Il faut se rappeler qu'entre 1300 et 1480, l'Ordre franciscain s'est déchiré en plusieurs tendances se réclamant chacune de la pensée et de la volonté de François d'Assise. Le groupe des "Spirituels" s'est fortement radicalisé, jusqu'à, pour certains, se séparer et de l'Ordre, et de la communion ecclésiale. Plusieurs condamnations des Papes, même avant le schisme d'Avignon, avaient été prononcées contre eux. Certains appelés les "Fraticelles" , ou les "Frères du libre esprit" ont été rejetés de l'Église. Comme on était en période de grande confusion, toutes sortes de libelles furent composés pour soutenir les positions de ces groupes. D'autant que les idées de Joachim de Flore, sur la fin des temps avaient séduit beaucoup de frères mineurs. Celui-ci annonçait la fin des temps et l'ére de l'Esprit, ainsi que des troubles dans l'Église, en s'appuyant sur le Livre de l'Apocalypse et sur les discours eschatologiques des évangiles.
Entre Benoît XII (1334) et Martin V (1417), la chrétienté a connu tantôt 2 papes, tantôt 3 , tandis que certaines hérésies faisaient rage. Il y eut même un pape franciscain : Alexandre V, célèbre théologien d'origine crétoise (= Pierre Philargès de Candie) qui avait été élu par les cardinaux pour mettre fin au schisme, moyennant la promesse de démission des deux papes. Ceux-ci n'ayant pas obtempéré, il y eut alors 3 papes. Les Frères Mineurs ont été très impliqués dans ces conflits, c'est pourquoi il me paraît très vraisemblable que le texte dit de la "prophétie de François d'Assise", soit née en ce temps là. Ce n'est pas une prophétie, mais un texte "en situation", qui décrit la situation malheureuse de l'Église, telle que perçue par l'auteur.
Disons tout de suite que l’étude des sources de ce texte révèle que celui-ci n’est en fait qu’une compilation tardive (probablement de la première moitié du XVIIe siècle) et synthétique de plusieurs prophéties que saint François aurait faites à des personnes et en des circonstances différentes. La première moitié de ce long texte a été rédigée par Barthélémy de Pise en 1390, soit plus d’un siècle et demi après la mort de saint François (1226), d’après des traditions écrites et orales. La seconde moitié est de composition très hétéroclite. Je n’ai pas pu retrouver la première source écrite de chaque phrase, mais celles qui sont identifiables laissent penser qu’on ne peut guère remonter au-delà du début du XIVe siècle. En effet, on trouve des fragments des Verba Fratris Conradi (†1306), de l’Expositio Regulae Fr. minorum d’Ange Clareno (datée de 1337), du Speculum perfectionis (daté de 1318 environ) et d’une Legenda Vetus, énigmatique, même pour les spécialistes. Il faut donc placer un siècle de tradition orale au départ, se recommandant du témoignage des principaux compagnons de saint François, en particulier de frère Léon, mais témoignage recueilli par des zelanti du parti des « Spirituels ».
Il est donc certain que cette « prédiction » n’est pas sortie telle quelle, textuellement, de la bouche de saint François, ni dans la circonstance indiquée (à ses frères rassemblés, peu de temps avant sa mort). L’édition critique du Livre des conformités de Barthélémy de Pise, faite d’après les meilleurs manuscrits, révèle, de plus, de nombreuses variantes, soit grammaticales, soit en interpolations.
(...)
En résumé : notre « prédiction de saint François » doit être considérée comme une compilation tardive et arbitraire de prophéties apocryphes et interpolées. Si l’on peut y trouver quelques éléments véridiques – difficiles à discerner –, les premières sources écrites sont néanmoins très suspectes, du fait qu’elles dépendent presque toutes du parti des « Spirituels ». Enfin, l’interprétation s’en trouve quelquefois faussée par des interpolations de phrases isolées de leur contexte d’origine.

Bonjour,
Je vous serais reconnaissante de bien vouloir m’agréger à votre forum. Les choses qui y sont dites m’ont bien intéressée et je serais heureuse d’y participer. Je souhaite intervenir sous le pseudonyme de Dieu-Seul.
Cordialement,
Dieu-Seul
Merci de me communiquer vos nom et prénom ainsi que votre commune d’habitation. Je n’accepte aucune inscription anonyme.
Laissez tomber, Gilbert.
Allez semer ailleurs.
Bonsoir,
Vous comprendrez aisément, avec tout ce qui se passe sur internet, que je doive garder l’anonymat. Vous n’êtes pas sans ignorer que vous ne pouvez exiger l’identité des personnes, et de surcroît leur lieu d’habitation !!!, qui s’inscrivent chez vous : cela va absolument contre la loi informatique et liberté. D’autres ont fait comme vous et ont eu, à cause de cette indiscrétion, des procès retentissants.
Ce que je dis est corroboré par votre deuxième message où vous me prenez pour un certain Gilbert, que je ne suis pas, puisque je suis une femme et non un homme !
Je vous prie donc de bien vouloir réfléchir à ces indications avant de prendre une décision de refus. C’est pourquoi, je renouvèle ma demande d’inscription sur votre forum.
Cordialement,
Dieu-Seul