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images/icones/fsspx.gif  ( 780035 )Mgr Fellay : Lettre aux Amis et Bienfaiteurs n° 84 par Ennemond (2015-06-03 15:25:37) 

Résumé : Dans une conférence du 20 janvier 2015, le cardinal Maradiaga considère que la miséricorde doit insuffler un nouvel esprit aux réformes introduites par le concile Vatican II, pour ouvrir l’Eglise au monde d’aujourd’hui. Ainsi instrumentalisée, la miséricorde est coupée du repentir des fautes ; elle ne semble plus qu’un regard complaisant sur le pécheur et son péché.

En vue de la prochaine Année sainte, il faut opérer un discernement sérieux entre cette miséricorde tronquée et la miséricorde entière qui invite pleinement à la conversion, au rejet du péché. Nos prières et nos pénitences, au cours de cette année, doivent être une réponse à la demande du Cœur douloureux et immaculée de Marie à Fatima, dont nous célébrerons le centenaire des apparitions en 2017.


Chers Amis et Bienfaiteurs,

Il n’est pas nécessaire de s’étendre beaucoup pour constater l’état de crise dans lequel se trouve notre Mère la sainte Eglise. Cependant, ces derniers temps, un certain nombre d’indices inquiétants nous poussent à penser que nous entrons dans une phase encore plus intense de troubles et de confusion. La perte d’unité dans l’Eglise se fait toujours plus visible, tant du côté de la foi et des mœurs, que de la liturgie et du gouvernement, et il n’est pas hasardeux de présager une période très difficile devant nous. A moins d’un miracle, il est à craindre un temps où les âmes seront davantage encore livrées à elles-mêmes, ne trouvant plus un soutien – pourtant si nécessaire – de la part de la hiérarchie dans son ensemble.

Une nouvelle miséricorde au secours des réformes conciliaires

Entre autres exemples, pour illustrer notre propos, une conférence a été donnée par le cardinal Oscar Andres Rodriguez Maradiaga, coordinateur du groupe des cardinaux auquel le pape François a confié la réflexion sur la réforme de la Curie romaine. Cette conférence, donnée le 20 janvier 2015 à l’université Santa Clara, en Californie, a le mérite d’offrir un aperçu de la vision qui guide les plus proches conseillers du pape. Une première idée est que ce dernier entend réaliser ses réformes – et il faut comprendre par là l’ensemble des réformes entreprises depuis le concile Vatican II – d’une manière telle qu’elles deviennent irréversibles. Cette volonté de ne plus jamais revenir en arrière se trouve d’ailleurs exprimée en d’autres passages de la même conférence.
Cependant les réformes déjà réalisées sont en danger, reconnaît le cardinal hondurien, du fait qu’elles ont causé une crise grave dans l’Eglise. La raison en est que toute réforme doit être animée d’un esprit, qui en est l’âme. Or les réformes conciliaires n’ont pas respecté ce principe. Au contraire, elles se sont réalisées, nous dit-il, en laissant intact le vieil esprit, l’esprit traditionnel, ce qui a eu pour résultat que ces réformes en partie n’ont pas été comprises, et qu’elles n’ont guère été suivies des effets escomptés, jusqu’à provoquer une sorte de schizophrénie dans l’Eglise.
Le cardinal Rodriguez Maradiaga affirme qu’il ne faut cependant pas revenir en arrière. Mais il reste, selon lui, à insuffler un esprit correspondant aux réformes, afin de les motiver, de les dynamiser. Cet esprit, c’est la miséricorde. Et justement, le pape vient d’annoncer une Année sainte de la Miséricorde…

La vraie miséricorde selon le Sacré-Cœur

De quoi s’agit-il exactement ? En soi, la miséricorde est un mot qui est cher au cœur de tout catholique, car il exprime la manifestation la plus touchante de l’amour de Dieu envers nous. Dans les siècles passés, les apparitions du Sacré-Cœur ne sont pas autre chose qu’une révélation plus intense de cette miséricorde de Dieu envers les hommes. Il faut en dire tout autant de la dévotion au Cœur douloureux et immaculé de Marie. Cependant la vraie miséricorde, qui implique ce premier mouvement extrêmement touchant de Dieu envers le pécheur et sa misère, se continue dans un mouvement de conversion de la créature vers Dieu : « Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive » (Ez. 33, 11). D’où l’insistance des Evangiles sur le devoir de conversion, de renoncement et de pénitence. Notre Seigneur est allé jusqu’à dire : « si vous ne faites pas pénitence, vous mourrez tous » (Lc 13, 5). Cet appel à la conversion, c’est le fond de l’Evangile, que l’on trouve aussi bien chez saint Jean-Baptiste que chez saint Pierre. Lorsque les pécheurs, touchés par la prédication, demandent ce qu’ils doivent faire, ils n’entendent que cette voix : « convertissez-vous, et faites pénitence ». La sainte Vierge dans les apparitions de ces derniers siècles, à La Salette comme à Lourdes ou Fatima, ne dit pas autre chose : « prière et pénitence ».
Or les nouveaux prédicateurs d’une nouvelle miséricorde insistent tellement sur le premier pas fait par Dieu vers les hommes perdus par le péché, l’ignorance, la misère, qu’ils omettent trop souvent ce deuxième mouvement qui doit venir de la créature : le repentir, la conversion, le rejet du péché. Finalement la nouvelle miséricorde n’est rien d’autre qu’un regard complaisant sur le péché. Dieu vous aime... dans tous les cas.

La nouvelle miséricorde coupée du repentir

Les exemples de miséricorde donnés par le cardinal Maradiaga ne laissent malheureusement guère place au doute. Il affirme ainsi la place totale et entière dans la vie de l’Eglise des chrétiens qui ont brisé leur mariage et ont fondé une famille « recomposée ». Sans plus... et même il annonce un ciel égal à celui des saints pour ceux qui ont quitté l’Eglise lorsqu’ils se trouvaient dans des situations de péché. Manifestement il reproche aux ministres d’avoir exprimé leur réprobation à ces pauvres pécheurs... Voilà la nouvelle miséricorde, la nouvelle spiritualité qui doit fixer pour toujours les réformes des institutions et des mœurs de l’Eglise, tant celles déjà réalisées depuis le Concile, que les nouvelles envisagées maintenant ! Cela est gravissime. Mais cela peut aussi nous aider à comprendre pourquoi nous sommes tant opposés à ce que l’on nomme « l’esprit du Concile ». En effet, c’est au nom de ce nouvel esprit que les réformes ont été introduites, un esprit qui n’est certainement pas traditionnel. Nous disons que cet esprit a tout gâté dans le Concile, même les parties que l’on peut comprendre de manière catholique... Cet esprit est une adaptation au monde, c’est un regard de complaisance pour ses chutes, ses tentations, au nom de la bonté, de la miséricorde, de l’amour. Ainsi, par exemple, on ne dit plus que les autres religions sont fausses, affirmation qui pourtant est celle du magistère de tous les temps. On n’enseigne plus les dangers du monde, et même le diable a presque totalement disparu du vocabulaire ecclésiastique depuis cinquante ans. Cet esprit explique les souffrances actuelles de notre Mère la sainte Eglise dont l’autorité s’amoindrit malgré ses ouvertures en direction du monde, perdant chaque jour davantage de membres, de prêtres, et voyant diminuer son influence sur la société contemporaine. L’Irlande naguère si catholique, où le « mariage » entre personnes de même sexe vient d’être légalisé, en est un exemple affligeant.
Peut-on tronquer la miséricorde, la couper d’une nécessaire pénitence, comme le fait le cardinal Maradiaga, dans le but avoué de redonner un esprit nouveau aux réformes conciliaires, en rupture avec l’esprit traditionnel ? Certes non ! Est-il l’interprète de la pensée du pape François dans cette conférence prononcée trois mois avant la bulle d’indiction de l’Année sainte ? Il est bien difficile de le savoir tant les messages qui parviennent de Rome, depuis deux ans, sont contradictoires, comme le reconnaissent certains cardinaux en privé et plusieurs vaticanistes ouvertement.

Savoir discerner entre une miséricorde tronquée et la miséricorde pleine

Faudra-t-il en conséquence se priver des grâces d’une Année sainte ? Bien au contraire. Lorsque les écluses de la grâce sont grandes ouvertes, il faut la recevoir en abondance ! Une Année sainte est une grande grâce pour tous les membres de l’Eglise. Vivons donc de la vraie miséricorde, comme nous l’enseignent toutes les pages de l’Evangile et de la liturgie traditionnelle. Conformément au « discernement préalable » sur lequel Mgr Lefebvre a fondé la conduite de la Fraternité Saint-Pie X, en ces temps de confusion, rejetons une miséricorde tronquée et vivons pleinement de la miséricorde entière.
Un mot que nous rencontrons si souvent et qui manifestement doit se trouver dans notre bouche est miserere. Ce mot indique, de notre part, la reconnaissance de notre misère, puis l’appel à la miséricorde de Dieu. La conscience de notre misère nous fait demander pardon, nous remplit de contrition, et s’accompagne de la volonté de ne plus pécher. Le vrai amour qui inspire ce mouvement nous fait comprendre la nécessité de réparer pour nos péchés. D’où le sacrifice expiatoire et satisfactoire. Ces différents mouvements sont nécessaires à la conversion qui obtient le pardon du Dieu de miséricorde, qui – en vérité – ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive. La prétention au bonheur éternel est complètement illusoire chez celui qui ne veut pas rompre avec ses habitudes de pécher, qui ne veut pas sérieusement fuir les occasions de tomber, ni prendre la résolution de ne plus recommencer.
Prêcher une miséricorde sans la nécessaire conversion des pauvres pécheurs serait un message vide de sens pour le ciel, un piège diabolique qui tranquilliserait le monde dans sa folie et sa rébellion de plus en plus ouverte contre Dieu. Alors que le ciel est formel : « de Dieu, on ne se moque pas » (Gal. 6, 7). La vie des hommes dans le monde d’aujourd’hui appelle la colère de Dieu de tous côtés. Le massacre des innocents dans le sein de leur mère, par millions, la légalisation d’unions contre nature, l’euthanasie sont autant de crimes qui crient contre le ciel, sans parler de toutes les sortes d’injustices…

La miséricorde selon le Cœur douloureux et immaculée de Marie

Prenons au sérieux cet appel à la miséricorde, mais comme les habitants de Ninive ! Allons à la recherche des brebis perdues, prions pour la conversion des âmes, pratiquons autant que nous le pouvons toutes les œuvres de miséricorde, matérielles mais surtout spirituelles, car ce sont elles qui font le plus défaut.
Si Notre Dame a pu dire, il y a plus d’un siècle, qu’elle avait toutes les peines à retenir le bras vengeur de son Fils... que dirait-elle aujourd’hui ?
Pour nous, chers fidèles, nous devons profiter de cette Année sainte pour demander au Dieu de miséricorde une conversion toujours plus profonde à la sainteté, implorer les grâces et les pardons de sa miséricorde infinie. Nous allons préparer le centenaire des apparitions de Notre Dame à Fatima en pratiquant et en propageant de toutes nos forces la dévotion à son Cœur douloureux et immaculé, comme elle l’a réclamée. Nous supplierons encore et toujours que ses demandes, en particulier la consécration de la Russie, soient enfin écoutées comme il se doit. Il n’y a aucune opposition entre ces pensées tournées vers Marie et l’Année de la Miséricorde, bien au contraire ! Ne séparons pas ceux que Dieu veut voir unis : les deux Cœurs de Jésus et de Marie, comme l’a expliqué Notre Seigneur à Sœur Lucie de Fatima. Chaque district de la Fraternité vous communiquera les œuvres particulières à pratiquer afin de bénéficier de toutes les grâces que la Miséricorde divine nous accordera pendant cette Année sainte.
Et ainsi nous apporterons de la meilleure manière possible notre collaboration à la volonté miséricordieuse de Dieu de sauver tous les hommes de bonne volonté.
Daigne Notre Seigneur vous bénir pour votre générosité et, en ce jour de la Pentecôte, vous accorder ses grâces abondantes de foi et de charité.

+Bernard Fellay
Dimanche de la Pentecôte, 24 mai 2015

(Source : FSSPX/MG – DICI n°316 du 05/06/15)
images/icones/union-jack.png  ( 780245 )The SSPX and the Hermeneutic of Continuity par Jean Kinzler (2015-06-05 17:56:48) 
[en réponse à 780035]

The SSPX and the Hermeneutic of Continuity Featured
Written by Patrick Archbold
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Archbishop Marcel Lefebvre: Saint or Schismatic?

Editor’s Note: Over the years since 1988, The Remnant has featured countless debates on the question of the SSPX “schism” and/or irregular canonical status. We have friends and allies on both sides of that divide, and, let’s face it, the complexities of the question are not easily unraveled even by canon lawyers, which is why there are many canon lawyers on both sides of the aisle. Where we’ve drawn the line in terms of publishing this debate is at those who seem disposed to willfully defend predetermined conclusions while consciously ignoring the facts that don’t fit their nice and neat little narrative. So, for example, those who insist on castigating the SSPX as formally “schismatic” even after heads of the CDF in Rome have clearly stated otherwise are, in our opinion, ideologically driven to grind the axe of their own pet peeve, and thus contribute nothing to the debate. Similarly, those in the SSPX who obstinately adhere to 1988 talking points about the FSSP, for example, poised to begin offering the New Mass and give enthusiastic across-the-board approval to the whole warp and disastrous woof of the Second Vatican Council, while ignoring the mountains of real-world evidence to the contrary are, in our opinion, counterproductive to serious debate as well. Mr. Achbold’s approach, on the other hand, is that of serious Catholics on both sides who are trying to uncover and then defend the truth. He may not agree with important elements of the SSPX’s argument where jurisdiction is concerned, and yet the following article is an example of the fair, balanced and thus constructive discussion we at The Remnant have sought to promote and encourage for 25 years, even if and when it may depart in one way or another from our own editorial policy and opinion. Our thanks to Mr. Archbold for a fine example of the noble effort to cut through the inflammatory rhetoric on both sides and thus be part of the solution rather than the problem where the complex question of the SSPX is concerned. MJM

If my social media is indicative of trends among friends, two themes pop up in my feed over and over again. The first is videos of rogue police violating the constitutional rights of citizens caught on camera as a consequence of the emergence of the video age. The other is hyperbolic criticisms of the SSPX, with the word schism thrown around like beers at a frat party.

Generally, there are two groups that frequently criticize the SSPX in the most unflattering terms. The first group is unsurprising. They are Catholics who have fully embraced the hermeneutic of discontinuity. Some of these are the outright progressives in the Church who are determined to change the Church’s teaching on the critical pelvic topics, and generally deny the existence of hell and any real concept of sin. For them, the Church started for real in 1965 and just about everything that came before that, including all manner of doctrine, worship, and piety is rejected as part of the Church’s dark ages. These are the full-on hermeneutic of discontinuity folks. They exist within the Church in a state of pleasant comfortableness generally referred to as “full communion”. In their wake, they carry with them a whole bunch of people who don’t put as much rebellious thought into it as the above, but pay no attention to whatever happened in the Church before they happened along into it, mindlessly accepting the old church/new church dichotomy. These are the practical hermeneutic of discontinuity folks. They generally hold many heterodox positions, but nobody in the hierarchy of the Church seems to mind much. Again, they are comfortably numb in full communion. It should come as no surprise that these folks regularly ridicule and lambast the SSPX, as they hold all the Church’s perennial teaching, worship, and piety in disdain or indifference.

But another more surprising group regularly engages in vehement criticism of the SSPX. These are Catholics who embrace the hermeneutic of continuity. They understand that the Church is 2,000 years old and cannot ever contradict her own teaching, that proper worship is critically important, and regularly pray with beads in a pre-1965 manner.

In fairness, many of these Catholics looked upon the 1988 episcopal consecrations without papal mandate of Archbishop Lefebvre as a grave act of disobedience and a “schismatic act.” Whether or not you accept Archbishop Lefebvre’s justification for the act, one must recognize the great danger to unity that this act engendered.

Before I move on, let me be clear that I have never assisted mass at an SSPX chapel. In the pre-Summorum Pontificum days, I would travel 50 miles to attend the diocesan-approved Ecclesia Dei Traditional Latin mass even though the SSPX had a chapel just minutes from my home. I was and am that concerned about unity and obedience.

At the same time, it does nothing to diminish the seriousness of Archbishop Lefebvre’s actions to acknowledge that I would likely not even have had the option of a diocesan-approved traditional mass were it not for Archbishop Lefebvre and the SSPX. In fact, there might not have even been an SSPX hadn’t the Church in large part acted most ungenerously toward those rightfully attached to tradition and in a way contrary to the truth expressed in Pope Benedict’s letter accompanying Summorum Pontificum that, “What earlier generations held as sacred, remains sacred and great for us too, and it cannot be all of a sudden entirely forbidden or even considered harmful.” and that the “[1962] Missal was never juridically abrogated and, consequently, in principle, was always permitted.”

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Further, it is almost undoubtedly true that we would not have had Summorum Pontificum were it not for the stalwartness SSPX and the intransigent and ungenerous response of most Bishop’s to Pope St. John Paul’s call for a “generous response of Bishops towards the “legitimate aspirations” of the faithful.”

Yet, as a consequence of episcopal consecrations, Pope John Paull II excommunicated Archbishop Lefebvre and the four new Bishops. For years, many hermeneutic of continuity type Catholics cited this excommunication as the principle or sole reason to view the entirety of the SSPX in schism, even though the Church herself never formally declared them to be so.

But this is all a moot point now as Pope Benedict lifted these excommunications in 2009. All that remains is for the Church to grant the SSPX a proper canonical standing. In no way do I wish to minimize the seriousness of the situation the SSPX is currently in or the necessity of proper faculties for distribution of the sacraments. But yet, among many Catholics who embrace the hermeneutic of continuity, their vehemence in declaring the SSPX in schism has remained and in some cases increased. But only doctrinal issues remain unresolved before the SSPX preventing proper canonical standing.

But among those who thoroughly embrace a hermeneutic of continuity we continue to see a sweaty vehemence among some declaring the SSPX in schism. With the excommunications lifted, they declare the “doctrinal issues” between the Church and the SSPX to now be the great divide.

All acknowledge a divide between the SSPX and the Church on how to express the immutable truths declared by the Church. Yet, truth requires context.

The SSPX acknowledge the Second Vatican Council as a legitimate council. They also agree that large parts of the documents of Vatican II fairly state perennial Catholic teaching. But there are certain documents and certain parts of documents that do not obviously express continuous Catholic teaching, particularly in the areas of ecumenism, religious liberty, and collegiality.

Implicitly acknowledged by all who promote a “hermeneutic of continuity” is that the Council’s writings do not obviously or easily reconcile with prior magisterium on these topics. Otherwise, why would promotion of such a hermeneutical lens even be necessary?

The hermeneutic of continuity calls on us to understand any of these confusing statements in a way consistent with all the prior magisterium Council on these topics.

Any fair-minded person must admit that the Society’s positions on the topics of ecumenism, religious liberty, and collegiality at any time prior to 1960 were completely humdrum and uncontroversial restatements of obvious Catholic teaching. Is it possible a humdrum and uncontroversial statement of immutable teaching in 1960 is now controversial and even heretical in 1970 or 2015? How can we promote a hermeneutic of continuity on the one hand and on the other say that a formerly fine presentation of Catholic teaching (within living memory of many) should now be forbidden and considered harmful or even heretical?

It seems to me that you cannot have it both ways. You cannot truly accept a hermeneutic of continuity and consider such views as harmful or heretical. It also suggests that the doctrinal problems that currently prevent canonical recognition are not entirely on the side of the society. Clearly, the Church needs to work through some issues herself.

None of this minimizes the seriousness of the canonical situation of the Society or seeks to justify every statement or action of the SSPX. Yet, I think it makes clear that truth is not served by referring to the SSPX as heretical and thus obviously in schism, for to do so is to embrace a hermeneutic of rupture.remnantnewspaper.com