Le Forum Catholique

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images/icones/neutre.gif  ( 782821 )8 ans aujourd'hui.... par Pol (2015-07-07 16:40:28) 

....que le bon Pape Benoit XVI promulguait son Motu Proprio " Summorum Pontificum". Pour moi et beaucoup d'autres Catholiques, ce fut possiblement l'acte le plus meritoire de son Pontificat. Il a comme débloquer la situation et les historiens plus tard en diront plus sur ce sujet. Merci a Benoit XVI.
images/icones/croix_byzantine.png  ( 782828 )Oui, Merci Très Saint Père ! par Bertrand TRIBOUT (2015-07-07 19:05:39) 
[en réponse à 782821]

Pour cet acte courageux, généreux, équitable et indispensable, qui demeurera sans nul doute dans l'histoire de ce trop court pontificat !

Saint Médard, priez pour nous !


Bertrand TRIBOUT
images/icones/fleur.gif  ( 782836 )Merci pour ce rappel ! par Ennemond (2015-07-07 20:50:55) 
[en réponse à 782821]

Rendons grâce pour Summorum pontificum
images/icones/rose.gif  ( 782925 )oui avec deux bémols par Luc Perrin (2015-07-09 19:54:08) 
[en réponse à 782821]

Le premier le plus évident est que, contrairement à ce que dit Pol, cela n'a pas "débloqué la situation" car la distance avec la FSSPX demeure et la néo-liturgie aussi, très peu influencée à l'inverse de ce que la lettre de Benoît XVI escomptait.

Le second est évident par ce fil même (squelettique) et le "grand silence" qui accompagne l'anniversaire 2007-2015.

Sur le dernier point, on peut aussi dire que S.P. est entré dans les moeurs et que le grand tapage épiscopal (dans certaines régions) et médiatique qui l'avait précédé s'est dégonflé comme la baudruche qu'il était.

N'oublions pas toutefois la souffrance créée par la mise sous commissariat (la "volpisation") en 2013 avec privation du motu proprio qui a tant saigné les Franciscains de l'Immaculée et continue d'accabler leurs âmes.

Il me semble aussi, ce serait à vérifier, que l'élan de créations de nouveaux lieux de culte traditionnel est lui aussi devenu étale. A-t-on fait le plein du petit monde traditionaliste ?

images/icones/neutre.gif  ( 782929 )Je vous comprends entièrement... par Pol (2015-07-09 20:21:32) 
[en réponse à 782925]

...oui, evidemment, "debloquer" etait un peu fort...!
Je voulais possiblement dire que, disons, sans S.P. la situation générale aurait été pire. Je pense que la tâche de la Fsspx a été tant soit peu , facilitée depuis 2007. Mais le probleme reste entier pour notre Sainte Eglise...Maintenir le Cap. Nous continuons le combat pour la Foi.
p.s. : je vous remercie pour vos exposés, ecrits, etc. au cours des années.
images/icones/fleche2.gif  ( 782944 )Il eût été mieux par Jean Ferrand (2015-07-10 08:19:50) 
[en réponse à 782929]

Il eût été mieux que Benoît XVI célébrât lui-même dans l'ancien rite. Il eût ainsi donné l'exemple. On eût préféré aussi qu'il désignât des lieux obligatoires de célébration dans chaque diocèse, par exemple les cathédrales, ou une église principale de chaque chef-lieu, et dans certains ordres monastiques. Mais enfin on peut toujours rêver.

Personnellement aussi j'eusse préféré qu'on appelât l'ancien rite rite tridentin plutôt qu'extraordinaire. Pour moi, je désirerais le voir redevenir, ce rite, tout à fait ordinaire et non pas extraordinaire. Je ne vois pas non plus que l'ancien rite et le nouveau fussent appelés à fusionner dans l'idéal, et à s'interpénétrer. Au contraire il est évident pour moi qu'ils vont s'éloigner de plus en plus l'un de l'autre et devenir des rites très distincts de la seule et unique Église catholique. Pourquoi pas ? Il y a bien les rites orientaux et les rites occidentaux. Des rites très divers peuvent faire bien cohabiter dans l'unique Église du Christ. L'unité, on ne le répétera jamais assez, n'est pas l'uniformité. Le rite tridentin a spécialement pour vocation de nous conserver le patrimoine irremplaçable du chant grégorien, qui, sans lui, disparaîtrait.

Je sais que, d'un point de vue esthétique, même des modernistes à tout crin le regrettent et en gardent la nostalgie.

C'est dans les monastères surtout que la splendeur de la liturgie tridentine et la sublimité du chant grégorien devraient se déployer. On y retournerait en foule.

A mon avis, on devrait même dédoubler la Congrégation pour le culte divin, une section pour le rite de saint Pie V, une autre pour le rite de Paul VI. Le rite tridentin aussi devrait enrichir son sanctoral, qui est un peu pauvre et répétitif. Le culte des nouveaux saints pourrait facilement y trouver sa place. Comme j'ai entendu dire au père Jouachim : tradition ne signifie pas immobilité, ou stagnation.
images/icones/neutre.gif  ( 782996 )Entierement d'accord... par Pol (2015-07-10 15:25:18) 
[en réponse à 782944]

....les deux rites ne peuvent pas fusionner, et je pense aussi que le rite ordinaire EST de loin le rite de toujours, et que le nom est extra-ordinaire. Et vous avez raison aussi: les deux vont s'eloigner de plus en plus, mais un miracle du Bon Dieu est possible. Je crois ferme aux miracles et n'abandonnerai jamais notre Sainte Eglise, malgré LA CRISE de l'apres-concile. St. Michel Archange, nous avons besoin de vous... Volo.
images/icones/vatican.gif  ( 783019 )Un miracle serait, mais à terme, non maintenant par Athanase (2015-07-10 18:12:40) 
[en réponse à 782996]

une nouvelle réforme liturgique avec une reprise poussée de l'ancien rite.

Je m'interroge sur la portée d'un lectionnaire à trois ans, qui semble davantage compliquer les choses.

Quelques retouches pourraient être apportées ici et là.

On pourrait rêver que la réforme à venir ressemble davantage aux réformes d'avant 1969: des améliorations, voire des corrections, mais non une dénaturation globale sur fond de crise d'identité (l'Eglise traverse les époques humaines sans se confondre avec elles). On parlerait d'une réforme de nature organique, où les nouvelles forme découleraient des anciennes.

- Sur la floraison des prières eucharistiques, on pourrait clairement les limiter et ne garder, outre le canon romain, que la IVe, qui reste assez orthodoxe. Evidemment, cela se ferait ad experimentum, car après tout, rien n'interdit son utilisation. Le canon romain garderait la préséance. A cet égard, même les orientaux n'utilisent que peu d'anaphores, alors qu'elles se comptent par dizaines; dans la paroisse Y de rite oriental, chaque dimanche, le prêtre use de la même anaphore, et ce depuis des années. Même avec un paquet de prières eucharistiques, on remarque que seules quelques-unes sont privilégiées, et c'est celle de moindre qualité qui l'est (la prière numéro 2).

- La réintroduction de l'offertoire traditionnel est une nécessité: je pense qu'il faut envisager, à terme, le remplacement de l'ancien;

- Le confiteor pourrait être plus étoffé ! C'est une nécessité. Un recueillement me paraît nécessaire au début de la messe. Les prières au bas de l'autel permettent au prêtre de prier dans le même sens que les fidèles;

- Sur la fin de la messe, je suis plus critique sur le Dernier Evangile (Jean XXIII n'envisageait, comme réforme poussée, que sa suppression !): ce n'est qu'une opinion. En revanche, le confiteor récité avant la communion est en pleine harmonie avec les orientaux qui récitent de belles prières (chez les grecs-catholiques, il y a une très belle prière)

D'autres questions sont plus pratiques: l'autel face au peuple pourrait être maintenu dans certains cas, mais jamais rendu obligatoire (en 1985, les pèlerins de Chartres assistèrent à une messe tridentine face au peuple). Et puis, il faudrait une meilleure éducation liturgique et eucharistique: que les fidèles évitent les communions routinières et sacrilèges (la catéchèse doit être plus axée sur ce qu'implique la communion); que les prêtres soient bien formés sur cette question: qu'ils n'apprenent pas à dire la messe comme s'il s'agissait d'une réunion de prière !

Enfin, le latin est une langue pratique et internationale. Le seul aspect positif de la crise de l'Eglise est que la question du vernaculaire n'est plus un tabou... Au moins, on pourrait prévoir, comme chez les orientaux, des modulations: le vernaculaire a sa place. Depuis le 19ème, les catholiques de rite oriental ont procédé à d'intéressantes réformes qui n'ont pas abouti à une élimination radicale des langues traditionnelles.

Je ne pense pas que sur le long terme, il puisse y avoir coexistence de deux rites. On peut attendre une réforme plus traditionnelle, mais cela suppose que certaines choses soient réglées et que la crise de l'Eglise cesse.




images/icones/neutre.gif  ( 783050 )J'aime croire encore... par Pol (2015-07-11 07:57:36) 
[en réponse à 783019]

...que la Consecration de la Russie au Coeur Immaculé de Marie, par le Pape, ensemble avec les eveques (certains , pas tous, evidemment)serait la solution a la crise de la Sainte Eglise. Les signes sont là... Notre Dame de Fatima, priez pour nous.