di Loreto’de Rimini de la FSSPX, la fraternité qui suit le charisme de l'évêqueMarcel Lefebvre.
Un changement et non des moindres.
On voit qu'après l'annonce du pape sur les confessions licites de la part des prêtres FSSPX, l'épiscopat italien ne tarde pas à s'aligner. Ainsi ce qui était impensable hier est aujourd'hui permis, voire souhaité.
S'en réjouiront les fidèles de la FSPX, mais en tireront bénéfice, nous en sommes sûrs, tous les autres fidèles de la catholicité.
SER Mgr Ghizzoni, archevêque de Ravenne:


( 789111 )
Très bonne nouvelle par Rémi (2015-10-13 13:15:49)
[en réponse à 789109]
pour ces diocésains et ce groupe stable, et au delà, nouvelle extrêmement importante et d'une très très grande portée.
Il faudrait savoir si le révérend Doria fait partie des prêtres de la FSSPX a priori suspens ou non, et si le cas échéant l'évêque est tout simplement passé outre.
Mais vraiment et quoi qu'il en soit nous n'avons pas fini de mesurer toute la portée de cette annonce. Si l'attitude de cet évêque pouvait faire tache d'huile ...

( 789112 )
Don Enrico Doria est un jeune prêtre par CMdelaRocca (2015-10-13 14:12:56)
[en réponse à 789111]
Don Enrico Doria est un jeune prêtre ordonné en 2013, ici à droite sur la photographie:
Un enfant qui , comme tant d'autres, avait abandonné la pratique après sa Confirmation.
Il s'est intéréssé à la cathéchèse à partir de Radio Maria, à l'age de 24 ans, puis il s'est "forcé" à fréquenter les Sacrements, une année durant, mais il n'en obtenait pas une amélioration sur les plans moral et spirituel. C'est autour de cette période qu'il a rencontré un prêtre de la FSSPX, qui l'a favorablement impressionné dès la première rencontre. Victime d'un catéchisme baclé dans son enfance, il découvrait alors que la Sainte Messe n'était pas que le souvenir de la dernière Cène. Fréquentation de la Sainte Messe à Trieste, puis Exercices de Saint Ignace à Montalenghe sont , dit-il, le début de sa véritable conversion. A 28 ans, il commence à songer à la vie sacerdotale. Après réflexions et retraites spirituelles, il intègre Flavigny à l'age de 32 ans.
Son long témoignage est révélateur, en italien, à travers cette interview sur
San Pio X.it.

( 789138 )
Au moins silencieusement complice sur les critiques du "Bergoglionisme" par A Gnocchi par Presbu (2015-10-13 18:09:21)
[en réponse à 789112]
Sabato 24 ottobre 2015 ore16.30
au cours d'une session d'études au prieuré FSSPX de Rimini (où Don Enrico DORIA semble toujours présent comme vicaire) Alessandro Gnocchi: Fenomenologia di una “Pope Star” Il successo universale di Bergoglio come frutto della resa al mondo e alla sua mitologia
"Le succès mondial de Bergoglio comme fruit de la reddition au monde et à sa mythologie"! Si don DORIA y était présent et consentant, cela laisse penser qu'il serait aussi respectueux de l'autorité de Mgr l'archevêque de Ravenne que totalement vacciné par A Gnocchi contre les concessions systématiques à l'esprit du monde à la Pape François. ? Rimini et St Parres-les-Vaudes, même position ?

( 789156 )
C'est dans la logique par Ennemond (2015-10-13 21:22:20)
[en réponse à 789109]
Le pape a décidé de régulariser la Fraternité Saint-Pie X bon gré mal gré. Il l'a montré il y a quelques semaines en décidant de son propre chef de permettre aux prêtres de la FSSPX de confesser sans avoir à subir quelque scrupule sur la validité des sacrements qu'ils administrent. Des canonistes romains ont indiqué que le geste était d'une portée considérable car il conférait une quasi-juridiction à la FSSPX. L'annonce est passée comme une lettre à la poste. Autant il y a eu des évêques diocésains pour maugréer lors du Motu Proprio puis lors de la levée d'excommunications, autant cette fois-ci plus personne n'a bronché. Depuis dix ans qu'elle est continuellement annoncée, la régularisation de la Fraternité semble actée dans les esprits. L'archevêque de Ravenne ne fait que se placer dans ce contexte en recourant au ministère de prêtres que le pontife romain sollicite lui-même pour le bien des âmes en leur demandant d’absoudre leurs péchés. Pour dire vrai, des précédents ponctuels ont existé. Lors d’un pèlerinage de la Fraternité à Lourdes il y a quelques années, l’évêque dudit lieu avait fait la demande à la société religieuse pour obtenir les services de prêtres afin de célébrer la messe traditionnelle prévue par le diocèse, le desservant habituel n’ayant pu venir. Les récriminations et accusations de schisme semblent donc révolues. Seuls ceux qui ont gelé leur esprit en 1988 pourront éventuellement recourir à ce genre d’incantations. Du côté de la mouvance résistante, il sera difficile de rechigner sur l’action de celui qui petit à petit rallume les ampoules de la reconnaissance canonique. A moins de lui dénier ce pouvoir et de le réduire non pas à la charge de pasteur de l’Église universelle – ce qu’il est – mais de gourou de la secte conciliaire.

( 789159 )
Une question Ennemond par Aigle (2015-10-13 22:04:55)
[en réponse à 789156]
Je suis heureux que les initiatives du pape François passent comme une lettre à la poste. Mais à votre avis pourquoi les décisions du pape Benoit en faveur de la FSSPX avaient elles susciter alors une telle opposition ?

( 789161 )
Une possibilité… par Olivier Figueras (2015-10-13 22:35:02)
[en réponse à 789159]
Cher Aigle,
Sans vouloir en quoi que ce soit préjuger de la réponse d'Ennemond, sans même connaître le dessous de certaines cartes, mais avec une certaine expérience du milieu catholique (au sens large, pour ne pas dire "universel"), j'oserai penser que, sous le pontificat de Benoît XVI, la question était plus ou moins suspendue aux questions doctrinales, à la demande d'ailleurs de la FSSPX. Et Joseph Ratzinger (je ne manque pas de respect, je veux juste indiquer qu'il s'agit bien de sa personne, et non forcément de sa fonction) n'était pas homme, ces discussions engagées, à passer dessus. On voulait des discussions doctrinales pour un accord, on irait jusqu'au bout des dites discussions. Avec Jorge Maria Bergoglio (même remarque que pour Joseph Ratzinger), la perspective est manifestement différente.
Je répète que je ne prétend pas apporter la solution, la réponse exacte à votre question. Il me semble néanmoins que c'est un élément à prendre en compte…
Amitiés,
Olivier

( 789171 )
Sauvez par par Ritter (2015-10-14 08:07:25)
[en réponse à 789161]
l'application du concile et par un conciliaire.
Les discussions doctrinales étaient peut-être une impasse, ou chacun pouvaient avoir raison ou ses raisons et camper sur ses positions?
De plus, ses discussions doctrinales pouvaient, en plaidant l'aveuglement de bonne foi de certains, entrainer des blocages humains.
Mais l'application du concile par un conciliaire, voilà qui pouvait permettre de débloquer la situation et grâce à Dieu.
Une année de la Miséricorde, ou la Miséricorde n'aurait pas été aussi intérieure à l'Eglise...comment cela put-il être?
Et à la suite de la proclamation de Saint Jean-Paul II qui avait été le grand apôtre de la miséricorde.
Ainsi pouvait-il être mis fin au trouble à l'ordre public dans l'Eglise.
Mais le chemin est encore long à parcourir.
Un pape déclarant qui suis je pour juger mais refusant d'accréditer l'ambassadeur stéfanini, avouez tout de même...
Que le coup est un coup de Maître.
Il ne condamne pas, ainsi accueillera-t-il son ancien élève athée ce qui fera pousser des cris de vierges effarouchées à certains, diable.
Mais peut-être le saviez vous déjà.

( 789173 )
Ceci était pour Aigle, pardon et ce qui suit pour Ennemond par Ritter (2015-10-14 08:33:12)
[en réponse à 789171]
à l'époque lointaine...
On me répondait cela, pas vous mais un autre...
Dans l'une de ses dernières conférences(Mgr Lefebvre), il précisait ce qu'il attendait de Rome pour reprendre les négociations : tout simplement que Rome commence par réaffirmer clairement qu'elle accepte Quanta Cura, le Syllabus etc ....
Et il poursuivait en disant que tant que Rome ne ne reconnaitrait pas explicitement les vérités enseignées par Quanta Cura, il ne bougerait plus!!!
Je ne me relâcherai point, comme il m'était reproché à l'époque, Monseigneur ayant signé les textes conciliaires, quoi de plus normal enfin, qu'il soit reconnu, et sa signature validée.
Comment ne pas se réjouir?
En espérant que le Saint Père ne recule pas devant les loups.
encore une fois que vaudrait une année de la miséricorde qui ne serait point à l'intérieur même et parmi les clercs...?
Encore une coup de Maître.
L'ivraie ne sera jamais du blé cependant.
Mais il semble qu'un temps de récolte approche, attendons ce qui sortira du synode...
L'Eglise est toujours à Rome, combien de fois a-t-on douté quand je remémorais à certains ses propos de Mgr Lefebvre....
J'ai un peu de travail je vous laisse.
Priez pour mes élèves.

( 789214 )
Cela tenait aussi à la personnalité par Rémi (2015-10-14 15:59:35)
[en réponse à 789161]
de notre cher Benoît XVI, ou du moins à l'image qu'on donnait de lui: panzerkardinal, grand inquisiteur, attaché à des formes et à des ornements qu'on jugeait rétrogrades, intellectuel sévère etc. Il était donc jugé a priori complice des affreux intékristes.
Evidemment avec la côte de popularité médiatique de François, il en va tout autrement: ce qui était naguère sulfureux devient tout à coup miséricordieux. Il faut dire aussi que le plus gros morceau, le plus dur à avaler, j'entends la légitimation de la forme extra, c'est le Pape Benoît qui l'a fait passer, et il en a payé le prix fort. Depuis les choses se sont tassées.

( 789231 )
Plusieurs facteurs par Ennemond (2015-10-14 20:27:39)
[en réponse à 789159]
- Le premier est sans doute celui du temps. Les années et les décennies se suivent et progressivement la génération la plus destructrice - celle qui a placé son honneur et son amour-propre dans le Concile - s'éloigne. Ce silence que vous constatez est pour une partie celui des cimetières.
- Un autre facteur est celui que présente avec raison notre ami Rémi. Il faudrait ajouter que le présent pape fait preuve d'une telle autorité (façon latino-américaine) que rares sont ceux qui osent la contester - du moins quand les questions essentielles de morale ne sont pas mises en discussion. Les sourires peuvent-ils cacher la répression ? Un prélat est si vite "maltisé" (pour dire qu'il est placardisé à l'ordre de Malte).
- Comme précisé dans le précédent post, il y a l'effet de répétition. Quand Mgr Fellay est allé à Castel Gondolfo, lors du Motu Proprio, de l'ultimatum de juin 2008, de la levée d'excommunications, du début des discussions doctrinales, du départ de Benoît XVI, etc., les journaux ont resservi à satiété leurs titres sur la "réintégration" au point que les évêques diocésains ont intégré l'idée. Ils voient bien que l'issue est inéluctable. Même l'élection d'un pape pas franchement conservateur ne peut contrecarrer cette orientation de reconquête du traditionalisme lancée par Jean-Paul II et poursuivie par Benoît XVI.
- Il y a enfin les besoins de prêtres. Les évêques d'Europe voient bien que la moisson s'essoufle, que les vocations et raréfient que les séminaires ferment. Les plus idéologisés continuent à faire le fine bouche. Face aux défis du moment, d'autres, combien même ils seraient foncièrement progressistes, préfèrent un curé intégriste plutot qu'un muezzin salafiste.

( 789234 )
le temps semble aussi avoir agi dans la tradition par Ritter (2015-10-14 21:35:58)
[en réponse à 789231]
ce forum en est témoin.
le temps agit sur les modernistes et les traditionnalistes indifferemment.
les exigences changent...
les besoins de pretres pensez vous que les quelques centaines de pretres de la traditions vont peupler le désert de la foi européen ?
Que feront ils de plus?
quant a preferer le cure au muezzin c est trop tard.
mais c'est dans l'air du temps comme methode et raisonnement ..Poutine le Kagebiste est vetu de mille vertus soudain et dans le meme temps ceux qui aimaient Obama s'aperçoivent soudain de ses lacunes catastrophiques car il ne sert plus leur petits plans.
pourtant les operations russes ont jeté des centaines de Daesh en exil par la turquie vers l'Europe.
et le ministère des affaires etrangeres americain ouvre les yeux...
Dans ma region c'est conseiller socialiste qui fit la leçon quand avant l été il fut question de disyribuer la population de remplacement dans les campagnes.
Tout cela vu d'ici prend un goût presque delicieux.
je n ai jamais pu avoir ces qualités d'équilibriste.

( 789258 )
Source autorisée par Mingdi (2015-10-15 01:56:58)
[en réponse à 789231]
Vous n'êtes pas le "porte-parole officieux de Menzingen" comme l'affirme Petrus, mais au moins "une source autorisée que l'on considère généralement comme bien informée" selon l'expression de feue Geneviève Tabouis. Si je vous comprends bien, le pape François, malgré ses allures bonasses, est du genre susceptible et autoritaire, et capable sur un coup de sang de vous placardiser ou d'interrompre brutalement une négociation en cours. D'où la nécessité, dans un cas semblable, pour ses interlocuteurs immédiats d'adopter un langage fleuri et un profil bas. Les sous-fifres étant priés de ne pas troubler le jeu diplomatique du chef. Je comprends cela, même si j'ai du mal a tenir fermée "mi boca grande". J'espère tout de même qu'il y aura un après-synode et un après-accords et que de nos "bouches de feu" pourront sortir des paroles de Vérité. D'après le pape François lui-même (émission tv A2 mardi dernier "François, le pape qui veut changer le monde) il a le pressentiment que son pontificat ne dépassera pas les deux années à venir. Ojalà sea verdad!