Le Forum Catholique

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images/icones/mitre4.png  ( 788531 )Le Cardinal Vingt-Trois invite les journalistes à ne pas attendre de tournant sur les divorcés-remariés par Chicoutimi (2015-10-05 19:32:59) 

Un article du Journal de Montréal :

Synode: « Pas de changements spectaculaires » mais « ne fermer les yeux sur rien »

"Aucun «changement spectaculaire de la doctrine» n’est à attendre du synode qui vient de s’ouvrir sur la famille, mais les évêques sont appelés à «ne fermer les yeux» sur aucune réalité, ont déclaré deux des principaux animateurs de cette assemblée.

Le cardinal de Paris, André Vingt-Trois, l’un des quatre vice-présidents du synode, et le secrétaire spécial, l’Italien Bruno Forte, s’exprimaient dans une conférence de presse devant des centaines de journalistes, au premier jour de discussions.

«Si vous êtes venus à Rome dans l’espoir d’en repartir avec un changement spectaculaire dans la doctrine de l’Église, vous allez être déçus», a averti Mgr vingt-Trois avec humour.

Mgr Forte a cependant remarqué sur un autre ton que le pape François avait exhorté au «courage» et «à ne fermer les yeux sur rien». «On ne doit certes pas attendre de modifications de la doctrine, mais on ne se réunit pas non plus pour ne rien dire. Ce n’est pas un synode doctrinal mais un synode pastoral, qui doit être attentif à toutes les situations».

Le cardinal Vingt-Trois a été le seul à réagir au coming out du père Krysztof Olaf Charamsa, membre de la Curie, sur son homosexualité. «Ce n’est pas parce quelqu’un dans le clergé déraille par rapport à la règle que cela rend notre parole inaudible sur la sexualité», a-t-il fustigé.

Alors qu’un journaliste lui faisait remarquer que les prélats n’ont pas l’expérience de la famille et de la sexualité, le cardinal français a réagi vivement: «Nous avons la même sexualité mais pas vécu de la même façon. Ce n’est pas parce qu’on n’a pas cette expérience (conjugale) qu’on n’a rien à dire. Nous sommes tous membres d’une famille, les célibataires ne sont pas exclus de leur famille parce qu’ils sont célibataires».

Mgr Forte a ajouté qu’en tant que «pasteurs», les prêtres et évêques connaissaient la famille parce qu’ils étaient amenés à être témoins de nombreuses situations et aidaient les couples à y voir clair.

Le cardinal Vingt-Trois a invité les journalistes à ne pas attendre de tournant sur les divorcés remariés, un sujet qui inquiète de nombreux conservateurs. «si vous avez imaginé un instant» que la «théorie» du cardinal théologien allemand Walter Kasper, «élaborée il y a vingt ans au bord du Rhin», «consisterait à ouvrir indifféremment la communion aux divorcés remariés, (...) sans démarche personnelle, vous vous trompez», a-t-il lancé.

Le rapporteur général, le cardinal hongrois Peter Erdö, a souligné que tous les «pères synodaux» constataient la même «défiance», dans le monde contemporain, chrétien ou non, «vis à vis des institutions en général, et pas seulement le mariage». Tous ont aussi parlé de la «désagrégation des familles», sous des formes différentes, de l’Occident à l’Afrique."

Source
images/icones/musique.gif  ( 788535 )Encore raté.... par Justin Petipeu (2015-10-05 20:18:33) 
[en réponse à 788531]


«si vous avez imaginé un instant» que la «théorie» du cardinal théologien allemand Walter Kasper, «élaborée il y a vingt ans au bord du Rhin», «consisterait à ouvrir indifféremment la communion aux divorcés remariés, (...) sans démarche personnelle, vous vous trompez», a-t-il lancé.



Autrement dit : la théorie du cardinal Kasper est recevable à partir du moment où il y a une démarche personnelle et où elle est "différenciée" selon les couples.

Merci.
images/icones/fleche2.gif  ( 788537 )Pas d'accord avec vous par Chicoutimi (2015-10-05 20:36:25) 
[en réponse à 788535]

Même dans la discipline actuelle de l'Église, il existe un cas où les divorcés-remariés peuvent recevoir l'absolution et donc ensuite aller communier : lorsqu'ils décident de vivre en frère et sœur.

Donc, si un chemin pénitentiel, vécu comme une démarche personnelle, conduit certains divorcés-remairés à vivre en frères et sœurs cela pourrait être un moyen de pouvoir les admettre à la communion.

Le problème avec le chemin pénitentiel c'est qu'il a été présenté comme s'il permettait aux divorcés-remariés de continuer à avoir une vie sexuelle. Mais, si le chemin pénitentiel vise à amener les divorcés-remariés à renoncer à l'exercice de la sexualité, cela ne contredirait pas la position de l'Église, au contraire, cela la renforcerait.
images/icones/1w.gif  ( 788545 )Comme dirait Mgr Forte par Justin Petipeu (2015-10-05 21:28:51) 
[en réponse à 788537]

A quoi bon un synode, alors ? On les voit venir de loin avec leurs gros sabots...
images/icones/1n.gif  ( 788538 )Pas du tout, c'est simplement la vérité ! par Rodolphe (2015-10-05 20:36:45) 
[en réponse à 788535]

Quoi qu'on pense de la théorie de Cdl Kasper, il est exact qu'elle n'a jamais consisté à donner à la communion à tous les divorcés remariés indifféremment.

Le cardinal retient 5 conditions:

« s’il se repent de son échec ; s’il a clarifié les obligations correspondant à son premier mariage, s’il est définitivement exclu qu’il revienne en arrière ; s’il ne peut pas renoncer, sans ajouter d’autres fautes, aux engagements qu’il a pris dans le cadre de son nouveau mariage civil ; si toutefois il s’efforce de vivre au mieux de ses possibilités son second mariage à partir de la foi et d’élever ses enfants dans la foi ; et enfin s’il a le désir des sacrements en tant que source de force dans sa situation » ICI
images/icones/neutre.gif  ( 788546 )C'est ce que l'on dit... par Justin Petipeu (2015-10-05 21:30:15) 
[en réponse à 788538]

Pour Kasper, le mariage est dissoluble...sous condition. C'est un hérétique et la phrase du cal Vingt-trois est très inquiétante.
images/icones/iphone.jpg  ( 788547 )Et la condition de l'abstinence??? par Ubique Fidelis (2015-10-05 21:34:31) 
[en réponse à 788538]

Les conditions posées par cette théorie spécieuse ne peuvent suffire à administrer la sainte Communion, sacrement d'amour manifestant l'union entre Notre Seigneur et l'Église sur le bois de la Croix, à des personnes dont la situation irrégulière et gravement pécamineuse est en contradictoire publique avec ledit sacrement.
images/icones/neutre.gif  ( 788551 )contradiction pardon par Ubique Fidelis (2015-10-05 21:59:40) 
[en réponse à 788547]

tout est dans le titre
images/icones/fleche2.gif  ( 788565 )La continence doit faire partie du chemin pénitentiel par Chicoutimi (2015-10-06 06:37:39) 
[en réponse à 788547]

Cette intégration de l'obligation de la continence, pour les divorcés-remariés, au sein d'un chemin pénitentiel semble faire surface actuellement comme en témoigne ce texte du News.va qui relate l'intervention du Cardinal Erdö :


"La « voie pénitentielle » peut se référer aux divorcés remariés qui pratiquent la continence et qui « pourront accéder même aux sacrements de la pénitence et de l’eucharistie, évitant seulement de provoquer le scandale ». Cette voie peut aussi faire référence à la pratique traditionnelle de l’Église latine qui permettait aux prêtres d’entendre en confession les divorcés remariés, donnant l’absolution seulement à ceux qui, de fait, promettaient de changer de vie."



Si cette condition de la continence est intégrée, l'idée d'un chemin pénitentiel pourrait s'avérer compatible avec la Tradition et le respect dû aux sacrements. Sinon, il faut abandonner cette idée et garder le statu quo.
images/icones/attention.gif  ( 788595 )Si continence, développement homogène, sinon corruption par Athanase (2015-10-06 11:14:45) 
[en réponse à 788565]

"Si cette condition de la continence est intégrée, l'idée d'un chemin pénitentiel pourrait s'avérer compatible avec la Tradition et le respect dû aux sacrements. Sinon, il faut abandonner cette idée et garder le statu quo."

C'est bien là que se greffera la controverse et la possibilité d'une crise (ou d'un dénouement): si la voie pénitentielle inclut la pénitence, c'est un développement doctrinal, donc pleinement homogène par rapport à la Tradition, si cela ne l'est pas, c'est une corruption, au sens newmanien. Tout se greffera sur la question de savoir si l'on exige la continence.

Si on ne l'exige plus, la voie pénitentielle approuve l'adultère et pulvérise l'indissolubilité. Elle ne pourra se prévaloir d'antécédents dans l'histoire de l'Eglise, même en germes. Ce sera forcément une hérésie, tant l'accès à la communion de personnes en concubinage ne trouve aucun fondement, même microscopique dans le depositum fidei. Ce sera une difficulté de plus - mais bien plus élevée - sur le pontificat et la crise de l'Eglise. Mais aussi la possibilité d'un autre dénouement, peut-être inattendu...

Jamais, dans l'histoire de l'Eglise, une controverse doctrinale n'a été aussi liée à la question de la sexualité !
images/icones/hein.gif  ( 788549 )Si l'on a quitté une première femme pour l'amour d'une autre par Ritter (2015-10-05 21:46:35) 
[en réponse à 788538]

Ne peut-on quitter une deuxième femme pour l'amour du Christ?
Comment une séparation de corps pourrait-elle faire obstacles aux obligations...?
images/icones/iphone.jpg  ( 788550 )La solution est radicale mais l'amour évangélique l'est lui aussi par Ubique Fidelis (2015-10-05 21:50:57) 
[en réponse à 788549]

Aimer le Christ c'est vouloir le suivre intégralement, sans ambage, sans concession, sans préalable.

C'est difficile, exigeant.

Sommes-nous sûrs d'y arriver jamais? Mais nous donnons-nous surtout les moyens d'y parvenir?

L'aventure vaut pourtant la peine d'être vécue!

images/icones/neutre.gif  ( 788577 )Les obligations par Meneau (2015-10-06 09:19:53) 
[en réponse à 788549]

sont surtout de nature matérielle, tels qu'ils ont été pris devant le maire, et en toute justice on ne peut les mettre de côté : pourvoir à l'éducation des éventuels enfants nés du mariage civil, pourvoir à l'entretien de son conjoint au civil...

A signaler cependant que ces devoirs sont dûs aussi (et avant tout) au seul vrai conjoint et aux enfants issus de ce mariage.

Cordialement
Meneau

images/icones/neutre.gif  ( 788582 )Bien sûr, mais je ne parlais pas des seules obligations juridiques posées par le code civil par Ubique Fidelis (2015-10-06 10:00:57) 
[en réponse à 788577]

et j'analysais davantage la situation au regard du seul mariage sacramentel.
images/icones/neutre.gif  ( 788585 )Ma réponse par Meneau (2015-10-06 10:07:10) 
[en réponse à 788582]

s'adressait à Ritter, comme vous pourrez vous en convaincre en utilisant la fonction du FC que vous avez nouvellement découverte

Cordialement
Meneau
images/icones/iphone.jpg  ( 788588 )Au temps pour moi par Ubique Fidelis (2015-10-06 10:41:05) 
[en réponse à 788585]

Je n'en ai pas encore le réflexe.
images/icones/neutre.gif  ( 788574 )Pipotron et poudre aux yeux... par Meneau (2015-10-06 09:14:20) 
[en réponse à 788538]

A part la première condition, le repentir, et non pas le repentir de l'échec comme on s'apitoierait sur son sort, mais bel et bien le repentir de la faute qui a consisté à abandonner son premier conjoint, le reste des conditions ne sont que des éléments casuistiques dont le Cal. habille sa proposition pour lui donner un simulacre de respectabilité morale.

Il y manque la seule véritable condition qui a toujours été une condition à la réception de l'absolution et donc à l'accès à la communion eucharistique pour l'Eglise, à savoir le ferme propos de ne plus pécher, de ne plus tromper son seul conjoint légitime, et donc la volonté de vivre dans l'abstinence s'il ne peut retourner vivre avec son conjoint légitime.

Reste la notion de scandale, et là je rejoins Chicoutimi dans son analyse : l'idée d'un chemin pénitentiel public ne me paraît pas si mauvaise - si tant est qu'il inclue l'engagement public de vivre dans l'abstinence.

Sur la forme employée par le Cal Kasper enfin, il n'y a qu'un seul véritable mariage. Donc il n'est pas question de "clarifier les obligations de son premier mariage", mais de "clarifier les obligations de son mariage" tout court. Et il n'est pas question non plus de "vivre au mieux son second mariage", mais de vivre une communauté de vie conforme à la morale.

Cordialement
Meneau