Bonjour Candidus,
1. Très rapidement, notamment parce que nous sommes ici à la périphérie extérieure du coeur nucléaire thématique du FC (mais le Pape François ne nous incite-t-il pas à nous ouvrir davantage sur les périphéries (ah oui, c'est vrai, pas sur celles-là) ?), je vous renvoie à ceci :
Ici.
2. Dans le contexte français, je ne connais guère de notions plus méconnues, plus mal comprises, plus mal aimées, que la notion de libéralisme.
3. On peut très bien être libéral au sens de : conservateur sur le plan moral et réformateur sur le plan social, et être en même temps opposé
- au libéralisme, dans l'acception "(social-)démocrate" du terme,
- au relativisme et au subjectivisme,
- à ce que l'on appelle l'ultra-libéralisme,
a) qui dépend bien souvent d'une interaction diabolique entre capitalisme financiarisé et keynésianisme systématisé,
b) qui descend vraiment peu, en ligne directe, du libéralisme philosophique, dans sa formulation originelle.
Ainsi, un libéral français (il en existe fort peu...) peut très bien être opposé au socialisme solférinien, qui doit lui-même davantage au libéralisme des démocrates américains qu'au socialisme français du début du XX° siècle.
4. A l'origine du libéralisme philosophique, apparu à partir du milieu et surtout à la fin du XVII° siècle, il y a, non avant tout un positionnement politique, religieux, social ou moral, mais avant tout une théorie de la connaissance, d'inspiration empiriste, et c'est cet empirisme, que l'on pourrait qualifier d'émancipateur, à la différence de l'empirisme organisateur, qui donne souvent aux libéraux les plus fidèles au libéralisme philosophique initial une assez grande objectivité, un assez grand réalisme.
Ici..
Je vous recommande la lecture, sur ces questions, des livres d'auteurs tels que ceux-ci : Alain LAURENT, Philippe NEMO.
En fait je suis tenté de dire que pour un libéral comme René RAYMOND ou Jean-François REVEL,
- d'une part, l'acceptation de la vérité objective est libératrice et responsabilisante,
- d'autre part, trop de libertés peuvent nuire à la liberté, de même que trop peu de libertés.
Voilà ce que je crois possible de dire, j'espère ne l'avoir pas trop mal dit.
Bon après-midi et à bientôt.
Scrutator.