Le Forum Catholique

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images/icones/neutre.gif  ( 775939 )Enfin une VRAIE pastorale des "divorcés-remariés" ! par Meneau (2015-04-12 18:26:27) 

Via Le Salon Beige, je découvre cet article de Nova et Vetera.

Cet article
- rappelle beaucoup d'éléments doctrinaux souvent battus en brèche

De même est-il impossible de recevoir avec fruit le sacrement des Noces de l’Agneau par son corps et par son sang tout en le contredisant par une infidélité de sa vie, tout particulièrement lorsque l’amour humain est blessé dans une relation charnelle en absence ou en rupture d’alliance légitime. Il y aurait contradiction flagrante entre le propos de ces actes qui n’atteignent pas leur fin et ce que signifient proprement ces rites dans le Christ. Or les sacrements communiquent ce qu’ils signifient et ne sauraient procurer la grâce s’ils expriment un mensonge. Ce serait donc non seulement inutile, car infructueux, mais aussi dangereux[4] : « celui qui aura mangé le pain ou bu la coupe du Seigneur d’une manière indigne devra répondre du corps et du sang du Seigneur » (1 Co 11, 27).



Nous ne pouvons pas présenter les modifications du régime sacramentel que certains réclament en tant que de simples exceptions aux principes, limitées à des cas particuliers, comme s’il s’agissait là d’un idéal qui devrait se conjuguer avec le réalisme de ce que les fidèles peuvent effectivement atteindre en pratique. Car ces règles n’énoncent pas un idéal mais la vérité de ce qui est. Autant déclarer que tout homme est image de Dieu « en principe », et multiplier ensuite les exceptions (ni les embryons, ni les personnes en fin de vie, ni celles dans un coma irréversible ou dénuées d’esprit, etc.) : ce serait ruiner aussitôt le principe et le remplacer par un autre tout différent, qui n’aurait plus le même fondement ni la même garantie de conformité à la Parole divine. On ne peut sans contradiction affirmer que le mariage est absolument indissoluble sauf dans certains cas.



- répond à de nombreuses objections qu'on entend couramment, en particulier :

Une autre expression qui a laissé les pères synodaux dans la perplexité[47] est celle de la communion spirituelle : si l’on peut communier spirituellement, pourquoi ne pourrait-on pas communier sacramentellement ? Si la grâce est donnée sans le signe, qu’est-ce qui empêche d’en recevoir aussi le signe ?



- et fait une proposition pastorale qui me paraît intéressante : l'ordre des pénitents

Cordialement
Meneau


images/icones/neutre.gif  ( 775948 )C'est étrange ... par Ewondo (2015-04-12 19:14:46) 
[en réponse à 775939]

On a fait beaucoup écho sur les divorcés remariés ...

Ma mère était divorcée remariée avec mon père ... mes parents ne sont pas venus communier avec moi lors de ma première communion en 1958 (dimanche de Quasimodo) et j'étais blessé de cette absence à laquelle je ne comprenais rien (tous les parents de mes amis étaient venus communier avec eux) ...

Ce n'est qu'à 15 ans que j'ai connu la vérité, que ma mère avait découvert qu'elle était trompée par son premier mari dès le lendemain de son mariage ... C'est elle, certes, qui a naturellement demandé le divorce après avoir mis au monde deux jumeaux, hélas, morts-nés.

Jamais mes parents ne se sont plaint et ils ont été fort actifs dans l'Eglise, ma mère chez les religieuses et quand mon père est parti vers le Ciel, l'archevêque de notre ville est venu donner témoignage de ce qu'il avait fait pour l'Eglise qui est au Cameroun ... j'en étais sidéré, car la main gauche de mon père ignorait ce qu'avait fait sa main droite !

Désir de communion ne vaut-il pas communion ?

Pierre.
images/icones/neutre.gif  ( 775952 )Eh bien non par Meneau (2015-04-12 19:29:41) 
[en réponse à 775948]

Je conçois que cette situation ait pu vous être douloureuse à l'époque où vous ne la compreniez pas. En revanche elle a dû vous paraître d'autant plus méritoire le jour où vous l'avez comprise (je parle du fait que vos parents n'ont pas communié le jour de votre première communion) ?

Quoiqu'il en soit, non, désir de communion ne vaut pas communion. L'article cité en tête de fil l'explique très bien.

Cordialement
Meneau
images/icones/1y.gif  ( 775994 )En revanche, ce qui est dur quand on est un fils adultérin ... par Ewondo (2015-04-13 00:36:15) 
[en réponse à 775952]

A vingt ans, je pensais avoir la vocation ... Monsieur l'abbé Guérin m'avait très sincèrement induit dans cette voie, et en fait il s'est arrêté en apprenant que j'étais le fils d'une divorcée remariée.

A l'époque, on ne pouvait pas être ordonné dans ces conditions.


Pierre.
images/icones/carnet.gif  ( 776119 )Cher Ewondo par XA (2015-04-14 14:00:53) 
[en réponse à 775994]

Avez-vous reçu mon mail ?

Bien à vous,

XA