On notera que l’Eglise romaine a supprimé les Rogations dans le NOM. Il serait peut-être temps de penser à les réintroduire dans la liturgie, non ?
“Sans doute, et il faut en prendre conscience, un héritage païen venant du fond des âges a-t-il sédimenté l’âme chrétienne dès sa naissance, et les séquelles de cet héritage sont loin d’être totalement disparues, même de notre rituel ; au scandale ou à la risée de l’homme moderne une partie, à vrai dire de plus en plus réduite de notre liturgie continue à demander à Dieu ce que le paysan demande à l’engrais, un salut cosmique qui fait de Dieu le suppléant de nos insuffisances.” (Jésus-Christ sauveur, espérance des hommes aujourd’hui. Episcopat français, Assemblée plénière, Lourdes 1968. Ed. du Centurion, p. 68.)
« Ce que le paysan demande à l’engrais », messieurs, c’est le pain quotidien, ou comme vous dites : « aujourd’hui notre pain de ce jour ». Panem quotidianum da nobis hodie. Il ne suffira pas de supprimer les Rogations et leurs Litanies pour évacuer ce que vous nommez le « paganisme » : il faudra supprimer aussi le Pater, que nous avez déjà passé au laminoir de votre « traduction », mais qui résiste encore.V.