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Pape François : "À la grâce du Père s’oppose la tentation du Malin" par Chicoutimi (2015-09-14 08:34:21)
Un texte de
Radio Vatican :
Angélus : « À la grâce du Père s’oppose la tentation du Malin »
2015-09-13
« À la grâce du Père s’oppose la tentation du Malin qui veut détacher les hommes de la volonté de Dieu ». Le Pape François, lors de l’Angélus ce dimanche midi place Saint-Pierre est revenu sur l’Évangile de ce jour dans lequel Jésus demande à ses disciples et à la foule qui il est. Une question importante par laquelle Jésus vérifie la foi de ses disciples et de la foule qui le suit. Ainsi, si Pierre a raison quand il reconnait en Jésus le Messie, il se trompe en se scandalisant du sort qui attend Jésus à Jérusalem.
« En annonçant qu’il devra souffrir et être mis à mort pour ensuite ressusciter, Jésus veut faire comprendre à ceux qui le suivent que Lui est un Messie humble et serviteur. Il est le Serviteur obéissant à la volonté du Père jusqu’au sacrifice complet de sa propre vie », a précisé le Pape.
C’est pourquoi celui « qui veut être son disciple doit accepter d’être serviteur, comme Lui s’est fait serviteur ». Chacun devra donc se renier et prendre sa croix pour le suivre sur son chemin, « un chemin mal commode qui n’est pas celui du succès ou de la gloire passagère mais celui qui conduit à la vraie liberté, celle qui nous libère de l’égoïsme et du péché » a expliqué François. Autrement dit, « il s’agit d’opérer un net refus de cette mentalité mondaine qui met son propre “moi” et ses propres intérêts au centre de l’existence, et de perdre sa propre vie pour le Christ et l’Évangile, pour la recevoir renouvelée et authentique ».
« Cette route, a poursuivi le Pape, conduit à la résurrection, à la vie pleine et définitive avec Dieu ». « Décider de Le suivre, notre Maître et Seigneur qui s’est fait Serviteur de tous, exige de cheminer derrière Lui et d’écouter attentivement sa Parole ». Et d’interpeller les nombreux jeunes présents sur la place : « Avez-vous ressenti l’envie de suivre Jésus de plus près ? Pensez et prier et laissez le Seigneur vous parler ».
Source

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Dès le premier Angélus, par Yves Daoudal (2015-09-14 18:07:59)
[en réponse à 787030]
Antonio Gaspari, coordinateur éditorial de l’agence Zenit, avait écrit:
Avec Jean-Paul II, nous avons eu un pape qui est devenu saint ; avec François, nous avons un saint qui a été élu pape.
C'était tellement gros que le texte a été modifié. Mais il l'avait
bel et bien écrit. Et il est resté le sous-titre : "Un saint qui a été élu pape."
Et dans la foule il y avait cette bannière par laquelle le Christ était déjà éclipsé par François:


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La tentation de dénaturer le catholicisme provient-elle du Malin ? par Scrutator Sapientiæ (2015-09-16 08:35:42)
[en réponse à 786999]
Bonjour Chicoutimi,
1. La tentation de démanteler ou de dénaturer, ne serait-ce qu'en partie, le christianisme catholique, tentation qui semble vraiment être celle à laquelle ont succombé, depuis déjà quelques décennies, ceux qui sont aujourd'hui, parmi les docteurs et les pasteurs, les principaux serviteurs ou "supporters" du Pape François, est-elle inspirée par le Malin ?
2. On est vraiment en droit de se poser la question, compte tenu des arguments et des procédés des théologiens et des évêques
- qui se positionnent plutôt pour le positionnement spécifique au Pape François, ou attribué à lui, ou escompté de lui, sans qu'il semble s'en dissocier formellement, sur un certain type de sujets,
- qui se sont positionnés ou se positionnent plutôt contre le positionnement de Jean XXIII, de Paul VI, de Jean-Paul II, ou de Benoît XVI, sur le même type de sujets.
3. Prenons par exemple trois lettres encycliques de Paul VI : Mysterium fidei, Sacerdotalis Caelibatus, Humanae vitae, et posons-nous la question suivante : ceux qui se disent à la fois
- plutôt contre le contenu de ces trois lettres encycliques
et
- plutôt pour le contenu des positions propres au Pape François
se rendent-ils bien compte du fait qu'ils attribuent pour ainsi dire au Pape actuel une volonté de mettre en place dans l'Eglise une pastoralité anti-normative ou post-normative, une pastoralité sans normativité régulatrice et surplombante, sur des questions de Foi, de moeurs, de sacrements, une pastoralité qui n'a jamais été formellement voulue par aucun Pape de l'avant-Concile, du Concile, de l'après-Concile ?
4. Si, au surplus, ces clercs amoindrisseurs ou démanteleurs de "coordonnées" et de "paramètres" constitutifs de l'identité et de l'intégrité du christianisme catholique, ne sont jamais contredits, ou jamais démentis, par le Pape François, alors qu'ils ont plutôt tendance à faire croire ou à laisser entendre que leur attitude est permise, sinon voulue, par le Pape actuel, comment ne pas se poser de questions sur le sens de ce pontificat ?
5. Je n'ignore pas qu'il est dangereux de croire que l'on peut se promener dans le Magistère comme dans une "grande surface" et y faire son marché, y "acheter" tel produit, y "délaisser" tel autre, en fonction de sa "sensibilité", ou de la croyance selon laquelle un texte, réputé "orthodoxe", en contredit un autre, tenu pour "hérétique".
6. Mais il me semble vraiment que l'Eglise CATHOLIQUE va devoir faire un choix, quitte à ce que ce choix soit officialisateur d'un schisme intérieur qui est déjà présent, à l'état latent, au moins depuis...le début de la troisième session du Concile Vatican II.
Pour le dire rapidement, il va sans doute falloir choisir
- entre la survalorisation, fréquemment partisane, restrictive ou sélective, et tendancieuse, du contenu de textes tels que Ecclesiam suam ou Gaudium et Spes,
- et la réception, la transmission, dociles, honnêtes, loyales, du contenu de textes tels que Lumen gentium ou Veritatis splendor.
Porteuse d'une pastoralité sans normativité, celle-ci n'ayant pas à être asservissante, mais ayant à être VRAIMENT inspiratrice, l'Eglise catholique s'expose en permanence au risque de confondre en son sein la grâce de plaire au Père avec la "grâce" de plaire au monde.
Bonne journée.
Scrutator.