Le Forum Catholique

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images/icones/mitre4.png  ( 782766 )L'archevêque de Rio se fait voler sa voiture, à main armée par PEB (2015-07-06 17:46:27) 

Et ce n'est pas la première fois!


06-07-2015 17:25:50
Pays : BRA
GLGL

FRS1954 0319 /AFP-QK13





RIO DE JANEIRO, 6 juil 2015 (AFP) - Le cardinal archevêque de Rio, la ville hôte des jeux Olympiques-2016, a été victime d'un vol à main armée de sa voiture dimanche soir alors qu'il rentrait d'une messe en banlieue nord, sa seconde agression en moins d'un an.

"Quatre bandits fortement armés ont intercepté le véhicule" où se trouvaient l'archevêque Orani Tempesta, son chauffeur et un couple d'Italiens, sous la bretelle de l'autoroute de Quintinho, dans la zone nord de la ville, a indiqué un communiqué de l'archevêché lundi.

Les criminels ont pris la voiture avec le chauffeur en otage et tous les effets personnels des occupants. Ils ont relâché le chauffeur quelques mètres plus loin mais se sont enfuis avec la voiture.

"Malgré la peur, personne n'a été blessé et tout le monde se porte bien", souligne le communiqué.

La police a indiqué à l'AFP lundi "qu'une enquête est en cours" et que "le chauffeur du cardinal a été interrogé mais n'a pas été capable de décrire les agresseurs".

En septembre, Mgr Tempesta avait déjà été agressé à Santa Teresa, près du centre-ville, par trois criminels armés qui lui avaient volé sa bague, sa chaîne en or, son crucifix, son stylo et son téléphone. A bord, se trouvaient le chauffeur, un séminariste et un photographe, dont le matériel avait aussi été volé, de même que la soutane du séminariste.

Au dernier moment, reconnaissant l'archevêque, ils avaient renoncé toutefois à voler la voiture, rappelle la presse lundi.

Avec le Mondial 2014 puis les jeux Olympiques de 2016, le gouvernement de Rio de Janeiro a déployé depuis 2008 38 Unités de police pacificatrice (UPP) dans 264 favelas où vivent plus de 1,5 million de personnes, mais la violence reste un problème.

Après une série d'agressions dans les rues de Rio, dont une mortelle à un an des JO, les députés de l'Assemblée de l'État ont voté début juin une loi interdisant le port d'arme blanche sous peine d'amende.

cdo/ka/st

AFP 061725 JUL 15

images/icones/neutre.gif  ( 782770 ) l'intérêt de porter la soutane! par sans peur ! (2015-07-06 18:38:24) 
[en réponse à 782766]

tout est dans le titre
images/icones/fleche2.gif  ( 782781 )Le pape Pie II par Jean Ferrand (2015-07-06 20:44:10) 
[en réponse à 782766]

Le pape Pie II si fit voler sous lui son cheval - traditionnellement une haquenée blanche - le jour de son couronnement le 3 septembre 1458. Il raconte lui-même sobrement l'aventure dans ses mémoires.

"Le pape Pie II fut couronné en la basilique Saint-Pierre le 3 septembre de l'an de grâce 1458 et, le jour même, il se rendit au Latran en procession solennel. Il y échappa de justesse à la mort, pressé par des hommes qui, l'épée à la main, se disputaient le cheval sur lequel il se tenait, et il ne dut son salut qu'à l'intervention divine. Les solennités achevées, il offrit un banquet digne d'un roi non seulement aux cardinaux, mais aussi à tous les ambassadeurs, ainsi qu'aux nobles et aux plus éminents citoyens de Rome, venus assister à la cérémonie. La nuit même, il retourna à son palais du Vatican. Mais de toutes les préoccupations qui assaillaient son esprit, l'emportait celle de savoir comment il pourrait réveiller l'ardeur des chrétiens contre les Turcs et leur porter la guerre."


L'idée de croisade prévalait dans tous les esprits. L'empire ottoman menaçait l'Europe.
images/icones/livre.gif  ( 782813 )Dans l'original c'est plus joli par Lycobates (2015-07-07 14:02:52) 
[en réponse à 782781]

Pius secundus Pontifex maximus Romae coronatus est apud basilicam sancti Petri, tertio nonas Septembris, anno salutis quinquagesimo octavo supra mille quadringentos, petiitque ipsa die Lateranum solemni pompa : quo in loco vix necem evasit inter eos, qui propter equum, quo insederat, gladiis decertabant : servatus est divina ope : peractisque solemnibus, regale convivium apparavit, non cardinalibus tantum, sed omnibus legatis principum, et qui aderant proceribus Urbis, et optimatibus, eademque nocte in suas aedes ad Vaticanum rediit : atque inter omnes curas, quae animum eius invasere, nulla maior fuit, quam ut in Turcas excitare Christianos posset, atque illis bellum inferre.

ICI
images/icones/fleche2.gif  ( 782837 )Merci par Jean Ferrand (2015-07-07 20:54:04) 
[en réponse à 782813]

Merci. Pie II fut un des plus grands écrivains de la Renaissance et ses Mémoires, Commentarii rerum memorabilium quae temporibus suis contigerunt, restent son chef-d’œuvre, puisqu'il a dû renier pas mal de ses œuvres antérieures, y compris des nouvelles passablement érotiques.

C'était un latiniste et rien ne remplace la lecture du texte original. Cependant ces mémoires restent très volumineux et difficilement accessibles. L'édition d'Ivan Cloulas, 2001, texte abrégé, représente une bonne initiation pour le public français. Cela vaut bien un roman ou, par exemple, les mémoires du père Huc.
images/icones/neutre.gif  ( 782849 )"Rien ne remplace l'original" par Lycobates (2015-07-08 00:12:33) 
[en réponse à 782837]

Comme vous dites, rien ne remplace l'original, surtout quand il s'agit d'un texte littéraire, où à l'ambition littéraire, ce qui n'est pas forcément la même chose, et, plus généralement, dans la pratique scientifique, une citation non-originale n'a aucune valeur.
Mais bien entendu, je le comprends bien, dans un forum comme celui-ci, où les intérêts des intervenants sont très divers, et par conséquent aussi leurs connaissances, ce qui est parfaitement légitime, il faut se modérer un peu. Dans ce sens, je voudrais que mon post fût plutôt interprêté comme un ajout d'information au vôtre, et non pas comme une critique.
Mais vous m'aviez bien compris.

Traduisant de temps en temps moi-même, je connais les dangers du métier, et je me méfie. Personnellement je ne lis rien dans une traduction si je ne suis pas capable de lire aussi l'original. Quitte à se priver de certaines choses, mais on ne peut pas tout faire dans une vie. Ainsi, malgré les insistences de certains amis, je me suis résigné à ne rien lire de japonais ou de chinois, et en général d'asiatique oriental, car je n'ai pas appris ces langues et je ne le ferai jamais, faute de temps. À mon âge, passé la cinquantaine, j'en ai fait l'expérience, on apprend beaucoup plus difficilement les langues, que quand on est enfant ou adolescent. Heureusement que, le hasard et l'histoire de notre famille assez multinationale aidant (cinq langues, quatre passeports), je n'ai pas perdu mon temps, quand c'était tempus acceptabile. Le kairos comme disent les Grecs, il faut dire καιρός bien sûr. Mais ce temps est désormais révolu.
Et je ne suis pas sûr que la plaisanterie d'Antoine Meillet, un de vos hellénistes et germanistes et slavistes éminents, mais vraiment éminents, à un de ses étudiants, soit tout à fait avérée, quand il disait : "Il n'y a que les dix premières langues qui coûtent un peu, après ça va tout seul."
(Mais il parlait de l'indo-européen, et là c'est en effet différent).
Antoine Meillet eut le courage de dédier un de ses livres à deux de ses étudiants, l'un allemand, l'autre français, tombés l'un et l'autre "pour leur patrie" pendant la Grande Guerre. Cela mérite le respect, et on devine le chagrin du Maître.
Meillet maîtrisait parfaitement la langue de Goethe, qui est aussi la mienne.

Quant aux Commentarii du pape Piccolomini (sa tombe, avec celle du pape Pie III, son neveu, a été transférée à la basilique Sant'Andrea della Valle à Rome, très belle, et très populaire, on y trouve toujours des mélomanes qui cherchent, en vain, la cappella Attavanti, cela m'amuse, j'y vais toujours pour prier Saint André Avellino, au transept droit), ne désespérez pas : il existe une édition récente des quatre premiers livres, en deux volumes, de 2003 et 2007, avec une traduction en anglais, dans la série The I Tatti Renaissance Library, chez Harvard ICI, conçue un peu comme une série Loeb de textes renaissance. Destinée à être poursuivie et complétée, cinq volumes en tout.
C'est bien honorable.
Les Studi e Testi de la librairie vaticane l'ont édité aussi, début des années 1980, dans un gros volume, mais je ne l'ai pas devant moi ici, j'ignore s'il est complet.

Quant à ses sottises de jeunesse, vous savez qu'il a dit: Aeneam reiicite, Pium suscipite.
Je veux bien lui faire cas.
images/icones/1a.gif  ( 782862 )J’empresserai de communiquer votre avis d’expert... par Vianney (2015-07-08 10:29:44) 
[en réponse à 782849]

 
...à mon fils dès que je le verrai :

Personnellement je ne lis rien dans une traduction si je ne suis pas capable de lire aussi l'original.


Lui qui pense entreprendre un “master” en histoire, il va devoir fournir un sérieux effort du côté des langues.

Il est malheureusement à peu près aussi peu doué que moi en ce domaine mais, comme vous le soulignez, sa jeunesse constitue un atout à ne pas négliger.

V.