Le Forum Catholique

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images/icones/neutre.gif  ( 785937 )Mgr Gaillot par Justin Petipeu (2015-08-31 17:19:25) 

sera reçu par François, demain.
images/icones/vatican.gif  ( 785938 )L'évêque contestataire français Gaillot reçu mardi par le pape par PEB (2015-08-31 17:29:28) 
[en réponse à 785937]

Cela me rappelle la tradition exquise du thé chez la reine de Grande-Bretagne. Sa Très Gracieuse Majesté, et néanmoins toujours glorieusement régnante, invite des personnalités publiques controversées mais dont elle souhaite marquer la réhabilitation sociale. Toutefois, cette cérémonie consacre, par la même occasion, la mort politique de l'honorable sujet.



31-08-2015 16:54:37
Pays : VAT
GLGL

FRS1570 0247 /AFP-YQ05

CITÉ DU VATICAN, 31 août 2015 (AFP)

L'évêque français Jacques Gaillot, déchargé de ses fonctions en 1995 à la tête de l'évêché d'Evreux (nord) en raison de ses positions contestataires, sera reçu en privé mardi par le pape François, a-t-on appris auprès de son entourage.

Le pape argentin a répondu favorablement à une lettre de l'évêque français qui demandait à le rencontrer à la Maison Sainte-Marthe au Vatican, a-t-on indiqué de même source.

Aucune confirmation n'a pas être obtenue au Vatican.

Très engagé sur les terrains sociaux, Jacques Gaillot, 79 ans, avait été critiqué dans l'épiscopat français en raison de ses prises de position peu orthodoxes, et qui sortaient de la réserve requise pour les évêques, sur l'ordination d'hommes mariés, la reconnaissance des homosexuels, le droit au blasphème ou contre les essais nucléaires.

Il les avait aussi irrités pour son goût pour le contact avec les médias. Son limogeage avait été perçu comme une sanction des conservateurs, appuyés par Jean Paul II. Le pape polonais l'avait pourtant reçu après la sanction, en janvier 1996.

Il avait été relevé de ses fonctions à Evreux et nommé évêque "in partibus" de Partenia en Afrique du Nord, un évêché n'existant plus, façon de le sanctionner sans lui retirer sa charge d'évêque.

Dans un but de réconciliation, le pape reçoit et envoie des messages à des personnalités qui ne sont pas en accord avec la ligne officielle du Vatican ou qui ont été en disgrâce, ce qui ne signifie pas forcément qu'il approuve leur ligne.

jlv/ob/at



AFP 311654 AOU 15

images/icones/1d.gif  ( 785939 )Moi, ça me rappelle... par Sacerdos simplex (2015-08-31 17:54:23) 
[en réponse à 785938]

...Tintin, je crois que c'est dans les bijoux de la Castafiore, un article explique où le Capitaine a fait la connaissance de Bianca... :
"C'est à Gand, joyau des Ardennes belges...".

Bon, évidemment, si on ne connaît pas...
Gand est à l'opposé des Ardennes...

"...à la tête de l'évêché d'Evreux (nord)" :
Veut-il dire qu'Evreux est dans le Nord (59) ?
ou qu'il était évêque d'Evreux-Nord, un autre mystérieux évêque inconnu étant chargé d'Evreux-Sud ?...

Et pour les puristes, un évêque n'est jamais placé à la tête d'un évêché, mais bien à la tête d'un diocèse.

Ce qui m'a permis de découvrir que le mot évêché ne figure pas une seule fois dans les 1752 articles du Code de 1983.


images/icones/fleche2.gif  ( 785963 )L'évêque par Jean Ferrand (2015-09-01 08:03:46) 
[en réponse à 785939]

L'évêque est avant tout le titulaire d'un siège, fictif ou non. La preuve c'est que tous les évêques ne sont pas chargés d'un diocèse. Prenez l'exemple de Mgr Gaillot, évêque titulaire de Partenia en Algérie. Il n'a même pas le droit de résider en ce lieu. D'ailleurs il aurait bien du mal, car on ne sait même plus où ça se trouvait.

Partenia (ou Parthenia) est un siège épiscopal situé en Maurétanie Sitifienne, dans la région de Sétif en Algérie. Il a disparu à la fin du Ve siècle, et l'on ignore aujourd'hui sa localisation exacte. Le titulaire Rogatus fut exilé après l'invasion de Hunéric.

images/icones/fleche2.gif  ( 785970 )Cependant par Jean Ferrand (2015-09-01 09:57:41) 
[en réponse à 785963]

Cependant, et ce qui est une grave anomalie, les évêques de la Fraternité Saint-Pie X, ne font l'objet d'aucune titulature épiscopale définie, et d'ailleurs ils ne sont chargés d'aucun diocèse. Ils sont désignés simplement comme évêques pour la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, ce qui leur tient lieu de titre épiscopal. Leur ordination est néanmoins considérée, sinon comme légitime, du moins comme valide. Et les prêtres, et même éventuellement les évêques, qu'ils ordonnent sont de véritables prêtres ou de véritables évêques. Ce qui fait l'évêque finalement, et dans tous les cas, c'est la consécration épiscopale valide par un évêque lui-même validement ordonné. La titulature épiscopale se trouve réduite à sa plus simple expression : évêque (sous-entendu : de, ou : pour). Du même coup elle reçoit aussi sa propre validité (canonique).

Si j'exprime des faits inexacts, ou canoniquement faux, quelqu'un voudra bien me rectifier. Attention, j'exige des références explicites.
images/icones/fleche2.gif  ( 785972 )Remarque par Jean Ferrand (2015-09-01 10:34:57) 
[en réponse à 785970]

Remarque. Dans l'antiquité, et même pour l'évêque de Rome, et même dans les Saintes Écritures (lettres de saint Paul), la titulature épiscopale était aussi réduite à sa plus simple expression. Dans la tombe des papes, l'évêque de Rome était simplement désigné comme évêque (de Rome, ou romain, était sous-entendu). Il ne pouvait pas, d'ailleurs, y avoir de confusion car dans toute ville, et nommément à Rome, il n'y avait qu'un seul et unique pontife.

Dans les catacombes, le nom même d'évêque était écrit en abrégé : Eπ, surligné, ce qui signifiait : Eπίσκοπος. L'évêque c'était le pape, et uniquement le pape.

Un souvenir de cette antique (et apostolique) tradition est encore conservée dans l'en-tête des bulles pontificales, scellées avec le sceau du pontife :

François, évêque, serviteur des serviteurs de Dieu, à son fils bien-aimé Alain de Ræmy, du clergé du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, et actuellement chapelain de la garde pontificale suisse dans la cité du Vatican, constitué auxiliaire de cette Église et élu en même temps évêque titulaire de Tours en Maurétanie, salut et bénédiction apostolique.


Je n'invente rien.
images/icones/1d.gif  ( 785981 )Tours en Maurétanie ! par Yves Daoudal (2015-09-01 11:55:43) 
[en réponse à 785972]

Ça viendra sans doute, mais pas encore tout de suite. Pour le moment Tours est encore en Touraine.

(Je sais bien que c'est la traduction donnée par le diocèse suisse, mais Torre ne veut pas dire Tours, qui vient de Turones.)

Mgr Alain de Raemy est évêque titulaire du diocèse de Turris in Mauretania, le diocèse de la Tour en Maurétanie césarienne, diocèse dont on ne sait rien sauf qu'il eut UN évêque et que c'était un hérétique...

Ce qui fait néanmoins de Mgr de Raemy un voisin de Mgr Gaillot, lui aussi titulaire d'un diocèse de Maurétanie césarienne dont on ne connait qu'un seul évêque...
images/icones/fleche2.gif  ( 786012 )Cet évêque par Jean Ferrand (2015-09-01 15:13:01) 
[en réponse à 785981]

Cet évêque est de la Maurétanie césarienne (du côté de Cherchell) tandis que Mgr Gaillot est de la Maurétanie sitifienne (du côté de Sétif).

Quand j'étais en Algérie je me souviens que Mgr Duval (futur cardinal) arborait avec fierté les titres de : archevêque d'Alger et de Juliacésarée. Juliacésarée c'est l'actuel Cherchell. Saint Augustin en son temps avait visité ces lieux. Il y prononça même des sermons.
images/icones/neutre.gif  ( 786018 )Mais pour Lapie par Yves Daoudal (2015-09-01 15:50:29) 
[en réponse à 786012]

dont les cartes font toujours l'admiration des géographes et des historiens, la Maurétanie sétifienne faisait partie de la Maurétanie césarienne...

images/icones/fleche2.gif  ( 786026 )La Maurétanie sétifienne par Jean Ferrand (2015-09-01 17:23:58) 
[en réponse à 786018]

La Maurétanie sitifienne aurait été créée par Dioclétien.

Maurétanie Sitifienne, créée par Dioclétien pour la partie orientale de la Maurétanie Césarienne avec Sitifis (actuelle Sétif en Algérie) comme capitale.