Le Forum Catholique

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images/icones/nul.gif  ( 784067 )Occident décadent vs Etat islamique, c'est "Derche vs Daech"... par Aétilius (2015-07-24 10:25:54) 

C'est ce que m'inspire le côté hallucinant de nos rues ces derniers temps, avec d'un côté ces (souvent jeunes) femmes voilées presque à la saoudienne, tandis qu'à côté d'elles marchent d'autres, en ces fortes chaleurs très peu vêtues...

De l'autre côté, les monstres de Daech massacrent à tour de bras, dans des "Coranic prides" aux effets très travaillés, d'un point de vue images et impact des vidéos, tandis que les grandes villes occidentales voient défiler leurs gay-prides, où tout homme politique se doit d'être, s'il veut espérer arriver aux marches du pouvoir.

Très peu pour moi, et donc ces slogans :

1) "Ni Daech, ni Derche, Dash 3, en 1, qui lave plus blanc que blanc !"

2) "Ni Charlia, ni Charlus, Charles Martel !" (pour info, le baron de Charlus, dans l'œuvre de Proust, est un noble "inverti" (pour reprendre le terme qu'emploie l'auteur) flambloyant...).

Plus sérieusement, que la foi chrétienne, authentique, et point d'équilibre en tout, reparte de plus belle, et disparaîtront ces deux frères jumeaux monstrueux que sont les deux extrêmes qui se partagent en ce moment le monde.

Bonne journée à tous, et bonne fin de semaine !
images/icones/neutre.gif  ( 784090 )Plutôt vert qu'arc-en-ciel par Candidus (2015-07-24 16:09:24) 
[en réponse à 784067]

Entre la dhimmitude islamique et la dhimmitude à laquelle nous réduit le politiquement correct, je préfère sans hésiter la première.

Le libéralisme moral réduit les catholiques à une forme de dhimmitude. Les parents catholiques financent l'école de la République puis doivent ensuite payer la scolarité catholique de leurs enfants. N'est-ce pas une forme de dhimmitude ?

L'islamisme fait des martyrs. L'islamisme, à terme, ne pourra que réveiller la mêche qui fume encore de la civilisation chrétienne.

La société libérale post-moderne pourrit tous ceux qu'elle influence en sapant la morale naturelle.

Je préfère le voile islamique à la mini-jupe.

Entre l'éperon douloureux de l'Islam et les narcotiques de l'Occident décadent, je préfère le premier et je crois de moins en moins en une troisième voie.
images/icones/radioactif.gif  ( 784109 )Petites remarques en passant par Vincent F (2015-07-25 01:31:33) 
[en réponse à 784090]


Le libéralisme moral réduit les catholiques à une forme de dhimmitude. Les parents catholiques financent l'école de la République puis doivent ensuite payer la scolarité catholique de leurs enfants. N'est-ce pas une forme de dhimmitude ?

Il faudra que vous m'expliquiez en quoi ce qu'une école de la République gratuite (c'est à dire payée par l'argent des autres) et obligatoire a quoi que ce soit de libéral. Car cette école de la République est dans les fait obligatoire car il faut bien passer les diplômes d'états à commencer par le Bac même si on a fait une école hors contrat. Donc on ne peut pas échapper au politiquement correct diffusé par l'école. Ce n'est pas sans raisons que Bastiat, un vrai libéral pour le coup, s'opposait au Baccalauréat justement parce que ça permettait à l’État de fermer certaines professions à ceux qui ne se plieraient pas à son programme.


Je préfère le voile islamique à la mini-jupe.

Pourtant un bon sermon c'est comme une mini jupe : Assez court pour attirer l'attention mais assez long pour couvrir le sujet.
images/icones/neutre.gif  ( 784176 )Ecole de la République par Candidus (2015-07-25 22:23:43) 
[en réponse à 784109]

Je considère que l'école de la République est libérale en ce sens qu'elle enseigne le relativisme moral.

Les écoles entièrement privées de la Tradition savent très bien préparer leurs élèves aux diplômes de la République tout en leur donnant une formation réaliste et contre-révolutionnaire.

Prenez le programme d'Histoire en terminale. On peut très bien enseigner la politique d'accommodement du parti communiste français avec le nazisme avant 1941 et préparer les élèves à ne pas violer la vulgate du "parti des fusillés" lors de l'épreuve du baccalauréat.
images/icones/radioactif.gif  ( 784199 )Précision dans les termes par Vincent F (2015-07-26 12:15:39) 
[en réponse à 784176]

Vous assimilez relativisme moral et libéralisme. Or on peut être libéral sans être relativiste et être relativiste tout en étant collectiviste (c'est le cas de l'école de la république).

Pour le reste le fait que l'école soit obligatoire c'est antilibéral.
Le fait qu'elle soit payée avec l'argent des autres aussi.
Le fait qu'il y ait des programmes officiels décidés par le pouvoir aussi.

Le relativisme obligatoire, ce n'es pas libéral.
images/icones/neutre.gif  ( 784246 )Libéralisme par Candidus (2015-07-26 22:11:56) 
[en réponse à 784199]

Je crois que l'origine de notre divergence repose sur le sens que nous donnons au mot "libéralisme".

Vous l'entendez dans son sens économique d'"économie de marché", je l'utilise au sens moral et philosophique qui est plus ou moins le contraire de "conservateur".
images/icones/fleche2.gif  ( 784286 )Il y a plusieurs demeures dans la maison du père Locke. par Scrutator Sapientiæ (2015-07-27 14:24:30) 
[en réponse à 784246]

Bonjour Candidus,

1. Très rapidement, notamment parce que nous sommes ici à la périphérie extérieure du coeur nucléaire thématique du FC (mais le Pape François ne nous incite-t-il pas à nous ouvrir davantage sur les périphéries (ah oui, c'est vrai, pas sur celles-là) ?), je vous renvoie à ceci :

Ici.

2. Dans le contexte français, je ne connais guère de notions plus méconnues, plus mal comprises, plus mal aimées, que la notion de libéralisme.

3. On peut très bien être libéral au sens de : conservateur sur le plan moral et réformateur sur le plan social, et être en même temps opposé

- au libéralisme, dans l'acception "(social-)démocrate" du terme,

- au relativisme et au subjectivisme,

- à ce que l'on appelle l'ultra-libéralisme,

a) qui dépend bien souvent d'une interaction diabolique entre capitalisme financiarisé et keynésianisme systématisé,

b) qui descend vraiment peu, en ligne directe, du libéralisme philosophique, dans sa formulation originelle.

Ainsi, un libéral français (il en existe fort peu...) peut très bien être opposé au socialisme solférinien, qui doit lui-même davantage au libéralisme des démocrates américains qu'au socialisme français du début du XX° siècle.

4. A l'origine du libéralisme philosophique, apparu à partir du milieu et surtout à la fin du XVII° siècle, il y a, non avant tout un positionnement politique, religieux, social ou moral, mais avant tout une théorie de la connaissance, d'inspiration empiriste, et c'est cet empirisme, que l'on pourrait qualifier d'émancipateur, à la différence de l'empirisme organisateur, qui donne souvent aux libéraux les plus fidèles au libéralisme philosophique initial une assez grande objectivité, un assez grand réalisme.

Ici..

Je vous recommande la lecture, sur ces questions, des livres d'auteurs tels que ceux-ci : Alain LAURENT, Philippe NEMO.

En fait je suis tenté de dire que pour un libéral comme René RAYMOND ou Jean-François REVEL,

- d'une part, l'acceptation de la vérité objective est libératrice et responsabilisante,

- d'autre part, trop de libertés peuvent nuire à la liberté, de même que trop peu de libertés.

Voilà ce que je crois possible de dire, j'espère ne l'avoir pas trop mal dit.

Bon après-midi et à bientôt.

Scrutator.