
( 780179 )
3ème jour de la Neuvaine au Sacré Coeur de Jésus par ami de la Miséricorde (2015-06-05 00:22:32)
Troisième jour : Cœur de Jésus tout désireux d'être aimé
Mon doux Rédempteur, je vous dirai avec Saint Augustin : Vous me commandez de vous aimer, et, si je m'y refuse, vous me menacez de l'enfer. Mais quel enfer plus horrible, quel malheur plus affreux peut-il y avoir pour moi que d'être privé de votre amour ? Si donc vous voulez m'inspirer la crainte, menacez-moi seulement de me laisser vivre sans vous aimer ; ce seul châtiment m'épouvante plus que mille enfers. Si, au milieu de leurs flammes, les damnés pouvaient brûler de votre amour, ô mon Dieu, l'enfer se changerait en un paradis ; et si, dans le ciel, les bienheureux ne pouvaient plus vous aimer, le paradis deviendrait un enfer. Je le vois, mon Seigneur bien-aimé, mes péchés me mériteraient d'être abandonné de votre grâce et, dés lors, de ne pouvoir plus vous aimer. Mais je vous entends me redire votre commandement d'amour et je sens en moi-même un ardent désir de vous aimer. Ce désir est un don de votre grâce, il me vient de vous ; ajoutez-y donc la force de le réaliser, et faites que désormais, d'un cœur sincère et résolu, je vous dise et vous redise sans fin : Je vous aime, ô mon Dieu ! je vous aime, je vous aime. Vous désirez mon amour; je désire le vôtre. Oubliez donc, ô mon Jésus, les déplaisirs que mon passé vous a causés, aimons-nous à jamais ; je ne vous abandonnerai pas, et vous ne m'abandonnerez pas ; vous m'aimerez toujours, et toujours je vous aimerai. Mon bon Sauveur, vos mérites sont mon espérance : faites-vous aimer, sans fin et sans mesure, d'un pécheur qui vous a beaucoup offensé. O Marie, Vierge immaculée, prêtez-moi assistance, priez Jésus pour moi.
1 Pater 1 Ave 1 Gloria
Source : Notre Dame des Neiges

( 780183 )
Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2015-06-05 00:36:22)
[en réponse à 780181]
Les trois voies
II. Conditions du côté du sujet
654. 3° Mais à cette confiance persévérante il faut joindre l'attention, ou du moins un effort sérieux pour penser à ce que nous disons à Dieu. Les distractions involontaires, quand nous essayons de les repousser et d'en diminuer le nombre, ne sont pas un obstacle à la prière, parce que notre âme, en vertu même des efforts que nous faisons, demeure orientée vers Dieu. Mais les distractions volontaires, que nous acceptons de propos délibéré, ou que nous ne repoussons que mollement, ou dont nous ne voulons pas supprimer les causes, sont, dans les prières de précepte, des fautes vénielles, et, dans les autres, des négligences, des manques de respect envers Dieu, qui ne le prédisposent guère à nous exaucer. La prière est une audience que notre Créateur veut bien nous accorder, une conversation avec notre Père du ciel, où nous le supplions de vouloir bien écouter nos paroles, et faire attention à nos requêtes : « Verba mea auribus percipe, Domine... intende voci orationis meæ » (Ps. V, 2-3) ; et, au moment même où nous lui demandons de nous écouter et de nous parler, nous ne ferions pas un effort sérieux pour comprendre ce que nous disons et pour être attentifs aux suggestions divines ! Ne serait-ce pas là une inconséquence en même temps qu'un manque de religion ? Ne mériterions-nous pas le reproche que Notre Seigneur adressait aux Pharisiens : « Ce peuple m'honore du bout des lèvres, mais son cœur est loin de moi : Populus hic labiis me honorat, cor autem eorum longe est a me » (Matth., XV, 8).
655. Il faut donc faire des efforts sérieux pour repousser promptement et énergiquement les distractions qui se présentent à nous, savoir nous en humilier, et en profiter pour renouveler notre union avec Jésus et prier avec lui ; il faut aussi diminuer le nombre de nos distractions, en combattant vigoureusement contre leurs causes, la dissipation habituelle de l'esprit, l'habitude de la rêverie, les préoccupations, et attaches qui captivent l’esprit et le cœur, et s'accoutumer peu à peu au souvenir fréquemment renouvelé de la présence de Dieu par l'offrande de ses actions et de pieuses oraisons jaculatoires. Quand nous avons pris ces moyens, il n'y a pas lieu de s'inquiéter des distractions involontaires qui traversent notre esprit ou troublent notre imagination : ce sont des épreuves, non des fautes, et, quand nous savons en profiter, elles augmentent nos mérites et la valeur de nos prières.
656. L’attention que nous pouvons apporter à nos prières, est triple : 1) quand nous nous appliquons à bien prononcer les paroles, l'attention est verbale et suppose déjà un certain effort pour penser à ce qu'on dit ; 2) si on s'applique de préférence à bien comprendre le sens des paroles, l'attention s'appelle littérale ou intellectuelle ; 3) si, laissant de côté le sens littéral, l'âme s'élève vers Dieu pour l'adorer, le bénir, s'unir à lui, ou pour entrer dans l'esprit du mystère qu'on honore, ou pour demander à Dieu tout ce que l'Eglise, tout ce que Jésus lui demande, l'attention est spirituelle ou mystique. Cette dernière ne convient guère aux débutants, mais plutôt aux âmes avancées. Ce qu'il faut donc recommander à ceux qui commencent à goûter la prière c'est l'un ou l'autre des deux premiers genres d'attention, selon le caractère de chacun, ses attraits, et les circonstances où il se trouve.
Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey, Desclée and Co, 1923
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde