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Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2015-05-19 10:25:02)
[en réponse à 778813]
V. Sanctification des relations d'apostolat
Synthèse générale
617.(...) L'essence même de la perfection, c'est l'amour de Dieu poussé jusqu'à l'immolation de soi : combattre et diminuer en nous le vieil homme pour y faire vivre Jésus-Christ, voilà la tâche qui nous incombé. En la poursuivant, c'est-à-dire, en utilisant les moyens de perfection, nous ne cessons de tendre à Dieu par Jésus- Christ.
Le désir de la perfection n'est au fond que l'élan de notre âme essayant de répondre à l'amour prévenant de Dieu ; il nous porte à connaître et à aimer Celui qui est tout amour, « Deus caritas est » ; à nous connaître nous-mêmes pour mieux sentir le besoin de Dieu et nous jeter entre ses bras Miséricordieux ; cet amour se traduit par une conformité aussi parfaite que possible à la volonté de Dieu, manifestée par ses lois et ses conseils comme aussi par les événements heureux ou malheureux qui tous servent à nous le faire aimer davantage ; et par la prière qui, en devenant habituelle, élève constamment notre âme vers Dieu. Les moyens extérieurs eux-mêmes nous ramènent à Dieu, puisque la direction, le règlement de vie et les lectures de piété nous soumettent à sa volonté sainte ; les relations que nous avons avec nos semblables en qui nous voyons un reflet des perfections divines nous ramènent encore à Celui qui est le centre de tout. Et, comme dans l'usage de ces moyens, nous avons sans cesse devant les yeux Jésus notre modèle, notre collaborateur, notre vie, nous nous transformons en lui : Christianus alter Christus. Ainsi se réalise peu à peu l'idéal de perfection tracé à ses disciples par M. Olier en tête du « Pietas Seminarii » : « Vivere summe Deo in Christo Jesu Domino nostro ; ita ut interiora Filii ejus intima cordis nostri penetrent : vivre pour Dieu et pour Dieu seul, au suprême degré, en s'incorporant au Christ Jésus, de telle sorte que ses dispositions intérieures pénètrent au plus intime de notre âme et deviennent, les nôtres ».
Remarques préliminaires de la seconde partie : Les Trois Voies
618. Les principes généraux, que nous avons exposés dans notre première partie, s'appliquent à toutes les âmes, et forment déjà un ensemble de motifs et de moyens propres à nous conduire à la plus haute perfection. Mais, comme nous l'avons déclaré plus haut (n° 340-343), il y a, dans la vie spirituelle, différents degrés, des étapes diverses à parcourir ; il importe de les distinguer et d'adapter les principes généraux aux besoins particuliers des âmes, en tenant compte non seulement de leur caractère, de leurs attraits, de leur vocation, mais aussi du degré de perfection où elles se trouvent, afin que le directeur puisse conduire chaque âme selon ce qui lui convient.
Le but de cette seconde partie, c'est donc de suivre une âme, à travers ses ascensions successives, depuis le premier moment où elle désire sincèrement progresser jusqu'aux plus hauts sommets de la perfection - chemin long et souvent pénible, mais où l'on goûte aussi les plus douces consolations ! Avant d'entrer dans la description des trois voies, nous allons exposer : 1° le fondement de cette distinction ; 2° la manière intelligente d'utiliser cette distinction ; 3° l'utilité spéciale de cette seconde.
Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey, Desclée and Co, 1923
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

( 778827 )
Non. par Yves Daoudal (2015-05-19 11:42:40)
[en réponse à 778813]
Entre 1911 (ou 1913 ?) et 1955, c'était la fête de saint Pierre Célestin, avec mémoire de l'octave.

( 778852 )
Oui, mais ... par Lycobates (2015-05-19 15:57:44)
[en réponse à 778827]
Vous avez sans doute dû remarquer que notre Ami de la Miséricorde a souvent coutume de juxtaposer, sans mettre en relation selon les rubriques, les différentes fêtes ou mémoires d'un jour donné. Sans plus.
Il ne faut donc pas trop s'en formaliser.
Mais vous avez raison dans ce sens que le jour infra Octavam de l'Ascension (l'octave date du VIIIe siècle) ne prime pas sur une fête double, ou semi-double, comme celle de Saint Pierre Célestin, qui existe depuis 1668, comme semi-double d'abord, double ensuite (déjà en 1686).
On fait donc mémoire de l'octave, mais ce bien avant 1911 (ou 1913/ éd. typ. 1920).
Ensuite mémoire de sainte Pudentienne.
Avant 1668 ou 1669 on célébrait le jour dans l'octave comme feria major, et la mémoire de sainte Pudentienne, suivie de la troisième oraison de la Vierge.