Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 776612 )De la férie par ami de la Miséricorde (2015-04-20 11:13:30) 



Messe comme au dimanche précédent
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 776613 )Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2015-04-20 11:18:08) 
[en réponse à 776612]

CHAPITRE V

1) Les devoirs du directeur


549. b) La prudence dont il s'agit, est donc une prudence surnaturelle, fortifiée par le don de conseil qu'un directeur doit sans cesse demander au Saint Esprit. Il l'invoquera donc en particulier dans les cas difficiles, récitant en son cœur un Venite Sancte Spiritus avant de donner une décision importante ; et, après l'avoir consulté, il aura soin d'écouter la réponse intérieure avec une docilité d'enfant pour la transmettre à son dirigé : « Sicut audio, judico, et judicium meum justum est » (Joan., V, 30). Alors il sera vraiment l'instrument du Saint Esprit, instrumentum Deo conjunctum, et son ministère sera fructueux.
Toutefois cette attention à prendre conseil de Dieu ne l’empêchera pas d' utiliser tous les moyens que suggère la prudence. Pour bien connaître son dirigé, il ne se contentera pas de ses affirmations ; il observera sa conduite, il écoutera ceux qui le connaissent, et, sans souscrire à tous leurs jugements, et il en tiendra compte selon les règles de la discrétion.

550. C) La prudence le guidera non pas seulement dans les conseils qu'il donnera, mais aussi dans toutes les circonstances qui se rapportent à la direction. 1) Ainsi il ne consacrera que le temps nécessaire à cette fonction de son ministère, si importante soit-elle : pas de longues conversations, pas de bavardage inutile, pas de questions indiscrètes ; se borner à l'essentiel, à ce qui est vraiment utile au bien des âmes : un conseil précis, une pratique bien clairement exposée suffit à occuper une âme pendant une quinzaine ou un mois. Bien plus, sa direction sera virile, il s'efforcera de conduire ses dirigés de telle sorte qu'ils puissent, au bout de quelque temps, non pas se suffire complètement à eux-mêmes, mais du moins se contenter d'une direction plus brève et résoudre les difficultés ordinaires par le moyen des principes généraux qu'il leur a inculqués. 2) Si pour les jeunes gens et les hommes on peut faire la direction en tout lieu, même en se promenant ou dans une cour de récréation, il faut être beaucoup plus réservé pour les femmes, ne les recevoir communément qu'au confessionnal, et ne les diriger qu'en confession, brièvement, sans, les laisser entrer dans des détails inutiles. Nous appartenons à tous, et, comme notre temps est très limité, il importe de ne pas le gaspiller. Sans doute il faut être patient et donner à chaque âme tout le temps nécessaire, mais en se souvenant qu'il est d'autres âmes qui ont besoin de notre ministère.

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey, Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/coeur.gif  ( 776653 )20/04 Sainte Agnès de Montepulciano, vierge, abbesse dominicaine et mystique italienne par Chicoutimi (2015-04-20 19:14:39) 
[en réponse à 776612]

"Sainte Agnès de Montepulciano (1268-1317), mystique italienne, est avant tout une une âme contemplative. Pour elle, Dieu c’est le Bien-Aimé : elle Lui manifeste une amitié sans réserve, une tendresse sans limite, une confiance sans borne ; Il la comble de faveurs extraordinaires, répond empressément à ses désirs et satisfait même ses moindres caprices. Aussi la représente-t-on caressant l’Agneau de Dieu qu’elle tient dans ses bras et dont elle porte le nom.

Un jour qu’elle fut longtemps ravie en extase, l’heure de la Messe passa sans qu’elle ne s’en aperçut. Revenue à elle-même, elle se mit à pleurer de ne pouvoir ce matin-là recevoir son Bien-Aimé. Jésus lui envoie alors porter la Sainte Communion par l’Ange qui L’avait assisté dans Son agonie. C’est encore cet Ange qui viendra lui annoncer les souffrances et la mort qu’elle aura à endurer : "Prends ce calice, ô bien-aimée du Christ, lui dira-t-il, bois comme Lui jusqu’à la lie". Elle prendra la coupe, et la videra, lui semble-t-il, toute entière.

La vie s’en allait, et les religieuses, la voyant mourir, la suppliaient de demander sa guérison. "Si vous m’aimiez vraiment, leur répondit-elle, vous vous réjouiriez de ma mort, puisque je m’en vais à mon Bien-Aimé. Je vous serai plus utile au Paradis qu’ici ; ayez confiance, je serai toujours avec vous". Quelques instants après, levant les yeux et les mains vers le Ciel, elle dit avec un sourire ravissant cette dernière parole : "Mon Bien-Aimé est à moi, je ne Le quitterai plus".

Son corps, miraculeusement préservé de la corruption du tombeau, repose au Couvent des Dominicaines de Montepulciano. Elle fut béatifiée par Clément VIII en 1608 et canonisée par Benoît XIII en 1726.

Sainte Catherine de Sienne avait une grande vénération pour elle."

SOURCE