Le Forum Catholique

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images/icones/radioactif.gif  ( 777805 )Les nouveaux dévots par Abbé Néri (2015-05-05 17:07:21) 

Les nouveaux dévots peuvent vous surprendre. Qu’est-donc que la dévotion ?

Le Larousse répond :

- Piété, attachement à la religion ou aux pratiques religieuses.
- Péjoratif. Zèle ostentatoire ou hypocrite pour la religion.
- Littéraire. Attachement quasi religieux à quelque chose ou quelqu'un ; vénération : Avoir une grande dévotion pour sa mère.

Prenons le sens littéraire dans un premier temps : « attachement quasi-religieux » à une chose qui revêt une importance considérable pour un grand nombre de nos contemporains.

De quoi s’agit-il ? De l’antiracisme et ses parallèles qui veulent exclure toutes les discriminations.

On peut l’illustrer par le zèle manifesté par un de ses nouveaux dévots :


« Le racisme, l’antisémitisme, la haine des musulmans, des étrangers, l’homophobie augmentent de manière insupportable dans notre pays », a commenté M. Valls (1). »



Bien sûr il n’est pas le seul, - sans rire – l’exemple vient de plus haut ainsi :

« Le 16 janvier, François Hollande avait pour la première fois introduit le terme « islamophobie » dans le vocabulaire gouvernemental français lors de ses vœux au corps diplomatique, quelques jours après les attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l’Hyper Cacher. Il avait alors érigé en « grande cause nationale » la lutte contre le racisme et l’antisémitisme(2). »



Et, pléthore de dévots – allons de plus en plus haut – voyons comme dans un élan si intense qu’il perturbe même son sommeil ce que dit le vice-président de la Commission européenne :

« Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne, l'a reconnu dans une interview accordée au début de l'année : le fait que les Juifs d'Europe aient à nouveau besoin de s'inquiéter de leur sécurité l'empêche de dormir. Selon lui, ce climat représenterait une menace pour les valeurs fondamentales de l'Europe : "L'Union européenne a beau vouloir appliquer la meilleure des politiques, celle-ci est vouée à l'échec dès lors qu'une de nos communautés ne se sent plus à sa place parmi nous. Cela reviendrait à trahir les principes fondamentaux de l'Europe. (3)"



Et pour n’est pas être en reste – la mise en garde – du président du Parlement européen :

« À l'occasion de la célébration des 70 ans de la libération du camp de concentration de Buchenwald, le 11 avril 2015, c'est avec la même insistance que le Président du Parlement européen, Martin Schulz, a mis en garde la communauté contre la "réapparition de démons que l'on pensait avoir vaincus en Europe". Antisémitisme, racisme, ultranationalisme, intolérance. L'holocauste est inscrit dans la conscience collective de l'Allemagne, mais aussi de l'Europe. Le souvenir de cette épouvantable tragédie humaine doit être le terreau sur lequel nous devons cultiver notre responsabilité d'aujourd'hui et de demain. (4)»



On pourra croire que cette attachement aux valeurs antiracistes et antidiscriminatoires à tout va n’est que « quasi-religieux », mais détrompez-vous dans un esprit de solidarité œcuménique le cardinal Marx (qui porte bien son nom) et l’évêque (sic) Bedford-Strohm dans une déclaration commun font ressortir le lien de cette dévotion avec l’évangile ! :

« Dans l'esprit de la solidarité œcuménique, le président de la conférence des évêques allemands, le cardinal Reinhard Marx, et le président de l'Église protestante allemande, l'évêque Heinrich Bedford-Strohm, ont déclaré à l'occasion du 70ème anniversaire de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz, le 27 janvier 2015 : "La prise en compte d'Auschwitz, qui a notamment inspiré la Déclaration des droits de l'homme de 1948, reste plus que jamais d'actualité. Sans respect de la dignité et des droits de chaque personne, il ne peut y avoir de vivre ensemble humain." Au regard de cette expérience, les deux évêques considèrent le processus d'unification de l'Europe comme une double réponse, à la fois politique et porteuse d'avenir, mais aussi profondément culturelle. C'est pourquoi tous deux s'inquiètent de voir qu'aujourd'hui, le projet européen se retrouve en difficulté, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur des frontières de l'Union. "Au regard des innombrables victimes de la violence et de l'inhumanité, nous nous devons, pour elles comme pour nous, de combattre fermement la montée en puissance des mouvements nationalistes xénophobes niant la dignité humaine, de soutenir les personnes dans le besoin et de faire respecter les droits de l'homme. L'évangile de Jésus Christ nous impose cette mission commune essentielle(5). »



(1) En savoir plus sur : http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/04/17/valls-lance-son-plan-de-lutte-contre-le-racisme-et-l-antisemitisme.
(2) Idem
(3) (4) et (5) Martin Maier S.J. - L'Europe face à l'apparition d'un nouvel antisémitisme- europeinfos – #182 mai, 2015

images/icones/1j.gif  ( 777824 )L'abbé de tanoüarn écrit à juste titre par le torrentiel (2015-05-05 19:17:43) 
[en réponse à 777805]

dans son dernier billet sur métablog que "la mystique antiraciste" et "la mystique républicaine" sont les deux seules auxquelles demeure accessible la gauche française, dans un paysage intellectuel où Emmanuel Todd croit jouer les trouble-fête en introduisant l'idée que "l'esprit Charlie" est la conséquence d'un catholicisme rampant et non croyant.


En quoi Emmanuel Todd pratique de l'Alain Soralisme (ou de l'égalité&réconciliationnisme) à l'envers: déçu du "hollandisme révolutionnaire", il propose son "protectoralisme" aux "communautés les plus faibles" en prônant sans l'énoncer franchement une réconciliation des juifs et des musulmans sur le dos des catholiques.


La non pensée d'emmanuel Todd a pu être encouragée par le "charlisme" spontané des catholiques aveuglés par leur antiislamisme primaire et qui sont devenus des champions de la lutte pour le droit au blasphème, comme l'archevéché de Strasbourg à mon grand regret et à l'applaudissement de Jean-Luc Mélanchon, dont les analyses politiques ne manqueraient pas d'intérêt si elles n'étaient aveuglées par une haine antireligieuse et un refus d'envisager la question identitaire.


L'archevéché de strasbourg, qui a milité pour le maintien du concordat en alsace-Moselle, lutte pour l'abolition du droit au blasphème dans le diocèse sur lequel il a juridiction. Mais que fait Luc Perrin?
images/icones/fleche2.gif  ( 777825 )lutte pour par Jean Ferrand (2015-05-05 20:09:02) 
[en réponse à 777824]

lutte pour le droit au blasphème dans le diocèse sur lequel il a juridiction : vous voulez sans doute dire ? Effectivement : qu'en pense Luc Perrin ?
images/icones/neutre.gif  ( 777833 )NOn non, je veux bien dire: par le torrentiel (2015-05-05 22:10:56) 
[en réponse à 777825]

"que fait Luc Perrin?" comme on dit: "Que fait la police?"



Car Luc Perrin fai la police de tous les diocèses et de tou ce qu'y pensent, disent ou écrivent les évêques, excepté dans le diocèse où il a une chaire d'historien à la faculté de théologie, enfin une chaire, que dis-je? Il n'est que maître de conférence...
images/icones/fleche2.gif  ( 777851 )Je répète ma question par Jean Ferrand (2015-05-06 06:49:41) 
[en réponse à 777833]

Je répète ma question. Vous voulez bien dire : lutte pour le droit au blasphème dans le diocèse sur lequel il a juridiction ?
images/icones/hein.gif  ( 777829 ) Et le droit au blasphème... par Steve (2015-05-05 20:34:14) 
[en réponse à 777824]

Qu'est-ce donc que ce droit au blasphème ?
Peut-être le droit d'être "bête et méchant".
images/icones/fleche2.gif  ( 777832 )Tout à fait par Jean Ferrand (2015-05-05 21:02:36) 
[en réponse à 777829]

Tout à fait. Autant vous dire que je suis contre. Je n'ai pas oublié le Décalogue.