S A T O R
A R E P O
T E N E T
O P E R A
R O T A S
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A T O
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Avant tout, de la comparaison de ces deux textes, il est important d’observer une consonance verbale : la ampullam nardi de Sat, 78, 3 correspond dans le texte de Marc à l’expression alabastron myrou nardou (14, 3). Maintenant nous avons un code manuscrit (Cantabrigiensis) qui conserve une traduction latine des évangiles antérieure à celle de Saint Jérôme. D’après Amassari le texte (Cantabrigiensis), qui est du Ve siècle, reproduirait une traduction du Ier siècle après J.-C., c’est-à-dire de l’époque de la composition du Satiricon. Eh bien ! dans ce manuscrit, l’épisode de l’onction de Béthanie dans l’évangile de Marc, présente la locution ampullam nardi, c’est-à-dire la même qui se trouve chez Pétrone, et ainsi est réalisée une parfaite correspondance verbale.
SAINT Ephrem dit que l'évangile de Marc a été composé en latin. Cette affirmation n'est liée à aucun intérêt doctrinal. Elle n'est contredite, à ma connaissance, par aucun témoignage ancien. En tête de beaucoup de manuscrits des évangiles se trouve une notice qui fait savoir que l'évangile de Marc a été écrit en latin (ῥωμαιστί). En suscription à la vulgate syriaque (Peschitto), à la version syriaque héracléenne et à plusieurs manuscrits grecs on lit que l'évangile de Marc « a été écrit en latin, à Rome : ἐγράφη ῥωμαιστὶ ἐν Ῥώμῃ ». Je me propose de rechercher si ces renseignements sur la langue originale de l'évangile de Marc sont exacts.
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