Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 784915 )Nagasaki, ville chrétienne: 9août 1945/2015 par Jean Kinzler (2015-08-09 15:59:31) 

70 ans de la bombe de Nagasaki: une Vierge endommagée dans la cathédrale d'Urakami reconstruite.
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Le 9 août 1945, le B-29 Bockscar piloté par Charles Sweeney, parti de Tinian dans les îles Mariannes du Nord, largua la bombe atomique Fat Man sur la ville de Nagasaki. La bombe explosa à 580 m d’altitude, à la verticale du quartier majoritairement catholique d’Urakami, quasiment à la verticale de la cathédrale. Ce fut la seconde explosion nucléaire au Japon, trois jours après celle d’Hiroshima.
En 1949 eut lieu une messe pontificale dont voci des photos.

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source
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Le 9 août 1945, trois jours après Hiroshima, une seconde bombe atomique américaine est larguée sur le Japon. Cette fois sur Nagasaki, dans le sud de l’archipel. 74 000 habitants sont instantanément tuées et 80 % des bâtiments sont détruits. Une seconde attaque qui n’aurait pas dû avoir lieu.

A 11h02 (heure locale), ce dimanche 9 août, les cloches et les sirènes ont retenti dans la ville catholique atomisée à l'heure exacte de l'explosion, relate notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles. « Plus jamais d'Hiroshima », dit-on, le plus souvent. Mais Nagasaki, elle, a le sentiment de faire partie des oubliés de l'holocauste nucléaire. Pourtant, son martyr ne fut pas moins horrible.rfi
images/icones/fleche3.gif  ( 784959 )Le principe moral des actes à double effet par Escartefigue (2015-08-10 08:53:23) 
[en réponse à 784915]

Un acte à double effet est une action volontaire qui a deux effets, l'un bon et l'autre mauvais (du point de vue moral).

La question qui se pose est : peut-on agir en ce cas-là ?

Le principe général de solution est celui-ci : on ne peut jamais vouloir le mal, ni comme fin (but qu'on se propose) ni comme moyen.

Partant, en appliquant les règles générales de la moralité, on énumère quatre conditions pour qu'un acte à double effet soit légitime.

1. L'action en elle-même doit être bonne ou neutre. Une action qui est déjà mauvaise en elle-même n'est jamais permise (comme le seraient un blasphème, un mensonge ou un homicide).

2. L'effet bon (celui qui est voulu) ne doit pas être une conséquence de l'effet mauvais, sinon l'effet mauvais est voulu comme moyen. Un manière simple de discerner cette condition est de se dire : si, par miracle, l'effet mauvais ne se produit pas, l'effet bon aura-t-il lieu ? Si oui, l'effet bon ne découle pas de l'effet mauvais, tout va bien ; si non, il faut renoncer car l'effet mauvais est un véritable moyen.

3. L'effet bon doit justifier l'effet mauvais : il doit être une raison suffisante pour qu'on puisse tolérer l'effet mauvais. C'est ainsi qu'il faut prendre en compte la gravité de l'effet mauvais, sa probabilité ou sa certitude, ses conséquences, le scandale qui peut en résulter ; c'est ainsi encore qu'il faut examiner s'il n'est pas possible de trouver un autre moyen sans effet mauvais etc.

4. L'intention doit être droite. Il ne doit pas y avoir une recherche secrète de l'effet mauvais, qu'on doit détester intérieurement.

À ces conditions, l'acte à double effet est légitimement posé.

Avec Nagasaki nous sommes (les Américains des Etats-Unis, imbibés d'utilitarisme amoral, étaient) à des années lumières de ce type de raisonnement moral.

Mais nous sommes aujourd'hui encore - et plus que jamais - très souvent confrontés à des actes à double effet dans le monde professionnel (de la finance, médical, militaire, etc.), sans parler du milieu politique.

Combien de catholiques connaissent ces principes moraux ? Combien les suivent ?


images/icones/neutre.gif  ( 784971 )La liturgie de "jadis"... par AVV-VVK (2015-08-10 15:51:28) 
[en réponse à 784915]

Est dans le titre.