Le Forum Catholique

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images/icones/mitre4.png  ( 786327 )Mgr Morerod à la tête des évêques suisses par Jean Kinzler (2015-09-06 09:01:03) 

À l’occasion de leur Assemblée plénière, du 31 août au 2 septembre à Givisiez (canton de Fribourg, ouest), les évêques suisses ont élu l’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, Mgr Charles Morerod, président de leur conférence épiscopale. Il succédera le 1er janvier 2016 à l’évêque de Saint-Gall, Mgr Markus Büchel.

Mgr Morerod, qui était jusqu’ici vice-président de la Conférence des évêques suisses (CES), sera remplacé à cette fonction par l’évêque de Bâle, Mgr Felix Gmür, tandis que Mgr Urban Federer, nouvel abbé d’Einsiedeln, devient le troisième membre du présidium.

Au cours de leur assemblée, les évêques suisses ont abordé le thème des réfugiés qui affluent aux frontières de l’Europe.

LA SITUATION DES MIGRANTS
« Il s’agit là d’une situation qui met également à l’épreuve la tradition humanitaire de la Suisse », soulignent les évêques suisses qui « appellent, dans l’esprit de l’Évangile, à venir en aide à toutes les personnes en situation de misère et de détresse ».

« La misère croissante exige en conséquence des moyens d’aide plus importants à tous les niveaux », insistent-ils, soulignant que « les institutions de l’Église catholique (…) vont continuer à intensifier leur aide aux réfugiés et aux migrants ».

Au cours d’une journée d’études à Berne, les évêques de la CES ont travaillé sur les thèmes du Synode des évêques sur la famille, en octobre, à Rome. Rassemblant une cinquantaine de personnes, « elle a donné lieu à des échanges fructueux entre les évêques, les représentantes et représentants des Facultés de théologie, la commission pastorale et les spécialistes de la pastorale du mariage et de la famille ».

LA FAMILLE
La CES est également revenue sur la controverse soulevée cet été par Mgr Vitus Huonder, évêque de Coire qui, dans une conférence en Allemagne, avait provoqué un tollé en citant un verset du Lévitique prônant la peine de mort pour les homosexuels.

À lire > En Suisse, Mgr Huonder présente ses excuses après ses propos sur les homosexuels

« Mgr Huonder a redit aux membres de la CES (qu’) il n’a jamais eu l’intention ni la conviction de prôner la peine de mort pour les actes homosexuels, a assuré la CES dans son communiqué final. Il a exprimé ses regrets au sujet des malentendus auxquels il a donné lieu dans cette conférence en raison de ses explications insuffisantes. »

Les évêques suisses ont rappelé que « l’Église accueille inconditionnellement chaque personne dans sa dignité intangible aux yeux de Dieu, indépendamment de son orientation sexuelle ».LC
images/icones/1f.gif  ( 786332 )Ben voyons... par Vianney (2015-09-06 14:23:37) 
[en réponse à 786327]


Les évêques suisses ont rappelé que « l’Église accueille inconditionnellement chaque personne dans sa dignité intangible aux yeux de Dieu, indépendamment de son orientation sexuelle ».


Que voulait donc dire saint Paul quand il écrivait aux Corinthiens “ni les impudiques, ni les adultères, ni les efféminés, ni les abominables ne seront héritiers du Royaume de Dieu” (1 Cor., VI, 9) ?

V.
 
images/icones/1n.gif  ( 786339 )Allez jusqu'au bout de votre réaction par Ion (2015-09-06 16:41:29) 
[en réponse à 786332]

Sous-entendez-vous que l'Eglise ne doit pas accueillir chaque personne dans sa dignité intangible aux yeux de Dieu ?

Il s'agit ici de personne, notez-le bien, et d'Eglise, ici-bas.

Ion
images/icones/barbu2.gif  ( 786341 )Et que veut dire: par Yves Daoudal (2015-09-06 17:02:29) 
[en réponse à 786339]

"inconditionnellement" ?

Ce n'est pas vrai que l'Eglise catholique (celle qui applique le Catéchisme de l'Eglise catholique) accueille inconditionnellement les homosexuels militants ou "mariés".

Ah oui, vous allez me répondre que ces évêques parlent d'"orientation sexuelle". Mais on sait ce que cela veut dire. Surtout qu'ils répondent à Mgr Huonder, qui parlait très concrètement de relations homosexuelles.
images/icones/hein.gif  ( 786351 )Non, je ne vous répondrai pas ... par Ion (2015-09-06 17:43:45) 
[en réponse à 786341]

...que les évêques parlent seulement d'orientation sexuelle. Ils parlent bien de toute personne. Depuis quand l'Eglise n'accueillerait-elle que les personnes non pécheresses ? Qui aidera l'homosexuel militant (a-t-il d'ailleurs conscience de son péché ?) à retrouver le chemin de la vérité si l'Eglise refuse de l'accueillir ?

Ion
images/icones/1f.gif  ( 786342 )Vous oubliez un mot par Vianney (2015-09-06 17:06:10) 
[en réponse à 786339]

“Inconditionnellement”... C’est aussi saint Paul qui nous demande de fuir les impudiques : comment puis-je les fuir si je dois les accueillir inconditionnellement, en d’autres mots qu’ils soient repentants ou non ?

V.
 

images/icones/fleche2.gif  ( 786348 )Le passage de St Paul ... par Ion (2015-09-06 17:38:45) 
[en réponse à 786342]

... que vous citez maintenant est très différent de celui où il était question du Royaume de Dieu. Il est question ici de prudence vis-à-vis des impudiques, et de prudence pour soi-même, personne privée. Il était question dans votre premier extrait de Royaume de Dieu, donc d'eschatologie, et non pas d'accueil que l'Eglise en tant que Peuple de Dieu, ou de Corps du Christ, doit ici-bas à toute personne. L'opposition que vous faisiez ne me paraissait donc pas juste.

Car, pour l'Eglise, accueillir inconditionnellement une personne, ce n'est pas approuver la faute de cette personne. C'est même le contraire. Je pense qu'on doit comprendre inconditionnellement dans le sens, quelle que soit sa condition, y compris bien sûr les personnes à tendance homosexuelles, qu'elles soient pécheresses ou pas.

Ion
images/icones/neutre.gif  ( 786353 )Une question Ion par Aigle (2015-09-06 17:45:03) 
[en réponse à 786348]

Cher ion, pourriez vous nous dire ce que vous pensez d'une pratique homosexuelle active. Au hasard : la sodomie. Êtes vous pour, contre ou indifférent ?

Autre question : quelle place faites vous dans notre Église pour les racistes et les antisémites, s'ils cherchent Dieu sincèrement ?
images/icones/1n.gif  ( 786360 )Ce que je pense du péché ? par Ion (2015-09-06 18:00:50) 
[en réponse à 786353]

... j'espère, la même chose que vous. Que c'est précisément pour les porter, les effacer et vaincre le mal que le Christ s'est incarné.

J'ajoute, que tout comme vous, je sais qu'un péché n'en est un que si la personne qui le commet a conscience de son péché.

Quelle place faire aux personnes ? j'espère, la même que celle que vous feriez !

Rassurez-moi ...

Ion
images/icones/1b.gif  ( 786364 )Très bien cher Ion par Aigle (2015-09-06 18:17:29) 
[en réponse à 786360]

... Simplement dites le plus souvent car parfois on est pris ... D'un doute en vous lisant !
images/icones/ancre2.gif  ( 786385 )Mais c'est faux ! par Paterculus (2015-09-06 21:18:38) 
[en réponse à 786360]

Vous écrivez vraiment n'importe quoi :

un péché n'en est un que si la personne qui le commet a conscience de son péché.


Bon, les nazis qui avaient conscience d'exécuter les ordres pour le bien de la race supérieure ne péchaient donc pas.
Bon, les communistes qui pensaient faire avancer la cause de l'humanité ne péchaient donc pas.
Bon, les avorteurs conscients qu'il s'agit là d'un droit des femmes ne pèchent donc pas...

Il y a une valeur intrinsèquement mauvaise et objective dans le péché, qui avilit l'âme de celui qui le commet et l'éloigne de Dieu, qu'il en soit conscient ou non. Vous confondez responsabilité subjective et culpabilité objective.

Et que veut dire "accueillir" ? Quand l'Eglise accueille un pécheur, c'est comme quand Jésus le faisait, ce n'est pas inconditionnel, c'est en disant "va et désormais ne pèche plus." Ce n'est pas respecter la dignité du pécheur que de lui laisser croire qu'il peut rester pécheur.

D'ailleurs la dignité de la personne humaine elle-même n'est pas inconditionnelle. La dignité, dans l'absolu, vient de la capacité à l'égard de Dieu ; dans le concret, elle dépend de ce que chacun fait de cette capacité.
Au fait, c'est pour l'avoir oublié que les Pères Conciliaires ont fait un aussi mauvais texte avec Dignitatis Humanae.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/fleur.gif  ( 786390 )C'est un soulagement par Lycobates (2015-09-06 22:49:28) 
[en réponse à 786385]

... cher Paterculus, que de vous lire dans ce fil, ce qui démontre que le subjectivisme et le n'importe quoi ambiant n'ont pas envahi et infecté sans merci tous les secteurs de l'obédience de l'église conciliaire.
(Vous me pardonnerez cette expression, bien commode après tout, et bien consacrée en haut lieu, depuis 1976, par un substitut du secrétaire d'État de cet organisme et par ses chefs, ce n'est pas rien).

J'étais tenté de citer un texte important du magistère du pape Léon XIII de 1885, cela date de quelques années, pour affirmer, comme vous le faites sous une plume plus moderne, et donc plus accessible a priori pour vos interlocuteurs, qu'il n'existe pas de dignité humaine inconditionnelle et intrinsèque, mais que cette dignité dépend dans le concret de certaines conditions et qu'il est par conséquent hélas bien possible excidere dignitate naturali et in corruptelam delabi.

Je m'arrête ici, c'est trop navrant.
En union de prière, malgré tout, si j'ose dire, et je n'oublie pas de prier, de temps en temps la petite sainte Odile à toutes ces intentions, et ce davantage, quia dies mali sunt.

images/icones/ancre2.gif  ( 786398 )Merci - avez-vous... ? par Paterculus (2015-09-07 08:07:36) 
[en réponse à 786390]

Avez-vous la référence exacte du texte de Léon XIII ?
Cela m'intéresse au plus haut point pour la critique de Dignitatis Humanae, qui est décidément un texte horriblement mal ficelé...

J'accepte fort bien le terme d'Eglise conciliaire, cela inclut dans mon esprit tous les conciles, on est donc dans l'herméneutique de la continuité.

VdP
images/icones/carnet.gif  ( 786418 )Immortale Dei par Lycobates (2015-09-07 11:29:24) 
[en réponse à 786398]

J'ai repris le bout de phrase cité de l'encyclique Immortale Dei du 1.11.1885 qui traite de civitatum constitutione christiana.

Voici pour le contexte direct (du point 15) :

Libertas, ut quae virtus est hominem perficiens, debet in eo quod verum sit, quodque bonum, versari: boni autem verique ratio mutari ad hominis arbitrium non potest, sed manet semper eadem, neque minus est, quam ipsa rerum natura, incommutabilis. Si mens adsentiatur opinionibus falsis, si malum voluntas adsumat et ad id se applicet, perfectionem sui neutra consequitur, sed excidunt dignitate naturali et in corruptelam ambae delabuntur. Quaecumque sunt igitur virtuti veritatique contraria, ea in luce atque in oculis hominum ponere non est aequum: gratia tutelave legum defendere, multo minus. Sola bene acta vita via in caelum, quo tendimus universi: ob eamque rem aberrat civitas a regula et praescriptione naturae si licentiam opinionem praveque factorum in tantum lasci vire sinat, ut impune liceat mentes a veritate, animos a virtute deducere.


Acta Sanctae Sedis 18 (1885), 172.
Mais il faudrait lire tout, ce texte est toujours très important, et il m'a l'air très bien ficelé.

Si vous voulez vraiment sauver Dignitatis humanae, je vous souhaite bonne chance.
Pour ces questions il faut prendre appui surtout sur Quanta cura du pape Pie IX. Ce pape y condamne par son suprême magistère comme "contraire à la doctrine de l'Écriture, de l'Église et des saints pères" précisément ce que DH prétend abusivement être fondé "dans la révélation et la raison".

Et il y a aussi l'encyclique Libertas praestantissimum de Léon XIII de 1888.
images/icones/ancre2.gif  ( 786451 )Je cherche... par Paterculus (2015-09-07 18:51:41) 
[en réponse à 786418]

... non pas tant à "sauver" DH qu'à le remplacer. Ce n'est qu'une déclaration, c'est à dire un texte auquel on n'a pas voulu donner un grand poids.
VdP
images/icones/fleche2.gif  ( 786457 )Mais c'est l'un des textes qui a le plus d'influence par Jean-Paul PARFU (2015-09-07 20:09:25) 
[en réponse à 786451]

Malheureusement !
images/icones/ancre2.gif  ( 786458 )L'idéal... par Paterculus (2015-09-07 20:19:29) 
[en réponse à 786457]

... à mon avis, serait un synode sur le sujet, suivi non pas d'une exhortation apostolique, mais d'une encyclique.
VdP
images/icones/coeurbrise.gif  ( 786416 )Confusion entre dignité ontologique et dignité opérative par Jean-Paul PARFU (2015-09-07 11:04:36) 
[en réponse à 786390]

Cette confusion a été faite à dessein, dans la déclaration sur la liberté religieuse "Dignitatis Humanae" de décembre 1965.

Elle permet, en effet, de postuler que toutes les religions sont bonnes, car pratiquées par des hommes dignes et qu'empêcher les hommes de pratiquer leur religion est une atteinte à leur dignité.

Dans la vie morale, il s'agit d'insinuer qu'on ne peut reprocher à personne son comportement et notamment ce qu'ils appellent "les orientations sexuelles". Dire à un homme que ses penchants ou vices sont gravement désordonnés, c'est attenter à sa dignité.

L'homme devient ainsi un petit dieu, auto-référencé, qui ne supporte plus aucune critique.

La foi et la morale chrétienne, catholique, et la mission de l'Eglise, qui consiste à enseigner les nations et à les baptiser, sont ainsi sapées à la base, à la racine !
images/icones/neutre.gif  ( 786468 )Je crois... par ooo (2015-09-07 22:35:34) 
[en réponse à 786416]

que vous confondez deux choses :
1) laisser les gens pratiquer leur fausse religion tant qu'ils pensent que c'est la vraie
2) essayer de convaincre ces gens qu'ils sont dans une fausse religion

Les deux choses peuvent avoir lieu au même temps, et ne sont donc pas incompatibles. Selon vous, Vatican II se serait déclaré pour 1 et contre 2. Mais c'est faux. Vatican II est pour 1 et 2 à la fois.
images/icones/neutre.gif  ( 786407 )La sublime dignité des damnés par Mingdi (2015-09-07 09:26:33) 
[en réponse à 786385]

En enfer, les damnés conservent-ils leur sublime dignité que rien ne peut leur enlever? Mais l'enfer est vide, comme chacun sait. Donc la question ne se pose pas.
images/icones/neutre.gif  ( 786466 )Attention par ooo (2015-09-07 22:28:07) 
[en réponse à 786385]

vous avez raison quand vous dites qu'il y a une valeur intrinsèquement mauvaise et objective dans le péché (et ce, peu importe si l'on sait que l'on commet un péché ou non). Cependant, quand vous dites qu'il "avilit l'âme de celui qui le commet et l'éloigne de Dieu, qu'il en soit conscient ou non [sous entendu : de pécher] " alors là, c'est faux. Pour s'éloigner de Dieu il faut vouloir le mal. Si l'on veut le bien, et que l'on commet un mal pour cela (en pensant que c'est un bien), on ne s'éloigne pas de Dieu. C'est d'ailleurs un devoir de faire ce que l'on pense sincèrement être notre devoir (même dans le cas où on se trompe et que ce soi-disant devoir est en fait un mal). Ce serait un péché de ne pas commettre une mauvaise action si l'on pense qu'elle n'est pas mauvaise mais, au contraire, notre devoir.
Alors oui, s'il a vraiment existé un nazi qui pensait faire son devoir moral en assassinant des gens(ce dont je doute cependant), ses actions abominables ne peuvent avoir éloigné son âme de Dieu.
images/icones/ancre2.gif  ( 786488 )Nous n'avons qu'un seul cœur ... par Paterculus (2015-09-08 08:01:52) 
[en réponse à 786466]

... pour aimer Dieu et le prochain.
Le péché obscurcit l'intelligence et diminue la capacité de connaître Dieu.
Si l'on abîme son cœur en assassinant son prochain, ce cœur est abîmé aussi pour aimer Dieu, même si l'on pense avoir fait son devoir en assassinant son prochain.
On a le devoir de suivre sa conscience, même erronée : en cela vous avez raison. Mais votre argument oublie qu'on a le devoir, aussi, de former sa conscience pour la rendre droite. Sans cette droiture de la conscience, on n'a pas le cœur pur pour voir Dieu.
VdP
images/icones/neutre.gif  ( 786491 )Merci cher paterculus par Aigle (2015-09-08 08:29:38) 
[en réponse à 786488]

Cette histoire de suivre sa conscience même erronée m'a toujours étonné.

Par exemple un allemand passé par les Hitler Jugend ou un chinois passé par les gardes rouges me semble avoir une conscience gravement désorientée et même réorientée vers le crime. Ces crimes restent ils des péchés ? Des jeunes fanatisés et endoctrinés peuvent ils même un instant penser à former leur conscience pour la rendre droite ?

Faut il dire "Père pardonne leur car ils ne savent pas ce qu'ils font?"

À l'inverse un homosexuel qui cherche Dieu sincèrement peut il longtemps pratiquer l'homosexualité ?
images/icones/fleche2.gif  ( 786584 )Dieu parle à la conscience de tout homme ... par Ion (2015-09-08 15:54:20) 
[en réponse à 786491]

... qu'il soit croyant ou pas. A un moment, mystérieusement, très progressivement peut-être, ou encore soudainement, Dieu parlera au fanatisé, au jeune nazi endoctriné, et le devoir de cette personne sera d'écouter cette parole divine, car il aura reçu les moyens de savoir que cette parole est bonne. Jusque là, suivre sa conscience mal éclairée, parfois très mal éclairée, et parfois très longtemps très mal éclairée, n'est pas un péché, c'est même un devoir. Mais ce sera aussi un devoir de suivre cette même conscience, ce sanctuaire où l'homme est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre (selon la belle expression de Gaudium et Spes), lorsque Dieu y déposera Sa Parole.

Ion
images/icones/1f.gif  ( 786349 )Oui, mais la formule est alambiquée par Rodolphe (2015-09-06 17:40:02) 
[en réponse à 786339]

« L’Église accueille inconditionnellement chaque personne dans sa dignité intangible aux yeux de Dieu, indépendamment de son orientation sexuelle ».

Certes, cela devrait être compris comme signifiant que tout un chacun est inconditionnellement accueilli en raison de sa dignité intangible, même s'il est homosexuel, ce qui n'exclut pas le devoir qu'a également tout un chacun de s'abstenir du péché, de se confesser et de faire pénitence en cas de chute (cf. notamment la pratique homosexuelle).

Cependant, cette phrase peut aussi être lue comme une ouverture "inconditionnelle" à l'égard des homosexuels pratiquants: Venez, nous n'exigerons rien...

Or, cette ambiguïté me semble délibérée. La phrase a visiblement été calibrée, construite par des Évêques qui n'osent pas assumer pleinement le message chrétien.

Pourtant celui-ci n'est pas "homophobe". Il y a bien des homosexuels qui sont catholiques. Sans doute certains d'entre eux pêchent-ils en ayant des relations homosexuelles. L'Eglise ne préconise pas leur lapidation, mais leur repentance sincère, un effort de leur part pour ne pas succomber à nouveau. La confession est là pour cela. C'est en réalité un chemin de libération et d'espoir et non de culpabilisation. Quel que soit le nombre de fois que l'on chute, Notre Seigneur ne se lasse jamais de nous tendre la main. Il ne tient qu'à nous de nous relever et de nous abandonner à ses mains aimantes.

images/icones/fleche2.gif  ( 786357 )C'est justement à nous ... par Ion (2015-09-06 17:54:39) 
[en réponse à 786349]

... de savoir distinguer entre accueillir inconditionnellement la personne et accueillir inconditionnellement le péché.

Prenez un autre péché que le péché d'homosexualité. Que pensez-vous de cette phrase : " L’Église accueille inconditionnellement chaque personne dans sa dignité intangible aux yeux de Dieu, indépendamment de son péché". N'avez-vous pas au contraire envie d'ajouter "... surtout s'il pèche" ? Car sinon, qui aidera à le relever ?

Tout le monde connait la position très claire de l'Eglise catholique sur le "désordre" qu'est l'homosexualité. Tout le monde ne connait pas forcément le devoir d'accueil de l'Eglise envers toute personne.

Ion
images/icones/fleche2.gif  ( 786361 )Ce qui se pense bien s'énonce clairement.. par Rodolphe (2015-09-06 18:06:01) 
[en réponse à 786357]

Cher Ion,

Je crois que nos Évêques suisses fuient leurs responsabilités... en sombrant délibérément dans l’ambiguïté.

Je n'ai rien à redire à ce que vous avez écrit, si ce n'est que c'est vous qui l'avez écrit et non les Évêques suisses.... Vous avez évoqué le péché d'homosexualité, mais pas eux. Certes, ils n'ont pas dit que la pratique homosexuelle n'était pas peccamineuse, mais il n'ont pas eu la confiance requise dans l’Évangile du Christ pour oser le proclamer clairement. Pourtant, il n'est pas homophobe. Mais le problème est qu'il parle de pêché, une notion bien impopulaire que nos Évêques suisses n'osent pas assumer. Pourtant, c'est la vérité qui rend libre.


images/icones/barbu2.gif  ( 786365 )Mais ce qui est très clair par Yves Daoudal (2015-09-06 18:20:22) 
[en réponse à 786349]

est qu'accueillir "inconditionnellement" c'est accueillir totalement sans condition, c'est donc accueillir à la communion. Bien sûr.
images/icones/neutre.gif  ( 786370 )Pas nécessairement par Aigle (2015-09-06 18:44:22) 
[en réponse à 786365]

Inconditionnellement peut aussi signifier qu il ne faut pas exiger de conditions ( par ex : pas d'engagement de chasteté ).

Cela s'appliquerait il aux racistes et aux antisémites ?
images/icones/ancre2.gif  ( 786386 )Bien d'accord avec vous ! par Paterculus (2015-09-06 21:22:30) 
[en réponse à 786349]

Et j'aime à le souligner ici.
VdP