Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=779092
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 779092 )Le Saint Linceul du Christ, de Lirey et Chambéry à Turin par Ewondo (2015-05-22 10:34:03) 

Le Saint Linceul de Turin,
Témoin de la mort et de la Résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ,
Sa translation depuis la Palestine jusqu’en France (Lirey et Chambéry)
et en Italie (Turin).

Pour les informations complètes, veuillez cliquer ci-dessous :

Saint Linceul en France puis à Turin

Pierre.
images/icones/fleche2.gif  ( 779100 )Bon résumé par Jean Ferrand (2015-05-22 11:15:33) 
[en réponse à 779092]

Bon résumé des connaissances actuelles et des conclusions auxquelles on est parvenu. Mais il présente trop souvent des hypothèses fortement probables comme des certitudes. Il y a des lacunes. Le linceul n'est autre que le mandylion des grecs, relique hautement célèbre et vénérée par les orthodoxes, représenté sous la figure d'une icone dans la plupart des iconostases. Mais considéré par eux comme perdu.

Le linceul de Turin est appelé justement (et non à tort) Saint-Suaire puisqu'il n'est autre que ce soudarion que les apôtres ont trouvé "roulé à part à sa place" (Jn 20, 7) dans le sépulcre du Christ.

Le linceul n'est pas une icone, ou représentation, de la Passion, mais bien plus : selon toute probabilité, une relique authentique du Christ et le reflet (en négatif) de son corps endormi dans la mort (et non encore ressuscité). De même que le décalque, en positif, de ses plaies.
images/icones/mitre4.png  ( 779106 )Saint François de Sales : “notre grande relique” par Vianney (2015-05-22 12:05:12) 
[en réponse à 779092]

 
“C’est le bouclier de ce pays, c’est notre grande relique”, écrivait saint François de Sales à l’évêque de Belley à propos du Saint Suaire : “Certes, j’ai une raison particulière [d’y] être dévot, parce que ma mère me dédia à Notre Seigneur, lors que j’étais dans ses entrailles, devant ce saint étendard de salut.” (Mgr Camus, L’Esprit du Bienheureux François de Sales.)
 
images/icones/bible.gif  ( 779114 )Le miracle de Jonas par Jean-Paul PARFU (2015-05-22 12:54:03) 
[en réponse à 779106]

"Une génération méchante et adultère demande un miracle; il ne lui sera donné d'autre miracle que celui du prophète Jonas. Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d'un grand poisson, de même le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre.…" Matthieu 12-39 ici et

Le Linceul de Turin est le signe de Jonas !

J'en profite pour préciser que :

- la célèbre photo de Secondo Pia a été prise en 1898 et non en 1888 ;

- en France, on parle de Proche-Orient et non de Moyen-Orient, comme le font les Anglo-Saxons, lorsqu'on parle de la Terre Sainte ou de la Palestine ;

- le sang de groupe AB se retrouve aussi sur la tunique d'Argenteuil, autre relique du Christ ;

- la relique insigne a également dû se retrouver entre les mains de Templiers qui "adoraient", dit-on, une tête d'homme, Geoffroy de Charny était apparenté au maître du temple pour la Normandie, Geoffroy de Charnay, mort à Paris, brûlé vif en 1314, sur ordre de Philippe-le-Bel, aux côtés du Grand-Maître de l'ordre du Temple Jacques de Molay ici ;

- Geoffroy de Charny est mort au combat, alors qu'il se tenait, en sa qualité de "porte étendard" royal, aux côtés du roi de France Jean II le Bon, lors de la bataille de Poitiers de 1356, contre les Anglais du Prince Noir. C'est d'ailleurs également à cette occasion que le fils cadet du roi et futur duc de Bourgogne Philippe II le Hardi (à ne pas confondre avec son ancêtre Philippe III le Hardi, fils de St Louis) protégera son père en lui disant : "Père, gardez-vous à droite ; père, gardez-vous à gauche !"
images/icones/fleche2.gif  ( 779116 )Non, Parfu par Jean Ferrand (2015-05-22 14:17:39) 
[en réponse à 779114]

Non, Parfu. La thèse des Templiers imaginée par Ian Wilson pour expliquer les années perdues du Suaire est aujourd'hui complètement abandonnée au profit de celle exposée ici et qui fait de plus en plus autorité.

C’est lors du sac fort peu peu glorieux de Constantinople par les vénitiens et les Francs en 1204 que la Sainte Relique fut récupérée ou dérobée et ramenée en France, où on la retrouva en 1355, en Champagne, à Lirey (actuel département de l’Aube), à 20 km au sud de Troyes. Elle y fut ramenée – et ainsi sauvée de la destruction lors de la prise de Constantinople par les musulmans Turcs en 1453- par le chevalier franc Othon de la Roche (mort en 1234), ancêtre par alliance de Geoffroy de Charny, qui emmena le Linceul à Athènes lors de la 4° croisade, après le sac de Constantinople, en 1204.
Les ostensions du Saint Linceul à Lirey (Champagne)

Geoffroy de Charny érigea à Lirey, village universellement connu au Moyen-âge, une collégiale afin d’y déposer, en 1355, le saint linceul. C’est dans la collégiale de Lirey, ainsi fondée par le chevalier de Charny, que cette relique fut pour la première fois l’objet d’ostensions (expositions en public).



Il est prouvée généalogiquement que Jeanne de Vergy, première propriétaire attestée du Saint-Suaire, était la descendante directe d'Othon de la Roche et baron de Ray-sur-Saöne. C'est lui, le duc d'Athènes, qui avait récupéré le Saint-Suaire lors du sac de Constantinople en 1204 lors de la quatrième croisade. On en a des preuves, en particulier une lettre de Théodore Ange Comnène au pape Innocent III, réclamant la restitution des reliques volées et signalant la présence du Saint-Suaire à Athènes.

Au château de Ray-sur-Saône on conserve encore le coffret qui a servi à transporter et conserver le Saint-Suaire. La pierre tombale d'Othon de la Roche, baron de Ray et Seigneur d'Athènes, se trouve sur le dallage du château de Ray-sur-Saône.

Voir sur tout cela, avec photos à l'appui, Les Nouvelles de l'Association Jean Carmignac, N° 46, page 3.

Copie authentique du Chartulium Culinense qui contenait la lettre d'Ange Comnène au pape Innocent III. Les Nouvelles de l'Association Jean Carmignac. N° 49. Page 13.
images/icones/1v.gif  ( 779118 )Je ne suis pas d'acord Ferrand ! par Jean-Paul PARFU (2015-05-22 14:40:53) 
[en réponse à 779116]

En réalité, l'un n'empêche pas l'autre, Jean ! C'est aussi simple que cela !

Le Linceul a disparu en 1204 à Constantinople et a réapparu en 1355 à Lirey en Champagne.

Dans l'intervalle, il a vraisemblablement été amené à Athènes, sous l'autorité d'Othon de la Roche, ancêtre de l'épouse de Geoffroy de Charny, lui-même apparenté à un haut-gradé templier ...

L'adoration d'une tête d'homme fut d'ailleurs l'un des éléments retenus à charge, contre les Templiers à leur procès.

Voir un élément intéressant ici
images/icones/fleche2.gif  ( 779128 )Il ne peut venir par Jean Ferrand (2015-05-22 15:48:28) 
[en réponse à 779118]

Il ne peut venir que d'un côté, soit du mari soit de la femme. Pas des deux. Il vient du côté de Jeanne de Vergy, descendante directe d'Othon de la Roche. C'était un bien de famille.

Si la famille de Jeanne de Vergy l'eût perdu au profit des Templiers, elle ne l'eût jamais récupéré.

Le lien de parenté entre Geoffroy Ier de Charny, époux de Jeanne de Vergy, et Geoffroy de Charnay, maître de Normandie, brûlé à Paris sur l'ordre de Philippe le Bel est loin d'être établi, et d'ailleurs ne prouverait strictement rien.

Les Templiers n'ont jamais adoré une tête barbue. C'est une pure et simple imagination. Les Templiers étaient complètement innocents du chef d'hérésie (même s'ils ont commis par ailleurs quelques petits péchés - moi aussi). Ce sont des fantasmes.
images/icones/1r.gif  ( 779130 )Quelques nécessaires précisions par Jean-Paul PARFU (2015-05-22 16:04:46) 
[en réponse à 779128]

1) Je n'ai pas écrit que les Templiers étaient coupables de ceci ou de cela. Je vous dis seulement qu'on les a accusés de ceci et de cela.

2) Selon sa fiche Wikipédia, "Geoffroi de Charny et sa seconde épouse, Jeanne de Vergy, sont les premiers propriétaires historiquement attestés du suaire de Turin. La tradition orale en vigueur dans la famille de Charny attribuait à Geoffroi l'acquisition du suaire. Une lettre de 1389 de l'anti-pape Clément VII, adressée à son fils Geoffroi II et très certainement rédigée en fonction d'informations fournies par le destinataire, affirme que le père de celui-ci avait reçu la relique « qui lui avait été libéralement offerte » (en latin, « liberaliter sibi oblatam ») et qu'il l'avait fait déposer dans l'église de Lirey qu'il avait fondée. Un demi-siècle plus tard, Marguerite de Charny, fille de Geoffroi II, soutenait de son côté en 1443 devant le parlement de Dole que le suaire « fut conquis par feu messire Geoffroy de Charny, mon grant pere ».

C'est dans la collégiale de Lirey en Champagne, fondée par Charny, que cette relique fait pour la première fois l'objet d'ostensions (expositions en public). Témoin du pèlerinage dont ce suaire a été l'objet à Lirey, le musée de Cluny conserve une enseigne de pèlerinage (en) de la seconde moitié du xive siècle ou de la première moitié du siècle suivant, présentant, outre la plus ancienne représentation connue du suaire de Turin, les blasons des familles de Charny et de Vergy". ici
images/icones/fleche2.gif  ( 779134 )Il l'avait acquise par Jean Ferrand (2015-05-22 18:23:33) 
[en réponse à 779130]

Il l'avait acquise par son mariage avec Jeanne de Vergy et avait fait construire pour elle l'église de Lirey et non par sa parenté, hypothétique, avec Geoffroy de Charnay, templier.