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images/icones/francis2.gif  ( 786699 )Accueil de l’étranger : l’humble leçon des moines bénédictins du Barroux par Chicoutimi (2015-09-10 07:25:55) 

Un article d'Aleteia :

Accueil de l’étranger : l’humble leçon des moines bénédictins du Barroux

« J’ai demandé l’hospitalité et vous m’avez reçu. » Les fils du saint patron de l'Europe accueillent l'autre comme le Christ depuis plus de 1400 ans.

9 septembre 2015

« Dès qu’un hôte aura été annoncé, le supérieur et les frères se hâteront au-devant de lui avec toutes les marques de la charité. » Règle de saint Benoît, chapitre consacré à la réception des hôtes.

Il est des préceptes chrétiens que l’on perd facilement de vue quand il s’agit d’accueillir l’étranger. Mais la règle appliquée par les moines bénédictins est formelle et elle n’a pas changé en 1400 ans d’existence de leur ordre monastique : « Ne jamais perdre la charité. »

Pour Benoît de Nursie, le père fondateur de la grande tradition monastique occidentale, accueillir un hôte revient à accueillir le Christ, à demeurer fidèle à la lettre de l’évangile : « J’ai demandé l’hospitalité et vous m’avez reçu ». Au moyen-âge, l’abbaye de Cluny nourrissait aux jours de fête jusqu’à 7 000 pauvres !

L’abbaye Sainte-Madeleine du Baroux est la digne héritière de cette «civilisation de la bonté» et Dom Louis-Marie, son père abbé s’en porte garant par un petit texte mis en ligne sur le site internet de la communauté.

La civilisation de la bonté

« Il est souvent difficile de reconnaître le Christ quand les hôtes sont nombreux et pauvres. » C’est pourtant principalement vers eux que l’accueil doit être « chaleureux » afin de mieux « recevoir et adorer le Christ » souligne le père abbé. En pratique : partager un repas, laver les pieds, offrir un bon lit et même « savoir écouter les remarques que pourrait lui faire » son invité au sujet de ce qu’il aurait vu d’imparfait dans la communauté, « Car c’est sans doute pour cette raison que le Seigneur l’a envoyé. »

« L’attitude de saint Benoît à l’égard des étrangers est foncièrement positive, désintéressée et surnaturelle » insiste Dom Louis-Marie.

Accueillir l’étranger dans les murs comme dans l’esprit

Mais l’accueil charitable de l’étranger n’est pas sans conditions car saint Benoît exige aussi des moines un peu de prudence : « Une prière en commun est nécessaire afin de déjouer les tromperies du démon » avertit le père des moines. « Saint Benoît accueille, et en même temps discerne les esprits. »

L’étranger est reçu dans les murs mais aussi « dans l’esprit ». Il est invité à lire des passages de l’Écriture. Il ne s’agit pas de l’accueillir les yeux fermés mais de l’inviter à entrer dans « le monde lumineux de Dieu » relève le père abbé, « si un hôte se montrait revendicatif et indiscret, on devrait le congédier », souligne-t-il.

En résumé tout est question de discernement : « demandons au Saint-Esprit de nous donner la force d’accueillir les étrangers non seulement en leur donnant un toit et à manger, mais en les faisant entrer dans ce qui fait l’âme de notre pays : la foi catholique ».

Source
images/icones/neutre.gif  ( 786710 )discernement par Mingdi (2015-09-10 09:48:16) 
[en réponse à 786699]

"Mais l’accueil charitable de l’étranger n’est pas sans conditions car saint Benoît exige aussi des moines un peu de prudence : « Une prière en commun est nécessaire afin de déjouer les tromperies du démon » avertit le père des moines. « Saint Benoît accueille, et en même temps discerne les esprits. »
L’étranger est reçu dans les murs mais aussi « dans l’esprit ». Il est invité à lire des passages de l’Écriture. Il ne s’agit pas de l’accueillir les yeux fermés mais de l’inviter à entrer dans « le monde lumineux de Dieu » relève le père abbé, « si un hôte se montrait revendicatif et indiscret, on devrait le congédier », souligne-t-il.
En résumé tout est question de discernement : « demandons au Saint-Esprit de nous donner la force d’accueillir les étrangers non seulement en leur donnant un toit et à manger, mais en les faisant entrer dans ce qui fait l’âme de notre pays : la foi catholique »." (Le Barroux)


En plus détaillé, c'est ce que dit le maire de Roanne, traîné dans la boue par tous les médias aux ordres des laïcards et par Bartolone, leur maître à penser. Ce passage devrait être repris par les évêques qui donnent le la et par le chef d'entre eux à Rome.



images/icones/bible.gif  ( 786717 )Sur l'étranger dans les Evangiles par Jean-Paul PARFU (2015-09-10 11:22:05) 
[en réponse à 786699]

On peut lire ceci
images/icones/1g.gif  ( 786719 )Détail "amusant" ... par Exocet (2015-09-10 12:09:31) 
[en réponse à 786717]

... entendu sur le journaux télévisés : à leur arrivée sur leurs lieux d'accueil, les "réfugiés" téléphonent à la famille restée au pays pour leur dire que tout va bien ! Voilà donc des gens soit disant en danger de mort imminent, mais qui laissent leur famille sur place ... Les femmes et les enfants d'abord, ces braves gens ne connaissent pas ! Et que dire du papa du petit garçon kurde noyé sur une plage turque ? Il est revenu pour enterrer sa famille à ... Kobané ! Qui aurait l'idée de se mettre en danger de mort pour enterrer sa famille ?
A noter aussi la présence massive de jeunes et vigoureux lascars, célibataires, et certainement pour beaucoup d'entre eux des déserteurs de l'armée syrienne et de l'armée irakienne. La guerre contre Daech, ils préfèrent que d'autres s'en occupent !
images/icones/bravo.gif  ( 786720 )En effet ! par Jean-Paul PARFU (2015-09-10 12:12:01) 
[en réponse à 786719]

Et c'est d'ailleurs ce que je faisais remarquer ici
images/icones/neutre.gif  ( 786729 )Hospes eram par Ewe (2015-09-10 14:27:29) 
[en réponse à 786717]

"J'étais un étranger et vous m'avez accueilli" citent certains en faisant référence à St Matthieu.
Je ne prétends pas connaître les évangiles par cœur mais le passage que j'ai trouvé et auquel Mme Monique Baujard faisait référence est celui du chapitre 25, en continuation de la parabole de vierges puis de celle des talents. Je pense que c'est un tout.
Le site de l'AELF qui se charge des "traductions" indique pour le verset 35 "j'étais un étranger et vous m'avez accueilli".
Certes. Mais comme je suis un peu dur d'oreille je suis revenu au texte latin puisque c'est celui-ci que nous utilisons depuis Tertullien. Il est écrit "hospes eram" nullement "extraneus eram" puisque le mot étranger vient du mot extraneus...
Et notre cher Gaffiot donne 3 significations pour hospes:
1. L'hôte (celui qui donne l'hospitatilité);
2. L'hôte (celui qui reçoit l'hospitalité);
3. L'hôte de passage, le voyageur.
Cela ne veut donc pas dire tout à fait la même chose.
L'AELF a tendance à traduire les Saintes Ecritures avec une certaine liberté. Comme dans le NOM il n'y a plus de missel et donc de textes on est bien obligé de subir les "traductions" qu'on nous impose. Je m'étais étonné d'entendre ainsi pour les noces de Cana la contenance des cuves donnée en litre.
Mais je ne suis pas un spécialiste et j'ai sûrement tort.
images/icones/bravo.gif  ( 786730 )Excatement et merci pour cette précision ! par Jean-Paul PARFU (2015-09-10 14:43:45) 
[en réponse à 786729]

Il faut aussi dire que cette signification se déduit du bon sens et du "Sensus fidei" !

Mais le bon sens (sans parler du "Sensus fidei", bien sûr) fait défaut dans une société où règne "le politiquement correct" et où les médias et les clercs s'empressent d'ânnoner ou/et de justifier la position et la politique des autorités ou des oligarchies en place !
images/icones/bible.gif  ( 786739 )Traductions fautives ... par Exocet (2015-09-10 16:44:48) 
[en réponse à 786730]

C'est vrai que beaucoup de traductions de la Bible sont incorrectes. et ça ne date pas d'hier. Ainsi, la femme adultère de l'Evangile était en fait une idôlatre ! Tous les hébraïstes le savent.
images/icones/bible.gif  ( 786754 )Il y a bien eu pire: remplacer "étranger" par "immigré" par Athanase (2015-09-10 19:13:23) 
[en réponse à 786739]

comme j'ai pu le lire dans telle feuille paroissiale... Je dois avouer que les traductions ne me gênent pas dès lors qu'elles ne sont pas idéologiques et partisanes. Un langage adpaté n'est pas un langage circonstanciel. Le terme "étranger" peut être pris au sens large, et ne pas être compris en termes de migrant... Mais il y a toujours ce danger d'une lecture purement partisane. Hélas.
images/icones/hein.gif  ( 786760 )Il y a confusion par Philippilus (2015-09-10 20:36:50) 
[en réponse à 786699]

Le problème qui se pose avec ces centaines de milliers de personnes qui arrivent en Europe est un problème politique.
Le passage de l’évangile cité ici est un précepte de charité et de morale individuelle.

La confusion vient de l'amalgame entre les deux points de vue. Si les préceptes s'appliquaient aux sociétés, il faudrait alors condamner par principe toute forme d'action "violente" faite au nom de l'état, car elle s'oppose aux commandements de Dieu: Est-ce que l’Évangile NOUS autorise comme individu à mettre quelqu'un en prison, à lui faire subir une garde à vue, à lui faire payer une amende? Sans parler bien sur de la peine de mort...

Alors ?

alors, oui l’évangile nous demande l'acte de charité qui consiste à apporter une aide au pauvre type en difficulté près de chez nous. Non, l’Évangile n'exige pas des sociétés que l'on laisse des flux de réfugiés rentrer chez nous. La décision de les accepter ou non, y compris par ma force, est une décision politique que pourrait légitimement prendre un gouvernement pleinement Catholique.

Philippilus