Le Forum Catholique
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( 776000 )
Buenos Aires:une décision officielle du cardinal Poli envers la FSSPX par Jean Kinzler (2015-04-13 09:50:47)
Veuillez excuser la traduction...Cette décision n'est peut-être pas d'une grande importance, mais elle émane de celui que le Pape a choisi pour lui succéder à Buenos Aires...
Continuons à prier pour l'unité des cathos.
JK
Dans le Journal officiel de l'Argentine on lit:
A la demande de l'archevêque de Buenos Aires, le cardinal Poli , est accordée à la Fraternité Saint-Pie X fondée par Mgr Marcel Lefebvre, le statut de «Association de droit diocésain. . Société de vie apostolique »et reconnaît« que la fraternité est accrédité comme une personne juridique publique AU SEIN DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE APOSTOLIQUE ROMAINE, selon les règles du Code de Droit Canon ".
(...)Il semble imprudent d'interpréter ce geste important du cardinal Poli comme un grand événement mais c'est peut-être "la pointe de l'iceberg",qui nous pousse à attendre avec optimisme un résultat positif à l'échelle mondiale à court terme.
Nous reproduisons la résolution officielle:
Résolution 25/2015
Bs. As., 17/03/2015
VU Dossier no 9028/2015 MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES Registre et de culte, la loi n ° 24483 et de son décret d'application n ° 491 en date du 21 Septembre 1995, et
ATTENDU QUE:
Que le Protocole n ° 084/15 en date du 23 Février 2015 l'archevêque de Buenos Aires, le cardinal Mario Aurelio POLI Prie que la «fraternité des apôtres de Jésus et Marie" (Fraternité Saint-Pie X) est prise , jusqu'à ce que vous trouver le définitif cadre juridique dans l'Église universelle, comme une association de droit diocésain, telle que réglementée par le canon 298 du Code de droit canonique, in fieri être une société de vie apostolique, avec tous les avantages que cette légitime et en conformité avec toutes les obligations à elle vous allusion à plonger aussi leurs responsabilités à l'évêque diocésain.
Cela dit la fraternité est accrédité comme une personne juridique publique dans le ÉGLISE CATHOLIQUE APOSTOLIQUE, en vertu des règles du Code de Droit Canonique.
Qui, selon ses statuts, approuvés par l'autorité ecclésiastique compétente, la fraternité est une société sacerdotale vie commune sans vœux, à l'imitation des sociétés pour les missions étrangères (conf. Chapitre I, article 1, Statuts de la Société des Apôtres Jésus et Marie).
Que l'article 3, paragraphe f) du décret n ° 491/95 autorisant l'enregistrement dans le registre créé par la loi n ° 24 483, aux personnes morales reconnues par l'autorité ecclésiastique qui sont similaires ou analogues aux Instituts de Vie Consacrée et les sociétés de vie apostolique.
Que l'institution demandeur se est conformé à toutes les exigences de la législation actuelle, accompagnant son statuts décret d'érection et de la mémoire, selon les dispositions de la loi n ° 24483.
Correspondant à adhérer à cette entrée chaque fois que le pétitionnaire se inscrit dans les conditions prévues par l'article 3, paragraphe f) du décret n ° 491/95.
Que cette mesure est émis dans l'exercice des pouvoirs conférés par l'article 17 du décret n ° 491/95.
En conséquence,
LE SECRÉTAIRE
CULT
ONT RÉSOLU:
ARTICLE 1 - par les présentes reconnu comme une personne morale "FRATERNITÉ des apôtres de Jésus et Marie" (Fraternité Saint-Pie X), Association des droit diocésain, siège social et adresse spéciale sur la rue Venezuela N ° 1318, VILLE AUTONOME DE BUENOS AIRES, qui est enregistré sous le numéro cent quatre-vingt (381) Instituts de Vie Consacrée registre.
ARTICLE 2 - Pour accorder l'organisation de cette entité de bien public à toutes fins, le cas échéant.
ARTICLE 3 - Que l'on sache que cette personne morale est bénéficié par le traitement prévu par l'article 20, paragraphe e) de la loi sur l'impôt sur le revenu (texte commandé en 1997).
ARTICLE 4 - Communiqué, publié, soumis au Registre national officiel et le fichier. - Emb. WILLIAM R. OLIVERI, Secrétaire du culte.
[Vous pouvez vérifier ces informations en se connectant sur le site de Journal officiel de l'Argentine indiquant résolutions votre navigateur 25 2015]
boletinoficial.gov.ar
et
Adelantelafe
---
L'ancien cardinal-archevêque de Buenos Aires, JM BERGOGLIO, pape François depuis mars 2013 et le cardinal AM POLI, archevêque de Buenos Aires qui lui a succédé.

( 776001 )
...et le lien direct vers le journal officiel par Père M. Mallet (2015-04-13 10:22:10)
[en réponse à 776000]
http://www.boletinoficial.gov.ar/Inicio/index.castle?s=1&fea=01/04/2015
Le site Adelante donne dans une mise à jour du 13 avril l'avis d'un éminent juriste argentin. Il souligne que l'Eglise a un statut spécial en Argentine, qu'aucune autre religion ne bénéficie des mêmes prérogatives (ce qui ne les empêche pas de recevoir des subventions etc.) ; et donc que cette branche de la FSSPX fait bien partie de l'Eglise, ce n'est pas une autre religion.
Et qu'à son avis, cela n'a pas pu se faire sans l'accord de Rome, et que cela va beaucoup plus loin que ce à quoi Benoît XVI était parvenu.
Cela dit, il s'agit d'une association diocésaine : reste à savoir quels sont ses liens juridiques ou statutaires précis par rapport à la FSSPX.

( 776004 )
gauchada par Mingdi (2015-04-13 10:24:31)
[en réponse à 776000]
D'après les explications données, l'église catholique en Argentine bénéficie d'une protection particulière de l'Etat argentin et d'un statut d'association distinct de celui de toutes les autres religions, y compris les chrétiennes non catholiques. Dans ces conditions, le brevet de catholicité décerné par le cardinal Poli et avalisé par les autorités civiles argentines constitue une "gauchada" (service fraternel) insigne délivrée par le dit cardinal dans un contexte spécifiquement argentin. Qu'en pense M l'abbé Bouchacourt?

( 776005 )
Conséquences indirectes par jejomau (2015-04-13 10:32:12)
[en réponse à 776000]
la reconnaissance de la FSPPX sur le terrain ne peut-il avoir des répercussions envers les communautés ED et leurs fidèles ?

( 776008 )
pas besoin par Mingdi (2015-04-13 10:41:05)
[en réponse à 776005]
Les communautés ED dépendent sans discussion de leur diocèse. A mon humble avis elles n'ont pas besoin pour leur fonctionnement d'une bulle de leur évêque.

( 776012 )
ce n'est pas ce que je veux dire par jejomau (2015-04-13 10:50:22)
[en réponse à 776008]
les Communautés ED fonctionnent avec des fidèles axées sur la liturgie tridentine. Si la FSSPX est reconnue sur le terrain là où elle est implantée : ne croyez-vous pas que cela va avoir une incidence chez les fidèles des communautés ED qui se sentiront libres d'aller rejoindre la FSSPX ?

( 776010 )
Amusant.... par Justin Petipeu (2015-04-13 10:49:41)
[en réponse à 776000]
...et encourageant. Reconnaissance de facto de la FSSPX au niveau diocésain. Que va en dire Mgr Fellay ? de fait, il me semble dans une situation étrange, non ?

( 776011 )
Impact seulement local au regard de la société civile par Meneau (2015-04-13 10:50:08)
[en réponse à 776000]
La FSSPX est ainsi reconnue comme par exemple des associations de fidèles, ou un tiers-ordre. Cela n'a guère que l'impact signalé plus haut par
Mingdi (ce qui est déjà non négligeable, certes...)
Mais à mon sens, ça ne donne toujours pas de mission canonique (au sens juridiction) aux prêtres et évêques de la FSSPX.
Cordialement
Meneau

( 776013 )
Ben... par jejomau (2015-04-13 10:52:25)
[en réponse à 776011]
cette juridiction, ils vont l'obtenir ensuite, justement quand leurs fidèles réclameront des mariages, des confirmations, etc... en fait, ca suivra logiquement, non ?

( 776015 )
Ce me semble... par Justin Petipeu (2015-04-13 10:55:49)
[en réponse à 776013]
L'évêque de Buenos Aires chapeaute officiellement la FSSPX du coin en la reconnaissant. Très intéressant.

( 776025 )
Une solution "à la chinoise" à la question du statut de la FSSPX ? par Athanase (2015-04-13 11:32:29)
[en réponse à 776015]
Je disais dans l'un de mes messages que le défaut de certains pontifes a été de vouloir régler le problème à la fois par le haut et sur un plan doctrinal. C'est un peu une sorte de "corporate reunion" que voulait Jean-Paul II ou Benoît XVI. On pense régler tous les problèmes, y compris les débats ecclésiologiques conciliaires. Cela s'est avéré un échec, car on s'aperçoit que les divergences demeurent, et surtout que le climat régnant dans l'Eglise révèle que les difficultés doctrinales sont partout, pas seulement à Menzingen...
Mais il semble qu'une autre option, due à la fois à des raisons propres à la FSSPX, à l'Eglise catholique et aux circonstances actuelles, se dessine : celle de l'arrangement pratique qui peut se faire par des gestes concrets. L'archevêque de Buenos Aires procède à une reconnaissance diocèsaine, et encore s'agit-il d'une association de fidèles.
Au fond, c'est peut-être une solution à la chinoise: les évêques de l'Eglise patriotique obtiennent, dans 90% des cas, une reconnaissance du Saint-Siège, ce qui ne les prive pas de juridiction.
On pourrait avancer comme cela pour la FSSPX: par des petits gestes, tout en ayant un dialogue constant entre la FSSPX et Rome.

( 776027 )
Petite précision par Athanase (2015-04-13 11:36:08)
[en réponse à 776025]
Je rectifie évidemment: la FSSPX est reconnue avec un statut «Association de droit diocésain. Société de vie apostolique ».

( 776030 )
Permettez-moi de chinoiser... par Meneau (2015-04-13 11:45:17)
[en réponse à 776027]
Tout cela ne donne toujours pas de juridiction aux prêtres et évêques de la FSSPX.
Par contre, pour répondre à jejomeau, cela pourrait imposer à la FSSPX de faire appel à des prêtres ayant juridiction pour donner les sacrements aux enfants dans les écoles de la FSSPX, ou à l'évêque diocésain pour conférer la Confirmation. Car la reconnaissance canonique d'une association comporte aussi des devoirs...
On verra.
Concernant les évêques chinois, il me paraît mal approprié de dire "ce qui ne les prive pas de juridiction". C'est plutôt leur reconnaissance par Rome qui leur donne la juridiction non ?
Cordialement
Meneau

( 776017 )
Non par Meneau (2015-04-13 11:03:44)
[en réponse à 776013]
L'incardination des clercs est régie par les Can.265 à 272. Mgr Poli rattache la FSSPX au Can. 298 régissant les associations de fidèles.
Ce n'est pas suffisant pour avoir une mission canonique, et l'un n'entraîne pas automatiquement l'autre. Si Mgr Poli est favorable à la FSSPX, il peut passer à l'étape suivante, mais je doute qu'il le fasse.
Cordialement
Meneau

( 776019 )
Honnêtement par jejomau (2015-04-13 11:21:09)
[en réponse à 776017]
vous en doutez ?
Prenons le fidéle Lambda qui, apprenant la bonne nouvelle aujourd'hui, inscrit ses enfants au catéchisme de la FSSPX pour septembre . En même temps, le fidèle zébulon , tout heureux de trouver enfin une bonne école pour ses enfants, fait l'inscription de ceux-ci pour septembre.... Et ainsi de suite...
Que croyez-vous qu'il arrivera très rapidement ?

( 776023 )
lambda, zébulon, fulano, mengano par Mingdi (2015-04-13 11:26:20)
[en réponse à 776019]
ont tort de faire dans leur froc.

( 776032 )
Il arrivera rapidement par Rémi (2015-04-13 11:55:08)
[en réponse à 776019]
que le cardinal viendra confirmer les chérubins. Et là, qu'arrivera-t-il ? Il arrivera que ça se "corsera" , si j'ose dire ...
Non, il ne faut pas tout mélanger et Meneau a bien indiqué où l'on en est canoniquement.

( 776020 )
donations, successions, impôts, permis de séjour,... par Mingdi (2015-04-13 11:21:24)
[en réponse à 776013]
plutôt que mariages ou confirmations. Je ne suis ni juriste, ni canoniste, mais il me semble que cette décision administrative fait suite à l'expulsion d'Argentine de Mgr Williamson sur intervention de la présidente Kirchner et au trouble qui en a résulté. Cela est rassurant, malgré tout, de constater que pour le successeur à BsAs du cardinal-archevêque Bergoglio la FSSPX fait bien partie de l'Eglise catholique. Ce dont personnellement, évidemment, je n'ai jamais douté.

( 776022 )
C'est tout de même une reconnaissance officielle, certes circonscrite par Athanase (2015-04-13 11:24:30)
[en réponse à 776011]
Soyons clairs: même si ce n'est qu'un acte à portée limitée, ne serait-ce que restreint à un diocèse, c'est déjà beaucoup.
Grosso modo, pour l'Eglise catholique, la FSSPX est dans une situation de "communion imparfaite"; elle s'est abstenue de parler de schisme: c'était le cas sous Jean-Paul II, sous Benoît XVI et aussi sous François.
Pour ma part, l'erreur de Jean-Paul II, en 1988, et celle de Benoît, en 2009-2012, a peut-être été de vouloir régler le dossier par une résolution doctrinale du différend doctrinal acompagnée d'une réconciliation "au sommet" (corporate reunion). Or, il semblerait que la solution de l'arrangement pratique et progressif soit peut-être la solution la meilleure; c'était aussi ce que souhaitait le cardinal Hoyos en 2001 (ou en 2009). C'est probablement l'option du pape actuel.

( 776026 )
L'arrangement doctrinal au sommet par jejomau (2015-04-13 11:35:43)
[en réponse à 776022]
a permis à de nombreux fidèles qui allaient régulièrement dans les communautés ED de pouvoir dès lors assister aux messes de la FSSPX sans y voir plus aucun problème. Je connais des familles qui ne voient aucun inconvénient à mettre aujourd'hui leurs enfants dans des écoles de la FSSPX tout en continuant à aller par habitude dans leur paroisse (communauté ED).... Sans que cela gêne également les prêtres de cette communauté.
Il faut donc croire que sur ce plan l'arrangement doctrinal a libéré les choses dans un certain sens...

( 776031 )
Bidouillage par Nemo (2015-04-13 11:47:44)
[en réponse à 776022]
Ce genre d'action est typique de l'Eglise actuelle et de ses flous juridiques.
C'est tout à fait comparable aux églises paroissiales prêtées pour des mariages par le curé du coin mais sans consignation sur les registres.
Egalement comparable au prêt de la basilique Saint-Pie X à Lourdes aux évêques de la SSPX.
Des accords pratiques qui arrangent bien la FSSPX mais qui ne font qu'ajouter de la confusion sur le statut réel de la FSSPX et montrent le mépris des autorités pour les situations claires : Flou dans la liturgie, flou dans la doctrine, flou dans la loi.

( 776035 )
Un flou qui existe dans l'Eglise depuis 50 ans parce que personne par Athanase (2015-04-13 12:14:39)
[en réponse à 776031]
ne cherche ou ne veut ou ne se donne les moyens de la clarté.
Nous avons de drôles de situation:
- une fraternité sans statut, mais qui, théologiquement et liturgiquement, semble plus claire que des gens ayant un statut officiel, mais dont la foi reste nébuleuse;
- des tradis qui, semblent préférer les réformes antérieures au missel de 1962 ou qui, pour la semaine sainte, essayent de revenir à des rubriques avant 1955;
- tel pape qui semble ouvert sur la communion aux divorcés dits remariés, mais qui continue à refuser l'avortement et même la contraception, tout en minant, très maldroitement, a minima l'enseignement moral ou qui appelle le cardinal Kasper, mais trouve de la sympathie au cardinal Caffara (un ennemi des théologiens de la déclaration de Cologne de 1989 !);
- tel pape qui menace les maffieux, dit qu'ils seront jugés, tout en se gardant promettre les mêmes flèches à d'autres péchés;
- des catholiques, qui prétendent éviter le schisme, mais qui vivent en vase-clos et, de facto, flirtent avec l'autocéphalie;
- un enseignement magistériel, apparemment de plomb, y compris en matière ecclésiologique, mais dont personne ne se soucie, y compris au sommet;
- une volonté de "bouger" l'Eglise, de provoquer en vue d'un synode consacrée aux questions familiales (en 2014), mais dont on refuse aux débats toute publicité ! D'un point de vue occidental-démocratique, la publicité des débats est une condition de la démocratie... C'est un foutoir ou une assemblée nationale de la République populaire de Chine où tout le monde est d'accord (jusqu'aux applaudissements);
- dans les procès en nullité de mariage, qui justement n'est pas un divorce, on demande quand même que les conjoints aient déjà divorcé... Comprenne qui peut !
Comment appelle-t-on cela ? La Crise de l'Eglise. Comme disait Péguy, cité par Madiran en 1989: quand il y a une éclipse, tout le monde est à l'ombre.
J"ai presque envie de vous dire: "flou y es-tu ? - Je suis partout !"

( 776040 )
Confusion pas si nouvelle et peut-être bien enracinée par Athanase (2015-04-13 12:26:23)
[en réponse à 776031]
En 2000, la FSSPX peut accéder à des églises mises à disposition par les évêques, alors même que le grand jubilé est critiqué, néanmoins, on bénéficie des indulgences accordées... On peut multiplier les exemples qui démontrent que ces problèmes sont bien enracinés. Pas résolus, parce qu'à des niveaux différents, personne n'a envie de faire des efforts; parce que le "patate chaude" du dossier continue à se transmettre ; parce que Rome veut une réconciliation, sans s'en donner les moyens, sans vraiment complètement rassurer (crises de la FSSP de 2000 ou affaire des franciscains de l'Immaculée, dont on veut la peau au sommet, mais en se mouillant quand même (la levée des excommunications de 2009, avec tout le fracas médiatique qui l'accompagna...); parce que la FSSPX végète et se trouve dans une situation de flottement (et d'usure, dans certains cas, hélas), qui reste dangereuse, comme on le voit dans les habitudes contractées, la difficulté patente à assurer la discipline, etc.
Des églises prêtées à la FSSPX, pouvant même inscrire ses baptêmes sur les registres paroissiaux, alors même qu'elle n'a pas de statut, continue à être traitée de facto comme une communauté schismatique, tout en étant considérée de jure comme une simple dissidence...
Le prêt des églises est peut-être moins problématique canoniquement: il reste juste un prêt d'édifice sans conséquence particulière.

( 776065 )
Confusion certes mais signe d'espérance par Bruno d Epenoux (2015-04-13 16:35:37)
[en réponse à 776040]
Tout spécialement lorsque ces prêts d'églises incluent le confessionnal et que s'y présentent - ainsi qu'à la communion - des religieux du diocèse.
On ressent alors un sentiment d'apaisement réel même s'il convient de rester conscient de la fragilité de ces situations qui peuvent être remises en cause à tout moment.

( 776066 )
Oui, il faut le voir ainsi par Athanase (2015-04-13 16:50:23)
[en réponse à 776065]
La FSSPX souffre canoniquement, mais on peut dire que la situation est elle-même confuse, ce qui fait que cet aspect est, sans esprit déplacé, un point de détail. La crise est généralisée et touche tout le monde. Mais après tout, si cette crise s'est propagée par de gestes (les initiatives liturgiques dénaturantes, les actes d'hostilité, les propos malveillants, parfois calomnieux...), des actes en sens contraire peuvent aussi contribuer à la diminuer et à restaurer cette charité qui manque à beaucoup de catholiques. Parce que certains propos épiscopaux scandaleux peuvent se voir opposer d'autres propos épiscopaux, des textes officiels.
On s'en sort comme ça, pas en s'imaginant qu'une situation se règle in abstracto, comme on l'a cru un peu partout, à Rome, comme dans la FSSPX. Alors, si de tels gestes sont appelés à se multiplier, n'hésitons pas et ne rebanlançons pas des obstacles qui risquent de rendre la crise insoluble ou, pire, accréditer que la doctrine de l'Eglise est une sorte d'idéologie de type "non-négociable" où l'inertie primera.Je sais aussi que tel prêtre Ecclesia Dei confesse son confrère de la FSSPX.
Honnêtement, je préfère cette confusion qu'assiter à des offices sacrilèges, à des attitudes hostiles.

( 776039 )
Résolution doctrinale par Rémi (2015-04-13 12:23:09)
[en réponse à 776022]
Excusez-moi mais c'est d'abord la FSSPX qui dit qu'il y a des problèmes doctrinaux à résoudre, dont tout le discours porte sur des divergences et des critiques, souvent très fortes, d'ordre doctrinal et qui a voulu et obtenu des colloques doctrinaux, pour parler de ... doctrine. On ne peut pas feindre de l'ignorer, et une solution seulement pratique, canonique, ne serait ni une baguette magique à effet miraculeux, ni satisfaisante pour les deux parties, je crois.
Remarquez aussi que l'accord de 1988 était surtout à caractère pratique (le seul point d'adhésion doctrinale réclamé l'est au paragraphe 25 de LG), il a échoué. Benoît XVI, lui, a permis les colloques doctrinaux. Ils ont échoué aussi, mais comment pouvez-vous écrire qu'il a eu tort de vouloir régler le différend doctrinal par une résolution ... doctrinale ? Comment autrement résoudre des différends doctrinaux ?! Avec de la "pastorale" , méthode cal. Kasper ? En dissimulant sous le tapis les choses qui fâchent, méthode œcuménique moderne ? Et si demain François remettait sur le tapis le protocole de 1988, avec prélature personnelle plutôt que société de vie apostolique serait-il accepté cette fois-ci ? J'en doute. Serait-ce souhaitable ? Bien sûr nous souhaitons tous un accord, mais il faut je pense que ses assises soient solides sinon il ne serait qu'un faux semblant masquant des divergences persistantes en matière de doctrine.
Enfin, nous verrons ...

( 776042 )
Il y a aussi une contradiction à réclamer une discussion doctrinale par Athanase (2015-04-13 12:37:52)
[en réponse à 776039]
pour finalement reconnaître qu'aucun accord n'est possible. C'est le défaut romain, mais aussi, dans une simple mesure, de la FSSPX (il ne faut pas donner l'impression qu'on lâche). On a voulu parler de doctrine, comme vous dîtes, et après ? Parce qu'on débouche sur un désaccord qui semble abyssal... Bref, on discute pour mieux reconnaître que c'est doctrinalement irréconciliable. C'est un peu ce qui se passe dans le dialogue oecuménique actuel (voir les discussions avec les anglicans qui pataugent depuis des décennies). C'est même irréconciliable avec un pape pourtant plus que bien disposé à l'égard de la FSSPX (Benoît XVI), qui n'avait certes pas tous les moyens, mais qui s'est mouillé dans ce dossier...
Mgr Fellay disait clairement vouloir une réconciliation canonique, tout en demandant que la FSSPX ne soit pas soumise à Vatican II et que les questions que le concile soulèvent restent discutables (je schématise, mais regardez le parallèle que Mgr fait entre la FSSPX et la situation des uniates de 1595, à qui on avait permis de garder certaines libertés dans les questions de dissolution du lien matrimonial). Comment appelle-ton cela ? Une solution qui reste pratique. Parce que non-doctrinale.
Il n'y a qu'une seule chose qui se dessine: pendant le stand-by, la FSSPX, toujours non réconciliée, ménagée et méprisée, se voit doubler sur sa droite par un schismacule qui se caractérise par un nouveau sacre épiscopal... Une FSSPX contestée au nom de Mgr Lefebvre !

( 776024 )
caveat par Pol (2015-04-13 11:29:48)
[en réponse à 776000]
et business as usual

( 776046 )
L'Argentine reconnait officiellement la Fraternité Saint-Pie X par Jean Kinzler (2015-04-13 13:08:31)
[en réponse à 776024]
Cette reconnaissance n’a pu avoir lieu qu’avec l’accord du pape François. Rappelons en effet que pour pouvoir exercer en Argentine, tout prêtre catholique doit avoir l’accord des autorités religieuses du pays.
Jusqu’à son accession au souverain pontificat, c’est le cardinal Bergoglio qui signait les documents officiels qui permettaient aux prêtres de la FSSPX en Argentine de pouvoir faire leur apostolat.
A travers cette inscription dans les registres de l’Eglise catholique d’Argentine, la Fraternité Saint-Pie X est reconnue officiellement de jure comme faisant partie de l’Eglise catholique.
Une hirondelle ne fait certes pas le printemps, mais c’est là un signe que personne ne peut se permettre d’ignorer quand on sait que rien n’aurait été possible sans le feu vert du pape lui-même.
Un Pape tellement surprenant que certains le verrait bien accorder – unilatéralement – une reconnaissance canonique à la FSSPX qui n’aurait alors…rien à dire.
Christian Lassale
MPI
---

( 776047 )
Mais alors, qu'est-ce qui est nouveau ? par Rémi (2015-04-13 13:24:10)
[en réponse à 776046]
Autrefois le cardinal Bergoglio donnait cet accord, aujourd'hui le cardinal Poli.
Quid novi ?

( 776048 )
Je crois par Justin Petipeu (2015-04-13 13:28:14)
[en réponse à 776047]
qu'on est passé de la signature "de dépannage" donnée sous le manteau en privé au statut officiel et permanent.
Il serait intéressant de savoir ce qu'il en est des mariages, par exemple. A partir du moment où les mariés sont les ministres du sacrement, la validité ne devrait plus faire de doute vu que la FSSPX est reconnue par le diocèse.

( 776051 )
Normalement non par Meneau (2015-04-13 13:58:54)
[en réponse à 776048]
Le pouvoir du prêtre d'agir en tant que témoin qualifié d'un mariage dépend de sa juridiction.
Or, encore une fois, le prêtres de la FSSPX n'ont pas plus de juridiction qu'avant.
Ca ajoute quand même un petit quelque chose, en ce sens que les ministres du sacrement, les époux, sont officiellement reconnus comme faisant partie de l'Eglise catholique; on ne peut donc plus prétendre qu'ils n'ont conclu qu'un mariage naturel du simple fait de la prétendue non appartenance des époux à l'Eglise.
Mais il reste néanmoins la question du témoin ayant juridiction (au sens canonique du terme) pour la validité d'un mariage, et c'est surtout celle-là qui est invoquée devant les tribunaux ecclésiastiques.
Cordialement
Meneau

( 776049 )
Quid novi ? Un texte officiel et public par Athanase (2015-04-13 13:41:13)
[en réponse à 776047]
Aujourd'hui, je dirais que c'est explicite et qu'il y a un texte écrit et rendu public. C'est un pas considérable, malgré tout. Plus de texte à caractère privé, de lettre privée qui sert à fonder une pratique, mais bien un document officiel qui peut avoir une vocation normative. Ce ne sont plus des consignes orales, mais un traitement par écrit de la question avec reconnaissance d'un statut a minima pour la FSSPX. Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais tout le monde reconnaît qu'une FSSPX sans statut canonique, cela pose des problèmes pratiques et que si on peut faire mieux, il ne faut pas hésiter.
Ni la lettre du cardinal Cassidy de 1994, ni celle du pape Benoît XVI de 2009 n'osait affirmer que la FSSPX disposait d'un statut canonique, tout en se gardant de déclarer icelle schismatique. Il y a quand même un progrès. Et il faut noter, au crédit des dirigeants de la FSSPX, qu'ils n'ont pas envie de se transformer en secte piétiste qui se borne à attendre un effondrement qui ne vient pas ou qui est déjà là: la crise de l'Eglise.

( 776052 )
C'est la première fois, depuis 1975, que la FSSPX est vue comme ayant un statut par Athanase (2015-04-13 14:49:37)
[en réponse à 776047]
Même dans les différentes "faveurs" accordées par tel diocésain (célébration en présence de prêtres de la FSSPX, facilités accordées à ces derniers, etc.), on n'avait jamais vu d'évêque reconnaître que la FSSPX avait un statut. Or, avec la décision de mars 2015, la FSSPX en est pourvu. Certes, c'est à Buenos Aires, mais cela signifie-il que la dissolution de la FSSPX de mai 1975 est sans effet ? Ou, que juridiquement, un peu à la manière de la jurisprudence du Conseil d'Etat, une association survit à sa propre dissolution ? S'il fallait trouver une astuce juridique à cette réconciliation, on pourrait aller dans ce sens. Mais on voit que l'autorité a traité la FSSPX comme un dossier complexe. La FSSPX est décrite comme une société de vie apostolique pour pouvoir exercer en Argentine. On pourrait penser que l'on a procédé à une analogie ou que pour éviter les difficultés, on a préféré considérer comme si la FSSPX avait bien un statut dans l'Eglise pour pouvoir agir en Argentine.
En tout cas, c'est la première fois depuis la décision du diocèse de Sion de 1969 que la FSSPX est perçue comme ayant un statut dans l'Eglise.

( 776053 )
A nouveau quid novi ? par Rémi (2015-04-13 15:13:48)
[en réponse à 776052]
Puisqu'on nous dit qu'avant c'était le cardinal Bergoglio qui signait le même document (donc un écrit, évidemment public puisqu'il concerne l'Etat argentin, et nullement privé ou oral) , qu'est-ce qui est nouveau ?
Sans compter que le statut, c'est cette "Fraternité des apôtres de Jésus et Marie" qui l'obtient. Qu'est-ce que cela signifie ?

( 776054 )
Ou autrement: par Rémi (2015-04-13 15:18:24)
[en réponse à 776052]
Jusqu’à son accession au souverain pontificat, c’est le cardinal Bergoglio qui signait les documents officiels qui permettaient aux prêtres de la FSSPX en Argentine de pouvoir faire leur apostolat.
Qu'est-ce qui a changé ?

( 776057 )
Le discours ne dit plus seulement que c'est une affaire interne à l'Eglise par Athanase (2015-04-13 15:36:04)
[en réponse à 776054]
mais, qui plus est, que la FSSPX dispose d'un statut. Il y a bien progression par rapport au discours de 2009, repris dans les correspondances romaines. La position d'il y a quelques mois était de dire: la FSSPX n'est pas schismatique, elle est dans une situation de communion imparfaite, mais elle ne dispose pas de statut et ses ministres n'exercent pas un ministre légitime. Aujourd'hui, le curseur se déplace un peu. Ca ne change rien, peut-être, pour le moment, dans les faits, mais on sait que dans ce pontificat, surtout dans ce pontificat, que les mots ont un sens et que la moindre phrase sert ou desert... Parce que les moindres clins d'oeuil, on un sens, si on regarde bien. Cela ne fait pas tout, mais cela peut être opposé aux évêques qui affirment que la FSSPX est schismatique, comme on l'a dit en Italie. Et que l'on peut leur opposer le texte argentin, signé par un proche du pape.

( 776059 )
Pardonnez-moi d'insister par Rémi (2015-04-13 15:47:09)
[en réponse à 776057]
mais vous ne me répondez pas.
Jusqu’à son accession au souverain pontificat, c’est le cardinal Bergoglio qui signait les documents officiels qui permettaient aux prêtres de la FSSPX en Argentine de pouvoir faire leur apostolat.
Je crois que le propos de cette phrase est clair, non ?
Eh bien qu'est-ce qui a changé aujourd'hui en Argentine par rapport à la pratique du précédent cardinal-archevêque, à savoir le cal. Bergoglio ? Si vous ne sauriez le dire, ni éclairer sur le nom particulier de cette Fraternité des apôtres de Jésus et Marie, ne brodez pas en dehors du propos spécifique de cette question, de grâce, ça ne lui apporte pas de réponse.
Quant à moi il me semble qu'en continuant de faire ce que faisait son prédécesseur, comme on nous le dit, l'actuel cardinal ne change rien, tout simplement. Mais s'il change quelque chose, je veux bien qu'on me dise quoi.

( 776060 )
Fraternité des apôtres de Jésus et Marie par Justin Petipeu (2015-04-13 15:49:45)
[en réponse à 776059]
C'est le nom véritable de la FSSPX.

( 776061 )
Ah ! par Rémi (2015-04-13 15:57:59)
[en réponse à 776060]
Eh bien j'ai appris quelque chose ! Merci cher Justin de votre réponse, précise, limpide et concise !
Et alors pourquoi son autre nom ? Bon, ok, je vais le lire ce bouquin de Mgr. de Mallerais !

( 776068 )
Une question par Archange (2015-04-13 17:27:12)
[en réponse à 776000]
Je m'excuse si la question a déjà été posée...
Mais en reconnaissant la FSSPX comme association de droit diocésain, cela ne précise-t-il pas que la fraternité ne peut pas appeler aux ordres et donc incardiner en son sein ?
A mon avis cela ouvre beaucoup d'autres problèmes canonique.

( 776070 )
Association de droit diocésain par Nemo (2015-04-13 17:35:58)
[en réponse à 776068]
Une association de droit diocésain ne bénéficie d'aucun droit particulier et certainement pas de celui d'appeler aux ordres. Elle dépend au contraire de l'évêque du diocèse. Elle ne peut pas non plus incardiner.
De même on peut être une association de droit diocéain dont tous les membres sont frappés de la suspens ou d'autres peines. La constitution de cette association ne donne aucune mission particulière et ne lève aucune sanction.
La mission et la constitution d'un cadre juridique sont deux choses indépendantes. Nous sommes typiquement dans le cadre d'un accord pratique.

( 776075 )
Oui, enfin.... non quand même par jejomau (2015-04-13 17:53:03)
[en réponse à 776070]
je suis d'accord avec vous sur tout ce que vous dites . Donc je dis "oui". MAIS....
Justement, comme vous le soulignez si bien, il s'agit d'un accord pratique. D'un accord pratique entre deux partenaires qui cherchent un terrain d'entente donc.
Il est donc certain que cet accord pratique va maintenant évoluer dans le sens recherché par les deux partenaires en présence en vue d'une possibilité pour les fidèles de continuer à exister au sein de la FSSPX tout en bénéficiant des sacrements de l'Eglise catholique.
Sino, cet "accord pratique" de départ n'a aucun sens !Il est conçu pour qu'il y ait une évolution favorable qui satisfasse et la FSSPX et l'Eglise catholique ...

( 776080 )
On trouve un accord pratique et c'est déjà beaucoup par Athanase (2015-04-13 18:12:14)
[en réponse à 776075]
Ce que fait l'Eglise argentine est un pas considérable qui clairement vise à trouve une solution pratique à une affaire qui traîne depuis des décennies, et dont le défaut est multiplier partout les problèmes.
Malgré tout, même limité à l'Argentine, c'est bien une volonté de trouver un statut à la FSSPX, ce qui, jusque là, n'était pas le cas. Le résultat est que la situation végète et que l'absence de statut empêche d'aborder certaines choses: cela devient une situation où le serpent se mord la queue: pas d'accord doctrinal, mais cela repousse toute solution pratique, et pas de solution pratique, ce qui créee un éloignement, y compris psychologique... A la longue, cela devient de plus en plus délicat, et trop de paramètres sont incertains. Une partie de l'Eglise laisse la FSSPX dans son coin et dans la FSSPX, le durcissement, l'aigreur se font sentir chez certains (les "résistants" sont aussi le fruit de cette impasse qui fait que des éléments durs apparaissent et pourrissent, expliquant ainsi la difficulté de la FSSPX à approuver un accord; évidemment, c'est du côté de Menzingen, car à Rome, il y a aussi une part de responsabilité).
La FSSPX n'a pas disparu depuis 40 ans, mais elle se trouve dans une situation plus délicate, notamment depuis 3 ans. Et elle comprend le risque de laisser pourrir une situation.
Il n'est pas étonnant que cela se fasse en 2015, soit 40 ans après la disparition du statut légal de la FSSPX.

( 776076 )
Oui, mais... "in fieri" de devenir une Sté de Vie Apostolique par Père M. Mallet (2015-04-13 18:01:18)
[en réponse à 776070]
Le texte officiel dit :
...in fieri de ser una Sociedad de Vida Apostólica, con todos los beneficios que a ésta le corresponde y dando cumplimiento a todas las obligaciones que a la misma le refiere,
et encore :
Que según sus estatutos, aprobados por la autoridad eclesiástica competente, la fraternidad es una
sociedad sacerdotal de vida común sin votos, a imitación de las sociedades de las Misiones Extranjeras (conf. Capítulo I, Artículo 1°, Estatutos de la Fraternidad de los Apóstoles de Jesús y María).
...la frat. est une Sté sacerdotale de vie commune sans voeux, à l'imitation des...
et encore :
a las personas jurídicas reconocidas por la autoridad eclesiástica,
que guardan semejanza o analogía con los institutos de vida consagrada y sociedades de vida apostólica.
...les personnes juridiques reconnues par l'autorité ecclésiastique, qui ont une ressemblance ou une analogie avec les Instituts de Vie Consacrée et les Stés de Vie Apostolique.
Tout cela laisse supposer que les statuts vont dans le sens d'une certaine assimilation avec les IVC et SVA ; reste à savoir quels sont les avantages accordés.
L'étape suivante - on peut rêver...:
Tous les prêtres de la FSSPX du monde entier se font incardiner dans cette structure, qui prend le nom de "Missionnaires de la Miséricorde"...

( 776093 )
Question : quand on parle de droit diocésain, on se réfère aux statuts... par Père M. Mallet (2015-04-13 19:40:21)
[en réponse à 776076]
...approuvés par l'évêque de Fribourg en 1970, ou bien d'autres statuts approuvés par celui de Buenos-Aires pour la section locale, beaucoup plus récemment ?

( 776079 )
Justement par Archange (2015-04-13 18:11:42)
[en réponse à 776070]
C'est ce point de détail qui me dérange... Main tendue ou piège ?

( 776087 )
Aucun piège. par Rémi (2015-04-13 19:10:51)
[en réponse à 776079]
L'Eglise d'Argentine demande à l'Etat de considérer la FSSPX comme si elle était une association de droit diocésain. Cela pour lui permettre et lui faciliter une existence légale et une reconnaissance administrative, au sens du droit civil argentin. Mais cela ne signifie pas que la fraternité jouisse désormais des droits, et de devoirs donc, puisque ce sont eux qui vous inquiètent, au sens et au sein de l'Eglise.
Si j'ai bien compris.

( 776112 )
Une reconnaissance fonctionnelle, mais dont la portée est large par Athanase (2015-04-14 10:56:13)
[en réponse à 776087]
La FSSPX se voit assimilée à une institut de droit diocésain pour pouvoir exercer des actes de la vie civile (recevoir des donations ou des legs, bénéficier de tel dispositif fiscal, etc.) au regard du droit du droit argentin. Ce n'est donc pas à proprement parler une réconciliation, mais cela reste symbolique, car la jurisprudence "la FSSPX n'a pas de statut dans l'Eglise" tend à être dépassée: elle en a un, même si c'est pour pouvoir bénéficier d'une législation, dans un pays donné. En soi, elle ne reçoit pas de juridiction. Il y a des limites, mais dans la vie récente de l'Eglise, les symboles ont quand même joué et les mots ne sont jamais neutres (la crise de l'Eglise s'est aussi propagée par de tels symboles auprès de l'opinion). On pourrait penser à une voie "bergoglienne" de la réconciliation, qui démontre que le pape n'a pas renoncé à une réconciliation avec la FSSPX. A suivre donc...
Mais rien n'exclut que de tels procédés aient vocation à se multiplier.

( 776088 )
Mais par XA (2015-04-13 19:11:19)
[en réponse à 776079]
où sont incardinés actuellement les prêtres de la FSSPX ?

( 776074 )
Argentine : L’Etat argentin reconnaît administrativement la Fraternité Saint-Pie X par Ennemond (2015-04-13 17:45:52)
[en réponse à 776000]
Le quotidien argentin Clarin, daté du 12 avril 2015, a annoncé la décision du Secrétaire du culte, Guillermo R. Oliveri, parue au Bulletin Officiel de la République Argentine le 9 avril 2015, – décision selon laquelle la Fraternité Saint-Pie X était reconnue en Argentine comme personne juridique et qu’elle était inscrite au Registre des Instituts de Vie consacrée où figurent les ordres et les congrégations religieuses catholiques, présents en Argentine.
Cette décision a été rendue possible, entre autres formalités à remplir, par une lettre de l’archevêque de Buenos Aires, le cardinal Mario Aurelio Poli, adressée au Secrétariat du culte et accompagnant la démarche entreprise par les autorités de la Fraternité auprès de ce Secrétariat, depuis 2011. Cette lettre où l’archevêque de Buenos Aires « demande que la ‘Fraternité des apôtres de Jésus et Marie’ (Fraternité Saint-Pie X) soit considérée, jusqu’à ce qu’un cadre juridique définitif lui soit accordé dans l’Eglise universelle, comme si elle était une association de droit diocésain », est une condition nécessaire à remplir par toutes les congrégations religieuses catholiques en Argentine.
Le document du cardinal Poli n’a pas de portée canonique, car il ne saurait se substituer à l’autorité romaine qui seule peut régler le statut canonique de la Fraternité. Il ne s’agit que d’une démarche permettant une décision administrative de l’Etat argentin, en attendant « qu’un cadre juridique définitif soit accordé (à la Fraternité) dans l’Eglise universelle ».
Il faut savoir qu’en Argentine, l’apostolat des congrégations religieuses catholiques ne peut s’exercer que dans un cadre administratif et juridique conditionné par l’inscription au Registre des Instituts de vie consacrée, après avis de l’autorité ecclésiastique.
Le fait que le cardinal Poli ait succédé au cardinal Bergoglio sur le siège archiépiscopal de Buenos Aires peut faire légitimement penser que cette décision n’a pas été prise sans concertation avec le pape François. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une démarche strictement administrative dans le contexte propre à la République Argentine.
(Sources : FSSPX-MG/Clarin/BO Rép. Arg. – DICI du 13/04/15)

( 776077 )
Il faut un statut pérenne par PEB (2015-04-13 18:05:01)
[en réponse à 776074]
Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une démarche strictement administrative dans le contexte propre à la République Argentine.
C'est effectivement sous cet angle qu'il faut voir ce dossier. Je ne connais pas la législation argentine mais cette décision réglementaire confère une personnalité morale de droit civil. Cela ouvre à la FSPX les bénéfices de la loi argentine (que je ne connais pas plus que cela) sur les congrégations: gestion en nom propre (sans structure écran), avantages patrimoniaux et fiscaux
&c.
Dans ce sens, il faudrait, au niveau romain, trouver une solution pérenne d'existence. Tant que l'une et l'autre partie ne se traitent pas d'hérétiques, il serait nécessaire, il me semble, de déclarer que certaines propositions doctrinales sont indécidables en l'état actuel.
La richesse de l'Eglise est l'absence de position de système réductrice. A Athènes, saint Paul refusa d'arbitrer le débat stérile entre épicuriens matérialistes et stoïciens idéalistes pour proposer un troisième terme: le Ressuscité.
Le droit canon, si on y met de la bonne volonté et un peu de créativité, est suffisamment souple pour permettre un
modus vivendi acceptable: une prélature personnelle déclinée en paroisses personnelles attachées aux prieurés locaux.
Dans ce cadre nouveau, la grande dispute de Vatican II pourra approfondir la vérité du Concile au bénéfice de tous les fidèles.

( 776078 )
La Croix : En Argentine, les lefebvristes reçoivent une reconnaissance de l’Église catholique par Ennemond (2015-04-13 18:11:16)
[en réponse à 776000]
L’archevêque de Buenos Aires demande aux autorités argentines que la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X soit considérée comme une association diocésaine de fidèles.
À la demande du cardinal Mario Poli, archevêque de Buenos Aires, le ministère argentin des cultes a, le 17 mars dernier, inscrit la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) sur le registre des instituts de vie consacrée catholiques. En Argentine, le catholicisme bénéficie en effet d’un statut protégé par la Constitution et toute entité se disant catholique doit obtenir une reconnaissance de l’Église, les congrégations religieuses devant se faire inscrire sur un registre spécial pour pouvoir agir. C’est ce qu’a permis le cardinal Poli, selon le Bulletin officiel de la République argentine du jeudi 9 avril, en demandant de considérer la FSSPX comme une association de fidèles de droit diocésain, alors que, pour l’Église, elle est officiellement dissoute depuis 1975…
« C’EST UN GESTE UNIQUE QUI DÉPASSE TOUTES LES AVANCÉES FAITES PAR BENOÎT XVI »
« C’est un geste unique qui dépasse toutes les avancées faites par Benoît XVI », commente un juriste argentin sur le blog traditionaliste Adelante la Fe qui estime qu’un tel geste n’a pu être posé sans l’aval de Rome. D’autant plus que le cardinal Poli est le propre successeur du pape à la tête du diocèse de Buenos Aires, le cardinal Bergoglio ayant déjà, dans le passé, aidé la FSSPX à obtenir des visas pour son séminaire.
À Rome, Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la commission pontificale Ecclesia Dei, chargée du dialogue avec les lefebvristes, s’est dit hier « heureux que cette solution en Argentine a pu être trouvée », tout en précisant qu’elle « n’implique pas le Saint-Siège ». « Il ne s’agit pas d’une reconnaissance juridique de la FSSPX comme société cléricale, a-t-il ajouté sur le site Vatican Insider. La question de la légitimité de l’exercice du ministère sacerdotal de leurs prêtres reste ouverte. L’archevêque de Buenos Aires a reconnu que ses membres sont catholiques, même si pas encore en pleine communion avec Rome. »
« ON NE NÉGOCIE PAS LA FOI »
« Le pape désire la réconciliation, mais il appartient à ceux qui sont séparés de l’Église de retrouver la pleine communion avec le successeur de Pierre », confiait récemment à La Croix le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et président de la commission Ecclesia Dei. « Nous faisons tout ce qui est possible, ajoutait-il. Mais les conditions pour une pleine communion avec Rome sont les mêmes pour tous les baptisés : la foi, les sacrements, la reconnaissance de l’autorité du pape. » En clair : le Préambule doctrinal proposé en 2011 à la FSSPX est toujours sur la table, mais n’est pas négociable. « On ne négocie pas la foi », met en garde le cardinal Müller.
De son côté, la FSSPX soulignait hier que la décision argentine n’avait rien de « canonique », voyant dans le soutien apporté par le cardinal Poli aux démarches qu’elle a entreprises en 2011 pour sa reconnaissance un acte « local » qui ne préjuge pas d’un éventuel statut que seul Rome pourra lui accorder. Récemment, elle rappelait d’ailleurs que, si les discussions ne sont pas rompues avec Rome, les récentes rencontres informelles entre ses membres et des évêques mandatés par la commission Ecclesia Dei, – dont Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana, en février aux États-Unis – « manifestent toujours plus clairement les divergences doctrinales ».
Nicolas Senèze
source : la Croix

( 776083 )
Limpide par Rémi (2015-04-13 18:42:07)
[en réponse à 776078]
Ces articles de La Croix et surtout de DICI expliquent parfaitement cet "évènement administratif" . Merci de nous les avoir proposés.