Le Forum Catholique
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( 773907 )
Je suis naïf, sans espoir d'être exaucé, mais je vais prier... par Athanase (2015-03-19 09:30:49)
... pour que l'irréparable ne soit pas commis, tout à l'heure, au Brésil.
Saint-Joseph, patron de l'Eglise universelle, nous vous prions !

( 773916 )
Oui surtout qu'il ne renonce pas au dernier moment par Arnold (2015-03-19 09:59:07)
[en réponse à 773907]
Merci Mgr Williamson!

( 773921 )
A l'époque! par Miserere (2015-03-19 10:17:39)
[en réponse à 773916]
Monseigneur Lefebvre voulait déjà sacrer l'abbé Faure mais il avait refusé.
La providence revient-elle à la charge?
En tout cas je lui souhaite bon courage avec ces têtes brûlées qui ont quitté la FSSPX et traînaient déjà des boulets.
Je préfère ce sacre que cent chez les conciliaires.
Un mal pour un bien?

( 773932 )
A l'origine de ce sacre par Jean-Paul PARFU (2015-03-19 11:28:52)
[en réponse à 773921]
Une cause profonde et une cause accidentelle. La FSSPX n'est pas la seule société à connaître ce type de problèmes. Toute société, quelle que soit sa nature, peut être confrontée à ce type de difficultés.
En réalité, le schéma de crise est toujours un peu le même : il y a un problème culturel, qui est mal identifié, ou mis de côté ou une union qui repose en partie sur un malentendu ou une ambiguïté, qu'un évènement ou/et un homme viennent en quelque sorte mettre à jour.
La FSSPX a déjà connu trois crises de ce type, il me semble :
1) la crise américaine qui est une crise sédévacantiste ;
2) la crise qui a donné naissance à la FSSP qui est une crise légaliste ;
3) la crise qui a donné naissance à l'IBP : la FSSPX est-elle une sorte d'Ordre religieux, comme les Jésuites, ou un rassemblement de curés autonomes qui correspondent entre eux et se soutiennent ?
Cette crise, que je qualifierai de 4ème crise, est celle qui fait apparaître deux sensibilités différentes : celle d'un côté, incarnée par l'abbé Pflüger, qui est une sensibilité chrétienne-sociale, voire chrétienne-démocrate de droite, des anciens pays d'Empire, et de l'autre, celle incarnée par le père bénédictin du Brésil, les Dominicains d'Avrillé et le prêtre qui doit être sacré et qui est une sensibilité contre-révolutionnaire française, maurrassienne.
Curieusement, cette crise apparaît au moment où elle aurait pu être dépassée, François ayant en quelque sorte réconcilié les uns et les autres. Mais les ressentiments étaient anciens.
La cause accidentelle est la personnalité fantasque de Mgr Williamson, lequel n'aurait jamais dû être sacré évêque, et qui permet aux seconds de se libérer des premiers.
Mgr Fellay et l'abbé Pflüger ne l'ont pas compris assez tôt.

( 773942 )
Une affaire de sensibilités ? Vous êtes un peu généreux... par Athanase (2015-03-19 12:01:08)
[en réponse à 773932]
Vous êtes généreux avec Avrillé et Mgr W, mais oubliez une chose: une partie du monde saintpiediste a appris à vivre en vase-clos, se déshabituant de beaucoup de choses, y compris de l'obéissance... Cela ne vise pas la maison-mère, mais certains de ses prêtres. Avec le temps, on prend de mauvaises habitudes, on finit par devenir -pardon -sectaire: lisez la prose d'Avrillé, les insinuations permanentes de Mgr Willamson, les aspects incontrôlables des uns et des autres. La lecture des sites "résistants" rappelle celle des sites sédévacantistes. Un grand dégoût où je ne sens plus rien de spirituel.
Une sensibilité contre-révolutionnaire ? ou maurrassienne ? Je n'irais pas là: je parlerais plutôt de psychologie, car cette dimension ignorée est hélas patente.
Il y a plutôt le fait que la situation de marginalité canonique traîne depuis des décennies et que, forcément, cela affecte la psychologie de certains...
Quant au monastère de Santa-Cruz, il n'y a que quelques moines: ce n'est pas le Barroux des années 1980... Dom Thomas d'Aquin n'a pas une réputation de solidité.
Je pense surtout que le monde traditionnel est aussi desservi par des personnes instables qui ont le goût de la marginalité et qui auront du mal à vivre dans un univers régulier.
Les séparations de 1982, de 1988 ou de 2004-2006 sont plutôt sérieuses. Quels qu'en soient les motifs, on reste dans un contentieux doctrinal ou pratique, mais certainement pas dans un goût pour l'enfermement. Celle de 2012-2015 révèle plutôt de l'instabilité et du goût pour la Petite Eglise dans la prairie... Honnêtement, vous comparez la garde républicaine aux gendarmes de Playmobil.

( 773949 )
C'est l'inverse: vous en faites une affaire de sensibilités par Jean-Paul PARFU (2015-03-19 12:45:41)
[en réponse à 773942]
et j'en fais une affaire culturelle.
Maintenant, il est bien évident que tout se mêle ; ce que je dis est vrai et ce que vous dites n'est pas faux : le problème culturel est celui qui résume un peu tout au plus haut niveau ; le problème de sensibilités est celui qui est à la base et qui est éparpillé.

( 773987 )
Une affaire culturelle ? par Athanase (2015-03-19 15:39:30)
[en réponse à 773949]
... je vous trouve un peu généreux: il y a tout simplement le fait que certains tradis sont gagnés par le monde de l'émiettement, de l'ecclésiole et de ... la secte. Habitués aux retranchements, à toujours être en opposition, ils perdent de vue le bien commun.
Cette Union sacerdotale Marcel Lefbvre va végéter en vase-clos, voire, à son tour, s'émietter... Au final, le problème ne sera plus (partiellement) doctrinal mais (complètement) psychologique...
Ce n'est vraiment pas flatteur de jouer ou de rejouer l'opération survie de 1988 avec la panoplie du sacre; on refait les sacres, on redonne dans la théâtralisation...

( 773934 )
"Un mal pour un bien" ? par Rémi (2015-03-19 11:32:59)
[en réponse à 773921]
Que voilà un beau principe, vraiment.
Devriez rouvrir le Catéchisme ou son compendium (368), et l'Epître aux Romains (III, 8) ...
Il n’est pas permis de faire le mal pour qu’en résulte un bien, mais enfin si vous tenez déjà ce sacre pour un mal, tout n'est pas perdu.

( 773954 )
Seul Dieu jugera! par Miserere (2015-03-19 12:55:57)
[en réponse à 773934]
Si Rome avait été fidèle à son catéchisme on n'en serait pas là.
Dieu premier servi!
Beaucoup de questions sans réponses,sinon des points de vue.
La Rome éternelle devient un champs de bataille voilà pourquoi nous devons nous armer pour sauver notre foi.
Mais le Bon Dieu profite de tout et va t-il faire un bien avec ce sacre?
Personne ne le sait!
C'est toujours une bénédiction d'avoir un évêque qui défend la tradition même si les circonstances reste ambiguës.

( 773959 )
La réaction de Rome: par Thierry (2015-03-19 13:07:00)
[en réponse à 773954]
"Qui suis-je pour juger ?"

( 773961 )
Bien vu ! par Vianney (2015-03-19 13:27:40)
[en réponse à 773959]
...mais, toute ironie mise à part, n’y comptez pas trop : dans la bonne vieille logique révolutionnaire, un opposant “de droite” ne peut généralement pas compter sur la même indulgence qu’un opposant “de gauche”.
V.