Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=782036
images/icones/neutre.gif  ( 782036 )Mgr Garnier et les divorcés remariés par Meneau (2015-06-28 01:23:55) 


Alors, je prie pour que notre Église, avec tous les couples heureux de vivre dans le sacrement de mariage, n’hésite pas à ouvrir la double porte du Pardon et de l’Eucharistie à ceux de nos frères divorcés-remariés qui montrent clairement leur attachement à Jésus, à l’Évangile et à l’Église.

Je propose quelques signes simples pour que, dans la miséricorde de Dieu, l’Église leur ouvre un vrai chemin de pardon qui leur redonne un jour la joie de partager le repas de la fête, cinq signes pour un chemin de pardon :

- Ils ne sont pas ou plus en haine contre leur premier conjoint ; ils n’ont plus cette haine qui pourrit les cœurs et fait mal aux enfants.

- Ils sont humbles, reconnaissant leur part de responsabilité dans la séparation douloureusement vécue

- Ils sont les premiers à pouvoir dire, malgré l’échec traversé, la beauté et le sens du sacrement de mariage tel que l’Église, souvent envers et contre tout, a la belle mission de le proposer.

- Ils sont fidèles aux décisions de justice, en particulier lorsqu’il s’agit de payer la pension alimentaire, d’assurer fidèlement la garde des enfants, de ne pas se servir d’eux (en les gâtant de toutes les façons) pour se faire bien voir et obtenir des informations sur ce que vit l’ancien conjoint.

- Enfin, on les voit prier, compter sur le Christ et l’Évangile. On les voit actifs et responsables dans leur paroisse, aumônerie, mouvement ou service d’Église. Ils viennent même humblement recevoir la bénédiction parmi ceux qui le dimanche ont la joie de communier. Je crois souvent que leur communion de désir est plus sainte que la mienne trop habituée, souvent.



Source

Cordialement
Meneau
images/icones/1h.gif  ( 782044 )Responsabilité ? par Cath...o (2015-06-28 09:44:13) 
[en réponse à 782036]


Ils sont humbles, reconnaissant leur part de responsabilité dans la séparation douloureusement vécue



Allez dire ça à la mère de famille qui se faisait frapper régulièrement, ou à celle dont le mari a abusé de tous ses enfants ... (deux cas dans mon entourage, je précise que je ne parle pas de moi !!)
images/icones/1n.gif  ( 782047 )Tout à fait d'accord avec vous ... par Ewondo (2015-06-28 11:09:55) 
[en réponse à 782044]

Lors de son premier mariage, ma mère a appris deux jours après que son premier mari avait deux maîtresses ... et les a multipliées par la suite. Elle a attendu dix ans avant de demander le divorce (il faut dire qu'elle avait perdu deux petits garçons jumeaux, et avait du penser que son mariage n'était pas "béni" par Dieu - ce fut sans doute le facteur déclencheur) ...

Lors de son divorce, elle a refusé toute pension alimentaire, et lorsque son premier mari est décédé, elle a également refusé sa part de pension de réversion, disant qu'en aucun cas elle ne voudrait toucher de l'argent sale (l'expression n'est peut-être pas très empreinte de charité chrétienne, mais je la comprends à 100 %).

Elle allait à la messe tous les dimanches, sans communier (pourtant il me semble qu'elle aurait pu le faire après le décès de son premier mari, mais je ne suis pas expert en la matière ...).

En revanche, à 20 ans, je sentais profondément avoir la vocation, mais étant fils d'une divorcée remariée, les portes des séminaires m'étaient fermées, et je ne comprends toujours pas pourquoi (ce n'est plus le cas aujourd'hui, m'a-t-on dit).

Très amicalement de Pierre (mail : pierre.deporte(arobase)gmail.com ou tél : Alpes Maritimes, Vendée, Paris, Meurthe et Moselle deux fois, au cas où vous passeriez par Chartres).
images/icones/fleur.gif  ( 782049 )Merci pour ce témoignage par Arnold (2015-06-28 11:54:01) 
[en réponse à 782047]

Tout n'était pas mieux "avant". C'est bien de le rappeler.
images/icones/1h.gif  ( 782050 )Pas vraiment compris cher ami? par Miserere (2015-06-28 12:21:14) 
[en réponse à 782047]


Votre maman s'est remariée avant ou après le décès de son premier mari?

Aurait-elle pu demander l’annulation du mariage devant l’infidélité de son premier mari?

Bien à vous.
images/icones/neutre.gif  ( 782051 )Il me semble..., par Donapaleu (2015-06-28 13:27:07) 
[en réponse à 782050]

à confirmer par un prêtre, qu'un homme qui se marie tout en ayant des maîtresses ne peut se marier validement. Par contre si l'infidélité arrive ultérieurement ça n'empêche pas d'avoir eu une intention droite au moment du mariage.

En réponse à

Aurait-elle pu demander l’annulation du mariage devant l’infidélité de son premier mari?

images/icones/fleur.gif  ( 782052 )Cher Pierre, hélas on ne peut pas refaire l'histoire... par Père M. Mallet (2015-06-28 13:49:44) 
[en réponse à 782047]

Mais il me semble qu'il y a dans cette triste affaire des points qui auraient pu être résolus.
Effectivement, le Code de 1917 (que je connais très mal) prévoyait qu'un enfant "illégitime" ne pouvait pas être ordonné prêtre, sauf si c'était un religieux (la profession religieuse étant censée laver définitivement "l'infamie" de cette naissance illégitime ; au surplus, souvent, le religieux changeait de nom, toute trace de ses origines disparaissait, il était un homme nouveau).
Cela peut surprendre bien des gens de notre époque où une écrasante majorité d'enfants naissent hors mariage légitime.
Il faut se replacer dans le contexte des siècles passés, un enfant illégitime était considéré comme une tache (sali par la faute de ses parents), et par respect pour le sacerdoce, on n'admettait pas n'importe qui.
Je ne sais pas quand vous êtes né, mais je pense que dès les années 1960, on devait relativiser beaucoup cette prescription, et qu'une dispense devait facilement être obtenue.
De plus, le premier mari de votre mère a fait une "simulation" : il a simulé l'engagement à la fidélité, alors qu'il n'en avait pas l'intention, son "oui" était une mascarade, son mariage était nul et il devait être probablement facile de le prouver.
Et lorsqu'il est mort, vos parents auraient probablement se marier et tout régulariser, ce qui vous aurait "légitimé".

Mais on ne refait pas l'histoire.
Dieu a permis cela ; Il a ses desseins.
Peut-être est-ce mieux ainsi pour vous, compte-tenu des difficultés de cette période pour tant de prêtres.
Nous avons maintenant à nous sanctifier dans l'état où nous sommes, en cherchant à produire, avec le secours de la grâce divine, un maximum de fruits spirituels.

Bien amicalement.

images/icones/fleur.gif  ( 782056 )Merci, mon père ... par Ewondo (2015-06-28 15:07:31) 
[en réponse à 782052]

En fait ma mère est devenue "veuve" de son premier mari avant le décès de mon père naturel, et elle aurait pu se marier religieusement à l'Eglise ...

Je n'ai pas osé le suggérer, car à l'époque, les enfants d'un couple étaient relégués à la loi du silence, ce qui n'était pas si mal, dans le fond !

Mon père est mort à l'aéroport de Dakar, juste après avoir eu une conversation avec un prêtre sur le sens du péché, et ma mère est morte à Paris, hôpital Sainte-Anne, et a reçu l'extrême onction dans le coma.

On m'a dit que ce sacrement reçu dans le coma n'était pas valide, et là j'ai un doute, lorsque l'on sait que bien des gens qui ont été dans le coma et en sont sortis, se souvenaient parfaitement des paroles des personnes venues leur parler pendant leur coma.

Bon, tout cela est bien compliqué pour ma pauvre vieille tête, et seul Notre Seigneur jugera aux temps derniers.

Pierre.
images/icones/1i.gif  ( 782057 )Incroyable... par Yves Daoudal (2015-06-28 15:07:46) 
[en réponse à 782052]

Je ne connaissais pas cette infamie. Je veux dire le fait que l'Eglise romaine refuse le sacerdoce à un enfant illégitime.

Je croyais que dans la Nouvelle Alliance, et en fait même dans l'Ancienne, bien comprise, prophétique, le péché des parents ne rejaillissait pas sur les enfants.

"Qui a péché pour qu'il soit aveugle? Lui ou ses parents?"

S'il vous plaît, répondez-moi. Je suis abasourdi.
images/icones/fleche2.gif  ( 782061 )CIC 1917 par Rémi (2015-06-28 15:53:04) 
[en réponse à 782057]

TITRE 6: L’ORDRE (948 - 1011)

Chap. 2 Le sujet de l’ordination (968-991)

Article 2: Conditions négatives de licéité

Can. 984

Sont irréguliers par défaut:

1° Les illégitimes, que l’illégitimité soit publique ou occulte, à moins qu’ils n’aient été légitimés ou n’aient fait des voeux solennels.

2° Ceux qui, en raison d’un défaut corporel, ne peuvent avec sécurité par suite de débilité, ou avec décence par suite de difformité, exercer le ministère des autels. Néanmoins, il faut un défaut plus grave pour empêcher l’exercice d’un ordre légitimement reçu et ce défaut n’interdira pas les actes qui peuvent être accomplis normalement.

3° Ceux qui sont ou ont été épileptiques ou privés de raison ou possédés par le démon; s’ils le sont devenus après avoir reçu les ordres et s’il est certain qu’ils ont cessé de l’être, l’Ordinaire peut permettre à ceux qui sont ses sujets d’exercer à nouveau les ordres reçus.

4° Les bigames, c’est-à-dire ceux qui ont contracté successivement deux ou plusieurs mariages valides.

5° Ceux qui ont encouru l’infamie légale.

6° Le juge qui a porté la sentence de mort;

7° Ceux qui ont accepté la fonction de bourreau et leurs aides volontaires et immédiats dans l’exécution d’une sentence capitale.
images/icones/1b.gif  ( 782063 )Pas si incroyable que ça M. Daoudal par Chicoutimi (2015-06-28 16:50:14) 
[en réponse à 782057]

La doctrine catholique a toujours "oscillé" entre l'héritage du péché des parents et, d'autre part, la responsabilité individuelle.

1- Il est possible de porter un héritage de péché :

La question de la transmission du péché des parents à leurs enfants n'est pas étrangère à la Nouvelle Alliance; elle fait même l'objet d'un dogme : le péché originel. Nul ne vient au monde sans assumer un certain héritage. Les Lamentations font échos de ce fait : "Nos pères ont péchés, ils ne sont plus, et nous, nous portons leurs iniquités." (Lm 5, 7)

Le prophète Jérémie parle aussi de l'espérance du jour où l'on en dira plus : "Les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des fils en sont agacés" (Jr 31, 29)

Il est dit également dans l'A.T. que "le Seigneur punit l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération [...] mais fait miséricorde jusqu'à mille générations à ceux qui l'aiment et gardent les Commandements" (Ex 20, 5-6).

Enfin, l'antienne, dans le Grand Rituel Romain de 1614, précédant le Grand Exorcisme, dit : "Ne vous souvenez pas, Seigneur, de nos fautes, ni de celles de nos pères".

2- Mais, chacun répond de soi et paye pour ses propres péchés

Il est vrai cependant que nous ne devons pas "payer" pour les fautes commises par nos parents. Même l'Ancien Testament reconnaît le principe selon lequel "l’âme qui pèche, c’est celle qui mourra. Le fils ne portera pas l’iniquité de son père, et le père ne portera pas l’iniquité de son fils" (Ez 18, 20). Déjà, le Deutéronome affirmait : "On ne fera point mourir les pères pour les enfants, et l'on ne fera point mourir les enfants pour les pères; on fera mourir chacun pour son péché."

3- Le cas du sacerdoce est différent

Pour le cas qui nous intéresse - à savoir le fait qu'un enfant illégitime ne puisse accéder au sacerdoce - une chose est surprenante : le baptême n'est pas considéré suffisant pour redonner une "pureté" voire une légitimité à l'enfant (ce que les voeux religieux semblent pouvoir faire). Peut-être cela veut dire que le canon en question ne traite pas le problème sous l'angle de la "pureté" mais sous l'angle de la réputation (en lien avec le contexte de l'époque). Les vœux deviennent ainsi un moyen de retrouver une autre identité sociale et donc de ne pas être victime de rejet ou de désapprobation pour l'exercice du ministère sacerdotal.

Enfin, l'irrégularité en question a été abrogrée dans le nouveau code de droit canonique. Mais il en existe d'autres :

"Can. 1041 - Sont irréguliers pour la réception des ordres:

1 celui qui est atteint d'une forme de folie ou d'autre maladie psychique en raison de laquelle, après consultation d'experts, il est jugé incapable d'accomplir correctement le ministère;

2 celui qui a commis le délit d'apostasie, d'hérésie ou de schisme;

3 celui qui a attenté un mariage, même purement civil, alors qu'il est lui-même empêché de contracter mariage à cause du lien matrimonial, ou d'un ordre sacré, ou du voeu perpétuel de chasteté, ou parce qu'il s'est marié avec une femme déjà validement mariée ou liée par ce même voeu;

4 celui qui a commis un homicide volontaire ou procuré un avortement suivi d'effet, et tous ceux qui y ont coopéré positivement;

5 celui qui, d'une manière grave et coupable, s'est mutilé ou a mutilé quelqu'un d'autre, ou celui qui a tenté de se suicider;

6 celui qui a posé un acte du sacrement de l'Ordre réservé à ceux qui sont constitués dans l'ordre de l'épiscopat ou de presbytérat, alors qu'il n'a pas cet ordre ou qu'il lui est défendu de l'exercer par une peine canonique déclarée ou infligée."
images/icones/1y.gif  ( 782065 )Je ne demandais pas par Yves Daoudal (2015-06-28 18:15:27) 
[en réponse à 782063]

qu'on m'assène des textes que j'ai à la portée de la main, mais qu'on m'explique.

Pour le moment, la seule réponse est votre deuxième phrase du point 3. Votre "peut-être" me laisse sur ma faim...
images/icones/neutre.gif  ( 782067 )Réponse de mon aumônier de lycée vers 1965 par Sic transit (2015-06-28 20:34:14) 
[en réponse à 782065]

Je m'étais étonnée auprès de lui de ce que j'avais découvert dans mon missel (le classique Dom Lefebvre) à propos des cérémonies de l'ordination : au début, l'évêque déclare "qu'aucun n'ait la témérité de se présenter à l'ordination s'il est (...) illégitime" : il m'avait donné l'explication proposée, par le Père Mallet je crois, plus haut : qu'on ne puisse parler en mal d'un prêtre en faisant allusion à sa naissance.

Il faut bien se souvenir que, jusqu'au début des années 80, la naissance hors-mariage était une honte, mal vécue dans les familles et qui suscitait la réprobation du voisinage et tous les commentaires qui vont avec (j'ai des souvenirs et des repères précis).

Ensuite cela s'est banalisé très vite...
images/icones/1n.gif  ( 782069 )De nombreux prélats dans l'histoire par Jean-Paul PARFU (2015-06-28 20:47:21) 
[en réponse à 782067]

furent des enfants nés des amours illégitimes de leurs pères, rois, empereurs, princes ou autres. Voir ce que j'écrivais ici

Il y avait deux problèmes pour l'Eglise :

- la réputation de ses clercs ;

- l'exemple et donc le fait que ces clercs prêchent une morale que leurs propres parents n'avaient pas respectée.

On pensait aussi sans doute que n'ayant pas vécu dans une famille normale, ces enfants auraient été un peu eux-mêmes déséquilibrés.

Il est clair que les règles morales sont aussi faites pour protéger les enfants et qu'on infligeait aux enfants illégitimes une sorte de double peine : ne pas avoir l'amour et la sécurité des autres enfants et ensuite devoir porter le péché de leurs parents, péché dont ils étaient parfaitement innocents.
images/icones/barbu2.gif  ( 782071 )Et que dire du roi Salomon par Jean-Paul PARFU (2015-06-28 21:27:45) 
[en réponse à 782069]

Lui-même époux de nombreuses femmes, ce grand roi était le fils du roi David et de Bethsabée, femme du général hittite Urie, l'un des meilleurs généraux de David.

Le grand David avait aperçu, depuis une fenêtre de son Palais, Bethsabée à moitié nue prenant un bain et s'était tout simplement mis dans la tête de la piquer à son général, ce qu'il fit en envoyant ce dernier au front en première ligne ... où il perdit la vie !

C'est pas beau ça, David ... !!!

Et pourtant des personnes très, très illustres descendent de cette union !
images/icones/fleche2.gif  ( 782072 )J'ai grandi par Jean Ferrand (2015-06-28 21:30:40) 
[en réponse à 782069]

J'ai grandi en étudiant la théologie dans des livres du XVIIIe siècle ou plus anciens encore. Des livres passablement gallicans. Mais à l'époque d'édition de ces ouvrages le gallicanisme n'était pas encore condamné. Il était même considéré comme normal dans les milieux cléricaux. Ce qui n'empêchait pas un très grand attachement à l’Église romaine, qu'ils ont montré d'ailleurs au moment de la Révolution.

Or dans ces livres de théologie, déjà très pointus, les irrégularités pour l'ordination étaient considérées comme tout à fait normales et dues à la sainteté du sacerdoce.

Elles n'impliquaient aucune infamie pour la victime, la personne exclue. Mais elles étaient considérées comme des infirmités totalement involontaires qui toutefois rendaient inaptes à l'exercice du sacerdoce, et pas seulement à sa réputation extérieure.

On ne doit jamais oublier que le sacerdoce n'est dû à personne, coupable comme innocent. Pourquoi aujourd'hui encore le refuse-t-on aux femmes, aux imbéciles, aux fous et même aux handicapés profonds. Ils ou elles n'ont rien fait de mal, dira-ton. Et cependant ils ou elles sont inaptes au sacerdoce, et c'est normal.

Loin d'être considérée plus ou moins comme un péché, au XVIIIe siècle, l'irrégularité n'entraînait aucun obstacle vers la sainteté personnelle. Bien plus, je dirais. Être exclu du sacerdoce était une occasion prochaine de sainteté. Une source d'humilité profonde. Un motif de faire pénitence pour soi et ses ancêtres. Une source de grâces. C'était, si j'ose dire, une vocation particulière.

Bien des bâtards ont été élevés sur les autels.
images/icones/radioactif.gif  ( 782073 )Il faudrait dire en quoi par Vincent F (2015-06-28 22:04:14) 
[en réponse à 782072]

si le fait d'être illégitime n'implique aucune infamie, en quoi cela aurait-il pu porter atteinte à la sainteté du sacerdoce et en quoi cela rendait inapte au sacerdoce, contrairement au fait d'être une femme ou d'être fou.

De plus on ne comprendra pas pourquoi autnat de fils d'archevêques ont été dans les ordres.
images/icones/fleche2.gif  ( 782074 )C'est vrai que dans les familles royales ou impériales par Jean-Paul PARFU (2015-06-28 22:15:46) 
[en réponse à 782073]

Comme dans un exemple que je donne plus haut, certains étaient évêques de pères en fils.

Il faut dire néanmoins que l'Eglise subissait en réalité ce genre de pratiques, ne pouvant s'opposer aux très grands.

Je crois que l'idée générale est que l'enfant illégitime est comme le résultat, le fruit, l'incarnation vivante du péché, comme un péché ambulant et vivant.

C'est injuste, mais c'est comme ça.
images/icones/fleche2.gif  ( 782077 )Pas d'accord avec votre idée par Jean Ferrand (2015-06-28 22:26:54) 
[en réponse à 782074]


Je crois que l'idée générale est que l'enfant illégitime est comme le résultat, le fruit, l'incarnation vivante du péché, comme un péché ambulant et vivant.



Donc présumé coupable...

Non pas du tout. L'irrégularité, même pour bâtardise, était considérée comme une infirmité rendant inapte, mais totalement innocente. Comme je le disais, un appel à la sainteté, une occasion de sainteté. On n'est quand même coupable d'être bossu !
images/icones/fleche2.gif  ( 782075 )C'est un fait par Jean Ferrand (2015-06-28 22:16:12) 
[en réponse à 782073]

C'est un fait que je ne prétends pas justifier. Mais la Bible que lis tous les jours est pleine de ces faits.
images/icones/fleche2.gif  ( 782076 )L'enfant illégitime par Jean-Paul PARFU (2015-06-28 22:23:26) 
[en réponse à 782075]

était considéré comme un être "impur".

Il faut dire néanmoins que ce ne fut pas toujours vrai. Leur statut a changé selon les milieux et les époques.

Un enfant illégitime était paradoxalement mieux accepté au Moyen-Âge que dans l'Angleterre victorienne, par exemple.

Dunois portait très fièrement sur les armes d'Orléans (il était l'oncle du roi Louis XII) sa barre rouge de bâtardise, ce qui, c'est vrai aussi, étonnait quelque peu notre chère Jeanne d'Arc.
images/icones/fleche2.gif  ( 782078 )L'enfant illégitime par Jean Ferrand (2015-06-28 22:36:21) 
[en réponse à 782076]

L'enfant illégitime, dites-vous, était considéré comme un être impur. Totalement faux. Cette idée n'est pas chrétienne. Un bâtard une fois baptisé était pur de tous péchés. S'il mourrait il allait droit au paradis. Il pouvait être un grand saint.

Cependant il était inapte au sacerdoce.
images/icones/fleche2.gif  ( 782079 )Je parle de l'ambiance générale dans la société par Jean-Paul PARFU (2015-06-28 22:42:17) 
[en réponse à 782078]

Je ne parle pas de la doctrine de l'Eglise. Je ne dis pas que l'Eglise enseignait que les enfants naturels ou illégitimes n'avaient pas droit au baptême et allaient automatiquement en Enfer ...

Vous connaissez l'adage : père inconnu (pas toujours) et mère trop connue !
images/icones/fleche2.gif  ( 782080 )Ce qui compte par Jean Ferrand (2015-06-28 22:47:47) 
[en réponse à 782079]

Ce qui compte devant Dieu, c'est la foi.
images/icones/neutre.gif  ( 782085 )C'est un fait aussi par Vincent F (2015-06-28 23:43:22) 
[en réponse à 782075]

que l'Église a ordonné prêtres un certain nombre de fils d’ecclésiastiques, c'est qu'ils n’étaient donc pas inaptes vu qu'ils étaient nécessairement illégitimes.

c'est un fait aussi que même avec le code de 1917 il était permis d'ordonner un enfant illégitime prêtre si c'était dans un ordre religieux. C'est donc là aussi qu'il n'est pas inapte.
images/icones/fleche2.gif  ( 782096 )L'Eglise par Jean Ferrand (2015-06-29 06:54:19) 
[en réponse à 782085]

L’Église a le pouvoir de dispense. Elle le tient de Dieu.
images/icones/4b.gif  ( 782204 )Une dispense par Vincent F (2015-06-30 00:14:08) 
[en réponse à 782096]

ne peut rendre apte à faire une chose une personne qui en est inapte.

Vous avez vu beaucoup de femmes dispensée de l'interdiction d'être ordonnée ?
images/icones/fleche2.gif  ( 782389 )On parlait par Jean Ferrand (2015-07-02 07:37:03) 
[en réponse à 782085]

On parlait des enfants illégitimes. Ne mélangeons pas tout. Les dispenses ne peuvent valoir que pour les dispositions canoniques. Pas pour les choses de droit divin. L’Église est juge d'elle-même mais elle n'est pas juge de Dieu.
images/icones/1i.gif  ( 782109 )C'est donc par Yves Daoudal (2015-06-29 11:52:02) 
[en réponse à 782067]

l'argument du bon bourgeois catholique pour justifier l'avortement si sa fille est enceinte hors mariage : grâce au meurtre il évite l'infamie...

Je ne pensais pas que l'horrible misérable anti-morale bourgeoise ait pu avoir ses entrées dans le droit canonique, ni que saint Pie X ait pu avaliser cela.
images/icones/1a.gif  ( 782091 )En fait, non. par Rémi (2015-06-29 03:29:01) 
[en réponse à 782065]

Vous demandiez qu'on vous réponde.


De rien.
images/icones/fleur.gif  ( 782060 )Merci, mon père ... par Ewondo (2015-06-28 15:23:14) 
[en réponse à 782052]

En fait ma mère est devenue "veuve" de son premier mari avant le décès de mon père naturel, et elle aurait pu se marier religieusement à l'Eglise ...

Je n'ai pas osé le suggérer, car à l'époque, les enfants d'un couple étaient relégués à la loi du silence, ce qui n'était pas si mal, dans le fond !

Mon père est mort à l'aéroport de Dakar, juste après avoir eu une conversation avec un prêtre sur le sens du péché, et ma mère est morte à Paris, hôpital Sainte-Anne, et a reçu l'extrême onction dans le coma.

On m'a dit que ce sacrement reçu dans le coma n'était pas valide, et là j'ai un doute, lorsque l'on sait que bien des gens qui ont été dans le coma et en sont sortis, se souvenaient parfaitement des paroles des personnes venues leur parler pendant leur coma.

Bon, tout cela est bien compliqué pour ma pauvre vieille tête, et seul Notre Seigneur jugera aux temps derniers.

Pierre.
images/icones/radioactif.gif  ( 782066 )Cela surprend mais ça explique aussi bien des choses par Vincent F (2015-06-28 19:41:02) 
[en réponse à 782052]


Cela peut surprendre bien des gens de notre époque où une écrasante majorité d'enfants naissent hors mariage légitime.
Il faut se replacer dans le contexte des siècles passés, un enfant illégitime était considéré comme une tache (sali par la faute de ses parents), et par respect pour le sacerdoce, on n'admettait pas n'importe qui.


Ce qui me surprend moi c'est que ce soit l’enfant illégitime qui soit considéré comme une tache et pas le fait pour ses parents d'avoir couché avant le mariage (éventuellement d'ailleurs s'ils étaient fiancés, on s'arrangeait pour que le mariage ait lieu avant la naissance, tant pis si en entrant dans l'église, mademoiselle était enceinte jusqu'aux yeux et si l'enfant naissait officiellement prématuré à trois mois de grossesse).

Ça n'a pas forcément changé, il y a quelques années on me racontait l'histoire d'une jeune fille du côté de Versailles se retrouvant enceinte hors mariage, la famille étant alors regardée de travers par les autres familles du bon milieu ... dont les filles prenaient toutes la pilule.

Faut-il réellement s'étonner, quand on considère que c'est l'enfant illégitime qui est la tache et pas les relations sexuelles hors mariage, que bien avant 1975 des familles bien catholiques aient jugé que commettre un meurtre était mois grave que d'avoir une fille mère à la maison ?
images/icones/tao.gif  ( 782055 )Il est évident par Rémi (2015-06-28 14:54:38) 
[en réponse à 782044]

que le conjoint qui n'a rien à se reprocher n'a aucune responsabilité imaginaire à reconnaitre. Par exemple, le mari quitte sa femme pour une autre, et demande le divorce pour épouser civilement sa maitresse. L'épouse abandonnée n'a rien à se reprocher, mais ne peut toutefois pas se "remarier" !

Or Mgr. Garnier parle des divorcés remariés. Parmis eux, tous ne portent pas la responsabilité de leur divorce antécédent, mais tous ont commis la faute du "remariage" .


Par ailleurs, il me semble qu'en aucun cas l'Eglise ne tolère le divorce. Elle admet seulement la séparation de corps pour les cas douloureux dont vous parlez justement, qui ne constituent pas un "droit" au divorce et a fortiori au "remariage" , et ne les excusent pas. Tout en inclinant à l'undulgence je vous le concède volontiers.


Enfin il faut surtout déplorer je crois que Mgr. Garnier dans son énumération de conditions plutôt de bon sens, me semble-t-il, n'évoque pas le ferme regret du péché d'adultère commis avec le nouveau "conjoint" , et le corolaire de ce regret: le ferme propos de vivre dans la continence, voire celui de se séparer si c'est possible sans causer un grand dommage, aux enfants par exemple si une nouvelle famille a été fondée.
images/icones/fleur.gif  ( 782084 )Lorsque Mgr Granier parle de responsabilité, ... par Cath...o (2015-06-28 23:35:05) 
[en réponse à 782055]

... il me semble qu'il parle bien de responsabilité dans l'échec du premier mariage.

Pour le reste je suis d'accord avec vous, à un petit bémol près : l'Eglise impose le divorce civil ... lorsqu'on veut entamer une procédure de reconnaissance de nullité de mariage !
images/icones/1e.gif  ( 782092 )Tout à fait, par Rémi (2015-06-29 03:31:45) 
[en réponse à 782084]

et si la part de responsabilité est nulle, il faut "reconnaitre" aussi cette part ...
images/icones/1d.gif  ( 782058 )Vous avez remarqué ? par Yves Daoudal (2015-06-28 15:10:19) 
[en réponse à 782036]

Il y a toujours quelque part une histoire de fric dans les déviations actuelles.

S'il est "fidèle"... au paiement de la pension alimentaire !

Je préfère la mère d'Ewondo...
images/icones/1h.gif  ( 782083 )La pension alimentaire ... par Cath...o (2015-06-28 23:31:35) 
[en réponse à 782058]

... est destinée à l'éducation des enfants.

Il me semble normal de leur rendre cette justice, non ?


(Je ne sais pas si la maman d'Ewondo avait des enfants avec son premier mari, il me semblait que non ...)
images/icones/coeurbrise.gif  ( 782086 )Si, si, chère Dame Cath...o, ma mère "crevait de faim" ! par Ewondo (2015-06-29 01:22:25) 
[en réponse à 782083]

Car tout au début de l'Etat Français, celui-ci ne payait plus ses fonctionnaires pendant huit mois et la malheureuse, n'étant plus aidée par son premier mari (qui aurait pu le faire), enceinte de deux jumeaux, n'avait à manger que six sardines achetées sur le port d'Alger, grillées à midi et en soupe de quelques légumes avec les têtes et les arrêtes le soir (cela ne devait pas être bien bon !).

Mes deux demi frères, René et Michel sont nés et n'ont pas survécu en 1941, sans doute en raison de la dénutrition de ma mère.

Alors, refuser une pension alimentaire, c'était la moindre dignité pour une femme bafouée et abandonnée (c'est un syndrome, certes un peu orgueilleux, de famille chez nous !).

Pierre.

images/icones/1x.gif  ( 782189 )Autres temps, autres moeurs ... par Cath...o (2015-06-29 19:37:48) 
[en réponse à 782086]

Pour ma part, je lui aurais plutôt fait cracher jusqu'au dernier centime pour nourrir et protéger mes enfants !!

J'avais compris à votre premier post qu'elle avait divorcé après la mort de ses enfants ...
images/icones/nul.gif  ( 782184 )Si je suis ce Monseigneur par Justin Petipeu (2015-06-29 18:36:41) 
[en réponse à 782036]

je comprends qu'en divorçant et en se remariant, on prouve son attachement au Christ, à l'Evangile et à l'Eglise.

Gardez vos foutaises (et vos bêtises), Monsieur de Cambrai.
images/icones/1d.gif  ( 782190 )Enfin ! par Meneau (2015-06-29 19:38:57) 
[en réponse à 782184]

Je me demandais quand quelqu'un allait la faire !

Cordialement
Meneau