Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=780242
images/icones/flagIt.gif  ( 780242 )“Laudato sii“:qui en sont les inspirateurs? par Jean Kinzler (2015-06-05 17:34:09) 

Dell’imminente enciclica ecologica di papa Francesco si conosce solo il titolo: “Laudato sii“. Ma il cannoneggiamento preventivo è già partito da un pezzo.

A finire sotto tiro non è l’enciclica in quanto tale, che è ancora tutta da vedere, ma piuttosto chi vi si muove intorno. In primis un guru mondiale dello “sviluppo sostenibile” ripetutamente accolto con tutti gli onori in Vaticano e da taluni indicato come uno degli ispiratori del testo pontificio.

Il suo nome è Jeffrey Sachs. Dirige l’Earth Institute della Columbia University di New York e negli anni Ottanta e Novanta si segnalò per la “shock therapy” da lui applicata ad alcuni paesi dell’America latina e dell’est dell’Europa per un rapido passaggio alla libera economia di mercato, incurante dei contraccolpi sociali.

Ma soprattutto si distingue per il drastico sostegno che ha sempre dato alla riduzione delle nascite soprattutto nei paesi poveri, tramite la contraccezione e l’aborto promossi su larga scala in particolare dall’ONU, del cui attuale segretario generale Ban Ki-moon Sachs è “special advisor”.

Ed è questo il punto che solleva le maggiori critiche da parte di tanti cattolici, anche esperti di economia.

Uno di questi, l’ex presidente dello IOR Ettore Gotti Tedeschi, ha recentemente scritto una lettera aperta a papa Francesco nella quale non fa il nome di Sachs ma contesta frontalmente le sue teorie:

> Caro papa, non può insegnarci la morale chi ha provocato la crisi ambientale

Gotti Tedeschi, infatti, sostiene che l’attuale crisi dell’economia mondiale ha avuto la sua origine proprio “dalla applicazione delle teorie neomalthusiane che hanno ispirato e forzato il crollo delle nascite”.

Nonostante ciò, Sachs è spesso ospite in Vaticano, da quando Jorge Mario Bergoglio è papa. Nell’estate del 2013 e poi ancora nell’aprile di quest’anno, questa volta assieme a Ban Ki-moon, ha dettato le sue linee guida in eventi internazionali promossi dalla Pontificia accademia delle scienze, su questioni tipo “le dimensioni morali del cambiamento climatico e dell’umanità sostenibile”.

Ad organizzare questi eventi in Vaticano e a stendere il tappeto rosso per Sachs è l’attivissimo cancelliere della Pontificia accademie delle scienze, il vescovo argentino Marcelo Sánchez Sorondo (nella foto), molto vicino a papa Francesco.

Non sorprende quindi che anche Sorondo sia finito nel mirino dei critici. Il più implacabile, Stefano Gennarini, l’ha messo alle corde in un interrogatorio di terzo grado pubblicato sia in inglese che in italiano il 18 maggio sul suo blog “Turtle Bay and Beyond. International Law, Policy, and Institutions”:

> Vatican Prelate Responds to Critics of Climate Conference

Stefano Gennarini non è uno qualsiasi. Nato in Italia e inizialmente incamminato verso il sacerdozio con il Cammino neocatecumenale fondato da Francisco “Kiko” Argüello, si è diplomato in teologia a Londra e si è specializzato in diritto negli Stati Uniti, alla Notre Dame University. Ha sposato un’americana e vive a Maywood, nel New Jersey. Dirige un istituto di studi per la famiglia e i diritti umani e coordina il C-Fam’s Edmund Burke Fellowship Program. Ha speso alcuni anni della sua vita come missionario in Nigeria e nelle Indie Occidentali.

La lettura dell’intervista è istruttiva, con Sorondo che incalzato da Gennarini perde la calma e chiama a sua difesa il papa.SM
images/icones/1a.gif  ( 780247 )Espérons que cela ne soit... par Ritter (2015-06-05 18:05:15) 
[en réponse à 780242]

Depuis un certain repas plus rien ne va.

Pour en savoir un peu plus:petit fils d'immigré d'origine ukrainienne.
on comprend mieux la situation en ukraine, et les voyages de bernard henri levy.
Eltsine n'a pas voulu de sachs
Poutine de Bhl et Cohn bendit.
images/icones/carnet.gif  ( 780249 )Jeffrey Sachs,qui est cet inspirateur de François? par Jean Kinzler (2015-06-05 18:21:21) 
[en réponse à 780247]

Jeffrey sachs, 61 ans, redresse, au prix d'amères potions, l'économie des Etats en faillite. Son grand échec, la Russie. Ce qui n'empêche pas d'être très courtisé au sommet de Davos. L'élixir du docteur Jeff
PASCAL RICHE 6 FÉVRIER 1996 À 01:44
FACEBOOK
TWITTER
GOOGLE+
MAIL
IMPRIMER
MODE ZEN
PORTRAITHi, Jeff!» «Good morning, Jeff!» «How are you, Jeff?» Jeff se
faufile tant bien que mal entre ses amis, ministres des Finances d'Amérique latine, banquiers centraux d'Europe de l'Est, éditorialistes américains. Il serre des mains, échange trois mots avec chacun, déclare dans un micro tout le mal qu'il pense de la politique du Fonds monétaire international en Russie, poursuit son chemin, salue encore, échange des cartes de visite. Toujours avec le sourire, son air de gosse, ses yeux plissés sous un casque de cheveux, posé là comme pour protéger son génie.

Jeffrey Sachs, professeur à Harvard, est la coqueluche de Davos, cette station de sports d'hiver suisse où se retrouvent chaque année 2.000 chefs d'entreprise, ministres et experts en tout genre. Car sous ses airs d'étudiant attardé, Jeff est le Red Adair des économies en crise. Votre inflation dépasse 10.000%? Vous voulez créer une monnaie convertible? Vous décidez de sortir du communisme? Appelez Jeff, l'homme à l'esprit clair et au culot de fer. Ses méthodes surprennent parfois, mais elles ont fait leur preuves: dix ans de stabilité en Bolivie, la fin de l'hyperinflation en Estonie ou en Slovénie, une «thérapie de choc» polonaise très controversée au départ, mais réussie à l'arrivée...

Aujourd'hui, à Davos; demain peut-être à Oulan-Bator, ou bien à Ouagadougou. Il prend l'avion en moyenne deux fois par semaine. Quand on le qualifie d'«économiste de terrain», il rectifie: «économiste aérien».

Il ne passe que «50 à 60%» du temps chez lui, à Cambridge (Massachusetts), et sa femme, Sonia, se définit comme «la seule femme mariée célibataire». Ses trois enfants, 13 ans, 10 ans et 6 mois, comprendront un jour. Leur père est un idéaliste pour qui le bonheur est dans le marché. Et il fait déjà partie de l'Histoire. Il y a rejoint Keynes, son «grand héros».

Installé dans un profond fauteuil du «café Chamonix» au centre des congrès de Davos, un salon tranquille où l'on peut faire un peu de business entre deux conférences sur «l'environnement et les marchés financiers» et «le Japon en 2020», Jeffrey Sachs raconte comment tout a commencé: par «pur accident». En 1985, une délégation de Boliviens assiste à un séminaire à Harvard. La Bolivie connaît alors une inflation de 40.000% et ne sait comment sortir de ce cauchemar. Au bout d'un moment, le jeune ­ 29 ans ­ professeur Sachs lève la main, va au tableau, et avec assurance explique qu'il faut: un, réduire les dépenses budgétaires; deux, stopper la dérive monétaire; trois, déréglementer l'économie. Sec, brillant. Au fond de la salle, un officiel bolivien se lève: «OK, mais ce sont des mots. Puisque vous semblez si sûr de vous, venez chez nous essayer vos méthodes.» Quelques semaines plus tard, Sachs est en Bolivie.

Depuis, sa vie n'est plus la même. Après la Bolivie, il conseille l'Argentine, le Brésil, l'Equateur. Et lorsque le communisme s'effondre, cet arrière-petit-fils d'immigrants juifs ukrainiens gagne de vitesse la lourde bureaucratie du FMI. «Sachs a mis en place un véritable système, raconte un économiste qui a travaillé avec lui en Pologne et en Russie. Il arrive dans un pays dont la situation est instable, avec des dirigeants qui flottent. Il rencontre pendant une semaine tous les hommes qui comptent, se fait une image précise de la situation et, quelques jours plus tard, rédige sur son ordinateur portable un mémo de cinq pages, argumenté, solide. Dès lors, on l'écoute. Puis il rallie à lui des jeunes universitaires locaux, pro-occidentaux, et forge un réseau. Il tisse des liens avec la presse locale, alerte ses amis dans les médias américains. Il installe sur place une équipe souterraine, de jeunes économistes occidentaux qui lui sont dévoués. Enfin, il tente d'avoir une relation privilégiée avec un ministre, et de fonctionner en tandem.» En Bolivie, c'est Gonzalo Sanchez de Lozada, ministre du Plan; en Pologne, c'est Leszek Balcerowicz, vice-Premier ministre. L'argent de ses opérations vient de fondations, du gouvernement suédois, de l'ONU ­ jamais des pays qu'il conseille: «C'est mieux ainsi. Je garde mon indépendance, et le gouvernement échappe aux critiques.»

La Russie est sa blessure. Son échec. Le virtuose de la communication n'a pas su avoir l'oreille de Boris Eltsine, qu'il a pourtant conseillé pendant plus de deux ans. Les réformes engagées, jugées trop brutales, ont été ralenties. Le Parti communiste a refait surface. Sachs ne se reproche rien. Les responsables du gâchis, ce sont «le FMI, l'administration américaine, le gouvernement français, l'Europe»: tous ceux qui n'ont pas débloqué l'aide quand il le fallait, quand les réformateurs gouvernaient. Le FMI, surtout, avec lequel il entretient en permanence un rapport d'amour-haine.

Aux Etats-Unis, il est démocrate, proche du sénateur Bill Bradley. Un homme de gauche. Quand on lui fait remarquer que ses remèdes sont considérés comme ultralibéraux, sa voix devient plus dure: «Ceux qui disent cela ne comprennent rien. Ce que je crois simplement, c'est que lorsqu'un pays veut passer à l'économie de marché, il vaut mieux le faire rapidement et ne pas rester à mi-chemin.» Quel que soit le pays, il prescrit le même élixir à base de libre-échange et de rigueur budgétaire: «Ne me faites pas passer pour un intégriste, je sais que chaque pays a sa culture, son histoire. Mais pour avoir des chances de décoller, il existe quelques principes basiques universels: des tarifs douaniers peu élevés, une monnaie convertible, une fiscalité faible, un Etat modeste. Mais aussi des institutions qui fonctionnent bien, et la mise en place de marchés financiers».

A moyen terme, la potion du docteur Sachs a fait ses preuves. Mais, à court terme, elle est amère: le chômage grimpe à toute vitesse, la production s'effondre. Lui arrive-t-il de douter, parfois? «Non», rit-il avec assurance. Même pas un tout petit peu? En Pologne, par exemple, quand tout le monde, il y a cinq ans, critiquait la thérapie de choc? «Non, Non! rit-il encore. J'étais très confiant. Les Polonais ont une grande chance pour leur commerce, c'est d'être voisins de l'Allemagne. En 1990, personne n'était d'accord avec moi. Ni en France, ni en Allemagne, ni en Pologne. En 1992, la Pologne a décollé et, depuis 1994, sa croissance est la plus rapide d'Europe. Un grand journal a écrit récemment: Personne ne pouvait imaginer un tel boom. Alors, j'ai dit: Hep! Pas si vite! Moi, je l'avais imaginé!»

Il nie farouchement le coût social à court terme de sa thérapie: «La Pologne produisait des produits dont personne ne voulait. Pourquoi qualifier de désastre le déclin de cette production inutile? On me dit: Mais les peuplent souffrent! Ils souffrent? OK, qu'on me le prouve. Regardons ce qu'ils consomment vraiment. Regardons le vrai niveau de vie, pas les statistiques de production d'acier. Quelle est la consommation de viande, de nourriture, de machine à laver, réfrigirateurs. Regardons la répartition entre retraités, travailleurs, agriculteurs. Ensuite, je vous montrerai que cette souffrance est un mythe total. La vérité, c'est que, dès le premier jour, il y a plus de gagnants que de perdants, et que les rangs des gagnants ne cessent de grossir ensuite!»

Le 1er juillet dernier, Jeffrey Sachs s'est démultiplié. Près de 200 personnes travaillent maintenant pour l'Institut qu'il a fondé, le Harvard Institute for Economic Development. Une quarantaine de petits Sachs sont disséminés dans les anciennes républiques de l'Union soviétique, en Asie, en Zambie, au Malawi, au Mozambique, au Burkina-Faso, au Paraguay. Ils vendent l'élixir du docteur Sachs. A 41 ans, lui peut se poser un peu. Il écrit un gros livre sur l'histoire du capitalisme.

Lorsque l'entretien se termine, il rit une dernière fois: «J'espère que vous ne me ferez pas passer pour un monstre.» Puis, jette un coup d'oeil à droite et à gauche. Aucun ministre ami dans les parages... Il peut enfin ouvrir le Financial Times..

Jeffrey Sachs en 8 dates 1954. Naît à Detroit, Michigan 1986-90. Conseille le Président bolivien.

1988-90. Conseille les gouvernements d'Argentine, Brésil, Equateur, Vénézuela.

1989. Conseille Solidarité en Pologne, puis le premier gouvernement post-communiste.

1990. Introduction de la «thérapie de choc» en Pologne. Conseille Jean-Paul II pour la préparation de l'Encyclique Centesimus Annus, sur les questions du travail.

Automne 1991- Janvier 94. Conseiller de Boris Eltsine.

1991-92. Aide l'Estonie et la Slovénie à introduire une monnaie convertible 1995. Crée le Harvard Institute for Economic Development.

RICHE Pascalliberation
images/icones/1v.gif  ( 780250 )Wikicritiques de Jeffrey Sachs par Sacerdos simplex (2015-06-05 18:33:27) 
[en réponse à 780249]

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeffrey_Sachs#Critiques



Bien que Sachs fasse figure de héros pour certains, ses propositions, aux yeux de ses confrères, ne sont que le reflet de sa naïveté. Parmi les critiques les plus virulentes, celle de William Easterly, professeur d'économie à l'Université de New York (NYU), qui dans son compte-rendu pour le Washington Post condamne le livre La Fin de la pauvreté. Le Fardeau de l’homme blanc, ouvrage d’Easterly publié en 2006 (traduction française 20092), est une contestation encore plus structurée de l’argumentaire de Sachs qui veut que les pays pauvres soient pris au « piège de la pauvreté » duquel ils ne sortiront pas, à moins d’une aide étrangère à grande échelle. Easterly avance des données statistiques qui, selon lui, démontrent qu’un grand nombre de pays nouvellement développés (dans les faits, la plupart d’entre eux) ont atteint leur plus haut degré de développement sans apports massifs d’aide étrangère comme proposé par Sachs.

Autre personne à réprouver les idées de Sachs, Amir Attaran, scientifique et avocat, actuellement à la Chaire de recherche du Canada en Droit, Santé de la Population et Développement Mondial à l'Université d'Ottawa. Sachs et Attaran avaient étroitement collaboré comme collègues, corédigeant notamment un fameux rapport pour The Lancet dans lequel est fait état des insuffisances de l’aide financière internationale allouée à la lutte contre le HIV/SIDA dans les années 1990; ce rapport engendra la création du Fond global de lutte contre le sida, la tuberculose, et la malaria. Pourtant, Sachs et Attaran divergeront d’opinion au sujet des Objectifs du Millénaire pour le Développement, et Attaran soutient, dans un article publié dans PloS Medicine et dans un éditorial du New York Times, que les Nations unies ont brouillé les pistes en fixant des objectifs, certes concrets, mais non mesurables pour les Objectifs du Millénaire pour le Développement (par exemple, la réduction de la mortalité infantile ou de la malaria). Sachs réfute cette approche dans une réponse adressée à PloS Medicine dans laquelle il affirme que seule une fraction des Objectifs du Millénaire pour le Développement sont effectivement non mesurables, ce à quoi Attaran réagit en citant les données analysées par les Nations Unies elles-mêmes (dont les Nations unies ont par la suite bloqué l'accès au public) qui montrent que les avancées réalisées dans la plupart des Objectifs du Millénaire pour le Développement ne sont pas mesurées.

En 2007, la journaliste canadienne Naomi Klein3 a sévèrement critiqué l'action de Jeffrey Sachs en tant que conseiller économique. D'après elle, la « thérapie de choc » qu'il a préconisée en Bolivie (1985), en Pologne (1989) et en Russie (1991) a eu des conséquences désastreuses. Si une petite partie de la population a pu chaque fois s'enrichir, le traitement de choc du « docteur Sachs » a entraîné un appauvrissement considérable des sociétés bolivienne, polonaise et russe. Ces mesures ont d'ailleurs été très mal accueillies par ces populations. En Pologne, sous la pression populaire, l'équipe dirigeante (issue de Solidarność) dut mettre fin à une vague de privatisations et à une politique contraires au programme du syndicat Solidarność. En Bolivie et en Russie, il fallut des manœuvres fort peu démocratiques (et même, dans le cas de la Russie, un coup d'État de la part de Boris Eltsine), pour contraindre les populations à accepter cette nouvelle politique économique. Jeffrey Sachs évite de parler de ces sujets gênants lorsqu'il retrace sa carrière de conseiller économique.



Apparemment, il n'a pas de lien avec Goldman Sachs, l'une des principales banques qui gouvernent la Fed, les USA et donc le monde...