
( 780015 )
Du 3 au 11 mai 2015 Neuvaine au Sacré Coeur de Jésus par ami de la Miséricorde (2015-06-03 11:18:24)
Premier Jour : Cœur aimable de Jésus
Mon aimable Rédempteur, quel objet plus digne que vous de tout amour votre Père éternel pouvait-il me commander d'aimer ? Vous êtes la beauté du paradis, vous êtes les délices de votre Père, votre cœur est le siège de toutes les vertus. O Cœur aimable de mon Jésus, l'amour de tous les cœurs vous est dû à bon droit. Pauvre et malheureux le cœur qui ne vous aime pas !
Malheureux, mon cœur l'a été, durant tout le temps où il s'est refusé à vous. Mais je ne veux pas prolonger mon infortune : je vous aime et je veux vous aimer toujours, ô mon Jésus. Seigneur, j'ai vécu dans l'oubli de vous ; et maintenant, qu'est-ce que j'attends ? Peut-être que mon ingratitude vous contraigne vous-même à m'oublier totalement et à m'abandonner ? Non, mon bon Sauveur, ne le permettez pas. Vous êtes l'amour d'un Dieu : et vous pourriez ne pas être l'amour d'une créature chétive et pécheresse, comblée de vos bienfaits, entourée de votre tendresse ? O belles flammes, qui avez pour foyer le cœur plein d'amour de mon Jésus, allumez aussi dans mon misérable cœur ce feu saint et béni dont Jésus est venu embraser la terre. Réduisez en cendres, anéantissez, dans les affections de mon cœur, tout germe malfaisant, qui m'empêcherait d'être entièrement à mon Dieu. Ce cœur, ô Tout-Puissant, réduisez-le à ne vivre que pour vous, pour vous aimer, à mon doux Sauveur. Le temps où je vous méprisais n'est plus : maintenant je vous proclame roi de mon cœur. Je vous aime, je vous aime, et je ne veux rien souffrir en moi qui gène votre amour. Mon Seigneur bien-aimé, ne dédaignez pas d'accueillir pour ami fidèle l'infortuné qui fut votre désolation. Un cœur qui n'avait pour vous qu'éloignement et mépris, donnez-vous la gloire de le montrer à vos anges, dévoré des ardeurs de votre amour. Sainte Vierge Marie, mon espérance, aidez-moi : priez Jésus de me rendre, par sa grâce, tel qu'il me désire.
1 Pater 1 Ave 1 Gloria
Source: Notre Dame des Neiges

( 780022 )
Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2015-06-03 11:42:23)
[en réponse à 780021]
Les trois voies
650. 2° Même quand il s'agit de telle ou telle grâce particulière, il importe de ne la demander qu'en conformité à la volonté divine. Dieu sait mieux que nous, dans son infinie sagesse, ce qui convient à chaque âme, selon sa condition et son degré de perfection. Comme le fait remarquer avec raison S.François de Sales, nous devons vouloir notre salut comme Dieu le veut, et, par suite, vouloir et embrasser d'une résolution absolue les grâces qu'il nous départit : car il faut que notre volonté corresponde à la sienne ; mais lorsqu'il s'agit de grâces particulières, comme de telle ou telle forme d'oraison, de consolations ou de sécheresses, etc, il ne faut rien demander d'une façon absolue, il faut tout subordonner au bon plaisir de Dieu. Il distribue les grâces de consolation ou de sécheresse, de repos ou de combat, selon les desseins de son infinie sagesse et les besoins de notre âme. Nous n'avons donc qu'à nous abandonner à lui pour le choix des grâces qui nous sont les plus utiles. Sans doute il nous est bien permis de formuler un désir, mais avec une humble soumission à la volonté de notre Père céleste : il nous exaucera toujours, si nous prions comme il faut ; mais parfois il nous accordera plus et mieux que nous ne demandons, et, loin de nous en plaindre, nous ne pouvons que le bénir.
II. Conditions du côté du sujet
Les conditions les plus essentielles pour assurer l'efficacité de nos prières sont : l'humilité, la confiance et l'attention, ou du moins l'effort sérieux pour être attentif.
651. 1° L'humilité découle de la nature même de la prière. Puisque la grâce est essentiellement gratuite, que nous n'y avons aucun droit, nous sommes, dit S. Augustin, des mendiants par rapport à Dieu, et nous devons implorer de sa miséricorde ce que nous ne pouvons obtenir en justice. C'est bien ainsi que priait Abraham, qui en présence de la majesté divine, se regardait comme un peu de poussière et de cendre : « Loquar ad Dominum Deum, cum sim pulvis et cinis » (Gen., XVIII, 27) ; ainsi que priait Daniel, quand il demandait la délivrance du peuple juif en s'appuyant, non sur ses mérites et vertus, mais sur l'abondance des miséricordes divines : « Neque enim in justificationibus nostris prosternimus preces ante faciem tuam, sed in miserationibus tuis multis » (Dan., IX, 18) ; c'est ainsi que priait le publicain, qui fut exaucé : « Deus, propitius esto mihi peccatori » (Luc, XVIII, 13), tandis que l'orgueilleux pharisien vit sa prière repoussée. Jésus lui-même nous en donne la raison : « Quiconque s'exalte sera humilié, et qui s’humilie sera exalté : quia omnis qui se exaltat humiliabitur, et qui se humiliat exaltabitur ». Ses disciples l’ont bien compris, et S.Jacques nous dit avec insistance : « Dieu résiste aux superbes, et donne sa grâce aux humbles : Deus superbis resistit, humilibus autem dat gratiam » (Jac., IV, 6). Ce n'est que justice : le superbe s'attribue à lui-même l'efficacité de sa prière, tandis que l'humble l'attribue à Dieu. Or voulons-nous que Dieu nous exauce aux dépens de sa propre gloire, pour nourrir et entretenir notre vanité ? L'humble au contraire avoue sincèrement qu'il tient tout de Dieu : en l'exauçant, Dieu travaille donc pour sa gloire en même temps que pour le bien du suppliant.
Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey, Desclée and Co, 1923
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde