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Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2015-09-14 02:14:13)
[en réponse à 786991]
4° Comment modérer les passions
809. 3° L'orgueil doit donc être évité, cet orgueil de l’esprit qui est plus dangereux et plus difficile à guérir que l'orgueil de la volonté, dit Scupoli (Combat spirituel, ch. IX, n°8).
C'est cet orgueil qui rend difficiles la foi et l'obéissance aux supérieurs : on voudrait se suffire à soi-même, tant on a confiance en sa raison, et on a peine à recevoir les enseignements de la foi, ou du moins on veut les soumettre à la critique et à l'interprétation de sa raison ; de même on a tellement confiance en son jugement, qu'on n'aime guère à consulter les autres, et spécialement ses supérieurs. De là des imprudences regrettables ; de là aussi une opiniâtreté dans ses propres idées, qui nous fait condamner d'un ton tranchant les opinions qui ne sont pas conformes aux nôtres. C'est une des causes les plus fréquentes de ces divisions qu'on remarque entre chrétiens, parfois même entre auteurs catholiques. S. Augustin signalait déjà de son temps ces malheureuses divisions qui détruisent la paix, la concorde et la charité.
810. Pour guérir cet orgueil de l'esprit : 1) il faut avant tout se soumettre, avec une docilité d'enfant, aux enseignements de la foi : sans doute il est permis de chercher cette intelligence de nos dogmes qu'on obtient par une patiente et laborieuse recherche, en utilisant les travaux des Pères et des Docteurs, surtout de S. Augustin et de S. Thomas; mais il faut le faire avec piété et sobriété, nous dit le Concile du Vatican, en s'inspirant de la maxime de S. Anselme : fides quærens intellectum. Alors on évite cet esprit hypercritique qui atténue et minimise nos dogmes, sous prétexte de les expliquer ; alors on soumet son jugement non seulement aux vérités de foi mais aux directions pontificales ; alors aussi, dans les questions librement discutées, on laisse aux autres la liberté qu'on réclame pour ses propres opinions, et on ne traite pas avec un dédain transcendant les opinions contraires aux siennes. C'est ainsi que se fait la paix dans les esprits.
2) Dans les discussions qu'on a avec les autres, il faut chercher, non la satisfaction de son orgueil et le triomphe de ses idées, mais la vérité. Il est rare qu'il n'y ait point, dans les opinions adverses, une part de vérité qui nous avait échappé jusqu'ici : écouter les raisons de nos adversaires avec attention et impartialité, et leur concéder ce qu'il y a de juste dans leurs remarques est encore le meilleur moyen de se rapprocher de la vérité, comme aussi de sauvegarder les lois de l'humilité et de la charité. En résumé, il faut donc, pour discipliner son intelligence, étudier ce qui est plus nécessaire, et le faire avec méthode, constance, et esprit surnaturel, c'est-à-dire avec le désir de connaître, d'aimer et de pratiquer la vérité.
Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

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Réflexion de Saint Jean-Paul II sur la Sainte Croix par Chicoutimi (2015-09-14 08:37:57)
[en réponse à 786991]
Exaltation de la Sainte Croix
Homélie de Jean Paul II (14 Septembre 2003):
"Chers frères et soeurs, la Croix est le "lieu privilégié" dans lequel l'amour de Dieu se révèle et se manifeste à nous. Sur la Croix se rencontrent la misère de l'homme et la miséricorde de Dieu. Adorer cette miséricorde infinie est pour l'homme la voie unique pour s'ouvrir au mystère que la Croix révèle.
La Croix est plantée en terre et semblerait plonger ses racines dans la malice humaine, mais elle est projetée vers le haut, comme un index pointé vers le ciel, un index qui indique la bonté de Dieu. Au moyen de la Croix du Christ le malin est défait, la mort est vaincue, la vie nous est transmise, l'espérance restituée, la lumière communiquée.
Dans le jardin de l'Eden, au pied de l'arbre, il y avait une femme Eve (cf. Gn 3). Séduite par le malin, elle s'approprie de ce qu'elle croit être la vie divine. Il s'agit au contraire d'un germe de mort qui s'insinue en elle (cf. Jc 1, 15; Rm 6, 23).
Sur le Calvaire, au pied de l'arbre de la croix, il y avait une autre femme, Marie (cf. Jn 19, 25-27). Docile au projet de Dieu, elle participe intimement à l'offre que le Fils fait de lui pour la vie du monde et, en recevant de Jésus l'apôtre Jean qui lui est confié, elle devient la Mère de tous les hommes."
Source

( 787003 )
Une fête par AVV-VVK (2015-09-14 09:32:09)
[en réponse à 786991]
pas assez connue, me semble.