Le Forum Catholique

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images/icones/neutre.gif  ( 773889 )16-19 mars 1815 par Aigle (2015-03-19 07:38:34) 

La monarchie allait elle se battre ? Au moins pour sauver l'honneur ?

Analyse de la revue Herodote

Le 16 mars 1815, Louis XVIII, déterminé à lutter, se rend, en compagnie de son frère et d'Orléans, à la Chambre des députés afin de se prononcer sur les événements et, soutenant sa Charte, il tient ces propos : « Pourrais-je, à soixante ans, mieux terminer ma carrière qu'en mourant pour sa défense ? » La séance s'achève en délire avec la promesse du souverain : « Quoi qu'il arrive, je ne quitterai pas mon fauteuil. La victime sera plus grande que le bourreau. »

Pendant ce temps, au palais des Tuileries, la Cour échafaude les plans les plus saugrenus. Pour certains, le château devrait être transformé en forteresse au centre de laquelle on placerait le vieux roi obèse, sur son fauteuil, avec deux mois de vivres et 3.000 hommes de la Maison du roi. Pour d'autres, comme le favori Blacas d'Aulpas, Sa Majesté irait en calèche, suivie de tous les députés et pairs à cheval, à la rencontre de « Monsieur de Buonaparte » dans le but de lui demander ce pourquoi il venait ! Normalement, il en eut été si gêné qu'il eût dû retourner sur ses pas !

Pour sa part, Louis XVIII, flegmatique éternel, se tient coi. Depuis le 14 mars, sans le dire, il envisage de fuir plutôt que de mettre sa personne en péril. Sachant sa cause perdue, il envoie tout de même son neveu Charles-Ferdinand de Berry à la tête de l'armée royale de 20.000 hommes échelonnés entre Montereau et Villejuif. Le lendemain, l'avant-poste royal se déclare avant-garde de l'Empereur. Chacun comprend l'imminence de son arrivée.

C'est pourquoi, le 19 mars : « Je vois que tout est fini sur ce point. Ne nous engageons pas dans une résistance inutile. Je suis résolu à partir, » dit le roi, las et fatigué, qui a pris soin de faire porter à l'étranger les joyaux de la Couronne.

Vers 23h30, sous la pluie, ses voitures viennent se placer dans la cour des Tuileries. Le roi sort, soutenu par Blacas et le duc de Duras. Dans un élan commun, tous les fidèles présents tombent à genoux en pleurant. Alors, Louis XVIII : «Mes enfants, de grâce, épargnez-moi, j'ai besoin de force. Je vous reverrai bientôt. Retournez dans vos familles »... Personne ne bouge. C'est alors que le vieil homme perd son sang froid : « Je l'avais prévu, je ne voulais pas les voir. On aurait dû m'épargner cette émotion !» Il monte avec difficulté en voiture et, après un dernier geste d'adieu, le convoi qui emporte la royauté se met en marche.
images/icones/nul.gif  ( 773890 )Vous continuez imperturbablement par Jean-Paul PARFU (2015-03-19 07:54:52) 
[en réponse à 773889]

à nous vanter les mérites de Napoléon et à dénigrer la Monarchie française, qui se serait une monarchie de faibles, de lâches et de traitres.

Culte de la force, de la légitimité charismatique contre la légitimité traditionnelle, culte du grand homme, césarisme, mépris pour la vie des hommes, inutilement gaspillée par un homme sans scrupule, culte du sauveur en politique, ce qui est une laïcisation du salut chrétien, solidarité dynastique chrétienne et européenne considérée comme une trahison envers la Patrie, nous avons ici toutes les causes du mal français.
images/icones/neutre.gif  ( 773892 )Pas exactement cher maître par Aigle (2015-03-19 08:10:32) 
[en réponse à 773890]

Non cher maître je sais que tout au Long de sa longue histoire la vieille monarchie a fait preuve de courage voie d'audace. Comment oublier la geste de Jeanne ? La ruse de Charles V ou Louis XI? Les vertus et l'héroïsme de Saint Louis ? La grandeur de Louis XIV ?

Simplement tout cela est épuisé en 1815. Une page de l'histoire se tourne. Louis XVIII pense qu il peut régner par des compromis avec les libéraux sans religion oubliant le sacrifice des chouans ...et méprisant les gentilshommes prêts à mourir pour lui !il avait tort sur le plan moral et sur le plan politique car une monarchie peut survivre à des guerres perdues ... Mais pas à la perte de son honneur !
images/icones/1w.gif  ( 773895 )Non Aigle ! par Jean-Paul PARFU (2015-03-19 08:30:03) 
[en réponse à 773892]

Et qui décidez ce qui est ou n'est pas l'honneur de la Monarchie ? Vous ?

Pour vous le modèle, c'est la caporalisation et la militarisation de la société ?

Vous devriez au moins vous posez la question de savoir pourquoi ce sont l'Angleterre et la Prusse qui ont dominé le XIXème siècle ?

Sur le plan extérieur, la Révolution et l'Empire ont été une catastrophe. Ils ont rétrogradé la France, comme je vous l'ai déjà fait remarquer. Ils ont fait de l'Angleterre la 1ère puissance mondiale, ils ont provoqué le nationalisme et l'unité allemande avec les conséquences catastrophiques que l'on sait.

C'est ça l'honneur de Napoléon ?

Heureusement que la diplomatie de la Restauration a sauvé ce qui pouvait encore l'être au Congrès de Vienne !

Je vois dans vos remarques sur la Monarchie et Louis XVIII, le même esprit de guerre civile qui caractérisait de Gaulle et ses remarques sur l'Etat français et le Maréchal Pétain.

Le Bonapartisme a tué la droite française !
images/icones/5b.gif  ( 773896 )Vous poser par Jean-Paul PARFU (2015-03-19 08:32:08) 
[en réponse à 773895]

Une fois de plus pardon !
images/icones/neutre.gif  ( 773906 )Ne nous fâchons pas par Aigle (2015-03-19 09:28:55) 
[en réponse à 773896]

Quelques éléments de réponse pour vous cher maître.

Primo l'honneur n est pas le fondement du régime impérial. Ce fondement c'est si l'on veut la gloire militaire, le courage, le panache poussé jusqu'àl'absurde ( comme en 1815 justement). On peut aussi penser que ce fondement doit être recherché dans la volonté populaire (les plébiscites) ou dans la Raison exprimée par la technocratie naissante.

L'empire n'est pas une autre monarchie mais une autre conception de l'Etat. Vous n'êtes pas obligé de l'apprécier mais vous devez admettre son existence.

Le fondement de la monarchie traditionnelle en revanche se trouve dans la Foi, dans la hiérarchie sociale héréditaire et dans l'honneur qui veut que chacun, peuple, noblesse ou Roi fasse son devoir sans chercher de récompense. Si le Roi entre dans des compromis conclus en position de faiblesse, il manque à son devoir - pourquoi ses sujets n'en feraient ils pas autant ?

Secundo en 1815 comme en 1793 bien des gens sont prêts à se battre pour le Roi et certainement à mourir pour lui. C'est Louis XVIII qui a refusé le combat.

Je recommande à tous la lecture du beau livre de Waresquiel sur les cent jours. Il décrit avec soin ( et avec sympathie) les réactions royalistes.
images/icones/fleche3.gif  ( 774133 )Très contradictoire par Romanus (2015-03-20 12:42:07) 
[en réponse à 773892]

La monarchie sous la Restauration n'a plus rien à voir avec la monarchie traditionnelle. Nous sommes bien d'accord. Elle est devenu un régime bicaméral et libéral, qui s'est écroulé de lui même pour cette raison.

Mais les vrais héritiers de l'ancien régime dont vous vantez si bien les mérites sont les Vendéens et les Chouans, notamment Georges Cadoudal, ce géant à qui votre Napoléon, après l'avoir capturé, proposera de devenir général.

Deux mondes s'opposent: un Napoléon sans honneur qui croit que tout s'achète. Un Cadoudal, fidèle à l'héritage qu'il a reçu et pour qui l'honneur ne s'achète pas. L'Aigle n'est vraiment pas qui l'on croit...

Et sinon, sans empiéter plus que de raison sur le rôle des modérateurs, quel est le rapport de ces fils avec l'objet du FC?

Romanus
images/icones/heho.gif  ( 774212 )Je ne vois pas en quoi par Rodolphe (2015-03-20 21:22:05) 
[en réponse à 774133]

...le fait d'avoir proposé à Cadoudal de le rejoindre était un déshonneur, c'était au contraire le signe qu'il n'avait pas de haine.

La Monarchie, la vraie, est morte en 1789 avec la complicité du roi lui-même...

La prétendue restauration n'a été possible que grâce à l'étranger... On est bien loin de Louis XIV!

Napoléon a hérité d'une situation. Le territoire est celui de la révolution. Quant aux puissances étrangères qui soi-disant viennent défendre la monarchie, elles sont surtout là pour émasculer la France et prendre enfin leur revanche suite aux guerres de Louis XIV.

Le blocus continental était une idée folle et géniale à la fois...

Il a essayé! Il a rétabli une certaine concorde, même avec l'Eglise, a mis fin à la guerre civile et rétabli l'Etat.

Louis XVIII et Charles X sont bien falots à coté. La France est devenue une puissance coloniale...par défaut!
images/icones/neutre.gif  ( 774219 )Non la monarchie est rentrée en Agonie avec Henri IV par Ritter (2015-03-20 22:07:17) 
[en réponse à 774212]

et morte avec Versailles.
Louis XVI n'en fut que la fin logique.

Quand Henri IV a renoncé à défendre la vraie religion.
Ensuite il y a eu Versailles aussi inutile que décadent le triomphe des courtisans.
Certes tout le talent des artisans, mais l'essentiel n'y était plus.
images/icones/fleche3.gif  ( 774290 )Vous m'inquiétez! par Romanus (2015-03-21 15:52:07) 
[en réponse à 774212]

C'est en effet Louis XVI qui "suicide" la monarchie très chrétienne, en convoquant les états généraux en juin 1789. Il accepte le principe de l'assemblée nationale. Son grand père avait été mieux inspiré en 1770. Louis XVI a oublié que le pouvoir ne se partage pas, il se délègue.
La Restauration n'en fut jamais une effectivement. On renouvela les erreurs de Louis XVI, bien que le comte de Provence fut le seul clairvoyant en 1789.

En revanche, vous m'inquiétez quelque peu en déclarant:

je ne vois pas en quoi le fait d'avoir proposé à Cadoudal de le rejoindre était un déshonneur, c'était au contraire le signe qu'il n'avait pas de haine.


Oui, il a sans doute existé des jours où Napoléon n'était pas animé par la haine ou l'orgueil... Mais là, c'est hors sujet car vous en parlez comme s'il s'agissait d'un conflit de personnes.
Si pour vous, proposer à son ennemi la trahison de son combat alors que vous le détenez sous les fers, ce n'est pas du déshonneur, c'est inquiétant. Il croyait quoi le Napoléon? Que le roi Georges se battait pour la gloriole?
Quelle différence entre ce géant qui défend les droits de Dieu et la vraie civilisation et ce nain qui croit qu'il peut tout faire plier sous sa poigne...
Ce géant qui déclare à sa fiancée qu'ils ne se marieront que quand le roi sera de nouveau sur le trône et ce parvenu qui change de femme quand il veut...

Pour le reste, je ne vais pas refaire tout l'historique du concordat et de la façon dont l'empereur a trahi le pape et les chrétiens. Vous nous dites qu'il a rétabli l'Etat. Disons plus justement qu'il a institutionnalisé la Révolution.

Romanus
images/icones/1i.gif  ( 774291 )"sous les fers"??!! par Rodolphe (2015-03-21 16:37:18) 
[en réponse à 774290]

Mais Cadoudal n'était pas "sous les fers" lorsque Napoléon lui a proposé de le rallier en lui offrant un grade de général de division. Il était muni d'un sauf conduit pour négocier une paix dans l'Ouest.

Preuve en est qu'après avoir refusé cette offre, Cadoudal est reparti librement pour rejoindre l'Angleterre où il a entamé une carrière de conspirateur...contre Napoléon.
images/icones/fleche3.gif  ( 774293 )Oui, sous les fers par Romanus (2015-03-21 17:04:10) 
[en réponse à 774291]

Lorsque Georges est sous les fers, deux délégations viennent lui proposer sa grâce et le grade de général.

Quand à leur entrevue du 5 mars 1800 que vous jugez bienveillante, voilà ce qu'en pensait l'intéressé:

« Oh ! Il change de ton, depuis que tant de fiers républicains qui voulaient à tout prix la liberté ou la mort viennent se prosterner à ses pieds, depuis que des prêtres, des royalistes nous abandonnent pour aller à lui! [...] Oui oui, il change de ton, son pouvoir l'enivre... ce petit homme que j'aurais pu étouffer entre mes bras. Oh ! Il ne m'engageait point à prendre du service, il commandait, il ordonnait, il parlait en maître.—Pacification, amnistie, tout cela n'est qu'un leurre. Attendons, et bientôt nous serons sous les verrous. »



A l'issue de la première entrevue, Napoléon écrit:

J'ai vu ce matin Georges, il m'a paru un gros breton dont peut-être il est possible de tirer parti pour les intérêts même de la patrie

.

Voilà, il s'agit juste de tirer parti d'un gros Breton, au service de la Révolution...

Je m'arrête là car nous ne sommes pas sur un forum historique...

Romanus
images/icones/fleche2.gif  ( 774327 )A vous suivre... par Rodolphe (2015-03-22 00:42:51) 
[en réponse à 774293]

Il eut été plus noble ou honorable de la part de Napoléon de trucider tout de suite Cadoudal!

Je ne le crois pas. Il a plusieurs fois cherché à obtenir son ralliement, car il voulait mettre un terme à cette guerre civile. Ce n'était donc pas un sanguinaire et c'est tout à son honneur.

Maintenant, effectivement on est pas sur un forum historique, donc la discussion s'arrête. Mais vraiment on est souvent injuste avec l'"Empereur"...
images/icones/1d.gif  ( 774350 )Pauvre Napoléon! par Romanus (2015-03-22 16:06:11) 
[en réponse à 774327]

C'est vous qui êtes injuste en oubliant ses propres injustices contre le duc d'Enghien, contre les royalistes de l'église saint Roch, contre toutes les victimes de Fouché, contre tant de victimes dans tous les pays d'Europe où il venait imposer sa révolution et son nationalisme, contre sa femme et tous ceux qu'il a trahis...à commencer par le Pape et les catholiques de France...
Je vous laisse avec votre héros. Ce n'est pas le mien. Le romantisme de l'épopée militaire ne suffit pas à forcer mon admiration, parce que je suis d'abord un chrétien.

Romanus
images/icones/1a.gif  ( 774366 )Oui! par Rodolphe (2015-03-22 19:32:58) 
[en réponse à 774350]

Vous évoquez maintenant les femmes et la puissance temporelle des Papes, mais elles n’ont été que très moyennement respectées par les différents rois de France, je vous le rappelle….

De même, pour le sang versé en Europe, pensez à Louis XIV !

Je ne vois pas non plus en quoi Napoléon a trahi les « catholiques »… En tant que catholique, j’aurais de loin préféré vivre sous l’Empire que pendant la révolution !

Je connais également la thèse selon laquelle il aurait répandu les erreurs révolutionnaires en Europe. Ce n’est pas vrai. Elles étaient déjà répandues bien avant lui, grâce aux « lumières », idées que même Marie-Antoinette trouvait séduisantes. N’oubliez que c’est lors de sa formation dans les écoles militaires royales qu’il est pour la première fois confronté à ces « nouvelles » idées et que c’est Louis XVI lui-même qui arbore la cocarde, accepte de devenir un roi constitutionnel et donne des gages à la révolution…

C’est en effet Louis XVI qui a cru judicieux d’entériner le processus révolutionnaire, pas Napoléon, lequel doit avoir 20 ans en 1789…

Napoléon est, culturellement, un homme de son temps qui hérite d’une situation politique calamiteuse.

Quant à l’insurrection du 5 octobre 1795 elle a été mythifiée. En réalité, il s’y mêle beaucoup de sans-culottes et de gardes nationaux. C’est donc un ensemble très hétéroclite. Il est très improbable qu’elle eut permis une restauration royale. Elle aurait simplement replongé la France dans le chaos dont elle venait à peine de sortir. En pragmatique, Napoléon ne l’ignore pas et se veut déjà un défenseur de l’Etat et de la légalité face à la rue…

Reste l’assassinat du Duc d’Enghien, c’est la seule vraie tache à mes yeux. Mais elle s’explique probablement par une erreur d’appréciation de Napoléon qui savait que les royalistes voulaient l’assassiner et pensait que le Duc d’Enghien était impliqué, Cadoudal après son arrestation ayant reconnu que les comploteurs attendaient la venue d’un Prince de sang royal. Bainville dit que Napoléon l’a tué pour donner des gages aux révolutionnaires qu’il avait dans le dos… C’est tout un débat.

Mais preuve qu’il ne faut pas donner dans l’anachronisme, il est intéressant de noter que si le Pape s’est dit affligé par cette exécution sommaire, le roi de Prusse a approuvé « qu'il déracinât l'horrible combinaison acharnée contre sa personne ». Charles IV d'Espagne, cousin des Condé, fit de même, comme le duc de Wurtemberg qui a félicité Napoléon !
images/icones/neutre.gif  ( 774369 )Savoir raison garder... par azur (2015-03-22 19:45:39) 
[en réponse à 774366]

pour le sang versé en Europe, pensez à Louis XIV !


Si le sang a coulé en Europe sous Louis XIV, c'est d'abord pour assurer la paix et la sécurité du royaume de France, ce qui est très différent de l'empire...
Vous aurez beau énumérer tous les mérites de l'empereur, cela ne saurait masquer le fait qu'il était ivre de sa propre gloire comme le fut plus tard un certain Charles.
Ainsi donc, si on peut lui reconnaître un génie militaire tactique terrestre, il n'est pas le génie universel que vous prétendez et en certains points, on peut même trouver des analogies avec la folie conquérante d'Hitler.
images/icones/heho.gif  ( 774370 )Je ne crois pas par Rodolphe (2015-03-22 20:01:34) 
[en réponse à 774369]

qu'il s'agit d'un génie universel, loin s'en faut, mais le comparer à Hitler est absurde.

Vous affirmez que les guerres de Louis XIV ont été faites pour assurer la Paix du Royaume, mais c'est la même chose pour Napoléon!

Le territoire français est celui de la révolution. S'il l'abandonne, il perd le pouvoir et on retombe dans le chaos révolutionnaire. Les royalistes n'étaient pas en capacité de restaurer quoi que ce soit.

L’ennemi principal et avéré de la France est l'Angleterre qui veut anéantir la puissance française, pas parce qu'elle est révolutionnaire, mais simplement parce qu'elle est française et qu'on se rappelle de la puissance qu'a eu la France sous Louis XIV! Or ayant perdu sa flotte lors de la bataille de Trafalgar, Napoléon ne peut plus franchir la Manche avec son armée. L'Angleterre a la maîtrise des mers. D'où son idée de blocus continental. Il va ensuite passer son temps à faire la guerre à ceux qui ne le respecte pas. Mais, il cherche bien la paix et la pérennité pour la France...comme puissance. Hélas, il échouera et finalement la France sera durablement éclipsée en Europe.
images/icones/neutre.gif  ( 774371 )Hélas... par azur (2015-03-22 20:12:34) 
[en réponse à 774370]

S'il a, dans une certaine mesure, limité l'impact de la révolution sur la décrépitude de la France, il l'a laissé exsangue, épuisée par des années de guerres incessantes qui, contrairement à ce que vous prétendez, ne s'imposaient pas toutes s'il avait réellement voulu la paix.
Il est absolument comparable à Hitler dans son désir d'expansion, qui n'avait rien de l'ambition pacifiste que vous lui prêtez, même s'il a eu quelques bonnes idées pour redresser la situation intérieure.
Et surtout, ses liens avec l’Église n'avaient d'autre but que de servir ses ambitions, il ne s'agit en aucun cas d'un souverain catholique.
Je m'étonne donc qu'un membre de ce forum puisse en faire le panégyrique!
images/icones/1a.gif  ( 774374 )Cher Azur par Rodolphe (2015-03-22 21:47:09) 
[en réponse à 774371]

Je crois qu'on tourne en rond, car on est sur des appréciations subjectives...et sur un forum catholique et non historique. J'ai bien compris votre position. Toutefois je vous prie de croire qu'on peut être catholique et pas franchement révolutionnaire, sans pour autant condamner Napoléon. Pour ma part je continue de penser qu'on lui doit beaucoup.