Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=777299
images/icones/iphone.jpg  ( 777299 )François Michelin est mort. par XA (2015-04-29 15:48:31) 

L'ancien patron de Michelin est décédé à l'âge de 88 ans.

+ RIP
images/icones/croix.gif  ( 777336 )A Dieu par Semper parati (2015-04-29 19:38:49) 
[en réponse à 777299]

Rip

Et merci
images/icones/iphone.jpg  ( 777353 )Ouf par XA (2015-04-29 21:30:57) 
[en réponse à 777336]

Au moins un liseur qui réagit.

Il était surtout un grand catholique. Je publierai prochainement les extraits d'une conférence donnée au feu CEE par Monsieur Michelin. Cela dépote plus qu'un entretien à Paris Match, croyez-moi. Un modèle d'entrepreneur catholique. Je vous invite, si vous ne le connaissez pas, à vous pencher sur sa vie. C'est vraiment édifiant.

XA
images/icones/croix.gif  ( 777358 )Je crois savoir par Jean-Paul PARFU (2015-04-29 21:55:20) 
[en réponse à 777353]

qu'il soutenait financièrement Mgr Lefebvre et la FSSPX ?!

RIP
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 777368 )J'ajoute par Jean-Paul PARFU (2015-04-29 23:20:24) 
[en réponse à 777358]

il faut le dire, que François Michelin fut un grand industriel et que la firme qu'il a dirigée 47 ans, quasiment première mondiale dans sa spécialité, est un fleuron de la France industrielle, comme chacun sait, et fait honneur à notre pays.
images/icones/neutre.gif  ( 777438 )Conférence de M. Michelin par Sopotec (2015-04-30 18:56:14) 
[en réponse à 777353]

"Je publierai prochainement les extraits d'une conférence donnée au feu CEE par Monsieur Michelin."

Nous attendons ça avec plaisir.
Pourriez-vous en avertir par mail l'ensemble des liseurs (pour ceux qui ne seraient pas assez assidus au forum...)

Merci.
images/icones/ancre2.gif  ( 777357 )RIP par Paterculus (2015-04-29 21:53:11) 
[en réponse à 777299]

Si nous avions davantage de patrons comme lui, et si nos politiciens les écoutaient, la France serait un pays prospère, et les gens y seraient plus heureux.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/neutre.gif  ( 777380 )RIP par Peregrinus (2015-04-30 10:29:36) 
[en réponse à 777299]

Etant tout de même un peu Clermontois, je ne peux que prier pour le repos de l'âme de ce digne représentant de la famille Michelin. Que Notre-Dame de l'Assomption, patronne de Clermont-Ferrand, intercède pour lui et pour les siens.

Peregrinus
images/icones/francis1.gif  ( 777387 )Petitesse et grandeur par jean-marie dobrée (2015-04-30 11:10:37) 
[en réponse à 777380]

Cet homme que j'ai eu la grâce de connaître était un modèle de petitesse évangélique et de grandeur humaine. La grande, très grande classe, à tous points de vue.
images/icones/croix_byzantine.png  ( 777401 )François Michelin et l'entreprise à visage humain par fouduroy (2015-04-30 13:45:29) 
[en réponse à 777299]

Une video, diffusée par DCX(Marc Jeanson) et KTO, à découvrir ou redécouvrir, sur ce grand homme! Qu'il repose en Paix!
https://youtu.be/GXYFgm7fLWE
images/icones/croix_byzantine.png  ( 777427 )Un modèle de détachement par Sénéchal (2015-04-30 17:13:24) 
[en réponse à 777299]

Il a tenu à finir ses jours chez les Petites Soeurs des Pauvres, dans une chambre semblable à celle des autres pensionnaires.
Ce grand industriel a eu une belle fin de vie, tout en humilité et en sagesse, après la grande épreuve de la mort tragique de son fils Edouard.
François Michelin fait retraite
images/icones/fleche2.gif  ( 777464 )«Nous n’avons pas d’autre choix que d’aimer nos ennemis» par Jean Kinzler (2015-04-30 22:15:59) 
[en réponse à 777427]

Le froid était mordant en ce début de printemps 2010. J’avais rendez-vous, à titre privé, avec François Michelin sur la place Gaillard, au centre de Clermont-Ferrand. Il s’est présenté à l’heure prévue au volant d’une petite « Citroën AX » dernier cri, pour me conduire jusqu’à l’un de ses restaurants favoris à Orcines, sa commune de résidence située à une dizaine de kilomètres de là. Brève poignée de mains d’un homme d’abord peu disert, au regard aussi scrutateur que malicieux : le vrai dégel ne se produira que plus tard, en cours de repas.

A l’arrivée au « Relais des Puys », à 13h30, le parking est vide. Nous sommes les derniers clients. Un autocollant sur le mur extérieur signale que l’adresse est recommandée par le guide Michelin. « Au fond, le seul Guide, c’est vous, non ? », ose-t-on maladroitement pour détendre l’atmosphère. Le patriarche sourit sous sa casquette en poussant la porte de l’auberge. L’apercevant, le personnel s’affaire dans tous les sens, comme si un président de la République venait de faire son entrée à l’improviste dans la rustique salle auvergnate. « Comment allez-vous, Monsieur ? », l’interroge une employée. « Bien, je vous remercie », répond-il d’un sourire, en se délestant de son manteau.

Serait-il «le patron le plus secret de France » ?

Le déjeuner commence à une petite table carrée, non loin d’une cheminée propice aux confidences. François Michelin commande une eau minérale régionale, de la « Châteldon », « le champagne ™ des eaux minérales », dit-il. Au menu, c’est terrine de campagne et poisson avec mousse de légumes. L’ex-patron, économe de ses mots, observe et s’emploie surtout à poser des questions, jouant parfois à trier les miettes de pain sur la nappe comme pour mieux organiser ses pensées.

Serait-il «le patron le plus secret de France » ? « On le dit, mais cela ne veut pas dire grand-chose. A quoi sert-il de parler de soi ? Ce n’est pas intéressant », soupire le vieil homme, qui développe alors une réflexion philosophique, et très chrétienne, sur la personne humaine. « Les étiquettes n’ont aucune importance. L’important est d’échanger pour découvrir le mystère de l’Homme. S’il y a des étiquettes, il n’y a plus d’échanges possibles. » François, le chef d’entreprise paternaliste, est de retour : « Dans mon entreprise, je me suis toujours adressé aux personnes en les appelant « Madame » ou « Monsieur », car nous sommes tous des êtres uniques, et nous méritons tous le respect. Nous ne sommes pas les sous-produits d’une amibe. »

«Il faut donner du sens au travail»

Il raconte alors des anecdotes peu glorieuses pour certains ex-dirigeants du patronat français. Et défend son modèle à lui : « Dans une entreprise comme Michelin, on travaille tous à fabriquer des pneus. Tout le monde est responsable. Le balayeur permet d’empêcher que des poussières ne contrarient la production. Je n’aime pas d’ailleurs le terme d’ouvriers ; je lui préfère celui d’oeuvriers, parce qu’ils accomplissent une œuvre. Un jour, chez Michelin, nous avions organisé la culture biologique de poussières de l’usine, pour montrer aux femmes de ménage que leur travail était aussi essentiel que celui des autres. Il faut donner du sens au travail. »

François Michelin semble décrire un univers idéal. On lui demande pourquoi, dans dans ce cas, l’égalité salariale ne serait pas de rigueur : « Les gens savent faire la part des choses », tacle-t-il. Mais l’entreprise est bien, aussi, un lieu de conflits, sociaux en particulier. S’il ne le nie pas, c’est pour souligner aussitôt les limites des syndicats : « Nous n’avions pas les mêmes idées, mais je respectais leur liberté de penser différemment, même si leur faible représentativité pose un vrai problème. Un syndicaliste m’a dit un jour qu’ils étaient « le thermomètre du personnel », mais depuis quand un thermomètre sert-il à guérir des maladies ? », s’interroge-t-il, en réservant le plus fort de ses critiques à la CGT : « Pourquoi, chez certains, y-a-t-il cette haine viscérale du patron ? Edouard, mon fils (décédé en 2006 –ndlr) avait, comme tous les cadres de Michelin, d’abord travaillé comme ouvrier sur les chaînes pour connaître l’usine. La CGT n’en revenait pas de voir qu’il avait fait du très bon boulot. Pourquoi un patron serait-il différent des autres ?»

«Nous n’avons pas d’autre choix que d’aimer nos ennemis»

Dieu est alors convoqué à table comme arbitre. En bon chrétien, François Michelin se rappelle que « nous n’avons pas d’autre choix que d’aimer nos ennemis, car les haïr ne conduit à rien ». Il se refuse à porter le moindre jugement sur l’action de Jean Paul II ou de Benoît XVI, dont le discours aux Bernardins, en 2008 à Paris, lui semble toutefois « extraordinaire ».

Entre deux bouchées, l’ex-patron dénonce l’excès de matérialisme qui ronge notre temps : « Je ne suis pas mystique. Mais il est tout aussi important de mâcher des nourritures spirituelles, que de prendre un repas. Comment exclure l’existence de Dieu ? Il est impossible d’évacuer la question de nos origines. » Non sans malice, il cite l’exemple de la cathédrale de Clermont-Ferrand, qui porte encore les traces du passage des révolutionnaires de la Terreur en 1792-1793. Ces derniers y ont gravé une référence au culte de l’Etre suprême, preuve selon lui d’un besoin irrépressible de transcendance : « Dans la devise républicaine, nous avons la Liberté, l’Egalité, la Fraternité. Très bien, mais je demande simplement : « Où est le Père, dans tout cela ? » ».

«L’énorme connerie des 35 heures»

Deux heures, déjà, se sont écoulées. Il est temps de rentrer à Clermont-Ferrand. Après avoir remercié le personnel avec chaleur, François Michelin me propose de me ramener en centre-ville. Pendant le trajet, la radio crachote son bulletin d’informations. D’une voix toujours douce, il se lâche comme jamais. Contre « l’énorme connerie des 35 heures ». Contre « l’Etat qui vit au-dessus de ses moyens ». Contre, encore, « la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne », qui imposent « des conditions de crédit impossibles » aux entreprises. Et puis, laissant l’esprit de sérieux et ses soudaines colères de côté, il endosse le rôle du pitre de service, en s’amusant de longues minutes à faire bouger ses oreilles décollées : « Quarante ans d’entraînement ! », plaisante-t-il, avant de me déposer à bon port et de me remercier.

Nicolas Balletle progres
images/icones/info2.gif  ( 777491 )Lieu et date des obsèques religieuses de François Michelin par Jean Kinzler (2015-05-01 10:27:05) 
[en réponse à 777464]

Les obsèques religieuses de François Michelin auront lieu mardi, à 14 h 30, à la cathédrale de Clermont




Les obsèques religieuses de François Michelin, décédé mercredi matin chez les Petites sœurs des pauvres, se tiendront mardi à 14 h 30 dans la cathédrale de Clermont-Ferrand.

Une chapelle ardente devrait être ouverte au public lundi et mardi, toujours dans la cathédrale, pour permettre aux Clermontois de rendre un dernier hommage à l'ancien patron du groupe Michelin. Actuellement, la dépouille de François Michelin repose dans la demeure familiale à Orcines.la montagne
images/icones/carnet.gif  ( 777681 )La Vie:François Michelin,fervent catho mais 'sale capitaliste' de droite. par Jean Kinzler (2015-05-04 11:36:39) 
[en réponse à 777491]

écédé le 29 avril à l'âge de 88 ans, l'ancien dirigeant du géant de l'industrie pneumatique se présentait lui-même, tour à tour, comme un croyant épris de valeurs humanistes et comme un « sale capitaliste » de droite.Suite sur LA VIE