Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=772905
images/icones/tele.gif  ( 772905 )Sermon de Mgr Tissier de Mallerais par Arnold (2015-03-10 21:21:13) 

Dans ce document on entend Mgr Tissier de Mallerais exposer sa position concernant un hypothétique accord pratique avec Rome. Il refuse cette perspective, car il ne s'agit pas de catholicisme mais de religion conciliaire, et réfute les accusations de sectarisme que d'aucuns profèrent à l'encontre de la fsspx car cette dernière est pourvue des notes de la catholicité et ne se referme pas sur elle même. Voilà à gros traits le contenu de ce document sonore récent.

https://www.youtube.com/watch?v=uqRd7914Jb0
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 772908 )[réponse] par MG (2015-03-10 22:52:20) 
[en réponse à 772905]

Monseigneur l'évêque "auxiliaire" a bien changé depuis 1987 : il a accepté l'idée, à cette date, son sacre que par pure obéissance à Mgr Lefebvre. Il en a parlé dans la magnifique biographie de Monseigneur.
images/icones/hum2.gif  ( 772914 )Mgr Tissier persiste dans son opposition à Mgr Fellay par Candidus (2015-03-10 23:32:39) 
[en réponse à 772905]

Mgr Tissier parle de "certains catholiques fatigués parmi nos amis, nos faux amis" auxquels il attribue une position très proche, sinon identique, à celle de Mgr Fellay et de ses assistants, à savoir :

"Le temps passant, parce que nous sommes séparés de l'Eglise visible... nous devenons [Mgr Fellay ou l'abbé Pfluger auraient dit "risquons de devenir" ] petit à petit une secte, état duquel nous ne reviendrons jamais à l'Eglise. Ceci est un affreux raisonnement... je n'en croyais pas mes oreilles quand j'ai entendu cela... nous sommes l'Eglise visible" et il énumére toutes les marques de l'Eglise qu'il affirme se trouver dans la FSSPX.

"Rejetons la fausse supposition de certains de nos amis, mauvais amis, qui disent que la FSSPX est maintenant dans une situation anormale parce que nous ne sommes pas reconnus par l'Eglise. La FSSPX [devrait] revenir à une situation normale et recevoir un statut canonique de Rome ? Ceci est erroné. Ceci est faux." Là aussi, je ne vois pas qui d'autre Mgr Tissier vise en citant ces "mauvais amis" si ce n'est son supérieur et ses assistants qui insistent sur les dangers et l'anormalité de la situation canonique actuelle.

Décidemment, les membres de la FSSPX devraient se réjouir chaque matin que nous ayons un pape aussi bancal que François ; sans l'effet repoussoir qu'il exerce et la difficulté, même pour les plus "accordistes" de la FSSPX, d'envisager un accord sous ses auspices, je crois que la Fraternité n'aurait pas perdu un mais deux évêques et beaucoup plus de prêtres que les quelques psychorigides qui ont suivi l'excentrique prélat britannique.
images/icones/hein.gif  ( 772958 )Sans parler du fond par Rémi (2015-03-11 18:21:13) 
[en réponse à 772905]

ce que pour ma part j'ai du mal à comprendre c'est que ces interventions des évêques me semblent à chaque fois relever du mélange des genres: sermon, ou bien conférence ou discours sur l'état et l'actualité de la FSSPX ?
images/icones/fleche3.gif  ( 772961 ) Paroles d'évêques par Romanus (2015-03-11 19:00:05) 
[en réponse à 772958]

Mgr Lefebvre utilisait déjà ce style.
Des qu'il se rendait à un endroit, il faisait une homélie, puis généralement faisait un point de la crise dans l'Eglise, ou un point de situation de sa fraternité, pour répondre aux interrogations des fidèles. Il n'y a là nul mélange des genres. Sauf à avoir une vision très intégriste de ce qu'est un sermon.
Prévenir face à la crise ou donner des informations pour encourager les fidèles fait pleinement partie du rôle d'un évêque pour confirmer ses frères dans la Foi.
Dans la crise actuelle de l'Eglise, c'est un devoir pour eux de parler de ces sujets.

Romanus
images/icones/1a.gif  ( 772966 )Je n'insisterai pas, par Rémi (2015-03-11 19:40:15) 
[en réponse à 772961]

et j'entends vos arguments, mais vous voyez que justement vous faites vous-même la distinction qui me semblerait opportune si elle avait lieu matériellement: "il faisait une homélie, puis ... " .

Mais comme je l'ai déjà écrit par ailleurs, je peux comprendre aussi que les évêques en visite n'aient pas forcément le temps de faire une homélie, puis, par exemple l'après-midi, ou aussitôt après la Messe, de donner une conférence d'informations.





Rémi
- intégriste du sermon, donc
Plus sérieusement et par exemple j'aime beaucoup les sermons donnés par les prêtres de la FSSP lors des Messes retransmises sur internet, et qui lorsque je les écoute en rentrant de ma propre Messe ou lorsque l'émission est remise en ligne ensuite me consolent parfois de ce que j'y ai entendu. Ou le complètent utilement.
images/icones/neutre.gif  ( 772965 )Situation de Mgr Tissier de Mallerais par Arnold (2015-03-11 19:37:19) 
[en réponse à 772958]

A ma connaissance , et si mes informations ne sont pas erronées, il est un peu " assigné à résidence" à Chicago dans un prieuré où il est bien controlé dans ses écrits. Il n' y a guère que dans ses homélies qu' il a la possibilité de s' exprimer.
images/icones/neutre.gif  ( 772974 )Si Mgr Tissier... par Folgoët (2015-03-11 21:09:14) 
[en réponse à 772965]

répète qu'il n'est pas d'accord avec la nouvelle ligne de la fsspx, il est peut être probable qu'il rejoigne Mgr Williamson à plus ou moins brève échéance . D'autant que Mgr Fellay ne compte plus sacrer sans l'accord des autorités romaines.
A moins que ces soucis de santé ne l'en empêchent.
A suivre...
images/icones/neutre.gif  ( 772978 )Ou peut-être pas par Meneau (2015-03-11 22:28:33) 
[en réponse à 772974]

Cela fait quand même un certain temps que Mgr Tissier tient cette position. Certes, un fruit met du temps à mûrir, mais le fait est qu'il n'a pour l'instant pas quitté la FSSPX.

Il y a toujours eu des positions diversifiées, voire opposées, au sein de la FSSPX sans que cela provoque pour autant à chaque fois une scission.

Cordialement
Meneau
images/icones/1j.gif  ( 772980 )Vos sources SVP: par Philippilus (2015-03-11 22:42:16) 
[en réponse à 772974]

A "il est peut être probable", je comprends qu'il n'y en a aucune concernant le premier point. permettez-moi de vous répondre sur ce terrain qu'il est "sans doute possible" que la perspective de se consacrer à diffuser sur Internet des "Kyrie Eleison" servant essentiellement à critique de la FSSPX ne soit pas perçu par tous comme un objectif essentiel et exaltant dans l'apostolat.

Pour "Mgr Fellay ne compte plus sacrer sans l'accord des autorités romaines", veuillez-nous dire d'ou cela sort: il comptait donc le faire avant? Il ne compte plus le faire maintenant? Ou s'est-il prononcé ainsi?


Philippilus
images/icones/iphone.jpg  ( 772984 )Ça me paraît logique par Folgoët (2015-03-11 23:15:20) 
[en réponse à 772980]

Je ne comprendrais pas que d'un côté Mgr Fellay ait fait chanter un Te Deum dans toutes les chapelles de la fsspx pour la levée des excommunications et que d'un autre côté il se décide à sacrer sans l'accord de Rome .. ce qui lui vaudrait inévitablement une sanction canonique .
Il semble que Mgr Fellay craint par dessus tout les sanctions romaines . Ce n'est pas le cas de Mgr Williamson me semble t il .
images/icones/neutre.gif  ( 772987 )A ma connaissance par Meneau (2015-03-11 23:30:41) 
[en réponse à 772984]

la dernière fois que Mgr Fellay s'est exprimé officiellement sur le sujet, c'était en avril 2013 :

Depuis 2009, en effet, nous travaillons avec trois évêques seulement. De toute évidence, cela marche. Il est donc clair que nous pouvons fonctionner avec trois. Il n’y a pas de raison urgente ou de grande nécessité pour en sacrer un autre. Bien sûr, nous devons nous poser la question de l’avenir, même si actuellement la nécessité n’existe pas. Ma réponse est très simple : quand et si les circonstances qui ont amené Mgr Lefebvre à prendre une telle décision se présentent de nouveau, nous prendrons les mêmes moyens

Réflexions sur le 25e anniversaire des sacres épiscopaux - Interview pour The Angelus

Quant à Mgr Tissier, il s'est, à ma connaissance, exprimé plusieurs fois à ce sujet également, mais à peu près dans les mêmes termes. Peut-être avec un peu plus d'insistance sur la proximité de ces circonstances futures. Mais, s'il s'est opposé clairement à Mgr Fellay pour ce qui concerne les "accords", je ne me souviens pas qu'il se soit opposé explicitement sur le sujet de nouveaux sacres.

Cordialement
Meneau

images/icones/iphone.jpg  ( 772999 )Les faits seuls comptent en la matière par Folgoët (2015-03-12 08:10:15) 
[en réponse à 772984]

Le problème c'est qu'entre ce Te Deum chanté pour la levée des excommunications et ces paroles, il y a contradiction : comment se réjouir de voir que Rome a toujours considéré l'acte des sacres comme illégal et mauvais ( et le considère toujours comme tel devant le droit canon de 1983) .
Pour la suite ... Je pense qu'en la matière ce sont les actes qui comptent et non les paroles . On verra donc qui passera aux actes ( sacres) .
images/icones/fleche2.gif  ( 773003 )Je ne sais pas d'où vous tenez cette information... par Rodolphe (2015-03-12 10:03:41) 
[en réponse à 772999]

Mais, si Mgr Fellay a décidé de ne pas procéder à de nouveaux sacres, c'est tout à son honneur et cela montre son sens de l’Église.

Ce qui a eu lieu en 1988 présentait un caractère exceptionnel. Ceux qui ont fait ce choix étaient convaincus qu'il se justifiait par un état de nécessité pour la FSSPX.

Mais le sacre de nouveaux évêques sans autorisation romaine ne peut "marcher" qu'une fois.

Si l'acte se répète, inéluctablement la FSSPX se transformera en Église parallèle, avec sa succession apostolique propre...

C'est sans doute cela que craint, à juste titre, Mgr Fellay.
images/icones/iphone.jpg  ( 773004 )Mais Campos ? par Nemo (2015-03-12 10:11:18) 
[en réponse à 773003]

Votre argument me plaît mais il y a eu Campos. Triste expérience qui a donné une lignée que personne ne porte aux nues dans le tradiland. Ce serait donc une troisième fois.
images/icones/fleche3.gif  ( 773018 )Oui mais... par Rodolphe (2015-03-12 13:14:04) 
[en réponse à 773004]

A ma connaissance, Mgr Fellay n'y a pas participé et l’Évêque sacré, Mgr Rangel, s'est ensuite "réconcilié" avec Rome en 2001.

Or, je crois qu'en cas de nouveaux sacres, ceux-ci s'inscriraient résolument dans une perspective "rupturiste"...
images/icones/iphone.jpg  ( 773021 )Perspective rupturiste ? par Folgoët (2015-03-12 14:58:04) 
[en réponse à 773018]


Vous avez envie de suivre l'Eglise de François ?
images/icones/1a.gif  ( 773026 )Oui... par Rodolphe (2015-03-12 15:39:42) 
[en réponse à 773021]

Il s'agit de ne pas rompre la communion avec Rome, François ou pas...
images/icones/hein.gif  ( 773028 )Précisez votre question par Nemo (2015-03-12 16:48:18) 
[en réponse à 773021]

C'est quoi l'Eglise de François selon vous ?
Et si votre église est différente de celle de François, c'est l'église de qui ?

En ce qui me concerne, n'étant pas sede-vacantiste, je ne vois pas de différence entre l'Eglise de François et l'Eglise du Christ à travers la succession de tous les papes, à commencer par Saint Pierre. Et qui est donc bien sûr la mienne.

Il serait peut-être plus simple de nous dire que vous êtes sede-vacantiste.
images/icones/nul.gif  ( 773050 )L' Eglise de François, Jules, Martin, et les autres... par Arnold (2015-03-12 21:03:14) 
[en réponse à 773028]

Tout d'abord, revoila la reductio ad hitlerum sede vacantiste à deux balles pour steriliser le débat.

Ensuite dire l'Eglise de François cela ne veut pas dire grand chose à part qu'il en a été élu pape, au même titre que d'autres, qui ont pu être des grands saints, ou des grands fumiers.
images/icones/1a.gif  ( 773054 )Savez-vous vraiment ce qu'est la reductio ad hitlerum par Rodolphe (2015-03-12 21:15:14) 
[en réponse à 773050]

et le point Godwin ? A voir la manière dont vous usez et abusez de cette expression, j'en doute.

Par ailleurs, vous affirmez que "dire l'Eglise de François cela ne veut pas dire grand chose à part qu'il en a été élu pape". Mais dites-moi, ce n'est déjà pas si mal, non ?

Par ailleurs, le ton général de votre post est assez étonnant.

Franchement, on dirait des gamineries...
images/icones/neutre.gif  ( 773057 )oh oui faites moi la leçon! par Arnold (2015-03-12 21:33:47) 
[en réponse à 773054]

sa portée sera bien entendu proportionnelle à votre crédibilité.

Faut il faire un serment anti sede vacantiste pour intervenir désormais?

En effet c'est déja pas mal que d'être élu pape; c'est même énorme.

C'est une responsabilité qui implique qu'on ne prenne pas pour principe de gouvernement le misérabilisme, la démagogie et la philosophie de prisunic.

Après il y a effectivement eu des cas de papes désastreux dans l'histoire mouvementée de l'Eglise et qui sont néanmoins comptés parmi les papes; il se peut que cela vous semble être des gamineries. Libre à vous.
images/icones/neutre.gif  ( 773095 )Reductio ad Hitlerum par Meneau (2015-03-13 10:38:18) 
[en réponse à 773054]

La reductio ad Hitlerum stricto sensu est associée spécifiquement à Hitler et l'idéologie nazie.

Mais il existe un sens plus large : la reductio ad Hitlerum en tant qu'argument réthorique consiste à discréditer le contradicteur en l'assimilant, lui ou ses arguments, à des idées, philosophies, idéologies détestées. Cela peut donc être associé au sédévacantisme. Je pense que c'est dans ce sens qu'Arnold l'emploie.

Cordialement
Meneau


images/icones/1i.gif  ( 773115 )Euh! Non par Rodolphe (2015-03-13 13:13:30) 
[en réponse à 773095]

Je ne partage pas votre analyse concernant le "sens plus large" qu'on pourrait donner à la reductio ad hitlerum. Certes, c’est ce que disent certains articles sur wikipedia.

Mais non, la reductio ad hitlerum implique nécessairement une référence directe ou indirecte à Hitler : le nazisme, le fascisme, le troisième Reich, la race aryenne, l’esprit germanique etc.

En effet, tout l’intérêt de cette thèse est de démontrer que l’hitlérisme constitue toujours dans notre société l’image du Mal absolu, de sorte qu’à court d’arguments on en vient tôt ou tard –riposte ultime- à assimiler la thèse de son détracteur à une thèse « nazifiante » (point Godwin).

Invoquer la reductio ad hitlerum, lorsqu’il n’est pas fait référence à Hitler ou au nazisme, de près ou de loin, constitue donc un abus de langage.

Je note, par ailleurs, que ceux qui ont recours à cet abus de langage, le font généralement dans le cadre d’un procédé sophistique de type victimaire.

Il s’agit souvent pour eux de disqualifier ab initio l’argumentation d’un détracteur en l’accusant d’avoir scandaleusement traité leur analyse comme s'il s'était agi d'une thèse nazie, ce qui est censé conduire l’interlocuteur à devoir immédiatement revenir sur ses propos ou du moins édulcorer ceux-ci : « ce n’est pas ce que j’ai voulu dire, votre thèse n’est pas abominable etc. ».

Le procédé permet donc, en fin de compte, d’obtenir de son détracteur une forme de « légitimation » de sa propre argumentation, sans même avoir eu à la défendre sur le fond…
images/icones/neutre.gif  ( 773116 )Non pas abus de langage par Meneau (2015-03-13 13:22:13) 
[en réponse à 773115]

Mais analogie.

Quant à votre analyse concernant l'utilisation de ces termes, je suis d'accord avec vous, on peut aussi l'analyser comme cela. Mais les deux points de vue se valent.

D'où finalement la non-productivité des argumentations de type "reduction ad..." car de quelque point de vue qu'on se place, le débat devient stérile.

Cordialement
Meneau
images/icones/1a.gif  ( 773128 )Sur ce point nous sommes du même avis par Rodolphe (2015-03-13 14:29:34) 
[en réponse à 773116]

"D'où finalement la non-productivité des argumentations de type "reduction ad..." car de quelque point de vue qu'on se place, le débat devient stérile."
images/icones/neutre.gif  ( 773061 )Veuillez croire cher Monsieur par Rémi (2015-03-12 22:15:45) 
[en réponse à 773050]

que dans un récent débat auquel vous et moi avons participé et que le modérateur a cru bon de clore, du moins la partie où précisément vous avez semblé penser que je vous désignais comme sédévacantiste, à aucun moment cela n'a été mon propos, et qu'en dépit de la bien piètre opinion que vous manifestez pour de notre Saint-Père le Pape il tombe sous le sens qu'on ne peut vous tenir pour tel.


Et pour être parfaitement clair je faisais allusion alors à Lycobates et à deux de ses messages récents et successifs où il tenait le cardinal-archevêque de Paris, méprisé sous le vocable de "M. XXIII" pour un simple sous-diacre (niant la validité des ordres sacrés qu'il reçu et/ou la réalité du pontificat de ceux qui ont réformé les rites de ces ordinations), et moquait le bienheureux Paul VI, surnommé "creepy Montini" pour l'occasion. Je suppose que vous n'aimez guère non plus ce cardinal et ce Pape, mais en comparaison de ces graves excès, les vôtres font presque figure d'élégante retenue ...
images/icones/1d.gif  ( 773091 )Sede vacantisme par Nemo (2015-03-13 09:55:06) 
[en réponse à 773050]

C'est amusant que le fait d'évoquer le rattachement d'une opinion au sede vacantisme vous fasse l'effet d'une reductio ad hitlerum.

Le sede vacantisme est une opinion que je ne partage pas mais je n'ai jamais méprisé quiconque la professe, au contraire j'ai souvent rencontré chez les partisans de cette thèse des objections pertinentes et structurés, souvent difficile à contrer.

Opinion que je trouve dangereuse à l'extrême mais qui n'a rien à voir avec Hitler.
images/icones/neutre.gif  ( 773023 )spécieux par Mingdi (2015-03-12 15:08:29) 
[en réponse à 773018]

Cela veut-il dire que Mgr Fellay se planquait à Menzingen pendant que les trois autres évêques sacraient l'abbé Licinio Rangel car il savait que ce dernier allait se rabibocher avec Rome? Va donc, eh, rupturiste!
images/icones/neutre.gif  ( 773055 )à ce propos par Ennemond (2015-03-12 21:16:42) 
[en réponse à 773004]

Il aurait sans doute mieux valu que le sacre d'un évêque pour Campos fût conféré le 30 juin 1988 avec les autres évêques de la FSSPX car le jour où Mgr Rangel reçut la consécration, il était plus difficile d'invoquer le cas de nécessité dans la mesure où il existait déjà à travers le monde quatre jeunes évêques capables de conférer les sacrements.
images/icones/fsspx.gif  ( 773060 )Ce n'est pas la répétition qui fait le schisme par Ennemond (2015-03-12 21:39:51) 
[en réponse à 773003]

Si la FSSPX se trouvait vraiment dans les mêmes conditions que 1988, elle devrait redonner des évêques pour perpétuer la messe traditionnelle et le sacerdoce traditionnel. Ce serait même un devoir. Et ce n'est pas la répétition qui ferait le schisme. Si vous voyez plusieurs fois une église se faire profaner, il faudrait plusieurs fois sauver les saintes espèces, combien même vous n'avez pourtant pas le droit d'y toucher.

Ce que Mgr Fellay a dit plusieurs fois, c'est que visiblement, nous ne nous trouvons pas dans les conditions de 1988.

En 1988, qu'y avait-il ?

- Plus que deux évêques octogénaires désireux de perpétuer ces traditions, entrevoyant une mort prochaine. Le sermon des sacres manifeste ce danger de mort : "Tous ces séminaristes qui sont ici présents, si demain le Bon Dieu me rappelle, et ce sera sans doute sans tarder, eh bien, ces séminaristes de qui recevront-ils le sacrement de l’ordre ?"

- Un supérieur qui avait exploré toutes les autres possibilités et épuisé les autres démarches, après avoir réfléchi pendant de nombreuses années, ce n'était pas un coup de tête. Le sermon des sacres confirme le fait que Mgr Lefebvre avait épuisé tous les recours : "Nous avons écrit, nous sommes allés à Rome, nous avons parlé, nous avons envoyé des lettres – Monseigneur de Castro Mayer et moi-même – plusieurs fois, à Rome".

- Un besoin urgent exprimé à travers le monde de recevoir les sacrements de façon traditionnelle, tels que les autres évêques sur la planète ne voulaient plus les conférer.

Aujourd'hui, il faut être lucide, la FSSPX a des évêques cinquantenaires, âge auquel les autres évêques sont nommés et la Fraternité peut se permettre le luxe d'avoir un de ces évêques occupé à des tâches administratives et pas uniquement sacramentelles. Le danger de mort prochaine est absent. Et aucune démarche à Rome ou auprès de confrères dans l'épiscopat n'a été entamée. Si des sacres avait lieu dans l'année (ce qui n'est pas à l'ordre du jour dans la Fraternité), ils ne feraient qu'institutionnaliser des mesures d'exception, caricaturer l'acte de 1988, et entreprendre un acte qui ne serait manifestement pas fondé sur un état de nécessité tel qu'il a existé il y a 27 ans. Il serait grave de banaliser un acte qui a fait réfléchir Mgr Lefebvre pendant tant d'années. C'est pourquoi Mgr Fellay a bien indiqué que la question des sacres n'était pas à l'ordre du jour. Un jour un fidèle, plutôt proche des milieux ED me demandait pourquoi la FSSPX ne sacrait pas à nouveau. Il y a sans doute là une confusion sur ce qu'est l'état de nécessité entre nécessité de bénéficier d'un évêque qu'on ne peut pas avoir par ailleurs, et la nécessité de s'affranchir du droit à sa guise. Avoir de nouveaux évêques pour la FSSPX aujourd'hui serait un confort, mais pas une urgence vitale.
images/icones/fleche2.gif  ( 773067 )Oui... par Rodolphe (2015-03-12 23:06:46) 
[en réponse à 773060]

C'est bien ma vision des choses.
images/icones/iphone.jpg  ( 773072 )Faux par Folgoët (2015-03-12 23:50:14) 
[en réponse à 773060]


Tous les arguments avancés par Ennemond contre des sacres aujourd'hui sonnent faux !
Les 4 évêques ne sont pas cinquantenaires puisque Mgr Williamson vient juste de fêter ses 75 ans . En outre Mgr Tissier est bien malade . Les deux autres seuls sont physiquement bien portants .
En outre Mgr Fellay n'est pas le seul responsable dans la décision des sacres. Sa charge de supérieur général ne lui donne aucun droit supplémentaire par rapport aux autres pour décider si oui ou non il est nécessaire de sacrer . Mgr Fellay n'étant pas le pape ne peut s'arroger cette décision .
La nécessité est toujours là et même plus que jamais quand on voit l'état de désorientation diabolique de l'église conciliaire avec le synode et tous les autres scandales . Le fait de sacrer de bons évêques en ce temps est un signe fort de résistance à cette apostasie . Le reporter sine die est une façon de déprimer et d'inquiéter les catholiques sur la valeur des évêques que mgr lefebvre voulait voir courageux et combattants .
Ce signe fort ne sera que l'acte d'un évêque fort et pas d'une guimauve suisse .
Désolé Ennemond c'est la vérité .
images/icones/neutre.gif  ( 773073 )Non par Meneau (2015-03-12 23:54:33) 
[en réponse à 773072]

Tant qu'il y a encore au moins 2 évêques bien portants, il n'y a pas de menace sur la succession.

De plus vous mélangez :
- l'état de nécessité dans lequel peuvent se trouver les fidèles
- la nécessité de sacrer des évêques

Enfin, on ne sacre pas des évêques pour "donner un signe fort de résistance" ! C'est quoi cette conception de l'Eglise ?

Cordialement
Meneau
images/icones/iphone.jpg  ( 773074 )Peur peur peur par Folgoët (2015-03-13 00:07:42) 
[en réponse à 773072]


Dites le fond de votre pensée :
En réalité ... On attend que les deux évêques "forts" meurent dans leur coin en silence sans sacrer d'évêques ayant leur esprit et un jour ( ?) Mgr Fellay sacrera un candidat dont le profil ne déplaira pas à Rome .
oh .. la peur des biens pensants !!
images/icones/neutre.gif  ( 773075 )Magnifique par Meneau (2015-03-13 00:24:39) 
[en réponse à 773074]

Donc si je comprends bien, sacrer des évêques se réduit pour vous à "donner un signe fort de résistance", le choix des candidats doit se faire de préférence parmi ceux qui sont le plus opposés à Rome, et toute cette histoire n'est finalement qu'un jeu d'influences mâtiné de fourberie.

Magnifique conception de l'unité de l'Eglise et de la succession apostolique ! Et belle image que vous donnez de la FSSPX !

Vous êtes décidément bien loin de l'esprit de Mgr Lefebvre. Et vous donnez raison à Rodolphe.

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche3.gif  ( 773077 )C'est vous qui semblez avoir peur par Romanus (2015-03-13 06:37:06) 
[en réponse à 773074]

Vous semblez douter de l'Eglise de Dieu en voulant la sauver par vos propres solutions. Mgr Lefebvre a toujours attendu d'être poussé aux épaules, attendant le signe de Dieu. Ennemond montre très bien que les signes de 1988 ne sont pas réunis à nouveau. La nécessité n'est pas encore là.

Prétendre que mgr Fellay attend la mort des "vieux" est lui faire un procès d'intention qui ne vous honore pas. Dieu décide de la mort et mgr Fellay peut très bien mourir avant eux. Quant à mgr Williamson, il n'est plus membre de la FSPX.

Romanus
images/icones/iphone.jpg  ( 773081 )"La nécessité n'est pas encore là .." par Folgoët (2015-03-13 08:02:58) 
[en réponse à 773077]


Mort de rire !

Des millions de catholiques qui perdent la Foi et abandonnent l'Eglise et la Foi .
Rome qui perd la boule et se soumet aux pires ennemis de l'Eglise . Le libéralisme qui pénètre à tous les niveaux dans les foyers chrétiens .... je pourrai en écrire des pages ainsi ..
Et vous osez dire froidement " la nécessité n'est pas encore là " ?

C'est une mauvaise blague oui ou non ?
images/icones/1b.gif  ( 773082 )Laissez Folgoët! par Arnold (2015-03-13 08:24:47) 
[en réponse à 773081]

C'est vous qu'avez pas compris. Super Francesco avec ses magnifiques pouvoirs médiatiques et ses cohortes d'évangélistes gays et lesbiens va tout régler, car il a reçu l'onction pétrinienne pour tout résoudre!

"TU ES PETRUS..." (air connu)
images/icones/neutre.gif  ( 773085 )Quelle nécessité ? par Meneau (2015-03-13 09:00:00) 
[en réponse à 773081]

Vous ne répondez pas aux objections.

Cordialement
Meneau

images/icones/fleche3.gif  ( 773087 )Vous mélangez deux choses par Romanus (2015-03-13 09:05:47) 
[en réponse à 773081]

La nécessité dans l'Eglise de François (ce qui veut dire dans l'Eglise catholique sous le règne de François), elle est claire. C'est pourquoi la FSPX continue son combat et ne se soumet pas.

Il n'y a pas nécessité aujourd'hui pour que la dite fraternité continue son combat de sacrer un évêque en plus. Elle a surtout besoin aujourd'hui de plus de prêtres que d'évêques.
Ça paraît pourtant simple à comprendre.

Romanus
images/icones/mitre4.png  ( 773238 )L'esprit des consécrations épiscopales par Ennemond (2015-03-14 12:38:39) 
[en réponse à 773072]

Mgr de Castro Mayer avait 84 ans et Mgr Lefebvre 83 ans en 1988.

Lorsque les plus jeunes évêques de la FSSPX auront respectivement atteint ces âges là, ce sera en... 2041. Attendre des cas d'urgence sera peut-être inquiétant, comme ce le fut avant 1988. Mais il n'a jamais été dit que notre situation ici-bas était une situation de confort. Les sacres de 1988, ce n'est pas un acte qui consistait à faire n'importe quoi, mais qui répondait à des règles d'exception, bien concrètes, prévues par des canonistes, que Mgr Lefebvre a remplies.

Certes ce chiffre de 2041 est trop mathématique, il ne prend pas en compte les décès, cas de santés, etc. Mgr Lefebvre n'a jamais réfléchi de façon mathématique. En même temps, il faut remarquer qu'en 1988, lui seul sillonnait la terre tandis que Mgr de Castro Mayer demeurait à Campos. Aujourd'hui, la FSSPX a trois évêques mobiles, autrement plus jeunes.

Vous pouvez toujours écrire à Mgr Tissier de Mallerais qu'il est "bien malade", il sera peut-être étonné d'en apprendre sur son état de santé. Vous pouvez également écrire aux deux autres évêques de la FSSPX qu'il y a nécessité à sacrer au plus vite, ce qui sous-entendrait qu'ils ne font plus l'affaire. En même temps, lorsque vous parlez de "guimauve suisse", vous laissez déjà entendre ce qu'est votre état d'esprit à l’égard de la Fraternité...

Enfin, il me semble que, comme vous l'indiquent Romanus et Meneau, vous faites une totale confusion sur ce qu'est l'état de nécessité, qui pour vous est juste une façon de faire un défi, un coup médiatique, une manière de tenir tête, ce qui est secondaire dans l'acte de 1988 qui visait en premier lieu : le salut des âmes. Et c'est justement ce salut des âmes qui fondait juridiquement ces consécrations. Il s'agissait, dans des conditions d'urgence, de pourvoir ce dont on avait besoin de façon périlleuse. On n'est pas du tout dans ce cas aujourd'hui. Les âmes n'ont pas un besoin vital d'avoir des nouveaux évêques car elles en ont déjà. Sinon, on fait comme un certain clergé progressiste qui donnait de dans les années 1970-1980 des "sacrements des malades" collectifs - et probablement bien peu valides - à des jeunes retraités en pleine santé, qui n'étaient pas en danger de mort.

Enfin, la décision de sacrer, comme les décisions d'ordonner, de bénir des chapelles, de confirmer dans la FSSPX, ou même de donner des interviews sur les rapports avec Rome sont du ressort de la Maison Générale. Lorsque l’abbé Schmidberger était supérieur général, c’est lui simple prêtre qui commandait aux quatre évêques, ses subalternes, d’ordonner. Cette situation vous paraît peut-être regrettable. C’est pourtant celle qu’a voulu et décidé le fondateur de la FSSPX qui a écrit les statuts, placé l’abbé Schmidberger à la tête de l’œuvre et suggéré le nom de Mgr Fellay... Certaines éminentes figures et non des moindres ont tenté de s’affranchir de ces règles et en ont été pour leurs frais. L’abbé Aulagnier, plus ancien membre de la Fraternité, donnait des interviews contradictoires ; idem pour Mgr Williamson, pourtant évêque, qui en plus a visité de façon autonome des pays sans en référer à ses supérieurs. La Fraternité est une œuvre sacerdotale où chacun n’agit pas à sa guise, mais dans le respect d’une certaine hiérarchie. Ce n’est pas l’abbaye de Thélem ni une branche de la confédération réformée.
images/icones/neutre.gif  ( 773239 )D'accord avec vous sauf sur un point par Meneau (2015-03-14 13:00:27) 
[en réponse à 773238]

Il y a certes une certaine hiérarchie dans la FSSXP, de plus en plus baffouée d'ailleurs.

Mais de droit (divin ?) il appartient au pape et non pas à une "pieuse union" de valider le bien-fondé d'un sacre, et c'est l'évêque consécrateur qui engage sa lignée apostolique. Le fait d'invoquer une nécessité pour la foi des fidèles ne peut revenir à une institution comme la maison générale de la FSSPX. D'ailleurs Mgr Lefebvre n'a pas, lors des sacres de 1988, invoqué un quelconque mandat de la FSSPX ou de sa maison générale, mais un mandat (présumé) de l'Eglise romaine.

Que les évêques de la FSSPX se soumettent donc aux décisions de la maison générale, c'est très bien et tout à leur honneur, mais de soi, ce n'est pas obligatoire.

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 773241 )C'est vous qui avez raison par Ennemond (2015-03-14 13:11:54) 
[en réponse à 773239]

Les consécrations épiscopales sans mandat sont, de toute façon, une mesure d'exception.
L'institutionnaliser s'avérerait problématique.
La récidiver exigerait au moins des concertations et un certain consensus, en tout cas une grande évidence en ce qui concerne l'état de nécessité, au risque sinon de sombrer dans l'émiettement que connaissent les lignées guérardiennes, mendeziennes et dacostiennes. Si ce consensus et cette évidence n'existaient pas, il y a fort à craindre que l'unité de la FSSPX en prenne un coup.
images/icones/iphone.jpg  ( 773254 )Réponses par Folgoët (2015-03-14 15:50:15) 
[en réponse à 773241]


1) Nous sommes toujours dans une situation exceptionnelle que je sache . La situation romaine est bien pire qu'en 1988 . Il n'y a donc rien d'anormal et d'anticanonique de sacrer sans mandat pontifical . Attendre un mandat dans la situation actuelle équivaut à un suicide programmé . Une euthanasie passive de la Tradition .

2 ) quand à la question de la concertation entre les évêques de la Tradition , elle est pour le moins très précaire voire impossible aujourd'hui puisqu'un évêque a été écarté de la fsspx en raison de son opposition au chapitre de 2012 et l'orientation pratique de la fsspx . Quand à Mgr Tissier , l'opposition semble être doctrinale. Mgr de Galaretta quand à lui essaye de sauver le supérieur de la fsspx face à la résistance . On voit mal comment de telles divergences entre les 4 ( 3) évêques peut aboutir à trouver un candidat idéal d'une part et l'opportunité quand au moment . A moins de nier l'évidence ( qui fait mal c'est sûr ) il y une crise d'unité chez les évêques de la Tradition . A qui la faute ?

3 ) l'état de nécessité n'est pas seulement numérique comme l'affirme faussement un intrvenant ci dessus, elle est essentiellement qualitative . C'est l'affaiblissement dans l'esprit de Foi et de sa défense qui est le critère essentiel pour discerner une crise . A ce titre il y a donc une crise universelle puisque la tête de l'Eglise est " malade " . Idem dans les milieux de la Tradition qui est traversé de bas en haut par nouveau libéralisme . A ce titre il y a donc nécessité d'un ( ou plusieurs ) bons évêques .

images/icones/neutre.gif  ( 773257 )Toujours pas par Meneau (2015-03-14 16:29:09) 
[en réponse à 773254]

Vous ne répondez toujours pas aux objections.

Personne ne nie la crise de l'Eglise ni son caractère exceptionnel. Mais la question n'est pas là.

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 773258 )Réponses par Ennemond (2015-03-14 16:44:12) 
[en réponse à 773254]

On ne peut que vous faire la même réponse, que celles que Romanus, Meneau et moi-même avons formulée plusieurs fois dans ce fil. Il y a plusieurs conditions pour fonder cet état de nécessité justifiant la consécration sans mandat :
a. Besoin impérieux de donner des nouveaux évêques pour les demandes sacramentelles des prêtres, des religieux et des fidèles.
b. Impossibilité de trouver par ailleurs des évêques qui veuillent bien répondre à cette urgence.
c. Incapacité prochaine pour diverses raisons à continuer à remplir la tâche.

Le fait que bien des choses déraillent parmi les autorités de l'Eglise n'expliquent pas pour autant que :
- le nombre d'évêques désireux de perpétuer la tradition doctrinale et liturgique s'amenuise.
- de nouveaux besoins extraordinairement plus importants s'expriment parmi les fidèles à travers le monde.

Vous ne faites que répondre sur le dramatique contexte général de la papauté - notamment à l'occasion du dernier synode - mais sur lequel, à mon avis, il n'y a pas grande divergence entre Romanus, Meneau, vous et moi.
Sur la deuxième condition, il faudrait encore investiguer, parce que, à ma connaissance aucune démarche n'a été faite auprès des 5000 évêques du monde entier. Et pour cause, il n'y en a guère besoin. Mgr Lefebvre a, en tout cas, réfléchi pendant de nombreuses années. A vous entendre, c'était tellement évident, qu'on se demande pourquoi il a tant réfléchi et hésité.
Sur la première condition, vous ne répondez pas du tout. A moins que vous ne considériez - peut-être est-ce ce que vous finissez par suggérer - que NN.SS. Williamson et Tissier de Mallerais sont les derniers évêques à avoir conservé la liturgie et la doctrine traditionnelle. Laisser penser que leurs deux confrères dans l'épiscopat ont abandonné (liturgie et catéchisme), au point qu'il y ait nécessité urgente de les remplacer - du moins de les compléter - sera tout de même fort difficile à faire avaler aux fidèles. Si Mgr Tissier pensait ainsi, il ne serait plus dans la FSSPX, ne ferait plus confiance au supérieur général et aurait rejoint Mgr Williamson. Or, il a, au contraire, désavoué la conduite de ce dernier, au point de remettre en cause le choix par Mgr Lefebvre de sacrer l'évêque britannique.