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images/icones/mitre4.png  ( 787264 )Mgr Soares : Les médias inventent un faux pape en abusant de ses paroles par Chicoutimi (2015-09-18 09:42:28) 

[Ceci est une traduction française d'un article anglais de Catholic News Agency]

Les médias inventent un faux pape en abusant de ses paroles, dénonce l'évêque

Palmares, Brésil, 17 Septembre 2015 - CNA/EWTN news

"Un évêque brésilien a critiqué les médias d’avoir manipulé et confondu leurs lecteurs au sujet du Pape François concernant sa récente réforme du processus de nullité et des autorisations spéciales au sujet de la confession pendant le Jubilé de la miséricorde.

Mgr Henrique Soares da Costa, évêque de Palmares, a averti qu'en procédant de cette façon, ce que le monde veut c'est "devenir le guide pour la foi des catholiques en inventant un pape qui n'existe pas. »

Mgr Soares a écrit sur sa page Facebook que « les moyens de communication ont rapporté certains événements de la vie de l'Église avec une désinformation honteuse et du sensationnalisme ».

Concernant les réformes du processus de nullité annoncées le 8 septembre, l'évêque a expliqué que, contrairement à ce qui a été dit dans les médias brésiliens, l'Église n'a ni la capacité ni le pouvoir de mettre fin à un mariage, mais plutôt découvre qu'un prétendu mariage est, en fait, nul.

Il a trouvé des titres comme « Le Pape simplifie le processus pour mettre fin à un mariage », «La réforme du Pape François permet au mariage de prendre fin en 45 jours », ou « Le Pape François facilite et réduit les coûts pour mettre fin à un mariage dans l'Église ».

Abordant la question, Mgr Soares a noté que l'Église ne mettait pas fin aux mariages. Le Christ ne lui a pas donné ce pouvoir.
Il a également expliqué que l'Église reconnaît que "dans certaines circonstances, il n’y avait pas vraiment un mariage", et dans ces cas ils sont déclarés nuls.

"Un mariage durable et consommé, avec tout en ordre, continue et continuera d'être indissoluble, et l'Église ne peut pas faire quelque chose contre ça, parce que son Seigneur et Maître n'a lui a pas accordé cette autorité. Nous sommes tous disciples de Jésus Christ : lui seul est le maître, lui seul est le Guide, lui seul est Seigneur, » affirme-t-il.

L'évêque de Palmares a souligné que les mesures adoptées par le Pape François, visant à simplifier le processus de reconnaissance de nullité d'un mariage, n'affecte pas l'indissolubilité du mariage.
"Pour résumer : le Pape ne fait rien d’extraordinaire ou de contraire à la foi de l'Église," a-t-il souligné.

Mgr Soares a également fait référence à la couverture médiatique du Pape François concernant sa lettre, sur l'année de la miséricorde, dans laquelle le Pape François a octroyé à chaque prêtre la faculté d'absoudre le péché de l'avortement au cours de l'année de la miséricorde.

"La première de toutes les idées folles est que l'avortement serait maintenant un péché moins grave pour les catholiques... L'avortement est un péché très grave, c'est un péché mortel, » a écrit le prélat brésilien.

L'évêque a expliqué que « normalement, le pardon pour ce genre de péché repose sur certaines directives des évêques » et dans l'année de la miséricorde, le Pape permet à n'importe quel prêtre de pardonner ce péché.

"C'est un très beau geste de la part du Pape qui exprime combien grand est le pardon du Seigneur pour ceux qui se repentent d’un tel péché grave," dit-il.

Enfin, Mgr Soares a exhorté ainsi les catholiques : "nous ne devons jamais l’oublier : l'Église appartient au Christ et non à un Pape. Le Pape est le premier gardien du témoignage de la foi de l'Église, ainsi que les évêques en communion avec lui. Les catholiques devraient toujours s'en souvenir et être en paix."

Source
images/icones/fleche2.gif  ( 787266 )Comme tous les canonistes par Jean Ferrand (2015-09-18 10:14:34) 
[en réponse à 787264]

Comme tous les canonistes ce prélat refuse d'envisager une évidence : que se passe-t-il si le tribunal ecclésiastique se trompe en annulant (ou déclarant nul) un mariage parfaitement valide ? Avec les procédures dorénavant plus rapides et simplifiées, cette hypothèse risque de plus en plus de se produire.

Le second mariage serait alors nul. Mais alors que fait-il du canon 1682, paragraphe 1, modifié ?

Can. 1682 § 1. Après que la sentence qui a déclaré la nullité du mariage est devenue exécutoire, les parties dont le mariage a été déclaré nul peuvent contracter un nouveau mariage, à moins qu’une interdiction jointe à la sentence, ou bien émise par l’Ordinaire du lieu, ne l’interdise.

images/icones/neutre.gif  ( 787268 )vous ne croyez pas par Paxtecum (2015-09-18 10:35:56) 
[en réponse à 787266]

qu'à un moment dans cette affaire on entre dans ce qu'on appelait les querelles byzantines.
Le Seigneur sonde les reins et les cœurs, Il est et sait la Vérité et donc la droiture ou la perfidie de chacun.
En l’occurrence s'il y a un risque de déclarer nul un mariage qui ne le serait pas, je ne vois pas comment Dieu en rendrait responsable ou coupable le couple concerné, et ce n'est pas parce qu'il y avait plusieurs juges qu'une erreur ne pouvait pas être commise.
N'oublions pas que le Christ a fustigé les contempteurs de la Loi qui en négligeait l'essentiel l'Amour de Dieu et sa Miséricorde.
La Loi est toujours miséricordieuse même si en même temps elle garde son exigence, il faut donc la considérer à la fois sous se"s deux aspects.
images/icones/fleche2.gif  ( 787270 )Quand vous dites par Jean Ferrand (2015-09-18 10:53:35) 
[en réponse à 787268]

Quand vous dites les contempteurs de la Loi, vous voulez dire sans doute les observateurs (prétendus) de la Loi, qui en négligeaient l'essentiel.

Je ne prétends pas que le fidèle serait coupable (bien au contraire) mais la hiérarchie. Le fidèle, lui en l'espèce, serait victime. (A moins qu'il n'y eût complicité coupable, ce qui est encore possible. Mais cela ne ferait qu'aggraver le problème, non l'atténuer).
images/icones/neutre.gif  ( 787269 )Blocage psychologique ? par Meneau (2015-09-18 10:49:19) 
[en réponse à 787266]

Je ne vois vraiment pas où vous bloquez.

Si l'Eglise se trompe dans son jugement, le précédent mariage n'est pas nul, et le second est invalide sans qu'il y ait faute de la part de ceux qui se remarient.

C'est exactement la même chose que pour un empêchement dirimant caché. L'Eglise célèbre un mariage qu'elle pense valide, mais il ne l'est pas. Les époux ne pêchent pas mais ne sont pas mariés.

Le Canon que vous citez se contente d'établir ce fait : après que la sentence est devenue exécutoire, l'Eglise pense qu'un nouveau mariage peut être validement célébré. Autrement dit, le canon 1682 n'est aucunement une garantie qu'aucun empêchement dirimant n'invalide le nouveau mariage.

Où est le problème ?

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 787271 )Oui, mais par Jean Ferrand (2015-09-18 11:18:34) 
[en réponse à 787269]

Oui, mais l’Église pense, et juge, que l'empêchement dirimant (éventuel) du nouveau mariage ne peut venir du mariage précédent. Et qu'on peut se marier (sauf nouvel empêchement) en toute confiance.

Ce que je reproche au prélat, c'est de ne pas envisager cette hypothèse d'une erreur judiciaire. Vous, vous le faites et vous avez votre solution : le jugement d'invalidité peut être éventuellement cassé, et l'on reviendrait alors à la situation antérieure. Avouez que c'est peu sécurisant pour les époux.
images/icones/neutre.gif  ( 787278 )Mais il en sera toujours ainsi ! par Meneau (2015-09-18 14:22:15) 
[en réponse à 787271]

Même lors d'un premier mariage, rien ne garantit qu'il n'y a pas d'empêchement dirimant préexistant.

L'empêchement de ligamen étant un empêchement dirimant de droit divin, aucun procès ou jugement ecclésiastique ne pourra rien changer au fait que si le premier mariage était valide, c'est le seul qui reste valide.

Peu sécurisant pour les époux ? Je ne sais pas... au moins la cause a-t-elle été étudiée, et a priori toutes les preuves apportées permettant au juge d'avoir une certitude morale sur laquelle les "nouveaux" époux peuvent fonder leur certitude morale propre. Dans le cas d'un premier mariage, ce n'est même pas le cas. Alors... lequel est le plus sécurisé ?

L'hypothèse d'une erreur judiciaire n'est certes pas à envisager à la va-vite. C'est pourquoi l'ancienne procédure était aussi stricte. Mais même là, à une époque où la communication et les facilités de déplacement n'étaient pas ce qu'elles sont aujourd'hui, il pouvait y avoir des erreurs. C'est pour cela aussi que Benoît XIV avait renforcé le rôle du défenseur du lien.

Alors... la nouvelle procédure donne-t-elle plus ou moins de certitude que l'ancienne, si telle est la question ? Je dirais qu'elle paraît moins sécurisés. Néanmoins cela délie la conscience des futurs "nouveaux époux".

Et si le cas arrivait d'une erreur judiciaire ? Eh bien il faudrait au moins un nouveau procès, ce qui ne pourrait se faire sans l'apparition d'une nouvelle preuve irréfutable ou d'un nouveau témoignage concluant. Et dans se cas on se trouverait dans la même situation que des mariés d'un premier mariage à qui on opposerait des preuves d'un empêchement dirimant pré-existant.

Si ce nouveau procès infirmait la première sentence que devrait-on faire ? Eh bien quoi qu'il en soit, le droit divin resterait ce qu'il est.


Can. 1141 - Le mariage conclu et consommé ne peut être dissous par aucune puissance humaine ni par aucune cause, sauf par la mort



Donc le deuxième mariage n'étant pas valide, il faudrait se séparer. Ou au moins s'il y a des enfants nés du deuxième mariage qui sont encore à élever (ou autres circonstances analogues), vivre comme frère et soeur.

Mais en tout état de cause(s), le "peu sécurisant" est à évaluer au regard du salut éternel : les mariés qui s'en remettent au jugement de l'Eglise ont l'assurance de ne pas pécher, et c'est ce que leur garantit le droit canon.

Quant à la responsabilité des pasteurs et des juges... c'est une autre histoire.

Cordialement
Meneau
images/icones/hum2.gif  ( 787283 )Une obscurité à éclaircir : par megnace (2015-09-18 15:01:59) 
[en réponse à 787278]

(IL FAUT )s'il y a des enfants nés du deuxième mariage qui sont encore à élever (ou autres circonstances analogues)vivre comme frère et soeur, dites vous.
Faut-il comprendre que vivre comme frère et soeur suffit tant que l'éducation des enfants n'est pas finie? et qu'ensuite il faut se séparer ?
Ce n'est pas le catéchisme que j'ai reçu : vivre comme frère et soeur ne suffit-il pas, toujours ?
images/icones/neutre.gif  ( 787285 )[réponse] par Meneau (2015-09-18 15:31:21) 
[en réponse à 787283]

La situation "normale" est la communauté de vie entre les époux légitimes. Donc ici ceux du premier mariage.

Des considérations de justice ou de charité peuvent inciter à prendre la décision pastorale de continuer la vie sous le même toit pour le "nouveau" couple, mais dans ce cas effectivement comme frères et soeurs.

L'impossibilité de reprendre la vie commune avec l'époux légitime doit être au moins étudiée. Elle peut être impossible. Il y a même de fortes chances qu'elle le soit après un procès douloureux de ce genre et l'expérience d'une nouvelle vie plus ou moins longue.

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 787298 )Cela ferait par Jean Ferrand (2015-09-18 19:25:07) 
[en réponse à 787278]

Cela ferait éventuellement deux nouveaux mariages à dissoudre, si les ex-époux s'étaient remariés séparément.