Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=784304
images/icones/bible.gif  ( 784304 )Sur le déroulement de la Passion par Jean-Paul PARFU (2015-07-28 05:06:22) 

Et spécialement sur l'heure de la Crucifixion, on vous a, Jean Ferrand, répondu ceci ici mais vous semblez ne pas l'avoir lu ou ne pas vouloir en tenir compte.

Nous aussi nous lisons les Evangiles !
images/icones/fleche2.gif  ( 784320 )ça ne tient pas debout par Jean Ferrand (2015-07-28 17:53:16) 
[en réponse à 784304]

ça ne tient pas debout. C'est tiré par les cheveux. Autant dire que les évangélistes écrivaient n'importe quoi. Moi, je prends les évangiles au pied de la lettre. Jésus a été condamné à mort par Pilate à la sixième heure, environ midi, d'après saint Jean (donc le jeudi) et crucifié à la troisième heure (donc neuf heures) le vendredi, d'après saint Marc. C'est la vérité, pure et simple.

Si les heures antiques étaient aussi imprécises (et contradictoires) que vous le dites, les évangélistes n'éprouveraient pas le besoin d'écrire : environ la sixième heure, comme ils le font ! Libre à vous de croire ces fadaises.

La troisième heure voudrait dire la sixième et la sixième, inversement, voudrait dire la troisième ! Réfléchissez, de grâce.


images/icones/1v.gif  ( 784323 )Votre version n'est pas crédible par Jean-Paul PARFU (2015-07-28 20:03:54) 
[en réponse à 784320]

Pour au moins deux raisons :

1) elle suppose une Cène le mercredi soir, une journée entière de procès et donc deux nuits entières, et non une nuit comme admis habituellement, passées dans les geôles juives ou/et romaines ...

2) elle suppose également une crucifixion vers les 9 heures du matin et une mort à 3 heures de l'après-midi, soit 6 heures passées sur le croix. Or, Pilate est surpris par la relative rapidité de la mort du Christ.

Enfin, il est fréquent que les Evangélistes ne disent pas tout à fait la même chose sur des points de détails, mais sans vraiment, à proprement parler, se contredire et c'est paradoxalement ce qui garantit l'authenticité de leur témoignage, puisque de faux témoignages auraient été préparés à l'avance pour concorder artificiellement. Vous ne pouvez donc pas les prendre au pied de la lettre comme vous le dites et donc vouloir absolument faire concorder les propos imprécis, mais non faux au sens strict, d'un Apôtre qui n'était pas sur place et les propos précis d'un Apôtre qui était sur place !
images/icones/fleche2.gif  ( 784325 )Mais non par Jean Ferrand (2015-07-28 20:48:38) 
[en réponse à 784323]

Mais non. Consultez mon curriculum vitae de Jésus-Christ dont a discuté longuement il y a des années. ICI. Voulez-vous revivifier ce marronnier ? Je suis usé d'avoir à répéter toujours les mêmes choses. Je croyais la chose acquise. Je suppose la Cène au mardi soir, comme Annie Jaubert. Une nuit chez Caïphe et deux nuits consécutives chez Pilate. C'est pourtant simple. Trois jours de procès, mercredi, jeudi et crucifixion le vendredi. C'est clair. Ce n'est pas une thèse impromptue chez moi. Elle est bien connue. J'ai bien dû l'exposer des dizaines de fois, y compris sur ce Forum.

6 heures en croix, ce n'est pas long. Des crucifiés pouvaient survivre des journées entières, c'est bien connu. Les deux larrons, moins exténués que Jésus, n'étaient pas morts. On a dû les achever par le bris des jambes. Eux aussi avaient fait 6 heures en croix, de neuf heures du matin à trois heures de l'après-midi.

Comment se fait-il que les crucifiés ne mouraient pas asphyxiés, au bout de quelques instants ? Ils prenaient appui sur un chevalet. On appelait ça chevaucher la croix.
images/icones/1n.gif  ( 784327 )Je connais vos théories Jean par Jean-Paul PARFU (2015-07-28 20:59:31) 
[en réponse à 784325]

Mais elles ne correspondent pas à la Tradition, à ce que disent les commentateurs et la très grande majorité des historiens. Elles ne correspondent pas non plus à ce qu'écrit Arthur Loth.

En outre, vous ne pouvez prouver vos théories par vos propres écrits.

Enfin, vous savez que :

a) le procès du Christ, comme tous les procès politico-religieux où la haine est très forte, fut un procès rapidement expédié, un procès expéditif, d'autant que la Pâque approchait ;

b) traditionnellement, le Sacrifice doit être rapide !
images/icones/fleche2.gif  ( 784329 )Ils ont tort par Jean Ferrand (2015-07-28 21:17:31) 
[en réponse à 784327]

Tout est dans le titre.

Vous qui êtes avocat, Me Parfu, avez-vous jamais vu un procès bâclé en une nuit ? C'est illégal. ça s"appelle plutôt une exécution sommaire.

On a connu ça chez nous, à Vorey, à la Libération. Les militiens viennent arrêter le chef de gare en pleine nuit. Sa femme leur dit : Mais laissez-le au moins prendre sa veste. Oh, vous savez, Madame, lui répond-on, là où il va, il n'a pas besoin de veste.
images/icones/1f.gif  ( 784330 )Concernant notre avocat forumesque par Semper parati (2015-07-28 21:56:08) 
[en réponse à 784329]

cher Monsieur Ferrand,


Il passe tellement de temps à développer ses théories révolutionnaires sur le fc qu'il n'a pas le temps de plaider ni de visiter un prétoire .

Il est comme cela ,c'est notre Farpu à nous , on s'énerve à le lire car sans la charité il n'y a rien et il nous le confirme à chacune de ses interventions.

A la maison , quand j'étais petit , on l'aurait appelé " monsieur je sais tout"


Sp ( désolé pour lui )
images/icones/livre.gif  ( 784332 )Mais précisément par Jean-Paul PARFU (2015-07-28 22:48:04) 
[en réponse à 784329]

Le procès de Notre-Seigneur Jésus-Christ fut parfaitement illégal !

Monseigneur Augustin Lémann et Monseigneur Joseph Lémann ont écrit un livre à ce sujet : "Valeur de l'assemblée qui prononça la peine de mort contre Jésus-Christ". Voir ici

Il existe également "Le procès de Jésus" de Jean Imbert dans la collection "Que sais-je" aux PUF

Et vous pouvez lire ce que vous dit Sacerdos un peu plus bas !
images/icones/fleur.gif  ( 784331 )Vos hypothèses sont incompatibles avec l'Evangile ! par Sacerdos simplex (2015-07-28 22:33:33) 
[en réponse à 784325]

Pour une simple question d'heure, vous vous mettez en contradiction avec de nombreux autres passages des évangiles.
Or comme je l'ai dit, sauf quand on voulait vraiment donner une précision, on comptait habituellement de 3 en 3 : 1°, 3°, 6°, 9° et 11° heure. Ce qui au passage montre qu'ils avaient une notion assez élastique du calcul : comme il n'y avait pas de "zéroième" heure, ni de 12° heure, on passait de la 1° à la 3° heure, et de la 9° à la 11° en 3 heures et non 2.
Ils n'avaient pas de montres. Ils ne connaissaient pas l'usage des minutes. Donc un événement en milieu de matinée, mettons 10 h 30, sera qualifié par les uns de 3° h. et par les autres de "environ la 6° heure". (et en plus il y avait deux systèmes de calcul d'heure)
En Italie, je plaisantais en disant par exemple "9 h. du matin, heure française", parce que "9 h. heure italienne" (ou méditerranéenne), ça veut dire : "plutôt vers le milieu de la matinée"...

Ainsi donc :
Mt. 26, 2 : (avant la Cène :) « Vous savez que la pâque a lieu dans deux jours ; le Fils de l’homme doit être livré pour être crucifié. »
26, 5 Les princes des prêtres… disaient toutefois : ‘Pas en pleine fête, de peur d’un mouvement populaire !’
27, 1 : Le matin venu (…) ils le livrèrent à Pilate.
27, 26 : Alors (…) il le leur livra pour être crucifié.
27, 57 : Le soir venu…
Jn 19, 14 : C’était la veille de la Pâque, et environ la sixième heure. (…) Alors il le leur livra…

Si Pilate avait livré Jésus aux Juifs le jeudi midi, pourquoi attendre le vendredi (alors qu'ils avaient une peur bleue d'un soulèvement populaire) ?
Et si on attend, pourquoi ne pas attendre le dimanche, puisqu'ils voulaient le faire après la fête ?
Et pourquoi Jésus se serait permis de célébrer la Pâque un mardi : le jeudi soir, cela peut se comprendre, mais le mardi !?.. Et surtout en disant que la Pâque est dans DEUX jours. Tandis que Jean précise que Pilate le leur livre la veille de la Pâque, qui était donc le samedi.

La liturgie : elle indique dans diverses oraisons l'opinion unanime, Jésus est crucifié à la 6° heure, midi.
Je crois que différentes oraison comportent cette indication :
Oremus.
Domine Jesu Christe, qui hora sexta pro redemptione mundi crucis patibulum ascendisti, et Sanguinem tuum pretiosum in remissionem peccatorum effudisti: te humiliter deprecamur, ut post obitum nostrum Paradisi januas nos gaudenter introire concedas.

Toujours dans la liturgie :
"La veille de sa Passion... Qui pridie quam pateretur, accepit panem...

Toutes les révélations faites à divers mystiques vont dans le même sens, 3 heures sur la croix.

Alors, si vous êtes fatigué de répéter toujours la même chose, arrêtez de répéter. Répondez aux objections.

Mais c'est dommage, parce que sur des multitudes d'autres sujets, vous nous avez apporté vraiment beaucoup d'infos particulièrement utiles.
Merci !



images/icones/bravo.gif  ( 784333 )En effet ! par Jean-Paul PARFU (2015-07-28 22:59:44) 
[en réponse à 784331]

Merci Sacerdos !
images/icones/fleche2.gif  ( 784334 )Qui pridie quam pateretur par Jean Ferrand (2015-07-29 08:43:58) 
[en réponse à 784331]

Qui pridie quam pateretur. Justement la liturgie garde une trace très ancienne d'un procès de Jésus qui se serait étalé sur plusieurs jours. Elle ne dit pas que Jésus-Christ a célébré la Cène la veille de sa mort, mais la veille de sa Passion, qui a commencé le mercredi.

Si la liturgie dit que Jésus-Christ a été crucifié à la sixième heure, elle se met en contradiction avec saint Marc qui dit qu'il a été crucifié à la troisième heure et ainsi de suite. Je préfère saint Marc à la liturgie. Saint Marc est révélé. La liturgie ne l'est pas. J'ai toujours soutenu que la chronologie de la Passion suivie par la liturgie était fausse et incompatible avec l'évangile.

Vos citations de l'évangile ne sont pas probantes car il faut savoir que les synoptiques et Jean ne parlent pas de la même fête de Pâque. Tous les commentateurs ont relevé la chose. Y compris Benoît XVI qui a dit que Jésus avait nécessairement anticipé sa Pâque, au moins d'une journée. Arthur Loth expose la chose dans son paragraphe intitulé : Les divergences entre les évangélistes au sujet de la Cène du Seigneur, page 523. Il soutient, ce qui est vraisemblable, que Jésus suivait une coutume galiléenne et non pas le calendrier officiel du Temple de Jérusalem et du Sanhédrin, dominé à l'époque de Jésus par les pharisiens.

Ce que vous soulignez, ce ne sont pas mes contradictions à moi, mais les contradictions apparentes des évangiles entre eux, les synoptiques d'un côté, saint Jean de l'autre, et qu'il s'agit justement d'expliquer. Vous n'êtes pas au fait de la question. Vous allez trop vite.
images/icones/bible.gif  ( 784335 )Jésus a anticipé par Jean-Paul PARFU (2015-07-29 09:03:32) 
[en réponse à 784334]

la Pâque en la fêtant avec ses disciples le jeudi soir au lieu du vendredi soir, et non le mercredi, voire le mardi soir, comme vous le dites, puisqu'il allait fêter sa vraie Pâque le vendredi sur la Croix !

Arthur Loth que vous citez, avec toute la Tradition, ne dit rien d'autre !
images/icones/fleche2.gif  ( 784350 )Non, car par Jean Ferrand (2015-07-29 13:26:06) 
[en réponse à 784335]

Non, car le jeudi environ midi il fut condamné à mort par Pilate, selon saint Jean, et crucifié le lendemain à neuf heures du matin d'après saint Marc. On en revient toujours là. Il faut surmonter les contradictions apparentes entre les évangiles. C'est le problème.

Le repas de Béthanie fut célébré 6 jours avant la Pâque selon saint Jean : "Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où était Lazare." (Jn 12, 1).

Et le même repas de Béthanie fut célébré 2 jours avant la Pâque selon les synoptiques : "La Pâque et les Azymes allaient avoir lieu dans deux jours... Comme il se trouvait à Béthanie chez Simon le lépreux, alors qu'il était à table, une femme vint... " (Mc 14, 1 et 3).

Six moins deux, ça fait bien quatre jours de différence entre les deux Pâques, celle de Jean et celle des synoptiques, si je compte bien. Arthur Loth se trompe sur ce point.

ça serait trop facile si vous aviez raison ainsi. A quoi ça servirait que Jean Ferrand, il se décarcasse ?
images/icones/1n.gif  ( 784353 )Le problème de base Jean par Jean-Paul PARFU (2015-07-29 14:30:12) 
[en réponse à 784350]

C'est que vous avez abordé tous ces textes en vous disant : je ne suis pas comme tous ces gens qui sont allés au catéchisme, qui vont à la messe et se contentent d'une culture religieuse un peu superficielle. Moi, je vais faire ce que personne n'a fait avant moi : je vais lire tous ces textes comme un scientifique, une sorte de chartiste et je vais enfin mettre en lumière ce que personne avant moi n'avait vu. Je vais révolutionner l'étude des évangiles et réécrire l'histoire de Jésus.

Manque de peau : ce n'est pas aussi simple !
images/icones/fleche2.gif  ( 784355 )Manque de pot, non par Jean Ferrand (2015-07-29 14:43:25) 
[en réponse à 784353]

Manque de pot, non. Je prends tout à la lettre ! C'est une manie. Le plus fort c'est que si l'on prend les évangiles à la lettre, ils deviennent cohérents entre eux, plausibles, vraisemblables. Alors que les rafistolages désespérés tombent en loques et se contredisent l'un l'autre.

C'est dans le Catéchisme que j'ai appris que le sens littéral était le sens premier des écritures, et la matrice de tous les autres.
images/icones/1i.gif  ( 784356 )Vous nous dites que vous prenez tout à la lettre par Jean-Paul PARFU (2015-07-29 14:52:25) 
[en réponse à 784355]

Et nous vous répondons que certaines choses vous échappent : l'esprit des textes parfois bien sûr, mais aussi certains évènements comme, par exemple, le fait que les saintes femmes étaient retournées après le sabbat, le dimanche matin, au tombeau pour achever les rites mortuaires qui n'avaient pu être effectués après la Déposition et la mise au tombeau !

Enfin, je vous laisse volontiers votre petite victoire d'estime sur le "pas de peau" au lieu de "pas de pot" !
images/icones/1v.gif  ( 784366 )Ce n'est pas très cohérent par Semetipsum (2015-07-29 22:22:23) 
[en réponse à 784355]

avec votre vision évolutionniste en contradiction avec la lettre des écritures de l'ancien testament...
Je dis ça.. juste pour vous mettre en face de vos contradictions!
Pour le reste, 300 millions, 400 millions etc..
Alors que vous datez la vie de Notre Seigneur à la minute près... c'est assez risible!
images/icones/neutre.gif  ( 784371 )Pas sûr... Je trouve la chronologie de Jean Ferrand intéressante, voire convaincante par Meneau (2015-07-30 00:43:17) 
[en réponse à 784331]

Et il est loin d'être le seul à penser ainsi, on trouve la chose sur beaucoup de sites.

L'hypothèse des deux calendriers différents est étayée par Qumran. D'autre part, on trouve la trace de cette chronologie longue dans de très ancienne tradition.

Cet article ICI est particulièrement détaillé.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 784373 )Je précise par Meneau (2015-07-30 01:07:16) 
[en réponse à 784371]

que l'auteur de l'article que j'ai cité, Ariel Alvarez Valdes, a eu par ailleurs des soucis avec la Congrégation pour la Doctrine de la Foi pour certains de ses écrits, en particulier d'ailleurs parce qu'il affirmait que les premiers chapitres de la Génèse ne contenaient pas d'événements "historiques" au sens moderne du mot. Il a abandonné son ministère clérical.

Mais à ma connaissance il n'a pas été contredit par la CDF sur le point de la chronologie de la Passion. D'ailleurs il n'est pas le seul auteur à soutenir cette thèse.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 784375 )Un autre article, encore plus complet et détaillé par Meneau (2015-07-30 01:37:39) 
[en réponse à 784371]

ICI
"La date de la dernière Cène" par Annie Jaubert (34 pages)

Cordialement
Meneau
images/icones/1b.gif  ( 784376 )Oui, Jean Ferrand, je sais... par Meneau (2015-07-30 01:43:07) 
[en réponse à 784375]

Clic

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 784384 )Très intéressant par Jean Ferrand (2015-07-30 08:41:21) 
[en réponse à 784371]

Très intéressant article dont je prends connaissance. Mais il coïncide plutôt avec les travaux d'Annie Jaubert. Or pour des raisons exégétiques, je maintiens fermement ma chronologie de la Passion, répartie sur trois jours. Le procès juif n'a duré qu'une nuit, celle du mardi au mercredi. Il y eut bien deux séances du Sanhédrin dont ont gardé trace les évangiles, mais l'une illégale fut dans la nuit, et l'autre légale pour la forme dès l'aube du mercredi (cf. Lc 22, 66 - 23, 1). Et Jésus fut aussitôt livré à Pilate, dès le mercredi matin . C'est le procès romain qui a duré deux jours : mercredi et jeudi, avec sentence de mort le jeudi aux environs de midi puisque saint Jean nous dit : "Or c'était la Préparation de la Pâque ; c'était vers la sixième heure." (Jn 19, 14). La Préparation de la Pâque commençait normalement ce jeudi soir, à la tombée de la nuit, mais elle était anticipée au jeudi midi. Et l'on pouvait dire : c'est aujourd'hui, sous-entendu ce soir, que commence la Préparation de la Pâque. Jésus-Christ a été crucifié dès le vendredi matin à la troisième heure, donc neuf heures du matin, d'après saint Marc. "C'était la troisième heure quand ils le crucifièrent." (Mc 15, 25). Avec ténèbres à midi et mort de Jésus, vers trois heures de l'après-midi. Les deux autres synoptiques, Luc et Matthieu, sans reproduire l'heure du crucifiement, confirment néanmoins cet horaire, de trois heures en trois heures.
images/icones/fleche2.gif  ( 784420 )Quelques commentaires par Jean Ferrand (2015-07-30 19:38:42) 
[en réponse à 784384]

Quelques commentaires à ce fil. C'est le moment. Pourquoi s'en priver ? Je les écris pour mémoire, afin qu'ils figurent dans ce fil à titre de preuves corroboratives.

Il est prouvé comme je l'ai montré plus haut dans le post ci-dessus, intitulé : "Non, car", qu'il y avait quatre jours de différence entre la Pâque de saint Jean, d'autre part, et celle des synoptiques d'autre part, puisque le repas à Béthanie fut célébré 6 jours avant la Pâque pour Jean, et 2 jours seulement avant la Pâque pour les synoptiques, preuve supplémentaire qu'ils ne parlaient pas de la même Pâque.

Mais pourquoi alors dans ma chronologie je ne compte que trois jours de différences entre les deux Pâques : mardi soir au lieu du vendredi soir ?

Parce qu'on peut compter différemment le jour de Pâque, du 15 nisan proprement dit, ou de la veille au soir, où il commençait. Saint Jean a compté 6 jours du dimanche 29 mars 33 au samedi 4 avril 33, jour de Pâque légal pour lui, tandis que Marc et les synoptiques ont compté 2 jours du même dimanche 29 mars au mardi 31 mars, jour du début de Pâque pour eux et des Azymes, en réalité 3 si l'on parle du jour même de Pâque pour eux, le lendemain.

Ce qui ne fait plus que trois jours de différences (6 - 3 = 3) au lieu de quatre. Heureusement, car on ne saurait que faire du quatrième qui serait vraiment invraisemblable astronomiquement parlant et ne coïnciderait pas avec le récit évangélique. Mais cette différence de trois jours est un minimum incompressible.

Autre chose. Saint Jean nous parle d'un Grand Sabbat : "Pour éviter que les corps restent sur la croix durant le sabbat - car ce sabbat était un grand jour." (Jn 19, 31). Ce Grand Sabbat ne se produisait qu'une fois tous les sept ans, en moyenne, quand le sabbat hebdomadaire coïncidait avec le sabbat (ou repos prescrit) du jour de Pâque. Ce fut le cas dans l'an 33 de notre ère.

Or de l'année 27 à l'année 35, où l'on peut raisonnablement et historiquement - dans les hypothèses les plus extrêmes - placer la mort du Christ, seule l'année 33 répond à cette définition. C'est la seule année où il y eut un Grand Sabbat.

En 27 le 15 nisan fut le jeudi 10 avril.

En 28 le 15 nisan fut le mardi 30 mars.

En 29 le 15 nisan tomba le dimanche 17 avril.

En 30 le 15 nisan tomba le jeudi 6 avril.

En 31 le 15 nisan tomba le mardi 27 mars.

En 32 le 15 nisan tomba le mardi 15 avril.

En 33 le 15 nisan tomba le samedi 4 avril (double sabbat).

En 34 le 15 nisan tomba le jeudi 22 avril.

En 35 le 15 nisan tomba le mardi 12 avril.

Seule l'année 33 répond à la définition du Grand Sabbat. Preuve astronomique capitale qu'elle fut bien l'année de la mort du Christ, en plus du témoignage de la tradition. De plus on sait par des auteurs païens qu'une éclipse de soleil extraordinaire se produisit en la quatrième année de la CCIIe olympiade, qui courait de juillet 32 à juillet 33, ce qui encadre bien la Pâque de l'an 33.

Dans l’Église le jour de Pentecôte, 50e jour après Pâque fut toujours célébré un dimanche. Preuve que cette année de la mort du Christ le lendemain de Pâque, 16 nisan, fut bien un dimanche, et la veille, 15 nisan, un samedi.

Un oracle païen prédisait que 365 ans après la mort du Christ, le paganisme redeviendrait triomphant. Or c'est en l'année 398, sous le consulat d'Honorius et d'Eutychius, que les païens fêtèrent cette échéance, preuve (398 - 365 = 33) que pour eux l'année 33 fut bien celle de la mort du Christ.

Toutes ces preuves concordantes confirment que l'année de la mort du Christ fut bien 33, et non 30, ou 29, comme on l'écrit encore abusivement.

Il est certain d'autre part, comme je l'ai écrit dans un autre fil que si le Christ avait été condamné à mort (par impossible) le vendredi saint environ à la sixième heure, vers midi, il ne pouvait pas à la même heure être crucifié sur le Golgotha, comme l'admettent certains. C'est court-circuiter tout le chemin de croix qui put être fort long, depuis le prétoire de Pilate, l'ancien palais d'Hérode le Grand, sur les hauteurs de Jérusalem, jusqu'au Calvaire. De plus un cortège de trois condamnés à mort était long à se mettre en place avec toute son escorte, au moins un centurion et quatre soldats, peut-être quatre par condamnés, et l'on aimait rallonger à plaisir le trajet, parcourir les rues de Jérusalem pour montrer à tout le peuple, un châtiment exemplaire. Une exécution capitale était un spectacle inoubliable qui devait impressionner les foules. Il y a peu de temps, chez nous aussi, on pratiquait ainsi.

Si Jésus a été vraiment crucifié à neuf heures du matin, c'est l'indice qu'il a été réveillé très tôt dans la matinée, si toutefois il dormait, et brutalement, comme on le fait pour les condamnés à mort. On sait que les romains se levaient bonne heure, comme tous les anciens, car la nuit noire vous surprenait brusquement le soir.
images/icones/fleche2.gif  ( 784426 )D'accord avec vous sur l'année 33 par Jean-Paul PARFU (2015-07-30 22:16:43) 
[en réponse à 784420]

Et peut-être également d'accord sur la Cène le mardi soir et le crucifiement vers les 9 heures du matin le vendredi. Sur ce dernier point cependant, les Evangiles affirment que Simon de Cyrène, qui aida Jésus à porter Sa Croix, revenait des champs. Il serait donc allé vraiment très tôt dans ses champs. Ce n'est toutefois pas impossible ...
images/icones/fleche2.gif  ( 784437 )Simon de Cyrène par Jean Ferrand (2015-07-31 07:00:14) 
[en réponse à 784426]

Simon de Cyrène était un juif dont les ancêtres s'étaient expatriés en Cyrénaïque. Mais il était revenu à Jérusalem à l'occasion d'un pèlerinage et s'y était installé en famille. Toutefois, il avait acheté une propriété dans la campagne fort loin de la ville. Le matin du vendredi 3 avril 33, 14 nisan pour les juifs de Jérusalem, il revenait des champs de bonne heure pour célébrer la Pâque en famille et préparer l'agneau pascal qui devait être consommé ce soir-là, à partir de la tombée de la nuit.
images/icones/pelerouin1.gif  ( 784435 )L'onction de Béthanie a lieu avant les Rameaux par Sacerdos simplex (2015-07-31 00:08:44) 
[en réponse à 784371]

Puisque Jean dit : "le lendemain" (Jean 12, 12).
C'est pourquoi, avant de dire comment je comprends S. Matthieu, je vais faire un petit rappel :
Matthieu met les Rameaux en Mt. 21, 1.
Puis il y a tout une série d'événements :
les vendeurs du temple - puis il regagne Béthanie (v. 17 - à noter, parce que d'autres jours Jésus va passer la nuit au jardin des Oliviers) ;
le matin (lundi), il retourne à Jérusalem : le figuier maudit ;
prédication dans le temple ;
21, 45 : En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux.
46 : Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.
22, 1 : Jésus se mit de nouveau à leur parler et leur dit en paraboles...
15 Alors les pharisiens allèrent tenir conseil pour prendre Jésus au piège en le faisant parler.
16 Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode...
22 À ces mots, ils furent tout étonnés. Ils le laissèrent et s’en allèrent.
23 Ce jour-là, des sadducéens – ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent... (...)
34 Les pharisiens, apprenant qu’il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, (...)
...quel est le plus grand commandement ?...
...De qui le Messie est-il le fils ?...
46 Personne n’était capable de lui répondre un mot et, à partir de ce jour-là, nul n’osa plus l’interroger.
[Si c'était le dernier jour avant la Cène et l'arrestation, cette remarque n'aurait pas de sens]

Bref, longs discours de Jésus, nombreuses réunions des pharisiens qui couvrent les chapitres 21 à 25 de Mt.
Il faudrait que tout cela tienne en un seul jour, le lundi ! (puisque le mardi serait le jour de la préparation de la Cène) Cela fait beaucoup pour un seul jour.

26, 3 Alors les grands prêtres et les anciens du peuple se réunirent dans le palais du grand prêtre, qui s’appelait Caïphe ;
4 : ils tinrent conseil pour arrêter Jésus par ruse et le faire mourir.
5 : Mais ils se disaient : « Pas en pleine fête, afin qu’il n’y ait pas de troubles dans le peuple. »

C'est alors que Mt parle de l'onction de Béthanie.
Pourquoi là ? Puisque c'est la veille des Rameaux ?
Je le comprends comme un "flash-back" pour expliquer (au début de la Passion) la trahison de Judas.
Je ne vois pas d'autre explication, puisque cela avait eu lieu la veille des Rameaux. Et que vous n'allez pas me dire que cette scène a eu lieu 2 fois !

Que le Saint-Esprit daigne nous éclairer.

images/icones/fleche2.gif  ( 784441 )Relisez donc par Jean Ferrand (2015-07-31 07:51:13) 
[en réponse à 784435]

Relisez donc mon curriculum vitae de Jésus-Christ. ICI. Et vous constaterez qu'il y a bel et bien eu deux processions des rameaux, l'une le dimanche 22 mars 33 lors de la grande entrée à Jérusalem, le soir, en montant de Jéricho, sans passer par Béthanie (vendeurs chassés du Temple le lendemain), et l'autre le lundi 30 mars 33, de bonne heure, lendemain du repas à Béthanie, que j'appelle procession messianique de Béthanie à Jérusalem. La Sainte Cène fut célébrée le mardi soir 31 mars et Jésus ne fut arrêté que le mercredi matin 1er avril vers minuit au jardin de Gethsémani.

Le séjour de Jésus à Jérusalem pour sa dernière Pâque s'étala sur près de 15 jours et non pas une semaine.

Grande entrée à Jérusalem le soir du dimanche 22 mars, en remontant de Jéricho.

Vendeurs chassés du Temple le lundi 23 mars.

Repas à Béthanie le dimanche 29 mars.

Procession messianique de Béthanie à Jérusalem le lundi 30 mars, de bonne heure le matin.

Sainte Cène le soir du mardi 31 mars.

Arrestation de Jésus le mercredi vers minuit le 1er avril à Gethsémani. Procès juif dans la nuit. Jésus livré à Pilate dès le mercredi matin.

Jésus condamné à mort le jeudi 2 avril aux environs de midi.

Jésus crucifié le vendredi 3 avril à 9 heures du matin. Ténèbres à midi. Mort de Jésus à 3 heures de l'après-midi. Ensevelissement hâtif. Éclipse partielle de lune, vers 17 h 50.

Résurrection le dimanche au matin ce 5 avril 33.

Cela fait bien quinze jours. Vous avez peine à l'admettre, mais ce fut ainsi.
images/icones/1v.gif  ( 784442 )Pas trop d'accord ! par Jean-Paul PARFU (2015-07-31 08:18:19) 
[en réponse à 784441]

Sur Simon de Cyrène, vous ne répondez pas sur l'heure très matinale. Le reste est connu de tout le monde.

Sur les deux épisodes des Rameaux, je n'en crois rien. S'il y a deux Rameaux, il n'y a plus de Rameaux !
images/icones/fleche2.gif  ( 784468 )Vous êtes difficile par Jean Ferrand (2015-07-31 13:45:48) 
[en réponse à 784442]

Vous êtes difficile. Rien ne l'empêchait de vouloir passer toute la Préparation de la Pâque en famille, de ne pas travailler ce jour-là afin de préparer à l'aise l'agneau pascal et le repas du soir qui était une grande fête. Dès ce jour-là on bannissait tous les pains azymes, bien qu'ils ne fussent à proprement parler interdits qu'à partir du soir. De même le repos rigoureusement prescrit du 15 nisan pouvait fort bien s'anticiper au 14, le jour de la Parascève.

Ainsi saint Marc compte le 14 nisan comme jour de Pâque : "La Pâque et les Azymes allaient avoir lieu dans deux jours." (Mc 14, 1). Le 14 nisan était considéré (par anticipation) comme jour de Pâque. En effet il commençait ce soir même. C'était le jour consacré à l'immolation de l'agneau pascal. En principe on devait le faire au Temple.
images/icones/1v.gif  ( 784470 )Rentrer des champs vers les 8 heures 30 du matin ? par Jean-Paul PARFU (2015-07-31 14:31:21) 
[en réponse à 784468]

Peut-être, vous dis-je, à une époque où on commençait vraiment très tôt la journée, soit avant la levée du jour ?

En tout cas, ce travail dans les champs, de très grand matin, n'était pas motivé par la chaleur, puisque nous étions au Printemps et que la veille (ou l'avant-veille) St Pierre se chauffait, dans la soirée, avec d'autres personnes, dans la cour du palais du Grand-Prêtre (Hanna).

Ce travail, de si bonne heure, était-il exceptionnel et motivé par la Pâque ? Mais même dans cette hypothèse, il aurait pu rentrer plus tard, vers les midi par exemple ...
images/icones/fleche2.gif  ( 784471 )De plus par Jean Ferrand (2015-07-31 14:32:27) 
[en réponse à 784468]

De plus je vous fais remarquer que c'est le même saint Marc qui dit à quelques lignes d'intervalle : "Et ils requièrent, pour porter sa croix, Simon de Cyrène, le père d'Alexandre et de Rufus, qui passait par là, revenant des champs." (Mc 15, 21). Et : "C'était la troisième heure quand ils le crucifièrent. " (Mc 15, 25). Votre objection s'adresse à saint Marc plus qu'à moi.

Si Marc a menti d'un côté, pourquoi pas dans l'autre ?
images/icones/fleche2.gif  ( 784474 )La tradition manuscrite par Jean Ferrand (2015-07-31 14:56:57) 
[en réponse à 784471]

La tradition manuscrite de l'évangile de Marc, je viens de vérifier dans Nestlé-Aland, est unanime à donner "la troisième heure" pour le verset 15, 25 ; sauf un évangéliaire géorgien de Tbilisi (Θ) du IXe siècle et quelques codices syriaques qui écrivent "la sixième heure", et qui ont tout l'air d'une correction.

Les grands codices sont unanimes.
images/icones/hum2.gif  ( 784443 )Je ne pense pas non plus par Jean-Paul PARFU (2015-07-31 08:21:36) 
[en réponse à 784441]

Que Jésus soit condamné dès le jeudi midi et crucifié seulement le lendemain matin, presque 24 heures plus tard.
images/icones/fleche2.gif  ( 784465 )C'est la seule manière par Jean Ferrand (2015-07-31 13:00:07) 
[en réponse à 784443]

C'est la seule manière de concilier les évangiles. De même pour la description des Rameaux. Celle de Jean ne peut absolument pas correspondre à celle des synoptiques. La date (l'une avant le repas deBéthanie, l'autre après), l'heure du jour (l'une tard le soir, l'autre de bon matin) et l'itinéraire (de Jéricho à Jérusalem en passant en vue de Béthanie et de Bethphagé sans y entrer, et l'autre de Béthanie à Jérusalem) ne coïncident pas.
images/icones/fleche2.gif  ( 784491 )Une illustration typique par Jean Ferrand (2015-07-31 19:24:15) 
[en réponse à 784443]

Une illustration typique dans les évangiles que la Pâque des synoptiques, qui était celle des galiléens du groupe de Jésus, ne correspondait pas à la Pâque de Jean, qui était celle du Temple et des hiérosolymitains, nous est donnée par les synoptiques eux-mêmes. J'ai oublié, ou je n'ai pas eu l'occasion de le mentionner dans ce fil. C'est pourquoi je me rattrape ici.

Prenons saint Marc, notre évangile-guide, qui fut d'ailleurs la matrice des deux autres synoptiques (et même plus qu'on ne dit de saint Jean). Théorie des deux sources oblige.


"Le premier jour des Azymes, où l'on immolait la Pâque, ses disciples lui disent : 'Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ?' Il envoie alors deux de ses disciples, en leur disant : 'Allez à la ville; vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire : 'Le Maître te fait dire : Où est ma salle, où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?' Et il vous montrera à l'étage une grande pièce garnie de coussins, toute prête ; faites-y pour nous les préparatifs'. " (Mc 14, 12-15).



Ainsi fut fait. Mais pourquoi donc la salle était-elle toute prête pour la Pâque, et pourquoi le propriétaire n'y consomma pas lui-même le repas pascal ? Il aurait pu dire à Jésus : Vous êtes bien gentil, mais moi aussi je voudrais célébrer la Pâque.

Tout simplement parce que, hiérosolymitain, il n'a pas célébré la Pâque le même jour que Jésus. Il suivait, lui, le calendrier du Temple.

Jésus a donc célébré sa Pâque avec ses disciples le mardi soir 31 mars 33, tandis que son hôte, en bon juif de Jérusalem, l'a célébré le vendredi 3 avril à la tombée de la nuit. Si toutefois il a eu le cœur de le faire après le drame de la Passion et de la mort de Jésus, son ami.

Une autre énigme vient se greffer sur celle-ci. Mais quel était cet hôte mystérieux dont le fils aîné faisait la corvée d'eau à la place des femmes ? Vraiment pas bégueule, ce fils aîné. Et le même fils aîné sera retrouvé tout nu, vêtu seulement d'un drap, après l'agonie de Jésus et s'enfuira lâchant le drap ?

Je vous le donne en mille : c'était le père de saint Marc et son fils aîné c'était Marc en personne, précoce témoin de la Passion du Christ.

On ne voit pas que Marc qui raconte cette histoire, et fut son seul témoin, ait pu parler d'une autre personne que lui-même.

Après la Résurrection, Marc sera connu comme habitant de Jérusalem, et sa mère, sans doute devenue veuve, y possédait une grande maison où elle pouvait accueillir la première communauté chrétienne.