Le Forum Catholique
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( 778387 )
Mercredi des Rogations par ami de la Miséricorde (2015-05-12 23:31:24)

( 778388 )
Vigile de l’Ascension par ami de la Miséricorde (2015-05-12 23:35:08)
[en réponse à 778387]

( 778389 )
13/05 St Robert Bellarmin, évêque, confesseur et docteur par ami de la Miséricorde (2015-05-12 23:39:22)
[en réponse à 778388]

( 778390 )
Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2015-05-12 23:40:40)
[en réponse à 778389]
2° Des fausses amitiés
603. B) Les dangers de ces sortes d'amitiés sont évidents.
a) C'est un des plus grands obstacles au progrès spirituel. Dieu, qui ne veut pas d'un cœur partagé, commence par faire des reproches intérieurs, et, si on n'écoute pas sa voix, se retire peu à peu de l'âme, la prive de lumière et de consolations intérieures. Au fur et à mesure que les attaches grandissent, on perd le recueillement intérieur, la paix de l'âme, le goût des exercices spirituels et du travail.
b) De là des pertes de temps considérables : la pensée se porte trop souvent vers l'ami absent, et empêche l'application de l’esprit et du cœur aux choses sérieuses et à la piété.
c) Tout cela finit par dégoûter, décourager; la sensibilité prend le dessus sur la volonté qui devient faible et languissante.
d) C'est alors que surgissent des dangers au point de vue de la pureté. On voudrait bien se maintenir dans les limites de l'honnêteté ; mais on s'imagine que l'amitié confère certains droits, et on se permet des familiarités de plus en plus suspectes. Or la pente est glissante, et celui qui s'expose au péril finit y succomber.
604. Le remède, c'est de combattre ces fausses amitiés dès le début, vigoureusement et par des moyens positifs.
a) Dès le début : c'est plus facile alors, parce que le cœur n'est pas encore profondément attaché ; avec quelques efforts énergiques, on en vient à bout, surtout si on a le courage d'en parler à son confesseur et de s'accuser des moindres défaillances. Si on attend, le détachement sera beaucoup plus laborieux.
b) Mais, pour triompher, il faut des mesures radicales : « Taillez, tranchez, rompez ; il ne faut pas s’arrêter à découdre ces folles amitiés, il les faut déchirer ; il n'en faut pas dénouer les liaisons, il les faut rompre ou couper » (Vie dévote, ch. XXI). Ainsi, il faut éviter non seulement de rechercher celui qu'on aime de la sorte, mais éviter même de penser volontairement à lui; et si on ne peut éviter d'être quelquefois avec lui, qu'on le traite avec politesse et charité, mais sans jamais lui faire de confidences ou lui donner des marques spéciales d'affection.
c) Pour y mieux réussir, on emploie des moyens positifs ; on s'absorbe aussi activement que possible dans la pratique de ses devoirs d'état ; et quand, malgré tout, se présente à l'esprit la pensée de celui qu'on aime, on en profite pour faire un acte d'amour envers Notre Seigneur, en disant par exemple : « C'est vous seul, ô Jésus, que je veux aimer, unus est dilectus meus, unus est sponsus meus in æternum ». Par là on profite de la tentation elle-même pour aimer davantage Celui qui seul mérite de fixer notre cœur.
Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey, Desclée and Co, 1923
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

( 778413 )
Merci pour cette information . par Géra (2015-05-13 13:10:31)
[en réponse à 778389]
C'est un grand saint.
Géra

( 778395 )
La messe de ce jour par Lycobates (2015-05-13 01:27:05)
[en réponse à 778387]
Pour ce 13 mai, il y a plusieurs possibilités.
Dans les églises et chapelles de non-réguliers, donc sans obligation de l'office de choeur, on célèbre, quand on ne fait pas la procession, Saint Robert, avec mémoire de la Vigile de l'Ascension et ensuite mémoire des Rogations. On chante Gloria et Credo (pour le docteur de l'Église), et on lit l'évangile de la Vigile comme dernier évangile.
Quand on fait la procession, il faut impérativement célébrer la messe des Rogations, après la procession (comme messe unique s'il n'y a qu'une seule messe, sinon comme deuxième messe), on fera (si c'est l'unique messe) mémoire de saint Robert et de la Vigile, avec le dernier évangile de celle-ci.
La préface est de Pâques.
Dans les églises des réguliers, on célèbre (si on a trois prêtres) trois messes conventuelles, la première après Tierce de Saint Robert (ornements blancs, sans mémoires, dernier évangile de S. Jean, Gloria et Credo), la deuxième après Sexte de la Vigile (ornements blancs, deuxième oraison Concede de la Sainte Vierge, troisième Ecclesiae tuae contre les persécuteurs de l'Église, dernier évangile de S. Jean, Gloria, mais pas de Credo), la troisième après None, et après la procession, des Rogations (ornements violets, obligatoirement chantée, au ton férial, deuxième oraison Concede de la Sainte Vierge, troisième Ecclesiae tuae contre les persécuteurs de l'Église, dernier évangile de S. Jean, sans Gloria et Credo).
La préface est de Pâques.
Quand on n'a qu'un seul prêtre régulier, on fait comme chez les non-réguliers, ci-dessus.

( 778417 )
Hélas par Nemo (2015-05-13 13:57:03)
[en réponse à 778395]
Je me demande s'il existe encore un, ne serait-ce qu'un lieu au monde, où l'on a la chance de vivre de tels moment liturgiques. J'ai pour ma part chanté seul, dans mon appartement, le plain-chant des rogations et de la vigile comme compensation... bien maigre. Reverrons-nous cette époque bénie où la prière liturgique alimentait la piété populaire ?