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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 777165 )28/04 St Paul de la Croix, confesseur par ami de la Miséricorde (2015-04-28 00:11:47) 



St Paul de la Croix, Conf.

Litanies de Saint Paul de la Croix


Avant 1960 : Mémoire de St Vital, Mart.

Avant 1955 : 7ème jour dans l’Octave de St Joseph
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 777166 )Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2015-04-28 00:12:32) 
[en réponse à 777165]

CHAPITRE V

567. b) Elle sera souple, si, tout en déterminant ces points, elle laisse une certaine latitude pour modifier l'horaire, pour substituer à une pratique, qui d'ailleurs n'est pas essentielle, une autre qui est équivalente et convient mieux aux circonstances, et même pour abréger tel exercice lorsque la charité ou un devoir impérieux l'exige, quitte à le compléter à un autre moment. Cette souplesse doit s'appliquer surtout aux formules de prières ou d'offrandes des actions, selon cette sage remarque du B. P. Eudes : « Car je vous prie de bien remarquer que la pratique des pratiques, le secret des secrets, la dévotion des dévotions, c'est de n'avoir point d'attache à aucune pratique ou exercice particulier de dévotion ; mais avoir un grand soin, dans tous vos exercices et actions, de vous donner au Saint Esprit de Jésus, et de vous y donner avec humilité, confiance et détachement de toutes choses, afin que vous trouvant sans attache à votre propre esprit, et à vos propres dévotions et dispositions, il ait plein pouvoir et liberté d'agir en vous selon ses désirs, de mettre en vous telles dispositions et tels sentiments de dévotion qu'il voudra, et de vous conduire par les voies qu'il lui plaira » (Le Royaume de Jésus, p. 452).

568. 3° Elle donnera enfin à chaque devoir son importance relative. Il y a en effet une hiérarchie des devoirs : a) Dieu doit y occuper évidemment la première place, puis le salut de notre âme et enfin la sanctification du prochain. Assurément il n'y a pas de conflit réel entre ces devoirs ; ils doivent au contraire s'harmoniser fort bien, si nous le voulons : glorifier Dieu, c'est au fond le connaître et l'aimer, c'est-à-dire, se sanctifier, et c'est aussi le faire connaître et le faire aimer par le prochain. Mais si on voulait donner tout son temps à l'apostolat, en négligeant le grand devoir de la prière, il est évident qu'on négligerait par là même le moyen le plus efficace de zèle ; il est parfaitement clair aussi que si on laisse de côté le soin de sa sanctification, on n'aura bientôt plus de zèle véritable pour sanctifier les autres. Donc, en ayant soin de ménager à Dieu sa part, qui est la première, et de se réserver le temps de travailler, par les exercices les plus essentiels, à sa propre sanctification, on est sûr d'exercer l'apostolat d'une façon plus féconde. Ainsi donc les premiers moments de la journée comme les derniers seront pour Dieu et pour nous ; nous pourrons alors nous donner à l'action, tout en l'interrompant par quelques retours vers Dieu. Ainsi notre vie se partagera entre la prière et l'apostolat.
b) Toutefois, en certaines circonstances urgentes, un autre principe doit intervenir, qui est celui-ci : il faut aller au plus pressé. C'est le cas lorsqu'on vient appeler un prêtre auprès d'un mourant : on quitte tout pour y aller ; mais le long du chemin, on tâche de s'occuper pieusement, et ceci remplace l'exercice spirituel qu'on devait faire à ce moment.

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey, Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/coeur.gif  ( 777262 )28/04 Sainte Gianna Beretta Molla, médecin, épouse et mère de famille par Chicoutimi (2015-04-29 03:13:41) 
[en réponse à 777166]

"Gianna Beretta est née à Magenta (Milan) le 4 octobre 1922. Dès son enfance, elle accueille avec une adhésion totale le don de la foi et une éducation fortement chrétienne qu'elle reçoit de ses parents extraordinaires. Ceci la porte à considérer la vie comme un don merveilleux de Dieu, à avoir confiance en la Providence, à être certaine de la nécessité et de l'efficacité de la prière.

[...]

Docteur en médecine et en chirurgie en 1949 à l'Université de Pavie, elle ouvre en 1950 un dispensaire à Mesero, près de Magenta. Elle se spécialise en pédiatrie à l'Université de Milan en 1952 et préfère parmi ses assistés les mamans, les enfants, les personnes âgées et les pauvres.

[...] En choisissant l'appel au mariage, elle y répond avec tout son enthousiasme et elle s'y donne totalement «pour former une famille vraiment chrétienne».

Elle se fiance avec l'Ingénieur Pierre Molla et, durant les fiançailles, elle est radieuse par son comportement et par son sourire. Elle en remercie sans cesse le Seigneur. Elle se marie le 24 septembre 1955 dans la basilique St-Martin à Magenta. Elle est une femme heureuse. En novembre 1956, elle devient maman pour la première fois: Pierre Louis naît; puis en décembre 1957, c'est Mariolina; en juillet 1959, c'est Laure la troisième. Elle sait harmoniser avec simplicité et équilibre ses devoirs de mère, d'épouse, de médecin et sa grande joie de vivre.

En septembre 1961, vers le 2ème mois d'une nouvelle grossesse, elle connaît la souffrance et le mystère de la douleur: un fibrome à l'utérus apparaît. Il faut l'opérer. Tout en sachant les risques que cela comporte de continuer la grossesse, elle supplie le chirurgien de ne pas recourir à l'avortement, mais de sauver la vie qu'elle porte en elle et elle se confie à la prière et à la Providence.

La vie est sauve. Elle remercie le Seigneur et passe les 7 mois qui la séparent de la naissance avec une force d'âme incomparable et avec une ardeur de chaque instant comme mère et médecin. Anxieuse, elle craint que son bébé puisse naître souffrant et demande à Dieu que cela lui soit épargné.

Quelques jours avant l'accouchement, tout en se confiant pleinement à la Providence, elle est prête à donner sa vie pour sauver celle de son enfant: «Si vous devez décider entre moi et l'enfant, n'hésitez pas: choisissez, et je l'exige, l'enfant. Sauvez-le». Le matin du 21 avril 1962, Jeanne Emmanuelle est née, saine et sauve. Le matin du 28 avril, malgré tous les efforts et les soins pour sauver aussi la mère, au milieu de douleurs indicibles, après avoir répété: «Jésus, je t'aime. Jésus, je t'aime», elle meurt saintement.

[...]

«Immolation préméditée», c'est ainsi que Paul VI a défini le geste de la Bienheureuse Gianna à l'Angélus du 23 décembre 1973 en évoquant «Une jeune mère du diocèse de Milan qui, pour donner la vie à sa fille, a sacrifié la sienne dans une immolation préméditée». La référence christologique au Calvaire et à l'Eucharistie du Saint-Père est évidente.

Elle a été béatifiée par Jean Paul II le 24 avril 1994, lors de l'Année Internationale de la Famille."

Source
images/icones/coeur.gif  ( 777301 )28/04 Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, prêtre par Chicoutimi (2015-04-29 16:25:31) 
[en réponse à 777262]

"Quelques dates de sa vie

1973 : Louis-Marie est né le 31 janvier 1673 à Montfort, dans une famille chrétienne nombreuse. Il est un bon élève du collège des jésuites à Rennes où un prêtre l’initie à la mission auprès des pauvres. Il sent l’appel au sacerdoce. Il étudie deux ans à la Sorbonne, puis au petit séminaire de saint Sulpice qui à cette époque est un lieu de rencontre pour des théologiens de toute la France, et même de l’étranger.

1700 : Il est ordonné.

1701 : Il est l’aumônier de l’hôpital de Poitiers, un lieu où sont enfermés des exclus de toutes sortes. Il étonne (et irrite) les notables en voulant demeurer avec les pauvres et en les traitants comme des égaux. Il leur révèle l’amour du Christ Sagesse, et les noces de la Croix. Il abandonne son nom de famille « Grignion », et signe ses lettres « père de Montfort », pour souligner l’importance de son baptême.

1703 : est une année d’incertitude : il dérange par son ascèse, par sa façon de se situer à égalité avec les plus pauvres, par son amour lumineux pour Marie… Il est renvoyé de Poitiers puis de la Salpetrière à Paris. Il alors est appelé pour aider la réforme des ermites du Mont Valérien, une réforme qu’il mena de manière exemplaire. Puis il retourne à Poitiers, les pauvres, qui l’aimaient, l’ayant fait demander. Il fonde « les filles de la Sagesse. Il fait ensuite des missions populaires mais il rencontre de nouveau l’incompréhension.

1706 : Il va à Rome (à pied) pour demander de partir en Orient, mais le pape, qui approuve ses méthodes missionnaires, lui demande de rester en France.

1707 : Il entre dans l’équipe des missions paroissiales à saint Brieuc et environ. Prédicateur très aimé, il attire semble-t-il la jalousie de ses confrères qui l’excluent. Il s’installe alors dans l’ermitage saint Lazare, près de Montfort, de là il rayonne, prêchant sur place ou dans les paroisses environnantes.

1710 : Avec l’enthousiasme des habitants, il construisit à Pontchâteau, dans le pays nantais une colline artificielle surmontée de trois croix, avec aussi le jardin de l’agonie et celui du paradis, l’eau du baptême et la présence de Marie. C’était un haut lieu spirituel. Mais, pour d’obscurs motifs, la colline fut détruite et Montfort fut interdit d’exercer un ministère dans ce diocèse. Il fut alors accueilli dans les diocèses de Luçon et de la Rochelle où son apostolat s’épanouit.

1716 : C’est au cours d’une mission à Saint-Laurent-sur-Sèvre qu’il meure, le 28 avril 1716, à l’âge de 43 ans. Montfort, homme de l’époque baroque L’époque baroque aime explorer les extrémités du monde, mais aussi celle de l’esprit humain. Montfort et l’expression « esclavage d’amour » sont typiquement de l’âge baroque qui explore les limites du possible.

Montfort, homme du XVIII°, siècle des lumières

Montfort est typiquement un auteur du XVIII° siècle, son Traité est fortement structuré et il énumère des arguments.

Montfort dans la contre-réforme

Montfort se distingue des clercs de son temps par une grande douceur et un esprit de dialogue vis-à-vis des réformés. Il corrige les déviations de la mariolâtrie présente à son époque, il réoriente la piété populaire vers le Christ et vers le baptême : l’Incarnation et le baptême sont le cœur de sa consécration mariale.

Montfort, un homme non-conformiste, courageux

Montfort a su dépasser les habitudes de son temps pour vivre l’Evangile de façon radicale, notamment lorsqu’il a considéré à part égale les exclus de l’hôpital de Poitiers, et lorsqu’il développa une méthode d’apostolat profonde et féconde.

Ses méthodes d’apostolat : vivre le baptême avec Marie

Ses méthodes d’apostolat s’inspirent de celles de ses prédécesseurs : cantiques, conférences, conférences dialoguées, il permettait à l’assistance de l’interroger ; processions qu’il savait organiser dans un grand recueillement juste après son sermon ; confession et amende honorable ; communion ; rénovation des vœux du baptême. Son originalité se manifeste dans son choix de faire prier devant les tableaux du rosaire, et dans sa proposition, du « Contrat d’alliance » : « Je me donne tout entier à Jésus Christ par les mains de Marie pour porter ma croix à sa suite tous les jours de ma vie ». Cette brève prière est la traduction populaire de la consécration ou parfaite dévotion, qu’il ne réservait pas à l’élite mais qu’il prêchait à tous. Montfort fut l’un des premiers à donner au renouvellement des vœux du baptême une place essentielle au cœur des cérémonies de la mission, encouragé en ce sens par le pape Clément XI qui l’envoya « faire renouveler partout l’esprit du christianisme par le renouvellement des vœux du baptême. » Aujourd’hui, les vœux du baptême que l’on a fait enfant par le parrain et la marraine sont renouvelés lors de la profession de foi et dans la liturgie de la nuit pascale.) En outre, Montfort innove en introduisant un don de soi-même au Christ par les mains de Marie dans la cérémonie du renouvellement des vœux du baptême (CA 1-3), et en identifiant les deux démarches spirituelles (VD 120).

Ses principaux écrits

Montfort a écrit de nombreux petits ouvrages, voici les plus connus : SM : Le Secret de Marie ; ASE : L’amour de la Sagesse éternelle ; C : Cantiques ; CA : le Contrat d’Alliance ; LAC : Lettre aux amis de la Croix ; S.R. Le secret du très saint rosaire ; V.D. : Traité de la vraie dévotion à Marie. P.E. Prière embrasée.

Un futur Docteur de l’Église ?

L’enseignement de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort a été remarqué pour sa grande qualité, sa pertinence, sa profondeur nouvelle. Actuellement, sa cause de doctorat est étudiée à Rome. Une chose est déjà sûre, sa théologie et sa spiritualité, centrées sur l’Incarnation, ont été reprises par le Concile Vatican II et Saint Jean-Paul II."

Source
images/icones/neutre.gif  ( 777302 )28/04 Saint Pierre Chanel, prêtre, premier martyr en Océanie par Chicoutimi (2015-04-29 16:34:52) 
[en réponse à 777301]

"Pierre-Louis-Marie Chanel naquit le 12 juillet 1803, à Cuet dans l'Ain, village du diocèse de Lyon. Il était le cinquième d'une famille de huit enfants. De sept à douze ans, il travaillait comme berger. Un jour, un prêtre le remarqua et se chargea de le faire instruire.

Après ses humanités au séminaire de Meximieux et ses études théologiques au grand séminaire de Brou, il reçut l'onction sacerdotale, le 15 juillet 1827. [...]

En 1836, il sollicita la faveur d'être appliqué à l'apostolat des missions d'Océanie. Le 24 décembre, il s'embarquait au Havre avec Mgr Pompallier et au bout de dix mois de navigation, ils abordaient à l'île de Futuna.

Pendant que l'évêque continuait sa route vers la Nouvelle-Zélande, le Père Chanel s'établissait à Futuna avec deux compagnons. Pendant les deux premières années de leur installation, ce fut le chef de la peuplade, le roitelet Niuliki, qui les hébergea et leur fournit des vivres. Les missionnaires employèrent ce temps à apprendre la langue du pays et se bornèrent à baptiser les enfants moribonds. Dès qu'il se sentit capable de prêcher, le Père Chanel commença le travail d'évangélisation.

Après de très durs débuts, l'apôtre réussit à répandre l'Évangile chez les indigènes où régnait encore l'anthropophagie. Il rendait tous les services possibles, soignait les blessés, empêchait souvent la guerre entre les idolâtres; on l'appelait: l'homme à l'excellent coeur. Lorsque Niuliki, roi et pontife à la fois, vit le mouvement des conversions au christianisme prendre de l'ampleur, il cessa d'envoyer des vivres aux missionnaires et alla s'établir dans un autre village.

Pour subsister, les missionnaires furent réduits à défricher un champ de manioc. Pour les forcer à fuir le pays, on mangeait leurs fruits et leur récolte. Réduits à la plus extrême pauvreté, les Pères durent manger leur chien pour ne pas mourir de faim. Menacé de mort, le Père Chanel répond: «La religion est implantée dans l'île, elle ne s'y perdra point par ma mort, car elle n'est pas l'ouvrage des hommes, mais elle vient de Dieu.»

Les zélés missionnaires continuèrent à réunir leurs catéchumènes tous les dimanches et malgré tout, le petit groupe ne cessa de s'accroître. Le propre fils du roi, touché par la grâce et par les enseignements des missionnaires se déclara publiquement chrétien. Cette conversion acheva d'exaspérer Niuliki et le décida à en finir avec la religion chrétienne à Futuna.

Le 28 avril 1841, à la pointe du jour, une horde sauvage, conduite par le gendre de Niuliki et armée de lances, de massues, de haches, envahit la maison des missionnaires en un moment où le Père Chanel était seul. Les indigènes pénétrèrent dans le jardin où se trouvait le missionnaire, l'assommèrent à coups de bâton et de massue, puis se livrèrent au pillage. Leur carnage terminé, voyant que le Père respirait encore, Musumusu, le gendre du roi, l'acheva d'un coup de hachette sur la nuque. C'est ainsi que, sans une plainte, sans un soupir, le Père Chanel rendit son âme à Dieu.

Peu d'années après ce drame, toute l'île de Futuna était chrétienne, y compris les assassins du saint martyr. Sa Sainteté Pie XII a canonisé solennellement Pierre Chanel, le 13 juin 1954."

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