Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 775329 )Dimanche de la Résurrection, Dim de Pâques par ami de la Miséricorde (2015-04-05 09:12:36) 



DIMANCHE DE LA RÉSURRECTION, DIM. DE PÂQUES
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 775330 )05/04 St Vincent Ferrier, confesseur par ami de la Miséricorde (2015-04-05 09:14:04) 
[en réponse à 775329]



On ne fait rien cette année de St Vincent Ferrier, Conf.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 775331 )Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2015-04-05 09:18:40) 
[en réponse à 775330]

CHAPITRE V

III. Comment transformer nos actions en prière


525. B) Mais, pour qu'il en soit ainsi, il faut de temps en temps des exercices qui renouvellent et stimulent notre union à Dieu. a) Ce sera avant tout la récitation de l'office divin, que S.
Benoît appelle si bien l'opus divinum, et où, en union avec le grand Religieux du Père, nous le glorifierons, et demanderons des grâces pour nous et toute l'Eglise ; c'est, après la sainte messe, l'acte le plus important de toute la journée. b) Puis ce seront de pieuses lectures, lectures d'Ecriture Sainte, lectures des ouvrages et des vies des saints qui nous mettront de nouveau en rapports intimes avec Dieu et ses saints. c) Viendront enfin les dévotions essentielles qui doivent nourrir notre piété, la visite au Saint Sacrement, qui n'est au fond qu'un tête-à-tête avec Jésus, et la récitation du chapelet, qui nous permet de nous entretenir avec Marie et de repasser dans notre cœur ses mystères et ses vertus.

526. C) Quand viendra le soir, l'examen général et particulier, que nous transformerons en une sorte d'humble et sincère confession au Souverain Prêtre, nous montrera comment dans la journée nous avons réalisé l'idéal conçu le matin. Hélas ! il y aura toujours une certaine différence entre nos résolutions et leur réalisation ; mais, sans nous décourager, nous nous remettrons courageusement à l'œuvre ; et c'est dans un sentiment de confiance et d'abandon que nous prendrons un peu de repos pour mieux travailler le lendemain.
La confession chaque semaine ou, au plus tard, chaque quinzaine, et la retraite du mois, en nous faisant jeter un coup d'œil synthétique sur une portion plus étendue de notre vie, achèveront ce contrôle et seront l'occasion d'un renouvellement spirituel.


Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey, Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/fleche2.gif  ( 775338 )Saint Vincent Ferrier par Jean Ferrand (2015-04-05 10:56:32) 
[en réponse à 775330]

Saint Vincent Ferrier a été canonisé le 28 juin 1455 par le pape Callixte III. Alonso de Borja (ou de Borgia) l'avait rencontré dans sa jeunesse et Vincent lui avait prédit qu'il deviendrait pape, ce qui lui arriva le 8 avril 1455. Il prit le nom de Callixte III.

Le pape Pie II lui-même nous narre le fait dans ses mémoires si intéressants et que je regrette qu'ils ne soient pas plus connus. Je ne résiste pas au plaisir de les citer. Il relate le conclave de 1455.


"Quand on fit un nouveau vote en ayant recours au procédé de l'accession, les deux tiers des voix se portèrent sur celui auquel les gens s'attendaient le moins. Ce fut Alonso, cardinal des Quatre-Saints-Couronnés, un espagnol de Valence, de famille noble, juriste tout à fait remarquable, expérimenté dans beaucoup de domaines, mais accablé par la vieillesse, presque décrépit : il avait en effet dépassé les soixante-dix ans. Plusieurs années auparavant, alors que le Siège apostolique était vacant, il avait pourtant annoncé à presque tout le monde qu'il y serait élevé, affirmant qu'il ne ferait aucun doute qu'il serait souverain pontife ; il n'avait toutefois convaincu personne, et l'on pensait plutôt qu'il délirait à la manière des vieillards. Mais sa prophétie disait vrai : il racontait qu'elle lui avait été faite par Vincent Ferrier, un homme de son pays qui était mort depuis longtemps et que, par la suite, il mit au nombre des saints confesseurs du Christ."

images/icones/fleche3.gif  ( 775350 )Comme y a jamais moyen par Yves Daoudal (2015-04-05 16:02:14) 
[en réponse à 775330]

de fêter saint Vincent Ferrier le jour de sa fête, le diocèse de Vannes, dont il est le co-patron, le fête le 5 mai. Na.
images/icones/fleche2.gif  ( 775362 )Le saint par Jean Ferrand (2015-04-05 22:23:43) 
[en réponse à 775350]

Le saint est en effet mort à Vannes le 5 avril 1419 dans une maison près de la cathédrale qu'on visite. Ses reliques sont conservées dans la cathédrale même, dans une chapelle sur la gauche. J'ai cru apercevoir son crâne à travers l’œilleton d'un reliquaire.

J'ai à la fois une grande admiration pour ce saint et un contentieux avec lui. Il était capable de dire : je suis la sixième trompette du jugement dernier et, pour vous le prouver, je dis à ce mort que vous voyez : relève-toi de ta civière devant tout le monde et... le mort se relevait. Qui pourrait en faire autant ? J'ai une grande admiration pour ses innombrables prédications et ses innombrables miracles dans toute l'Espagne et la France et en dernier la Bretagne. J'ai un contentieux avec lui parce qu'il fut longtemps le partisan très actif de l'antipape Benoît XIII. Il fut même son confesseur ; il avait donc pu apprécier de près la conscience de ce pontife.

Grand théologien, il a écrit des traités pour soutenir la cause de cet antipape. Mais son raisonnement d'apparence très logique et même d'inspiration thomiste (saint Vincent fut un disciple passionné de saint Thomas d'Aquin) était spécieux.

On peut le résumer ainsi. Il n'y a qu'un seul pape authentique puisqu'il n'y a qu'une seule Église catholique fondée par le Christ. Jusque là rien à dire. Une fois le vrai pape découvert (on était en période de schisme) il faut le soutenir et le défendre avec ferveur. Là encore rien à dire... à condition d'être sûr de ne pas se tromper. Ce qui est moins évident. Enfin troisième critère : le vrai pape ne peut être que celui qu'après l'élection les cardinaux désignent comme le véritable pontife, en l’occurrence ici Benoît XIII, car on a toujours admis que les parole des cardinaux devait être crue comme étant celle du pontife régnant, qu'ils représentent.

C'est là que se cachait le sophisme. Les cardinaux élisent le pontife romain et une fois qu'ils l'ont élu ils deviennent ses porte-parole attitrés et authentiques... Mais ceci ne veut pas dire qu'ils ont le droit de se déjuger après un conclave si l'élu, tout à coup, ne leur convient plus. Ils sont électeurs authentiques du souverain pontife mais ils ne sont en aucune façon juges de la validité de son élection. Seul le pontife romain élu, même douteux, ou élu dans des circonstances difficiles, peut revenir sur la validité de sa propre élection. Il est seul juge en la matière et le Saint-Siège ne peut être jugé par personne, sauf par lui-même. Le collège des cardinaux n'est pas un tribunal apte à juger de la validité d'une élection pontificale... compétence que les cardinaux hostiles à Urbain VI s'octroyaient superbement.

Après de très longs débats au cours du concile de Constance, le roi de Rome Sigismond de Hongrie se déplaça même à Perpignan pour discuter avec Benoît XIII, mais celui-ci refusa de se rendre et maintint jusqu'au bout la validité et la légitimité de son élection.

Notre Vincent Ferrier, excédé par l'intransigeance de celui qu'il avait toujours soutenu jusque là, et dans l'intérêt de l'unité de l’Église, finit par l'abandonner et se rallia aux positions du concile œcuménique de Constance. Il ne s'est toutefois guère exprimé sur les raisons théologiques de son revirement. On constate qu'il a renoncé finalement à ses principes trop absolus et trop systématiques, et qui péchaient par quelque côté.

On sait que Benoît XIII (Pedro de Luna) a longtemps gardé des partisans, surtout en Espagne. Dans ma jeunesse j'ai même connu des théologiens qui soutenaient encore sa cause.
images/icones/idee.gif  ( 775364 )Saint Vincent Ferrier n’a pas renoncé à ses principes par Vianney (2015-04-05 23:09:28) 
[en réponse à 775362]

 
...du moins si j’en crois les explications données par l’un des ses meilleurs biographes, le P. Fagès, pourtant assez malheureux que son héros ait soutenu les “papes” d’Avignon. Au sujet du revirement de saint Vincent sur ce point, il écrit :
“Il ne se déjugeait pas. Commentant sa pensée, il dit en chaire que Benoît était le vrai Pape, mais que la papauté étant un bien personnel, il devait y renoncer pour le bien général.” (P. Fagès, Histoire de saint Vincent Ferrier, quatrième partie, ch. XII, p. 104)
Il est clair que, contrairement à vous, saint Vincent était convaincu que l’occupant du Saint-Siège peut être jugé, et pas seulement lorsqu’il dévie de la foi catholique. Le critère plus général mis en avant par saint Vincent, ce serait plutôt le souci que doit avoir habituellement un pape de vouloir le bien de l’Eglise.

V.